01/12/2011

Démocratie type théocratique, le bide

 

L'Iran nous prouve chaque jour davantage qu'il n'est pas envisageable et même inconcevable de se référer aux lois de Dieu pour mener à bien une mission politique sur Terre de façon à ce que la liberté puisse s'exprimer et s'épanouir de la façon la plus large; que la culture puisse être multiple et mixte; que l'art s'épanouisse dans les âmes et consciences de l'Humanité sans risquer de se voir amputer ni traduit en justice par des représentants de l'Ordre divin. Le religieux politique est une aberration du monde moderne. Il a pu fonctionner et même être conseillé en des temps plus reculés où les systèmes établis étaient ceux créés par des potentats locaux ou régionaux, voir colonisateur à l'époque d'Alexandre le Grand ou de César (notons à cet effet que le Christ lui-même ne s'opposait pas à César mais à l'injustice des riches représentants de César), où même plus récemment avec les colonies occidentales sous gouvernement de type démocratique très hiérarchique et peu émancipé à l'expression libre des citoyennes et citoyens. L'Etat laïque a permis à la démocratie actuelle de s'émanciper peu à peu et de s'échapper de sa soupe primitive. Aujourd'hui, on voit pourtant des hommes comme Sarkosy être traité de petit Napoléon ou des femmes comme Merkel être affublé du surnom de Bismark. Culte de l'homme fort à l'ancienne à une époque de fracas et de fracture toujours plus grande entre riches, nettement moins riches et carrément pauvres.

Si le fait religieux fait sont irruption si remarquée dans l'arène politique, c'est tout simplement parce que l'Etat laïque, gangréné par le stup des marchés, les affaires et la corruption, ne mène plus à bien sa mission prioritaire basée sur le triangle d'or démocratique: liberté, égalité, fraternité. Ce flambeau est repris par les émissaires religieux de tout obédience que cela soit en terre d'islam, ou chez nous en terre chrétienne. Pourtant, pour en revenir à notre temps et à un Etat religieux d'apparence  démocratique  qui a réussi à ce jour, l'Iran, nous nous rendons bien compte que des millions de gens ne sont pas reconnus et représentés dans leur croyance et leurs identités personnelles ni même communautaires. Pire, ils doivent se cacher et risquent les châtiments, la torture, la pendaison. A l'expression d'un sentiment religion dévoyé tourné vers la vengeance et la haine la plus barbare et rétrograde, il faut opposer une démocratie laïque et plurielle qui ne renie pas la croyance en Dieu mais qui conduit la société humaine vers des comportements civilisés qui n'usent et n'abusent pas des textes sacrés pour les réactualiser au goût du jour dans toute la perversité sanguinaire dont on peut s'affubler quand on devient « fou de Dieu »..

Ne nous méprenons pas. Si la papauté régnait à nouveau en maître et seigneur sur l'Occident, nous aurions les mêmes cas de tortures et de bûchers des sorcières qu'en Iran. L'Inquisition reviendrait et la mise à l'Index avec elle.

Il est dès lors indispensable de laisser à Dieu ce qui revient à Dieu et à César ce qui revient à César.  Le Jugement Dernier appartient à Dieu. Le jugement sur Terre, aux êtres humains. La religion es belle et grande quand elle travaille à la Beauté divine. Elle est laide et perfide quand Satan s'empare d'elle et des hommes pour en faire des instruments d'une religion de division, de vengeance, de meurtre, et de sang.

L'Iran a raté son virage démocratique à la chute du Shah. Espérons que le printemps arabe accouchera d'une vraie démocratie, forte, respectueuse des minorités, sans oublier l'Islam, oeuvre fondamentale de l'Orient comme l'est la Bible pour l'Occident. Justice, liberté, et paix ne peuvent advenir que si les trois religions du Livre se mettent au service du bon fonctionnement de l'Etat laïque. Nous en sommes si loin avec la fermeture des Ambassades en Iran et au Royaume-Unis et le risque de guerre mondiale qui s'accroît jour après jour.

Une vidéo de la prophétie positive de la Fin des Temps par un Sheik L'apocalypse de l'Humanité n'est pas dans la troisième guerre mondiale. L'apocalypse de l'Humanité est dans l'avènement d'une société plus juste, spirituelle, et tournée vers la noblesse des sentiments. Noblesse qui préexiste dans les textes sacrés des trois religions monothéistes.

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Désert Désespérados

 

Novembre Noir, sans eau, comme un Sahel de nos coeurs en souffrance. Novembre Noir, dépouillé, qui va finir. Décembre Blanc, décharné, qui vient mourir à sa jouissance floconneuse. Comme un Noël qu'on attend plus tant le dégoût et l'échec sont immensément suspendus aux étoiles de notre sapin féérique. L'amour d'un nouveau-né qu'elle attendait avec joie dans le creux de ses reins et qui sera mort de soif, avorté dans le désert des sentiments évanouis. Octobre de révolution et mes yeux effarés devant l'injustice commise et l'arrache-coeur. J'étais parti en terre promise avec elle trouver et prendre notre coin de paradis. Je vivais comme ces enfants du désert Désespérados qui tentent de faire de leurs soyeux ricochets des mirages d'eau désertique sur le visage extatique d'une sainte vierge noire. De leurs prunelles joyeuses, des cierges s'illuminent devant l'autel des miracles perdus, des joyaux d'humanité fleurissent de leurs coeurs enchantés mais plus personne ne les entend. Qui sait encore aller à la source des femmes et aimer dans les yeux rieurs des enfants du monde abandonné? Au cinéma, le sublime. Dans la réalité, l'habit déchiré des épouses abimées et la déprime tenace des hommes sacrifiés. Rejoindre à la fin du scénario tous ces mômes sur leur îlot en perdition pour préserver nos âmes de la folie meurtrière.

 

05:30 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2011

Des larmes de pluie dans la nuit

 

Faire des rêves

pour des révolutions

et trouver les solutions.

 

Boire à l'amour

puis mourir dans son désert

assoiffé de troublants mystères.

 

Atteindre les perles du ciel

tombées dans le cou des gazelles

puis grandir au fond de leurs rivières.

 

Et partir tout nu made in Africa

oubliant les liqueurs du magniola,

faisant fuser mes ricochets

sur tes hanches de mer aux aguets.

 

Légendes urbaines

nées sur nos ombres souterraines

 

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Comment les philospophes parlent d'amour...

 

Un texte intéressant repris du site "psychologie.com mieux vivre sa vie".

Comment les philosophes parlent d’amour… et le font

Instable, fluctuant, irrationnel, le sentiment amoureux est rétif au système. C’est pourquoi les penseurs en ont toujours parlé avec précaution. Ce qui ne les a pas empêchés de vivre des histoires de cœur à en perdre la raison…

par Alain Dreyfus

Face à nos faillites amoureuses, la sagesse philosophique peut-elle apporter un remède ? Peut-être… Surtout si nous appliquons les théories de leurs auteurs en ignorant ce que furent leurs existences. Tel l’adage : « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais… » Pour Aude Lancelin et Marie Lemonnier, la philosophie de l’amour est en tout cas un territoire à reconquérir d’urgence. Pourquoi ? Parce que, disent-elles en substance, « penser l’expérience amoureuse est une des seules formes de résistance possible au nihilisme ambiant, qui, avec la flétrissure de l’acte sexuel réduit à un libertinage morbide, a trouvé son arme de destruction massive ». Lourde tâche. La philosophie, éprise de raison, se méfie comme de la peste de l’amour, synonyme de désordre, de chaos et de sentiments incontrôlables. À cela, disent-elles, il faut ajouter un autre handicap : « La philo est très masculine. On entend donc le son de cloche d’une seule moitié d’humanité. L’anxiété face au féminin est déjà vive chez le commun mâle des mortels. Elle devient exponentielle chez les philosophes, êtres intransigeants par nature. » Ils ont résolu, jusqu’ici, le problème avec la même intransigeance : les hommes règnent sur l’esprit, les femmes enfantent…

Une théorie… loin de la pratique

Parcourir le panthéon philosophique d’Aude Lancelin et Marie Lemonnier conduit très vite à cette conclusion : les philosophes n’ont pas beaucoup de leçons à nous donner. À tout seigneur, tout honneur, commençons par Platon (427-348 av. J.-C.), auteur du mythe fondateur suivant : à l’origine, l’homme était une sphère, que le facétieux Zeus a jugé bon de couper en deux; depuis, nous cherchons de par le monde notre moitié manquante, qui nous attend sans doute quelque part. Dans la pratique, pour Platon et ses camarades du Banquet, l’amour physique est le meilleur moyen pour accéder au divin. Or chez les penseurs grecs, il faut, pour y parvenir, passer par (sur) le corps de jeunes et beaux éphèbes, en aucun cas par le féminin, voué à la triviale reproduction.

Ils sont fous, les Romains ? Pas tant que ça : observons Lucrèce (v. 98-55 av. J.-C.). Pour lui, il n’y a rien à attendre de l’amour, sinon la certitude de « rater l’“ataraxie”, ce calme souverain, cette indépendance féroce », cette absence de trouble, bref toutes les qualités qui font la bonne vie prônée par la sagesse antique. Le salut, selon Lucrèce, face aux exigences irrépressibles de la chair ? Une sexualité libre et plurielle, qui ne s’encombre pas de sentiments sirupeux. Après tout, il n’aurait pas désavoué Marc Aurèle (121-180) qui considérait que le coït n’est jamais qu’« un frottement de ventre avec éjaculation dans un spasme de liquide gluant »…

Le concept du visqueux a dégouliné jusqu’au XVIe siècle, notamment chez Montaigne (1533-1592), qui adorait conserver dans sa moustache, longtemps après l’amour, « l’odeur des baisers gluants ». Sceptique, l’auteur des Essais est sans illusion sur l’amour, pour lui, limité à « une agitation éveillée, vive et gaie ». Il se moque des prudes, « celles qui n’y vont que d’une fesse », mais fait preuve, chose rarissime à son époque, de considération pour le féminin, qu’il place sur un pied d’égalité, et pas seulement en ce qui concerne le sexe. « Il n’a rien de généreux, écrit-il, celui qui peut recevoir du plaisir où il n’en donne point. »

Point de cette générosité chez Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), apôtre de l’égalité de tous devant la loi, mais certainement pas entre les sexes. Père du romantisme, son immaturité sexuelle est légendaire. Il appelait son grand amour, Mme de Warens, « maman » (vu son âge, elle aurait pu l’être). Il a finalement vécu avec une femme qu’il n’aimait pas, dont il eut cinq enfants, qu’il a tous abandonnés. Ce qui ne l’a pas empêché d’écrire des textes admirables sur l’amour et Émile, un traité sur l’éducation des enfants d’une admirable cohérence – théorique.

Rationaliser pour moins souffrir

On ne peut pas, en revanche, reprocher à Kant (1724-1804), l’auteur des Fondements de la métaphysique des mœurs, de manquer de cohérence. Sa vie est à l’image de son œuvre : désincarnée. Il n’a jamais dérogé à sa devise « Agis toujours de telle manière que la maxime de ton action puisse être érigée en loi universelle. » De quoi rester intouchable et intouché. Pour rester dans le froid, un mot du Danois Sören Kierkegaard (1813-1855). L’amour occupe une place centrale dans l’œuvre de l’auteur du Journal du séducteur. Tellement centrale que, pour préserver ce bijou dans toute sa pureté, il faut absolument éviter de le consommer. Les amants se rejoindront d’autant mieux dans l’éternité qu’ils ne se sont pas unis dans la réalité…

Nietzsche (1844-1900) donne enfin à l’amour le beau rôle, celui de générateur absolu de toute créativité. Même si, dans les faits, sa vie sentimentale fut un désastre. Celui qui n’attendait pas un quart d’heure pour demander – en vain – la main de la première jeune fille venue, a souffert d’une passion mal récompensée pour la belle Lou Andréas-Salomé, égérie de Freud et du poète Rilke. Il a vécu sous la coupe d’Elisabeth, sa sœur infernale, qui détourna sa pensée au profit des nazis… Heureusement, les couples ne sont pas absents de l’histoire de la philosophie : Hannah Arendt (1906-1975), la plus grande passion de Martin Heidegger, son « battement d’aile d’Éros », dit : « L’amour est en premier lieu la puissance de la vie?; nous appartenons aux vivants du fait que nous sommes sous les ordres de cette puissance. Celui qui n’a jamais subi cette puissance ne vit pas, il ne fait pas partie des vivants. »

Quant à Jean-Paul Sartre (1905-1980), séducteur peu scrupuleux, on peut le prendre en flagrant délit de romantisme dans L’Être et le Néant. Il y décrit l’amour comme une forme de capture subtile. On n’aime vraiment ni un esclave ni un être trop autonome. Il y a un équilibre à trouver, toujours instable, toujours à réinventer. Le fondement de la joie d’amour, ajoute le complice de la « jeune fille rangée », c’est de se sentir justifié d’exister. Le commerce des philosophes a-t-il une utilité dans notre aventure amoureuse ? Pour Marie Lemonnier : « Entre la prise de distance vis-à-vis de ses affects au risque de les dessécher et la passion engluante, il y a un équilibre à trouver. » Pour Aude Lancelin, souriante : « Jusqu’à présent, la rationalisation ne nous a pas préservés des tourments de la passion ! » Toutes deux sont néanmoins d’accord. « L’amour est une guerre, on peut en mourir : pour ce combat, la philosophie est une arme secrète… »

 

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sosie amoureux


Peut-être que ton amant le fait mieux;

peut-être que ton amant t'enlace de son mieux;

peut-être, avec le temps lointain, je serai vieux;

peut-être, qu'un jour prochain, j'irai mieux.

Dans l'éternité, nous étions deux et amoureux;

dans la réalité, nous sommes seuls et valeureux.

 

13:27 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2011

Au bout du tunnel

 

"Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour."

Alfred de Musset

 

 

Au bout du tunnel,

tu devais être à elle.

De ton Coeur et de ta Foi

tu en avais fais ta Loi.

 

Au bout de tes tourments,

tu en avais fait le serment,

elle serait tienne

pour des siècles et des siècles. Amen.

 

Mais voilà que l'ouragan tombe

sur ton nid de colombes.

Et que la nuit transperce de piques

ton amour romantique.

 

Voilà que tu te diriges vers la mort

laissant à un autre ta belle amphore.

Ò Dieu du châtiment,

quel est ce sentiment,

quel est ce reniement,

quel est ce sacrement

de solitude infinie

née de notre amour meurtri?

 

Au bout du tunnel,

elle était ta lumière éternelle.

De ta chaleur paternelle,

elle a enveloppé le lien charnel

et tout restitué en fille à l'Eternel.

H  U  R  T

Seems like it was yesterday when I saw your face
Je revois ton visage comme si c'était hier
You told me how proud you were but I walked away
Tu m'as dit à quel point tu étais fier mais j'étais déjà partie
If only I knew what I know today
Si seulement je savais ce que je sais aujourd'hui
Ooh, Ooh
Oh, Oh

I would hold you in my arms
Je voudrais te prendre dans mes bras
I would take the pain away
Pour ainsi faire partir la douleur
Thank you for all you've done
Merci pour tout ce que tu as fait
Forgive all your mistakes
Je pardonne toutes tes erreurs
There's nothing I wouldn't do
Il n'y a rien que je ne ferais pas
To hear your voice again.
Pour entendre encore le son de ta voix.
Sometimes I wanna call you
Parfois je t'appelle
But I know you won't be there
Mais je sais que tu ne m'entends pas.

[Chorus]
[Refrain]
Ohh I'm sorry for blaming you
Oh je regrette tant de t'en avoir voulu
For everything I just couldn't do
Et de tout ce que je n'ai pas pu faire
And I've hurt myself by hurting you
Je me suis fait du mal à moi-même en t'en faisant

Some days I feel broke inside
Il y a des jours je ressens une déchirure en moi
But I won't admit
Mais je ne l'admettrai jamais
Sometimes I just wanna hide 'cause it's you I miss
Parfois j'aimerais me cacher parce que tu me manques
And it's so hard to say goodbye
Et c'est si dur de dire adieu
When it comes to these rules.
Dans ce genre de circonstance.

Would you tell me I was wrong ?
Me diras-tu quand est-ce que j'avais tort ?
Would you help understand ?
M'aideras-tu à comprendre ?
Are you looking down upon me ?
Me regardes-tu de là-haut ? / M'as-tu méprisé ?
Are you proud of who I am ?
Es-tu fier de qui je suis ?

There's nothing I wouldn't do
Il n'y a rien que je ne ferais pas
To have just one more chance
Pour avoir seulement une autre chance
To look into your eyes
De revoir ton regard
And see you looking back.
Et le voir rencontrer le mien.

[Chorus] (Reprise)
[Refrain] (Reprise)

If I had just one more day
Si seulement je pouvais te faire revenir un seul jour
I would tell you how much that I've missed you
Je te dirai ô combien tu me manques
Since you've been away
Depuis que tu es si loin
Ooh, it's dangerous, it's so out of line
Oh c'est si irréel, si incongru
To try and turn back time
De vouloir essayer de retourner dans le temps.

I'm sorry for blaming you
Je m'excuse tant de t'avoir condamné
For everything I just couldn't do
Et de tout ce que je n'ai pas pu faire
And I've hurt myself by hurting you
Je me suis fait du mal à moi-même en t'en faisant

 

13:30 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1)