24/01/2011

Le retour de Rachid Ghannouchi et la formation d'un comité de sages

 

Très bonne nouvelle, ce soir 23 janvier. D'ici 5 jours, et si Dieu le veut, Rachid Ghannouchi retrouvera sa patrie, la Tunisie. Après un exil de 20 ans à Londres, le leader du parti de l'islam « Ennahda » annonce son retour imminent.

La Révolution de Jasmin va résister au gouvernement actuel aussi longtemps que ce dernier ne sera pas destitué ou supervisé par un un comité de sage. C'est le visage de la démocratie qui se dessine au jour le jour. Le visage de la victoire de tout un peuple. Le visage de femmes, d'hommes, d'enfants qui attendent depuis si longtemps de la justice, du travail, de la considération, des conditions de travail avec protection sociale et contrats garantis. Tout un peuple qui a dû supporter seul et durant des dizaines d'années ses malheurs sans aucune aide de l'Etat quand il aurait fallu qu'il soit présent. Des gens malades ou accidentés qui devant leur maladie déclarée ou leur accident subi devaient faire avec, survivant comme par miracle grâce à l'aide de proches un peu moins dans les difficultés ou contournant les difficultés financières comme ils pouvaient pour venir en aide à leurs familles et leurs proches.

Un gouvernement qui offrait du rêve aux touristes, des spectacles et des activités de choix. Mais des touristes qui n'ouvraient jamais les yeux sur les conditions de vie de ces jeunes femmes et jeunes hommes soumis au rythme de croisière 6 jours sur 7, des animateurs et animatrices qui prenaient des risques importants lors des spectacles et se retrouvaient seuls, sans salaire ni soins payés, le jour ou l'accident ou la maladie arrivait.

C'était aussi cela la Tunisie jusqu'à hier. Fasse que demain, la Tunisie se couvre de lois sur le travail et sur la protection sociale avec les milliards récupérés du butin de Ben Ali et ses milliers de voleurs.

 

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travailler et jamais se plaindre
du mal subi et des éreintes

toujours supporter l'étreinte
d'un régime sans foi ni loi et à craindre

travailler dur pour sa performance artistique
et aimer les gens qui regardent cette comédie en musique

et puis enfin, un jour ou le régime tousse,
la caravane de la libération, en route pour nous tous
du désert, elle remonte depuis Kasserine
et roule sur Tunis comme une vague utérine

L'enfant est né!
Vive la Révolution de Jasmin!

22:36 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (8)

Rached Ghannouchi devrait-il s'envoler pour Tunis?

 

La Tunisie risque gros ces tous prochains jours. Les manifestations ne peuvent durer éternellement. Le pays a besoin de retrouver son calme et travailler à la tâche des élections comme dans l'ordinaire de ses activités. Les touristes ne reviendront au pays que sil y règne une relative tranquillité. Et la saison de printemps-été approche à grands pas...

Rached Ghannouchi doit-il prendre le risque et avoir le culot de rentrer au pays sans attendre l'amnistie générale? Le leader du parti islamiste Ennahda (Espérance), sans vouloir récupérer la révolution tunisienne pour lui, devrait peut-être participer à la grève des étudiants, lui-même étant instituteur de métier.

En tout cas, cela provoquerait un éclair dans le ciel tunisien, puis un coup de foudre suivi d'un tonnerre d'applaudissements. Rached, je ne vous connais pas. Mais là, la Révolution tunisienne a besoin de votre présence en ces jours capitaux.

Bon voyage!

Rached Ghannouchi : une voix modérée de l'islam tunisien


Exilé à Londres, le chef du parti islamiste modéré Ennahda prépare son retour. Il réclame un gouvernement de salut national, alors que sa formation a été écartée du pouvoir par les autorités provisoires

Rached Ghannouchi
Chef en exil du parti d’opposition Ennahda

Combien de temps encore Rached Ghannouchi acceptera-il de prolonger son exil entamé il y a deux décennies à Londres ? Officiellement, le chef du parti islamiste modéré Ennahda (renaissance) n’a pas été autorisé par le nouveau gouvernement provisoire à revenir.

Son retour reste conditionné à « une loi d’amnistie » effaçant sa condamnation à la prison à vie qui date de 1991, a précisé le premier ministre tunisien, Mohammed Ghannouchi. Mais il n’est pas certain que l’opposant de toujours accepte sans broncher de regarder passer le train de la révolution.

La chute de Ben Ali, Rached Ghannouchi l’appelle de ses vœux depuis 1989, date à laquelle cet instituteur a dû fuir la répression contre son parti. Entre le dictateur déchu et l’islamiste modéré, les choses avaient pourtant démarré sous de meilleurs auspices.

Dès son arrivée au pouvoir, le premier a gracié le second, condamné à mort par l’ancien président Habib Bourguiba. Rached Ghannouchi a également donné des gages aux autorités en acceptant les lois sur le statut de la femme qui interdit la polygamie ou la répudiation.

La répression est tombée sur les militants

Ce rapprochement a pris brutalement fin lors des élections législatives de 1989. Sous l’étiquette « indépendants », les candidats islamistes ont déclaré obtenir 17 % des suffrages. Ils ont été écartés du Parlement, privés de reconnaissance officielle.

La répression est tombée sur les militants. Les cadres ont été emprisonnés, les structures du parti détruites. « Aujourd’hui, tout est à reconstruire », vient de déclarer Rached Ghannouchi.

Lui-même ne se présentera pas à la prochaine élection présidentielle, mais son parti alignera des candidats aux législatives. Alors que la menace intégriste est brandie par ses adversaires, Rached Ghannouchi ne cesse de donner des gages de son islamisme modéré, favorable au statut de la femme, et à la démocratie. Il se dit très proche de l’AKP turc, le parti islamiste conservateur au pouvoir en Turquie.

Olivier TALLÈS

la-Croix.com

 

15:20 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (20)

Rached Ghannouchi sera accueilli par des Tunisiennes en bikini!

 

« Enlevez le voile, qu'on voit la mère! »

Dès aujourd'hui, la Tunisie intellectuelle déclare la grève illimitée au gouvernement du 1er Ministre Mohammed Ghannouchi. Les étudiants vont tenir des sit-in comme aux plus belles heures des années 70 aux Etats-Unis contre la guerre au Viet-nam. Dans le même temps, le Retour du leader Rached Ghannouchi inspire certaines féministes tunisiennes.

Et elles ne manquent pas d'humour les femmes tunisiennes! Pour bien signaler qu'elles ne reviendront pas en arrière dans leur lutte pour toutes les libertés, elles ont signalé à Rached Ghannouchi (le leader du parti islamiste exilé à Londres) qu'elles l'accueilleront à son arrivée à Tunis avec la plus grande ouverture possible:) Soit en bikini!

Le parti Ennahda (la Renaissance, vive notre Renaissance!) est prêt à accepter toutes les tendances de la vie politique mais devra s'y faire: la Tunisie nouvelle sera peut-être sous influence de l'islam mais elle ressemblera de fait à une démocratie occidentale. Comme dirait la reine d'Angleterre « O I am shocking! » tout en acceptant les tenues délurées des petites Anglaises.

Le parti de Rached Ghannouchi a de fortes chances d'obtenir une bonne part du pouvoir démocratique lors des premières élections libres. Les Tunisiennes et Tunisiens restent très attachés aux valeurs véhiculées par l'islam. Face que l'islam accepte la modernité vestimentaire tout en gardant ses réelles vertus et sa pudeur éternelle. Car, il faut peu-être le répéter ici: un corps dénudé peut aussi bien dégagé de la pudeur que de l'impudeur. Cela dépend du regard et des paroles éventuelles tenues dans la bouche de ses dames...ainsi que de la façon de répondre à des messieurs qui pourraient avoir des attitudes un peu trop voyeuristes à travers leurs regards insistants sur les parties intimes de ces dames.

Il faut aussi accepter que dans la vie quotidienne des pays musulmans une femme voilée peut parfois être d'un grand dévergondage envers les hommes alors qu'une beauté en bikini sera peut-être la princesse fidèle et la promise d'un homme qui saura la regarder et l'aimer en la couvrant de pudeur. Le burlesque appartient à toutes et à tous. Charlie Chaplin le disait déjà à l'âge d'or du cinéma muet.

Inch Allah!

 

 

Bikini islamique pour Marilyn Monroe!

 

 

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E X P R E S S   R E V O L U T I O N   B Y  T U N I S I E

Le rôle des femmes dans les révolutions démocratiques

 

08:21 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (6)

23/01/2011

Tunisie: Que pensez-vous du gouvernement américain?

 

Troisième jour de deuil national au pays des jasmins. Depuis plusieurs jours, certains éléments d'enquête autour de la fuite de Ben Ali parlent en faveur de la pression américaine maximum durant le mois de janvier et particulièrement après la dernière allocution du Président tunisien.

Le premier président à réagir après la chute de Ben Ali, le 14 janvier dernier, fut Barack Obama félicitant précipitamment, et dans une étrange ambiance insurrectionnelle, le peuple tunisien pour son courage et sa volonté. Cette annonce à la radio des félicitations américaines ne sonnaient pas très juste car les jours précédents, l'Amérique ne semblait pas empressée de voir Ben Ali renversé.

De ces éléments et de ces faits, on peut tirer un scénario noir américain et un scénario blanc offert par la Révolution de Jasmin.

Dans le premier des scénarios, l'Amérique ne veut plus du clan mafieux de Ben Ali qui met en péril toute la géopolitique régionale du monde arabe. Devant le risque d'anarchie et la peur de la montée au pouvoir de l'islamisme, l'Amérique décide, sans réfléchir à froid et dans l'urgence, de sacrifier l'homme au pouvoir qu'elle soutenait jusque-là. La préparation de la fuite du président Ben Ali est minutieuse dans son programme et a été organisé comme du papier à musique. Elle est très mal pensée dans les actes, des gestes presque routiniers pour les Etats-Unis et sans aucune imagination ni adaptée au modèle arabe.. En fait, l'Amérique a refait le coup qu'elle pratiquait jadis en Amérique du Sud avec les gouvernements: « Mister President, dans ma main gauche il y a une balle. Et vous prendrez cette balle dans la tête si vous désignez cette main signifiant votre volonté de rester au pouvoir. Dans ma main droite, il y a un billet pour un vol vous attendant en direction de l'Arabie Saoudite, nos amis dictateurs vous y attendent, eux qui tiennent toute la région contre les islamistes terroristes et qui nous fournissent notre pétrole quotidien ».

Ben Ali choisit évidemment la vie et prend la fuite. C'est alors que l'Amérique attend du gouvernement fantoche mis en place à Tunis qu'il calme la rue et qu'il organise la reprise en main du pays en proposant des élections parlementaires et présidentielles dans les deux mois. Du vent! C'est totalement illusoire de réussir ce tour de force avec les forces politiques du pays laminées par la dictature au pouvoir durant 23 ans. Mais à ce moment-là, tous les ministres du RCD ont un revolver sur la nuque tenu par la main invisible de la super puissance occidentale. Pour l'Amérique, la dictature est préférable au chaos,voir à la démocratie. Nous l'avons connu au Chili sous Alende éliminé purement et simplement du pouvoir par le dictateur Pinochhio Pinochet au service des Américains. Donc, il s'agit de raconter de belles salades au peuple afin de le rendre sage.

Les réserves de pétrole, l'or noir, a remplacé la lutte contre l'ennemi communiste de jadis. Coûte que coûte, l'Amérique veut garder la mainmise sur cette précieuse matière première pétrolifère indispensable au bon fonctionnement de l'empire américain. Même si la Tunisie n'a pratiquement pas de pétrole, une démocratie née au pays des jasmins ferait tâche d'encre sur toute la région et jusqu'au golfe persique avec comme conséquences irrémédiables la perte de maîtrise des ressources pétrolières pour l'Amérique et ses amis dictateurs et, au pire, la prise du pouvoir par des islamistes dangereux pour eux, non corrompus, et négociant avec nettement moins de soumission les conditions du commerce bilatéral.

Mais la super puissance se trompe encore. La Tunisie ne rêve pas en monocolore. Elle rêve en réalité d'une démocratie multicolore. Pour l'Amérique, tout ne marche pas comme prévu. La situation n'est pas rétablie à l'identique. Car il y a maintenant le propre scénario tunisien de la rue qui continue a croire à la réalisation de sa super production arabe « La Révolution de Jasmin » malgré son manque criant de moyens financiers et logistiques.

Dans la réalité, la Tunisie des Tunisiens ne souhaite surtout pas le scénario hollywoodien proposé par Barack Obama, scénario qui la condamnerait irrémédiablement à rester sous la coupe d'une dictature soft. Car les Tunisiens ont trouvé un autre réalisateur de rêve à leur tête. Il ne s'appelle surtout pas Barack Obama. Il s'appelle tout simplement Mohammed Bouazizi, petit vendeur d'oranges sans prestige jusqu'au 17 décembre 2010 qui dirige, du Ciel et par Allah, la rue tunisienne. Les actrices et les acteurs sont disciplinés, déterminés, et refusent les diktats du producteur Obama extrêmement pressé de garder, avec ses généraux cameramen de guerre, les précieux et juteux contrats du pétrole signés depuis des lustres avec tous les potentats corrompus du monde arabe.

En ce matin du 23 janvier, 9 jours après le renversement du Président sous la pression de la rue, l'Amérique n'a pas rattrapé le coup de cet imbécile de Ben Ali qui a eu le malheur de laisser à sa femme, Leïla Trabelsi, la direction des affaires menée sur le yacht pourri de son gang clanique provoquant une navigation en eaux boueuses trop scandaleuses pour être acceptées plus longtemps des Tunisiens. Wikileaks et l'archange Assange avait passé par là et révélé les secrets diaboliques du couple Ben Ali-Trabelsi provoquant le big bang originel de Sidi Bouzid.

Mais l'Amérique n'a pas dit son dernier mot. Si certains acteurs majeurs exilés dont Rached Ghannouchi du parti islamiste Ennahda n'ont pas réussi leur casting et reçu leurs bons d'entrée sur la scène tunisienne, et si d'autres partis n'ont pas été consultés pour former un gouvernement transitoire sensé pratiquer l'attentisme en espérant la perte de résistance de la rue c'est que, dans les coulisses, l'Amérique du super puissant producteur Obama tire encore et toujours les ficelles en même temps que ses dernières cartouches à blanc pour sauver un semblant de dictature en Tunisie. Scénario noir et tragique d'un empire américain qui refuse de perdre le contrôle de sa dernière région stratégique et névralgique de toute évidence vitale au bon fonctionnement de l'économie américaine et de son Empire. Les coiffeuses et les maquilleuses de la CIA et du FBI tentent désespérément de faire du film hollywoodien une suite acceptable au yeux de la rue tunisienne. Las, ils sont largués dans les décors arides du Sahara. Ils ne comprennent pas la Tunisie et sa foi. Ils sont devenus les idiots du Président et de toute l'Amérique.

A l'aube du 23 janvier de l'An 2011, le cynisme continue donc à régner en maître absolu sur les nouvelles du monde. Mais la Tunisie vient d'inventer un autre cinéma, une autre chose qui n'a pas encore trouvé son nom et qui met en déroute les diplomaties du monde entier. Le Maghreb va prouver que la Révolution du Jasmin est capable de chasser les dictatures et le cynisme des plateaux de tournage organisés par l'Amérique en introduisant le civisme comme la démocratie dans les pays arabes et musulmans. Fini mon ami Ben Ali ou mon ami Khadafi, ou encore mon ami Bouteflika. L'Algérie suivra. «Stop à la politique du fric et du flic» qu'ils disent là-bas les gens de la rue, La Révolution de l'Olivier s'y met en place à l'instant où je vous écris. La Libye et Le Maroc suivront à leur tour.. Puis plus loin, emportée par la vague révolutionnaire, les pays du Golfe vont bouger leurs lignes. Le scénario à la Tunisienne ne semble pas connaître de limites.

Dans ses scripts préparés à la hâte, sans coeur pur ni fidèle à la noble cause « démocratie pour tous », l'Amérique de Bush puis d'Obama avait oublier la douleur, la misère, et la souffrance de tous les peuples du Proche et du Moyen Orient. Elle proclamait au monde, après le 11 septembre, qu'elle avait envahit l'Afghanistan puis l'Irak afin d'importer la belle et grande démocratie en faisant chuter les terroristes et les corrompus de là-bas alors qu'en réalité elle intervenait uniquement pour sa sécurité et pour sauver son pouvoir et le contrôle des puits de pétrole. L'Amérique a été punie par plus fort qu'elle. Soit le pouvoir du Destin. Aucune stabilité dans ces deux pays d'Orient n'a été obtenue et des milliers de soldats américains sont morts, pour rien, dans la détestation des foules arabes de plus en plus hostiles à l'Empire occidentale. Il y a comme une malédiction jetée sur notre propre Empire occidental. L'Amérique n'arrête plus de rater ses dernières scènes du tournage mondial. Et en Tunisie, elle va encore se voir imposer un autre scénario que celui qu'elle avait prévu et espéré.

La Révolution de Jasmin signe-t-elle par sa puissance l'acte de décès de la trop longue victoire américaine et israélienne sur Hitler et honore enfin le tout début d'un autre monde plus démocratique et plus égalitaire pour la planète Terre?

Fin du cynisme et de l'égoïsme occidental? Début d'une civilisation moins consumériste et plus spirituelle?

La caravane de la libération avance sur Tunis en ce moment même, comme une deuxième vague, elle surfe sur la première qui a chassé Ben Ali. Les Tunisiens vont le faire. C'est grand, c'est gigantesque. Allah Révolution! Allah Tunisie! Allah Paix! Allah démocratie!

A suivre sur vos écrans TV comme d'ordinateurs pour connaître la suite du film du XXIème siècle: La Révolution de Jasmin. Prochaine épisode: la Tunisie prendra-t-elle le meilleur de l'Amérique en lâchant le pire de l'american way of life? Quel sera alors le rêve arabe qui se dessine à l'échelle du monde? Que deviendra l'islam métamorphosé et plongé dans la modernité multiculturelle décidée par les peuples musulmans eux-mêmes?

Beaucoup de questions passionnantes que les philosophes et les politologues stars ne semblent pas encore avoir posé sur le tapis de poker menteur. Le film continue plus captivant que jamais.
« Après la révolution de jasmin, la révolution de l'olivier en Tunisie arrive. Puis ce sera au tour de celle de la révolution du pommier de Sodome en Libye. Une sorte de grâce artistique court sur le Maghreb, Et en Suisse, nous les gens de la rue, ne serons sûrement pas les derniers déçus.

Libye: la Révolution du Pommier de Sodome

Pommier de Sodome : Fruits jaunes.

 

Parties toxiques : Fruits contenant des solamines dangereuses (surtout quand les fruits sont encore verts)

Symptomes : D’abord digestifs, nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhées. Puis troubles neuro-végétatifs, mydroase, sécheresse des muqueuses tachycardie. Forme grave, délire atropique copnvulsions, coma avec hyporeflexes et hyperthermie. Eventuellement hémolyse due aux saponosides.

La révolution extensive risque d'être chaude et la digestion pénible pour les dictatures et leurs soutiens occidentaux... Un brassard rouge pour les policiers qui sésormais demande pardon au peuple et une croix-rouge tatouée au corps qui peut être aussi le croissant rouge du Maghreb en faveur de la paix dans le monde et la démocratie.

 

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22/01/2011

Place Mohammad Bouazizi, Sidi Bouzid

 

Nous l'écrivions peu avant la chute de Ben Ali. Un jour, il faudrait que la Tunisie crée des places et des rues en la mémoire de Mohammad Bouazizi.

C'est déjà fait! La place du 7 novembre ( du nom du coup d'Etat de Ben Ali en 2007) vient d'être rebaptisée Place Mohammad Bouazizi à Sidi Bouzid. Place où se réunit la population locale qui désire la démocratie, la justice pour tous, et l'égalité.

"Nous avons été détruits par la pauvreté. Ce dont ont besoin les jeunes ici, c'est d'abord de travail. Nous voulons la vraie démocratie, un pays qui soit européen, pas nord-africain", demande Abassi Toufik, 47 ans, devant des dizaines de jeunes portant blousons de cuir et casquettes.

Ainsi parlent les voix pauvres et exclues de Tunisie ce soir de 22 janvier 2011.

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