09/02/2012

La nuit l'interdit

 

La Nuit l'interdit

 

Lever le voile

sur la nudité de ton étoile

que je visite sédiment par sédiment

sentiment par sentiment

à ma lumière restée fidèle à ton coeur

dans le ciel bleu de tes peurs

 

T'apprendre l'amour en douceur

et m'éprendre de tes yeux rieurs

prendre tes extases parmi les vapeurs

de tes jasmins noirs enchanteurs

 

Tu chantes de ces mélodies

qui ressemblent à la tragédie

d'une adolescente fugueuse

sautillant comme une amoureuse

entre les arpèges de notre amour lige

et les trapèzes de tes hautes voltiges

 

Je deviens le sortilège de tes atours

et je me prends à ton piège sans retour

 

Sauras-tu revenir pour ton Othello

comme l'équipière de notre paquebot

qui a joué "Panique dans l'Eldorado"

lors d'une étonnante croisière fiasco?

 

Je suis revenu à toi

comme le Maure de Venise

Te regardant faire ta malle et tes valises

pour rentrer un jour plus sûre de toi

et de tes mystérieux rêves chinois

 

Partagée entre deux bateaux

Tu deviendras la Capitaine des Do

ces marins libres et solitaires

chevauchant les filles solaires

aux aurores de tous les matins

réservées aux amours des Séraphins

 

En ces lieux se forgea l'histoire

d'une écuyère rose sauvage

partie au large du Cap Albatros

à la rencontre de son desperados

 

Ali pacha

 

 

02:19 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (20)

07/02/2012

Bastions de la liberté indignée

 

En Suisse, les camps d'Indignés ont poussé dans certaines villes avec leurs tentes en toile et leurs tipis.

Aujourd'hui, le premier décès de ces « hors-la-lois » est a déploré. Triste nouvelle. Mais la mort n'épargne aucun lieu de vie. Pensée émue en direction de la famille du défunt.

Que font donc ces personnes installées dans les parcs publiques au grand dam des autorités locales? Beaucoup de personnes n'ont aucune indulgence pour ces gens qui ont osé bravé le froid hivernal pour s'installer durablement dans le provisoire (sic) d'une situation étrange.

Mes souvenirs me ramènent près de la ville de Rapid City, il y a exactement 30 ans en cette année 2012. Je vivais alors dans un camp Sioux qui, par protestation envers le Gouvernement américain, avait dressé ses tentes de toile et ses tipis dans une forêt jouxtant la ville. Les raisons en étaient multiples. Protestations contre l'usurpation et l'appropriation illégale par l'Etat de terres indiennes qui avaient été pourtant accordées par d'anciens traités signés entre colons et Indiens; émancipation de la jeunesse indienne pour retrouver sa culture et ses valeurs contre l'invasion de la Civilisation Hamburger.

Si nous comparons les deux attitudes, elles sont similaires. Les indignés d'aujourd'hui lutte contre le vol de leurs identités par des Etats de plus en plus désengagés de leurs responsabilités sociales, éducatives, et économique envers le peuple au travail, peuple à qui on enlève le pain par des licenciements, des salaires trop faibles, et du chômage abusifs dans les entreprises qui ont parfois délocalisé ou licencié pour plaire aux actionnaires et qui n'ont pas su conserver suffisamment de liens en commun avec la réalité des gens. Les Indignés c'est une espèce humaine qui agit comme une alarme face à une crise insensée qui a été poussée à bout touchant par un système financier extrémiste et destructeur des vraies valeurs humaines de fraternité et de solidarité entre communautés de biens.

Avoir envie de fermer les yeux sur les Indignés, c'est comme vouloir la mort de nos sociétés démocratiques au profit d'autocrates tout-puissants, les fameux 1% qui agissent à leur guise sur la planète pour nous flouer davantage. Les Indignés sont comme les baleines qui s'échouent sur les plages. On ne sait pas pourquoi ils ont perdu la boussole du lien communautaire avec tous. Mais on comprend très bien leur démarche suicidaire qui les conduit à se comporter comme des marginaux et des exclus du système. A tout perdre, ils préfèrent un dernier baroud d'honneur en signifiant que la ville est leur habitat comme à nous tous. Mais que leur état de sauvagerie actuel est un état naturel d'auto-défense quand la précarité arrive et que la violence faite aux citoyennes et citoyens devient inacceptable pour nos démocraties sensée défendre les plus faibles et donner à tous une dignité d'existence digne de nos lois et de nos idéaux.

Indiens des Bastions. De tout coeur avec vous. Le combat continue.

 

15:03 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (3)

Paris-Bastille 1789

 

Faire des grimaces

pour oublier la crasse

de nos jours endurcis

 

Partir à la chasse

sans oublier de tirer la chasse

sur l'eau sale de nos égouts

 

Dans mes catacombes

je tomberai sur une autre colombe

qui ne portera plus ton nom

 

Te voir ailleurs

te sentir ailleurs

ta vie pour le meilleur

la mienne explosée en miette

en défendant ta liberté chérie

 

Ne me fais plus croire

ton retour en notre gloire

 

Je t'ai attendue

tu n'as pas répondu

à mes appels d'amour

 

C'est mon dernier appel

mon ultime croyance d'amour

et puis ce sera la fin

 

La fin d'une histoire

sous la mitraille de l'amour

ou la résurrection

dans nos coeurs et pour toujours

 

5 avril 2012

de retour

ou partie pour toujours

 

Faire la Révolution de nos coeurs

pour aimer A2+

dans la sincérité et la sérénité partagées


 

 

02:09 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (14)

05/02/2012

La réponse d'Eminem à Axel Red

Parfois les musiques et les chants se répondent on ne sait par quel mystère. Ici, c'est la rencontre étrange entre Axel Red et la star Eminem. Je trouve très poétique de laisser le dialogue s'installer en musique entre les deux stars. Ecoutez et faites le silence autour de vous. Même au bureau pour 10 minutes de grâce amoureuse ou de dépit...

 

02:26 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2)

04/02/2012

Ce soir on danse, Chérie

 

Pas chercher à savoir

si d'amour tu veux le revoir


Ou si de grand désespoir

je mange ta glace ce soir


On the rock Baby

il te déshabille


Comme une petite fille

Bubble Rhum restée toute sa vie


Inanimée dans le rythm'and soul

et les élixirs qui te soûlent


Pas chercher à t'enfermer

dans un amour meurtrier


Pas voulu faire de nous

tomber la jalousie et le sang des fous


Le jeu du Mal de Satan

like a criminal roman


On the rock Baby

tu me déshabilles


Comme une femme à son mari

qui m'apprends le mâle à ta vie


Ta main sous mon corps

qui cherche mon feu dans ton décor


Tes lèvres de pulpe de mangue

sur mes lèvres exsangues


Comme la bouche et la langue

d'une femme ressuscitant son gang


Assassiné par le clan ennemi

crime d'amour ton ultime cri


Où irons-nous comme ça

à vivre à trois dans l'au-delà?


De nos rêves privés

privés d'exclusivité


Où irons-nous là-bas

quand l'ici est déjà un combat


Mystérieux où tu joues la chatte

entre deux matous qui se battent


Dans la nuit des étoiles pour toi

pour l'exclusivité divine sur toi


Mais va répandre et chanter, mon amour,

ta liberté sur le champ libre de nos amours

 

 

20:55 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (9)