05/01/2012

5 janvier 2012, Neuchâtel sur Mer

 

Reste avec moi mon coeur

même si la tempête fait rage

au creux de tes reins,

même si l'orage de ta fièvre

a raison de ton corps.

 

Reste avec moi mon coeur,

même si demain tu nages encore ailleurs.

Il n'y a rien de meilleurs qu'aimer

pour la vie celui qui est gardien de ta vie.

 

Reste Bébé,

je suis Grand Capitaine,

coeur des pirates de mers

et sur mon navire eu eaux libres

l'amour n'est jamais exclu

à ton coeur qui batifole

dans les eaux des sirènes.

 

Ta place est aux côtés de ton Capitaine

car lui seul est venu te chercher

jusqu'au bout de son coeur d'amour

sous le regard de Dieu qui sait tout.

 

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23:49 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (9)

Magnificat Agnus Dei

A Soeur Claire-Marie Jeannotat,

une voix du Jour de l'Aube.

Les bons meurent jeunes...

même après cent ans à aimer sur Terre.

22:08 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

Porte-à-porte amoureux

 

Combien de marches montées par les dealeuses de palier déhanchant leurs amples aspirateurs sur l'escalier de la Septième Saveur?

Branchées nuits et jours au tarif de leurs menus composés à base de pur cochon exclusivement, par beau temps ou pluie d'averses, elles passent les allumettes de Bengale puis traversent l'espace-temps autorisé et non-censuré, convertissant des égarés le temps du bal, conversant sur le canapé-lit avec des convertis un peu gêné de cette église close et hermétique, secret des dieux oblige, avant d'incendier leurs cigarettes dans les bénitiers de feu à leurs corps ouverts. Puis, mine de rien, elles se refont une beauté, repassent dans la rue pour pointer un chat lent au désir chaud, poussant un peu plus loin leur kif branché au courant alternatif des voyageurs de commerce cherchant une aventure ou une décharge perverse contre taxe à l'énergie renouvelable. Sur le front des femmes et des hommes,, invisible, une seule marque: « Histoire d'O  Zone »

 

Combien pour le quart d'heure d'ivresse? Elles ne le disent jamais qu'avec un pauvre signe. Elles commencent parfois à 5 doigts (en précisant ceci: « Chéri,t'auras la totale plus un bonus parce que c'est toi », puis descendent à 4, puis 3, puis 2. Elles arrêtent là l'amputation...ou descendent de désespoir jusqu'à 1, parfois. Mais si elles en arrivent là, les plus courageuses diront « Fuck You » et renverront l'intrus sans avoir obtenu leur petit chat d'amour. Les plus faibles économiquement diront simplement O.K. Mais elles le feront sans conviction et en cinq minutes si possible. En insistant: « Tu payes d'avance ». Alors que pour les plus généreux, elles attendent toujours la fin et disent merci pour le cadeau reçu. Car une fille de joie ne le fait pas plus pour l'argent qu'une autre quand elle a le béguin passager pour un mec.

Les plus gourmandes ou téméraires montrent parfois les dix doigts et répètent jusqu'à dix fois leur geste. 10'000. Dix mille quoi? Dix mille balles dans le cul pour toi le pingre. Sur quoi, le pingre répond: « Sale pute, tu veux me niquer la gueule? ». C'est parfois hard le monde de la prostitution.

J'ai voyagé jadis dans ce monde-là. J'ai visité aussi Pornoland comme acteur d'occasion. Il n'y avait pas de quoi faire les Monsieur Sainte-Nitouche. J'ai appris de ce monde-là. Appris la valeur des filles que l'on touche de corps et de coeur sans faire exprès, des filles sans matricule autre que leurs culs dévoués aux fantasmes des hommes. Des filles que je respecte infiniment. Si j'étais sous la loi criminogène que certains veulent introduire par derrière dans nos pays proprets, je serais aujourd'hui derrière les barreaux. Le monde des faux-culs ne me convient pas. Car le monde de la rue n'est pas plus glauque que le monde des mariages violents. Au contraire, ce monde-là est parfois bourré de poésie chevaline, rempli de chevauchées fantastiques, pour autant que la fille comme le garçon savent se reconnaître le temps d'un verre, et d'une épousaille furtive, prendre le temps de l'ivresse commune en partant direction le soleil et la lune. Direction sky and the moon. En double version. La deuxième est carrément d'enfer blogosphère. On danse ce soir avec the rainbow de l'Amour.

 

Passe-passe la rue

dans le coeur de nos vies.

Passe moi ta main

et prends la mienne,

l'école est finie.

21:03 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1)

7 seconds chance with Djemâa

 

L'heure d'hiver a sonné de tout nous dire.

Et je reste sonné devant ton sourire

malgré nos larmes et le désert

dans lequel le capitaine nous a plongé en enfer.

 

Je rougis de grande timidité

devant tes mots fort déshabillés,

et je les rhabille, faible de ma belle nudité,

restant pur et chaste de péché

devant la virginité de ta neige blanche.

 

Nous sommes lilliputiens nés à la marge de ce monde,

chassant les géants, les pieuvres, et les tyrans.


Un grand écrivain a écrit un jour

que c'est dans le blanc de ses marges

que le monde tenait sa route et sa ligne de front,

debout, fier, sans jamais reculer,

continuant à vivre et à aimer,

refusant à jamais de se coucher

devant quiconque voulût rompre sa jonque

même s'il se trouvait fatigué de nuit en Asie,

même s'il ne pensait soudain qu'à baiser de jour

dans les petites rues de Singapour

plutôt qu'à aimer d'un seul baiser sans retour

dans La mer des Caraïbes.

 

Se perdre et renaître, puis mourir enfin.

Solitaires et solaires, la fille éclose et le garçon libertin.

 

Ce monde en marge du monde

qui cherche sa liberté féconde

pour battre le fer et rompre les chaînes

de celles et ceux qui sont tombés en peine.

 

Nous sommes les voyageurs clandestins,

les hors-la-lois citadins,

les mutins montés sur le navire « La Julie »,

et nous angoissons notre Capitaine des Sots

à chaque fois que notre encre fraîche

saigne et sèche rouge vive sur la page d'accueil.

 

Nous sommes des vampires modernes

sortant de nos cercueils d'or nos histoires gore

et nous remontons du royaume des morts

pour chanter notre cri anti-Matamore de la liberté.

 

Pleutre? Neutre?

Non. Plutôt mourir sur le champ

que vivre sans justice, sans conviction et sans idéal.

 

Vive le monde de la blogosphère!

 

(voir le billet de Djemâa « L'enfer de la blogosphère »)

 

7 Seconds (7 Secondes)

Don't see me from a distance
Ne me regarde pas de loin
Don't look at my smile
Ne regarde pas mon sourire
And think that I don't know
En pensant que je ne sais pas
What's under and behind me
Ce qui est au-dessus et sous moi
I don't want you to look at me and think
Je ne veux pas que tu me regardes et penses
What's in you is in me
Que ce qui est en toi est en moi
What's in me is to help them
Ce qui est en moi est là pour les aider
I assume the reasons that push us to change everything
J'ai supposé les raisons qui nous poussent à vouloir tout changer
I would like us to forget about their color
J'aimerais que nous oublions leur couleur
So they can try to be optimistic
Pour qu'ils puissent être optimistes
Too many views on rave that make them desparate
Il y a trop de paroles dites dans la colère, ils sont désespérés
Let's leave the door wide open
Laissons les portes grand ouvertes
So they can talk about their pain and joy
Pour qu'ils puissent parler de leurs douleurs et joies
Then we can give them information
Puis on pourra leur donner de l'information
That will bring us all together
Qui nous rassemblera tous ensemble

[Chorus]
[Refrain]
It's not a second
Ce n'est pas une seconde
7 seconds away
7 secondes de cela
Just as long as I stay
Simplement tant que je reste
I'll be waiting
J'attendrai

Nothing can move us, we should be moving
Rien ne peut nous ébranler, nous devrions nous bouger
From the ones who practice wicked charms
Loin de ceux qui pratiquent les mauvais sorts
For the son and the stone
Pour le soleil et la pierre
Bad to the bone
Mauvais jusuq'au sang
Man is not evil, even when it's born
L'homme n'est pas maléfique, même quand il naît
And when a child is born into this world
Et quand un enfant naît dans ce monde
It has no concept
Il n'a aucun concept
The tone the skin is living in
Que la couleur de la peau déterminera son destin

[Chorus]
[Refrain]

There's a million voices
Il y a des millions de voix
There's a million voices
Il y a des millions de voix
To tell you what she should be thinking
Pour te dire ce qu'elle doit penser
So you better sober up for a second
Alors tu devrais te dégriser, juste pour une seconde

 

18:21 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (3)

Présidentielles françaises. Gauche-Droite au tapis

 

Sale mec, sale programme, sale propagande, sale mensonge, sale vérité, sale corbeau. La Cinquième République est liquidée durant les soldes en Île de France en ce mois de janvier 2012. Les deux grandes formations politiques sont en pleine déconfiture morale, économique, politique, et sociale. C'est l'hibernation, effective, une rivalité haïssable entre deux camps qui n'ont plus rien à se dire d'autre qiue des insultes à proférer, l'hibernation d'une France en train de s'engourdir définitivement à coups de gourdins médiatiques Encore une fois je l'écris, au second tour, nous aurons Marine le Pen et François Bayrou. Car la Gauche et la Droite font honte à la France. Désolé. C'est comme ça. Marine le Pen a plus de prestance présidentielle malgré ses manières radicales d'envisager l'avenir. Elle sera rejetée au second tour, parce que tout de même et fort heureusement, les peuples ne veulent plus de fascistes pour diriger un pays européen. François Bayrou a beau être assez radicalement gauche dans son expression hésitante, et plutôt franchement droite conservatrice dans l'élaboration de ses idées. Pourtant, il innove, il donne confiance, il remet l'église laïque au milieu d'un village gaulois ou les Pafff d'Obélix et d'Astérix rebondissent sur les eaux glauques médiatiques.

Pendant que la Gauche et la Droite s'étripent pour perdre toute honte bue, un homme protège son jeu. Il va petit à petit grandir dans la conscience des Françaises et Français et deviendra Président, simplement Président sans bling-bling ni sornettes racontées par un modèle politique français en pleine déliquescence. Une Présidence ne peut se jouer totalement au poker menteur. Gauche et Droite font tapis trois mois trop vite. Ils n'ont vraiment rien de bon entre leurs mains. Le troisième homme montrera ses cartes au dernier moment. Du coeur, c'est évident, une tierce dame, roi, as, accompagnée d'une paire valets pique et carreau. Rien à dire, le job sera pour lui.

Un Président tranquille pour une vraie révolution. Les médias auront eu tout faux. Mais dans 4 mois, ils écriront leurs 4 vérités pour dire qu'ils avaient tout prévu à l'avance...

Pas de musique d'avenir pour vous endormir ce soir. Seulement des photos d'hiver en cadeau luttant contre l'hibernation actuelle de la politique...et un court-métrage  en trois parties que je trouve désopilant de romantisme et qui parle, par allusions, à tous les Français, des corbeaux politiques qui veulent atteindre les sommets de l'esbroufe. Faites la marmotte. Et revenez siffler sur la Colline des Fadaises au printemps avec un petit bouquet d'églantines offert à François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Bling-Bling. Allô BB, ça sonne comme des verres brisés sur les murs de l'Elysée durant une inoubliable nuit de vodka.

 

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Sur la falaise, votez pour la nature de votre tempérament


02:11 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (13)