18/01/2011

Ben Ali a volé le peuple. Le peuple lui vole la Révolution de Jasmin!

 

D'aucun dise que le terme "Révolution de Jasmin" sent le souffre de la dictature de Ben Ali qui affirmait lui-même, il y a 20 ans, avoir fait une révolution au jasmin lors de son investiture.

Quel plus formidable camouflet pour l'ex-président que celui de se voir ravir les termes mêmes de sa révolution au jasmin usurpée au peuple pour en faire une vraie révolution de Jasmin inspirée par et pour le peuple tunisien?

Quel plus formidable désaveu pour lui, le dictateur, que les Tunisiennes et Tunisiens créent un méga business autour de cette révolution en faveur même ce cette révolution. Prouver au dicatateur que l'économie ouverte est plus florissante que son économie mafieuse qui a créé de l'injustice à outrance, une pléthore de jeunes au chômage, et finalement une fin de non-recevoir du peuple dirigé contre le gouvernement de Ben Ali?

Et quelle plus grande douleur d'orgueil pour lui que de voir partout des produits de biens de consommation estampillés "Révolution de Jasmin" en sachant qu'une partie des bénéfices est reversées dans les caisses de l'entreprise libre et démocratique "Tunisie" et que les jeunes ont retrouvé espoir, travail, et avenir?

Vraiment, le peuple ne doit pas se gêner. Il s'est fait voler, blesser, rabaisser, depuis plus de 20 ans par des familles méprisantes, se prenant pour les rois et les reines du monde. Il est temps de voler le nom de sa révolution despotique à Ben Ali. Quelle jouissance, mes amis Tunisiens!

Le jasmin est une fleur délicieuse posée sur un plat de couscous qui se mange froide et fraîche comme la vengeance d'un peuple sur  la femme d'un dictateur, une certaine Leila Trabelsi et son clan.

 

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A la mémoire de Daniel Balavoine et François Xavier Bagnoud

Le Petit Prince, François Xavier Bagnoud, mort un 14 janvier il y a 25 ans. Jour commémoratif de la Révolution de Jasmin. Daniel Balavoine, un grand chanteur d'espoir et donneur de puits d'eau à l'Afrique du Nord. A la maman de François, créatrice de la fondation pour l'enfance malade. à la Tunisie pour que sa révolution s'envole et qu'elle récolte l'avoine né d'une économie propre et régénératrice de bienfaits.

 

08:32 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

17/01/2011

Au ras des Jasmins, le gouvernement transitoire tunisien

 

On pouvait en espérer monts et merveilles et des jasmins qui convolent en toute pureté avec la révolution devant le palais royal de Carthage.

Ce sera pour plus tard. Sans doute plus tard. Quand les Tunisiens pourront enfin dire et écrire leurs mots dans les urnes nationales.

La Tunisie ce soir a un nouveau gouvernement, un mini-gang Ben Ali s'est reformé, qui n'a pas encore reconstruit une nouvelle grande famille mais qui constitue le nouveau mur à franchir, comme une 2ème vague d'un tsunami dévastateur qu'il faudra vaincre coûte que coûte si les Tunisiens, et le monde arabe dans son entier et à sa suite, ne veut pas sombrer pour une nouvelle période de 20 ans sous la dictature de quelques personnages peu ragoûtants.

Pendant ce temps, à Genève, la Grande Famille tente de percer les coffres pour virer les avoirs volés vers d'autres cieux. En matière d'argent, c'est fou ce que cette Famille a comme attaches personnelles. En matière de solidarité avec son peuple, c'est dingue comme le monde entier a su faire de belles courbettes à ses jeunes voyous, presque sans formation, sans doute aussi beaux que des fers à repasser et des brushing plissés sous le vent, very hype society and clubber comme en dit en langage Hiltonien, de Paris bien entendu. Mais ne mélangeons pas les torchons de la Jet tunisienne avec les chaussettes sales de la grande artiste fréquentée des médias du monde entier, dont notre presse nationale qui en fait ses choux gras depuis tant et tant d'années. Bien qu'ils ont dû se fréquenter à certaines occasions very nice, les bad boys tunisiens et la bad girl de l'empire hôtelier n'ont strictement rien à fricoter ensemble à part....pour le business et éventuellement la fesse si plus et affinités.

Nous n'en dirons pas plus. Mais nous en penserons pas moins. Car les échappés du fisc, les rescapés de Rastapopoulos voguant sur le Shézéarade, les fils et filles de dictateurs et de milliardaires se rencontrent et se fréquentent en bonne intelligence de moeurs. Mais ce soir, c'est le clan des Ben Ali qui est chassé par la meute des vertueux. Un gros gibier familial, une sorte de famille de sangliers avec ses neveux et nièces marcassins qui ont trop piétiné et labouré le couscous du peuple. Les autres, tous les autres animaux sauvages de la tribu courent encore en toute liberté, en toute impunité, et même sous l'admiration de tant d'admirateurs qui aimeraient être aussi dans leurs petits souliers, ou au moins dans leurs petits papiers et inscrits sur les cartons d'invitation des soirées.

C'est aussi cela notre monde moderne. Et il ne faudrait pas l'oublier au moment de partir à la chasse à cour de la famille Ben Ali et de sa reine Leïla. Les Ben Ali sont des voyous de grand chemin. Mais autant et pas plus que tous les grands évadés fiscaux et les profiteurs cyniques définitivement hors du cercle démocratique. Ils sont nombreux, très nombreux, et très puissants. Tandis que la démocratie tire en bloc sur une seule famille, les autres dorment et s'amusent tranquilles sur la planète Terre.

A quand la prochaine chasse à cour populaire et comment s'appellera la Grande Famille?

A vous, peuples du monde, d'écrire l'histoire et l'avenir de la démocratie.

20:45 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

16/01/2011

Tunisie: Les robinets du pétrole se tarissent

 

Les gouvernements voisins de la Tunisie prennent peur. Le processus démocratique est entravé en Tunisie par toutes sortes de puissantes forces obscures, ennemies de la démocratie dans cette partie du globe, qui défendent leurs territoires et leurs patrimoines acquis sur le dos des populations.

La Révolution de Jasmin pose un vrai problème à tous les régimes d'Afrique du Nord, y compris à Israël. Certaines nouvelles arrivant de Tunisie annoncent une pénurie d'essence, des bus immobilisés qui ne relient plus les régions entre elles, des stations de transport brûlées. Le colonel Khadafi monnaye-t-il au prix fort le pétrole qui circule dans les pipe-lines entre la Libye et la Tunisie? L'Algérie fait-elle de même? Ces deux Etats exigent-ils carrément de l'armée tunisienne de changer de camp et de revenir favorable au régime de Ben Ali pour fournir à nouveau la Tunisie, pays sans or noir, en pétrole? L'Arabie Saoudite, elle-même, fait-elle aussi pression sur le gouvernement provisoire mise en place dans la désorganisation à Tunis?

A l'heure où nous vous écrivons, la Tunisie est entourée de crabes, de requins, de dinosaures, de douteux personnages au passé criminel et mafieux, puissants, ayant de nombreux leviers entre leurs mains pour étouffer la rue tunisienne. Quant aux rats du clan Ben Ali, ils tentent de prendre la fuite par le centre et le sud désertés par l'armée qui a dû rejoindre Tunis et les grandes villes du nord. Un neveu de la grande famille, cherchant à joindre la Libye par le centre, aurait été arrêté dans le désert avec 43 millions de dinnars dans la voiture (environ 30 millions de francs suisses). Une nouvelle offerte par le téléphone arabe et confirmée pour ce qui est de l'arrestation mais pas de la somme d'argent. A prendre donc au conditionnel.

L' Occident doit venir au secours de la Révolution de Jasmin. Elle n'a pas le droit de faire machine arrière en recommençant à soutenir les dictatures contre le peuple.

20:19 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2)

La Tunisie démocrate possède son arme économique: la Révolution

A lire et à mettre en route absolument.

 

 

Chères amies et amis Tunisiens. La Révolution de Jasmin sera longue et difficile. Si vous voulez la réussite, et au bout de votre combat loyal le succès du premier modèle de démocratie en terre arabe, vous ne pourrez pas compter sur les fonds volés des corrompus et les commerces brûlés par le clan de l'ex-Président Ben Ali. La Tunisie, et c'était le scénario que je craignais personnellement avec la destitution de votre Président, risque de voir sa Révolution avortée dans la pire des dépressions qui s'abattrait alors sur tout un peuple. La politique bien connue de la terre brûlée par les régimes défaits est hélas désastreuse pour celles et ceux réduits au dénuement et qui doivent tout reconstruire sur les ruines d'un régime cruel.

Cependant, vous possédez la plus prodigieuse des armes économiques dans vos rangs et vos coeurs vaillants. Je vous propose de déposer la marque « Révolution de Jasmin » en Tunisie et ici en Europe afin de créer un commerce florissant sur le terreau de cette révolution. Avec le jasmin et l'histoire de votre révolution, vous possédez des emblèmes formidables pour développer une gamme de vêtements, de produits alimentaires, de montres (avec l'alliance d'une marque suisse, par exemple), et d'autres produits afin de commercialiser votre révolution et d'obtenir les fonds nécessaires au redémarrage de votre économie. Je suis certain que des entreprises, partout en Europe, vous suivront et vous aideront, tandis que les populaitons achèteront vos produits et créations, et que même dans tout le monde arabe, cela sera pareil.

Tunisiennes, Tunisiens, vous possédez le meilleur objet marketing de votre révolution et de l'Histoire moderne de votre pays. Montez à l'assaut des commerces du monde entier avec votre emblème désormais national et international, le jasmin. Vous avez le génie créatif, les réseaux sociaux, et les personnes compétentes, au chômage, pour le management marketing. Pour les fonds nécessaires, la majorité des businessman tunisiens, ou provenant d'autres nationalités, sont sans doute prêts à vous appuyer et à prendre le risque de cette formidable aventure. Protéger et déposer votre marque « Révolution de Jasmin » sous la légalité d'un comité de salut public tunisien. Faites-le et ne craignez pas les faussaires. Ils seront dénoncés et leurs produits resteront invendus. Inch'Allah!

Ainsi vous obtiendrez les moyens financiers nécessaires à votre révolution. Ainsi vous serez forts économiquement pour défendre la gazelle des crocs de la corruption.

Bien à vous tous. La victoire est avec vous.

Ali pacha.

 

 





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