19/11/2011

Blogs et droits commerciaux, le débat doit s'ouvrir

 

24 Heures va fêter les 250 ans de son existence en 2012.

C'est l'occasion pour moi de participer à cette fête en ouvrant une porte royale à sa rédaction (où est-ce l'inverse?).

Nous sommes plusieurs sur les plate-formes 24 Heures et Tribune de Genève à avoir participer à la discussion concernant le mérite des blogueurs et blogueuses à travailler pour beurre (beurs et beurettes compris:)) dans une sorte de concours à la gratuité collective et à la prime du plus méritant donateur internautique des 250 années à venir:).

Nous tous, blogueuses et blogueurs, sommes de généreux parrains de plume à cette société de bienfaisance que nous représentons par nos idées, nos actes, nos paroles, nos murmures, nos rages, et nos bonheurs. D'accord, nous participons parfois à la distribution de la soupe à la grimace et jetons quelques sortilèges et bobos chagrin à des personnalités ou des faits de société qui nous dérangent. Nous arrosons aussi d'acide névrotique ce magma en fusion que représente les entrailles de la communauté et de nos vies intimes et nous leur faisons part de notre dépit amoureux.

Venons-en au fait. Les blogueuses et blogueurs sont une espèce en voie de disparition. Notre société défend les valeurs de réussite personnelle. Nous avons tous un temps limité devant nous pour réussir dans nos passions. Nous pouvons peindre à l'infini comme Vincent van Gogh et mourir dans la dèche. Personne n'attachera d'importance à notre travail si celui-ci n'est pas valorisé comme il se doit. La direction de 24 Heures n'accorde pas de valeur particulière à sa section « Blog ». Il y a quelques mois, elle a créé Une sous-section réduite « PolitBlog » qu'elle met en avant autant sur sa page d'accueil que sur sa page dédiée aux blogs. Elle n'a par ailleurs aucun journaliste qui s'occupe de repérer et de de mettre en évidence tel ou tel billet. La plate-forme s'auto-alimente grâce à des blogueuses et blogueurs enthousiastes, dévoués, et désireux d'informer, de communiquer avec les lectrices et lecteurs tout en pratiquant l'art médiatique de façon très personnelle.

La plate-forme blog des quotidiens TdG et 24Heures seraient juste à l'équilibre financier selon le rédacteur en chef adjoint de la Julie, Tristan Cerf. Serait-ce par manque de fréquentation ou de qualité offerte dans les contribution? Voici d'ailleurs ce qu'il écrivait dans son billet du 19 août 2011: « Haine. La fin de l'impunité sur les réseaux sociaux et les blogs »

« En Suisse, les blogs sont également sujets depuis quelques années à de dangereuses dérives haineuses. Passée l’ère heureuse du brave citoyen profitant de sa liberté nouvelle pour partager gracieusement des talents littéraires trop longtemps frustrés ! Voici venu le temps des règlements de compte, des blogs antisémites et des billets racistes. Les haineux, les agressifs, les quérulents à demi fous: tous bloguent. Et c’est bien dommage pour le blogueur honnête!

« La Tribune de Genève » abrite un forum de blogs ouvert à tous depuis 2007. Chaque jour notre équipe se bat contre le retour en force de la haine, qu’elle soit anti-juive, sous couvert de « solidarité avec la Palestine », ou contre l’Islam, au nom d’une identité européenne fantasmée. Pour nous aider dans cette tache, nous pouvons compter sur la vigilance d’observateurs aguerris comme la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, la LICRA, ainsi que la CICAD, la Coordination inter-communautaire contre l’antisémitisme et la diffamation, mais aussi sur l’attention de nos internautes.

Cette semaine, la «Tribune de Genève» a dû fermer trois blogs jugés antisémites. L’un des auteurs se déclarait « prêt à être antisémite » si c’était pour soutenir la cause palestinienne. L’autre délirait sur l’ascendance juive d’Hitler, déclarant que les juifs avaient été tués par un juif, tandis que le troisième se contentait de faire la publicité pour une fête de « réhabilitation de la croix gammée »… après avoir publié tout un billet sur le « lobby juif ». D’autres, plus évanescents dans les attaques qu’ils formulent, sont sous étroite surveillance.

Il est loin l’age d’or où les titres de presse pouvaient s’enorgueillir d’offrir une liberté débridée à leurs internautes. Il est temps maintenant de donner à nos plateformes de discussion online le sérieux, l’éthique et la transparence qu’on exige des pages opinions de nos journaux imprimés. La santé du débat en dépend. »

« Le sérieux, l'éthique et la transparence », cela s'appelle aussi du professionnalisme et donc de la formation, de l'intelligence, de l'attention, de l'information, de la créativité, de l'intérêt, de la passion. Bref, je pourrais encore en rajouter. On peut réduire tout cela au 24 heures d'une journée, donc au « temps » passé pour réussir à produire cette qualité tant exigée de nos rédactions.

Il y a des blogueuses et blogueurs qui y parviennent et qui obtiennent un lectorat réjouissant sans aucune pub tapageuse. Sont-ils récompensés et félicités pour leur travail? Je vous laisse le soin de la réponse.

Prenons un exemple dans un autre domaine. Un restaurant à la capacité de recevoir 100 personnes par service. Il fait le plein midi et soir, 7 jours sur 7. Les clients fidèles y reviennent très régulièrement, d'autres plus épisodiquement. Dans ce restaurant, chaque jour, jusqu'à 1000 voir 2000 et plus encore de petits plats y sont consommés par la clientèle car il y a des boulimiques qui consomment chaque jour plus de 10 repas confectionnés par la brigade. A la fin de la journée, tout les jours de la sainte semaine, et même le dimanche, le boss dit à son personnel  « Merci les enfants, et à demain matin ». Chacun et chacune rentre chez soi sans le sou, sans rien sauf la satisfaction de recevoir la gratitude du boss qui lui même n'a pas été payé par ses clients. Combien de temps cette entreprise va-t-elle survivre à sa passion folle? « Les resto du coeur ». O.K. Coluche, mais toi aussi tu touchais de la thune à l'occase ce qui t'a permis, sur ta notoriété et ta générosité de créer les dits « resto du coeur ».

C'est la question que je pose aux rédactions de la Julie et de 24 Heures. La fille est nue. Elle a froid, Elle ne mendie pas. Elle veut juste pouvoir s'habiller en hiver quand tout devient glacial autour d'elle.

Il y a des guides pour la restauration qui attribuent des étoiles aux meilleurs restaurants. Il pourrait y avoir une section « pro » pour les blogueurs et blogueuses créatifs qui obtiennent des étoiles « blog-in » pour leurs prestations. Pour une rédaction, il est possible de créer un jury qui décide en toute indépendance d'esprit en faisant un choix sélectif sur la base de critères qu'ils se choisissent. Distribuer de beaux prix ne coûtera jamais une masse salariale impossible à gérer en égard à la quantité de blogueurs et blogueuses qui offrent des dizaines de millions de pages vues par année sur les différents blogs. En plus, cela offrirait une crédibilité supplémentaire aux deux plate-forme « blog ». Alors à quand cette sélection et ces prix ainsi ce gala annuel autour de la blogosphère?

La discussion est ouverte. J'attends vos commentaires courtois et engagés.

En attendant, je vous fais visionner un clip copié-collé bien drôle du chef, car entre chefs on se prête amicalement nos petits-plats. Solidarité entre nous les créatifs et les inventeurs d'un autre monde possible. Je l'ai appelé « Julie, la petite fille toute nue qui cherche à s'habiller chez 24 heures ».

 

m

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18/11/2011

La source des femmes: sublime!

 

Un film âpre au coeur du désert. La source d'eau comme centre nerveux d'un islam éclairé à la lumière de femmes courageuses luttant contre les stéréotypes reproduits à travers des générations et des générations d'hommes. Les hommes ne font plus la guerre. Les hommes n'ont plus de travail. La sécheresse a réduit leurs champs cultivables en lopins désertiques. L'eau vive jaillit au coeur des femmes. La passivité et le coeur aride des hommes déconsidèrent la vie dure de leurs épouses. Ensemble, ils survivent encore grâce aux touristes qui passent par là et laissent parfois assez d'argent pour subvenir aux besoins minimaux des familles pendant que les hommes passent leur temps au café du lieu à jouer et plaisanter.

Une femme perd l'enfant qu'elle porte suite à une chute lors de la corvée d'eau. Cela va déclencher la grève de l'amour.

Un film dépouillé de tout artifice et d'effets spéciaux, d'une grande pudeur, d'une grande intégrité, doté d'une aura et d'une dimension métaphysique, qui rend à chacune et chacun des villageois sa part de dignité et de vérité. Au-delà du cliché de la lutte entre ancienne génération et nouvelle génération, vient se mêler la dimension intemporelle de la culture arabe. Celles et ceux qui parlent en mal de l'islam trouveront dans ce film tout l'Amour et la Grandeur de l'islam, non son interprétation dévoyée, mais son Essence, sa Sagesse, sa Vérité.

Si vous ne devriez voir qu'un seul film en cette fin d'année 2011, rendez-vous à la « Source des femmes ». L'émotion vive sera au rendez-vous, les larmes et la beauté aussi. Un film immense associé à l'immensité du désert. Une palme verte qui vient du haut des plateaux du Maghreb. La déception de ses habitants, si fiers d'avoir tourné dans ce film et qui ne reçoivent pas la récompense et le prix tant attendu, est à la hauteur de ce qu'ils nous apportent comme bonheur d'aller à la rencontre d'une oeuvre sublime.

P.S. Voir aussi en deuxième rideau le reportage de l'émission « Envoyé spécial » Carnet de route: « Retour à la source ». Et comprendre que si le cinéma profite financièrement à bien du monde, les oubliés du système sont celles et ceux qui ont inspiré le scénario du film, et dans ce cas, jouer les seconds rôles ou figurants sur les lieux du tournage. Tout un village reculé dans les montagnes est aujourd'hui le grand abandonné de ce film. Pensez-y quand vous rencontrerez ces habitants sur l'écran géant.

"C'est le film le plus pourri que j'ai vu.. Déjà, le concept du film est ridicul et les acteurs qui ont participé au tournage de ce film font honte aux arabes et aux musulmans.. Nous sommes reconnu pour notre pudeur, mais dans ce film les arabes ont fait plus hram que les kofar.. leila bekhti à un moment tien un Coran entre ses mains, puis quelques minutes plus tard elle fait une scène de cul, il faut savoir..et dans l'Islam, les hommes et les femmes sont certes égaux,mais n'ont pas le meme role". Premier commentaire suivi d'une centaine d'autres sur You Tube. Le monde arabe est en plein bouleversement et ce film est un film planté au coeur de cette révolution de jasmin, de ce printemps arabe tant honni de certains et de certaines et tant aimer par d'autres... A vous de savoir de quel côté votre coeur chavire pour ce film.

 

07:42 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

17/11/2011

Un roi de Pornéa chassé et traqué

C'était un homme détraqué

par sa chasse à cour éhontée.

A court d'amour romantique,

à court de rimes érotiques,

il organisait dans sa gadoue la battue,

complice de traques juvéniles dans la rue.

 

Coureur anabolisé dans les bois,

son corps de cocaïne aux abois.

De jupon en jupon

avec son air de merlan fripon,

l'homme soulevait les lapins

pris dans les garennes à tapin.

 

Dark Amor en son immunité

sautait gaiement de gazelle en gazelle

dans les grands hôtels de volupté.

Proies au gaz inodore, incolore, explosif et mortel.

 

 

Mal des profondeurs instinctives,

l'homme se faisait chasseur de Naïves

mises en demeure par papounet ou papa,

le grand chelem Omega des cerfs Alpha.

 

L'homme de toutes les levées,

le mâle des parties de bridge dépravées,

tomba un jour de lumière rouge à l'enquête.

De ce vieux petit garçon tyrannique,

en manque de Goulues dociles aux conquêtes,

la société lui cloua le bec au pilori médiatique.

 

Ils étaient trois rois fous de l'image

en recherche de jolies filles peu sages.

Ils étaient trois colosses d'Hérode

manipulant les filles de Rhode.

 

Le premier venait de Paris.

Le deuxième habitait l'Italie.

Le troisième, le plus cyclope, demeurait en Libye.

 

 

Glorieux passé effacé pour ces rois.

Présent guillotiné pour tous les trois.

Les hommes de cavernes s'éclairaient de torches

et roulaient  tous en formule porsches.

 

Les petites princesses interdites

sont des bombes inédites.

Les petites princesses interdites

sont des bombes maudites.

Les petites princesses interdites

sont des bombes atomiques.

 

Elles étaient les sorcières de Satan.

Mais du Ciel, elles cherchaient déjà leur sextant.

 


 

 

 

 


Les Sorcieres de l'antiquité a nos jours - 1 de 3 par Introcrate

12:35 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

16/11/2011

Le baiser de la discorde

 

 

" UNHATE" by Benetton ?

 

United Rodin by B<i>sou

~e~

~

D'un seul coup les nuages

 

Rendez-vous manqué sur la rue

A l'heure où je t'avais attendu

quelques 33 tours de passe-passe

plus tard tombés dans l'impasse

sur le microsillon de nos baisers

nous allions revenir et nous aimer

~e~

~

Photos-0305_2.jpg
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22:11 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

Le copié-cillé de Miss Rame Noyade

Soyons exigeant avec Rama Yade. Droits de l'homme, droits d'auteur...pas le même combat?

Vous avez écrit un livre "copier-coller" en vous servant sur le super-marché gratis du net. Vous passez à la télévision et vous vendez votre bouquin plagiat grâce à votre nom, votre position. Ceux qui font la révolution ne sont pas les bénéficiaires de la révolution. Ceux qui écrivent les livres ne sont pas les bénéficiaires de leur créativité. Real politik et droits de l'homme ou d'auteur ne font pas deux. Vous avez de jolis battements de cils, chère Rama. Vous êtes fort mignonne. Et vous avez réussi. Mais comme tous les politiques, vous ne servez pas la soupe popu aux poètes qui crèvent un peu, beaucoup, passionnément la dalle. Pas Béatrice, hélas. Vous crachez dedans. Nous, les recalés de ce système d'imposture, les sans-le-sou, agissons pour survivre dans un monde assez hypocrite, ma fois. En fait, si j'étais producteur à TF1, je préparerais un nouveau divertissement: "Les soirées mensonges". Le ou la meilleure serait celle ou celui qui débite (je ne suis pas vulgaire) le plus de mensonges tout en réussissant à faire passer pour la vérité ses beaux mensonges auprès des autres concurrents. On rigolerait beaucoup à la fin de l'émission car un jeu reste toujours un jeu. Il est certain que parmi les vainqueurs de ce jeu, les politiciens et les banquiers trusteraient les premières places. Car finalement la réalité est un grand jeu de masques et de carnaval entre humains. En attendant, comme Coluche, j'enfile ma salopette de bouseux pour vous glisser un cadeau souvenir d'un de vos meilleurs plateau TV pas du tout copié-collé. Ce serait un gag, cette intervention magistrale, on penserait à Coluche et on aimerait beaucoup vos plaisanteries.

En prime-time, un peu de poésie bouffonne que je vous dédie, chère et jolie Rama. Après, je vous invite à boire un verre, parce que je m'ennuie dans mon ennui. On pourrait jouer au jeu de la vérité...en toute discrétion, et loin des micros. Ce serait tellement plus beau de vous voir craquer et obtenir de vous une larme de bonheur ou de tristesse.

11:50 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (6)