13/11/2011

Requiem pour un con

Comment te dire la tournure involontaire de nos amours? Sous toutes les coutures, j'ai aperçu la couleur jaune de nos doublures. De quelle imposture procédait notre aventure? Nos pages sont griffées de ratures inconsolables. De quelles tortures avions-nous besoin de nous infliger pour que de nos armures s'épuisent en quelques semaines de murmure nos combats singuliers menés sur le lit pourpre. Tu es devenue l'épouse veuve, une ombre qui hante les parquets à minuit. Mes jours deviennent de plus en plus sombres, et à midi je vois minuit. De m'être ébloui à ton feu, je porte le fer à mes yeux et m'enfonce le tison pour trouver l'obscur. L'objet du désir s'est enfuie loin de ma vie.  Je reste sans goût, sans couleur, sans saveur, sans odeur. Comme évaporer du monde. Ne compte pas ma peine. Elle est de celle dont je ne reviendrai pas. Je les entends tous me dire que tout peut s'oublier, que tout va recommencer ailleurs. Ce qu'ils ne savent pas c'est que je ne veux ni t'oublier ni recommencer ailleurs. Mon sang est à terre. Mon temps s'est brutalement arrêté comme après une catastrophe majeure. Mon coeur ne sort plus. Il chante en mi-mineur à la fenêtre à t'attendre sans t'attendre. Je sais que tu ne reviendras jamais; que tu ne pourras pas retrouver cette source d'amour que je croyais avoir découvert en toi. Tu t'en vas chaque jour un peu plus, comme si tu étais montée brutalement dans un train totalement imprévu en me déclarant de ne plus t'attendre pour sortir, manger, dormir et t'aimer à chaque minute du trajet. Tu vas là où je ne serai jamais.  Tu t'arrêteras dans des gares inconnues. Tu vas courir et respirer pour de pâles doublures, puis une autre doublure, enfin une autre encore qui auront volé mon rôle de chevalier à la rose. Tu m'as jeté de ton cabaret et tu me regardes comme un acteur déchu qui ne fait plus le cachet à ton coeur si mignon, tendre et nu comme la chair d'un bébé, rose comme l'amour à l'aurore.

J'ai perdu la rosée de tes sourires, et je m'attends chaque jour au pire, à cette dégringolade fatidique vers une solitude encore plus grande. Au ciel, ils ont suspendu les guirlandes et les boules de Noël. Je crois que dans les étoiles et les larmes j'irai te retrouver et j'embaumerai de tous tes parfums mon corps comme ultime rite à nos funérailles oubliées. Le coffret est en sapin laqué.  Il m'attend. Mes yeux embués te distinguent mal. Ce qu'ils voient de toi n'est plus la vision que j'avais entretenu pour nous deux durant nos noces de printemps. Ce vide laissé, ces plats tunisiens délaissés, ce visage d'ange envolé, sont comme le signe d'une malédiction que je porte vers le Ciel.

Devenir aveugle et paralysé était devenu une infirmité qui devenait presque supportable à ma vie abîmée par le chagrin.

 

04:48 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (6)

12/11/2011

Ché pas chi tu m'aimes encore

Encore une nuit sans toi, la 37ème après le temps 0. Notre ère n'a pas duré les 100 jours d'un état de grâce. Avant, je t'avais attendue 544 jours et 544 nuits. Trouverons-nous un nouveau temps 0 dans 507 jours et une nuit? Je suis las de t'attendre et je t'attends. Parce que dire "je t'aime" ne suffit pas à l'amour. Il faut savoir aimer. Et cela ne se dit pas en deux mots. Et du temps, j'en ai. Car je suis mort de froid avec toi.

 

18:37 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (4)

Un petit conte pour mon frère et ma soeur

 

Un petit conte, est-ce une histoire vraie? Une histoire vraie, est-ce un conte à dormir debout? Ci-dessous deux histoires magnifiques dont une passe actuellement au cinéma. Merci aux sites Chantelavie.com et Manon.org, qui donnent à lire des histoires précieuses. Je vous conseille la lecture de "Le dauphin et l'enfant", une histoire d'amitié profonde, écrite par Ghyslaine Correggia dit "GIGI" et reproduite sur le site de Chantelavie.com. Je ne peux malheureusement pas reproduire cette histoire ici pour cause de protection des données et droits d'auteur.

La seconde histoire qui passe actuellement au cinéma est tout aussi émouvante. Sans faire de commentaire, j'y ai rajouté une oeuvre musicale "à la 007" deVladimir Cosma, auteur roumain, oeuvre qui se nomme "Black Flower". Histoire de rapprocher des histoires d'animaux et d'humains à des histoires d'hommes et de femmes... avec au passage l'inversion toujours possible entre ce qui est humain et ce qui est animal dans une histoire d'amour...Chasser croiser...Cet hiver, Winter le dauphin, ce meilleur ami des hommes, nous donne froid dans le dos. Va-t-il être sauvé et veut-il être sauvé? Car le sauveur a-t-il voulu être sauvé quand il mourut sur sa croix? Ou est-ce les hommes qui ont refusé de le sauver pour cause de complexe de supériorité puisqu'il parlait au nom de Dieu? Bigre. Quelle prétention! Quel orgueil! "Complexé", ça c'est ma dernière épouse, avant de partir, qui me l'a maintes et maintes fois reproché par manque de confiance et de croyance en son amour. Etait-ce un complexe de supériorité ou d'infériorité? Un psy le dira un jour très certainement. Pour ma part, je ne fais pas de la psychologie. Je vis ma vie avec mes joies et mes douleurs. Si je pouvais faire sans mes complexes, cela m'irait ma fois fort bien. On naît à l'existence comme on est. Et je n'ai d'autres prétentions que d'aimer mal ou d'aimer bien. Aux autres de se prononcer.

Je vous laisse à vos interrogations fécondes. Et n'oubliez pas d'aller lire « Le dauphin et l'enfant ».

 

14:47 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (4)

11/11/2011

Iran-Resist, un site d'info à consulter

 

Vous êtes inquiet de la situation concernant le programme nucléaire iranien et vous aimeriez savoir ce qui se passe dans ce pays avec un plus d'objectivité dans les informations recueillies?

Rendez-vous sur le site Iran-Resist. Vous y trouverez de l'info produite et diffusée en Français par des Iraniens très critiques envers le régime et envers la manière de traiter les nouvelles par nos médias occidentaux. C'est un site de référence pour qui veut chercher plus de vérité au milieu des menaces proférées de part et d'autre. Le monde est malade et nos gouvernements sont souvent les premiers malades. Alors n'hésitez pas à vous remuer les méninges pour empêcher nos Etats à nous lancer dans le pire et la mort.

Bonne lecture.

 

 

 

06:44 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

10/11/2011

Seins et fesses à l'air contre la prostitution

Les Ukrainiennes ont jeté leur ukaze. A l'image de Tsarines de la rue, elles font de beaux dommages sur le Sihlquai zürichois, haut lieu de la prostitution.

Faut-il interdire la prostitution? C'est tout de même, selon la banalité littéraire, le plus vieux métier du monde. Le cadeau du mâle en échange de câlins fait partie de la nature humaine, mieux la prostitution est un des phénomènes de société qui permet d'éviter plus de viols et de contraintes sexuelles. L'homme devrait-il être plus responsable de sa libido? En théorie, oui. En pratique, demander à un homme de se comporter en saint n'est pas donné à tout le monde.

Car n'oublions pas toute la misère du monde, la femme et l'homme abandonnés à leur sort. Si la femme trouve dans la prostitution un moyen de vivre mieux, pourquoi pas? Et si elle s'y s'en mieux que derrière un tiroir-caisse à la Migros, pourquoi pas. Elle seule est responsable de sa vie. Si l'homme trouve un certain bien-être et réconfort à fréquenter le monde de la nuit, et de jour parfois, pour oublier ses misères intimes, pourquoi pas?

La prostitution c'est mal. Evident. Personne n'a envie que sa fille se prostitue. Mais de ce mal, peut-on faire plus de mal en interdisant globalement et radicalement aux femmes de prêter leur corps contre de l'argent?

Il y a de belles histoires qui naissent parmi les filles de la rue. Des histoires romantiques dans un monde de déchéance. Y aurait-il plus d'humanité parmi les hommes si la prostitution était interdites, si les femmes et les hommes coupables seraient enfermés entre quatre murs pour dépravation et mauvaise vie, ou pire encore, la mort comme sanction? Non. Sûr que non.

Les Ukrainiennes ont raison de jouer les chiennes de garde. Mais leurs actions ne dépassent pas la protestation de principe et éventuellement la lutte contre les réseaux de chair humaine, les proxénètes violents et les criminels qui sévissent partout dans le monde.

Dans l'idéal, la prostitution devrait disparaître. Mais l'utopie est-elle réalisable dans un monde où les instincts des êtres humains sont nettement plus prisés que leur sainteté d'esprit?

Les interdits ont toujours provoqué la dictature de l'esprit. Une société libérale et démocratique doit veiller à la protection des prostituées. Mais toucher à l'interdit, c'est renvoyer les femmes prostituées dans des donjons où elles seront exploitées dans les ténèbres par des hommes terrifiants. Car l'homme ne change pas avec le changement de religion. L'homme change avec son esprit individuel et sa volonté de devenir meilleur. Un individu peut devenir meilleur et entraîner les autres avec lui. C'est un leader. Mais une société ne peut pas devenir meilleure sous les codes d'une dictature morale. Impossible. Sinon, cela se saurait depuis la nuit des temps.

Qui veut d'un monde ou la moralité stricte fera le malheur des êtres humains?

Personnellement je réponds aux Ukrainiennes qu'elles sont courageuses de se déshabiller dans le froid et de se prendre pleins de frisssons sur tout le corps. Pour le reste, je pense qu'elles doivent affronter les réseaux de proxénétisme et demander aux prostituées de devenir des indépendantes du business plutôt que des filles sous la coupe des macs. Le message est clair. Aller les Ukrainiennes. Y'a du boulot sur le turbin pour éviter que les turbans ne vous voilent intégralement sur tout le corps.

Amène pas ta gang si t'es venu pour me voir. Laisse ta gang dehors pour une fois pour un soir. Je veux plus veiller sur la galerie Avec douze de tes amis. J'ai le goût de me faire caresser. Viens donc dans ma chambre avec moi.
Chu tannée de les voir parler de sport parler de char Laisse ta gang dehors pour une fois pour un soir Ma mère s'endort de bonne heure. Pis est dure a réveillé. Viens pas me faire accroire que t'as peur. Viens donc dans chambre avec moi .
On a plus l'âge de se pogner les mains toute la soirée. Des fois je me demande si t'as peur de rester seul Avec moi réponds moi
Chu tannée de me faire embrasser dans le noir Quand tes chums t'attendent sur le bord du trottoir. Chu tannée de me faire accroire Que ça va changer demain soir. Yé; temps de se faire une idée. Viens-tu dans chambre avec moi?
On a plus l'âge de se pogner les mains toute la soirée. Des fois je me demande si t'as peur de rester seul Avec moi. Réponds moi.
Chu tannée de me faire embrasser dans le noir Quand tes chums t'attendent sur le bord du trottoir. Chu tannée de me faire accroire Que ça va changer demain soir. Yé temps de se faire une idée. Viens-tu dans chambre avec moi.
Amène pas ta gang si t'es venu pour me voir. Amène pas ta gang si t'es venu pour me voir. Amène pas ta gang si t'es venu pour me.

 

19:16 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (14)