11/10/2011

Tu danseras éternellement pour moi

 

Est-ce que je te manque

au saut du lit de ta planque?

 

Tu as fui le gardien du sommeil de tes nuits

venu honorer ton règne à vie.

Tu as fui la normalité du mariage

pour te réfugier dans le désert des mirages.

 

L'enfer te demande la rupture;

et le ciel de suivre notre chemin du futur.

 

Tes lèvres sauront-elles encore reconnaître

le goût de l'eau jaillissant de l'Être

afin d'oublier celui infernal de l'alcool

qui embrouille tes sens et te rend folle?

 

Ton intimité aurait-elle peur de l'éternité fade

d'un amour trop tranquille annihilant les cascades

des crimes séducteurs cherchant à s'agripper à ton corps

pour mieux te propager la valse de la mort?

 

Danse mon amour, danse.

Sois libre et en transe.

J'irai perdre mon goût à la vie, mon équilibre, et chuter

en rêvant de t'avoir rendu la liberté.

 

Pourquoi tant de cruauté romantique dans ton amour?

 

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11:24 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

Bois mes mots, Bambina mon Amour

 

Goutte après goutte

je t'offrirai la sève de mon calice.

Tu ouvriras tout doucement ton coeur

où mes lèvres brûlantes venaient se glisser

entre les frissons plissés de ton coquillage.

 

Tout deviendra alors embrasement

et ton corps se soulèvera d'un seul tumulte.

 

D'un cri torrentiel tu appelleras ma bouche

et tout recommencera à triompher.

Le tonnerre et la foudre

couvriront notre déluge originel.

Puis l'eau du ciel

qui viendra laver nos corps

des impuretés de la vie.

 

Tel le péché originel mainte fois entretenu

pour redire oui aux sentiments perdus.

 

J E  T ' A I M E

s'écrira-t-il avec s au pluriel?

 

01:05 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2)

10/10/2011

Mange mes mots, Bambina mon Amour

 

Journée chez les docteurs. Pas moyen de se faire hospitaliser. Pas moyen... parce que trop normal. « Si on vous hospitalisait, on hospitaliserait tout le monde ». Mots de psy. Peut-être bien que la Terre entière est un vaste asile psychiatrique... Trouver enfin de l'écoute chez une autre pro qui assure son job de psy. Merci à elle et à mon frère toujours là dans les coups durs.

Rien à faire pour le reste. Attendre... Attendre ton amour ou ton désamour pour toujours... Te regarder vivre derrière le bar sans savoir ce qui vibre encore en toi. Tu souffres, je souffre. Et personne ne peut savoir si c'est le mal d'amour qui te ronge ou juste un sentiment de malaise, de culpabilité, de mal-être chez toi. Tu vas accepter un rendez-vous chez le psy... Et plus tard, peut-être, un rendez-vous à deux, plutôt à trois, la renaissance ou la mort définitive, le poignard dans le coeur qui saigne notre amour et le répand comme un fleuve se jetant à la mer.

Des larmes, encore des larmes, toujours des larmes. L'amour est une garce qui cache bien son jeu.

 

Tes yeux tristes;

ton corps amaigri;

ta bouche lasse de sourire aux gens.

 

Tout ça.

Et ton âme qui n'arrive plus

à suivre le but de notre amour nuptial.

 

Nous allons bientôt peser

5 grammes à nous deux.

Nous irons comme des croque-morts

à la recherche de nos corps perdus

dans la tourmente de nos coeurs.

 

Bébé, suis-je encore ton bébé?

Amour, puis-je t'aimer ou te fuir

pour ne plus nous voir souffrir?

 

On rit un peu.

D'une complicité évidente

née de nos nuits anciennes.

 

On fume beaucoup.

D'une intoxication amoureuse.

 

On ne baise plus.

Ou plutôt, on ne fait plus l'amour.

Nos regards se suivent

et se cherchent pour savoir

si l'envie viendra encore.

 

On se dit au revoir.

Je te quitte déjà au coin du bar.

je pose mon doigt sur ta bague de mariage.

Et te demande si ça compte encore.

"50%", me dis-tu d'un regard triste et lasse.

Les larmes te montent.

Mais tu les retiens nouées dans ta gorge.

L'Autre est là qui joue et t'attend.

Tu iras encore cette nuit

te coucher chez lui

sans savoir si tu l'aimes,

si tu le désires,

ou si tu as juste besoin

d'oublier notre temps cruel

dépecé entre ses rires et son corps.

 

Je m'endormirai seul,

la tête penchée sur ton oreiller.

J'essayerai de te humer,

de t'embrasser comme un fantôme

visitant son amour dans la nuit.

 

C'est la pleine lune.

Rousse est la douleur

des gens qui aiment

sans jamais d'apanage.

 

Libertinage devient notre amour.

Pourtant je rêvais cette fois de fidélité et d'exclusivité.

Aucune cage dorée n'existe quand on aime vraiment d'amour.

 

Et Dieu dans tout ça?

Une Miséricorde pour la faiblesse des êtres humains.

 

22:49 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

Vol au-dessus d'un nids d'amour

 

 

D'ici quelques heures, je serai de mon plein gré hospitalisé en milieu psychiatrique afin d'assumer jusqu'à la déraison l'amour que j'ai pour mon épouse Imen. Je demande à toutes et tous, vous chères lectrices et lecteurs, de garder respect et dignité dans vos éventuels commentaires. Ce premier jour de longue tristesse automnale est dédié à tous les amours bafoués, à toutes les personnes qui ont été trahi dans leurs sentiments, dans leur volonté absolu et romantique de rendre beau, doux, et merveilleux l'amour malgré la période cynique dans laquelle nous baignons tous.

Il n'y a rien de plus juste et de plus spirituel que le combat pour l'amour. Amour de l'humanité, de la vie, de son ou sa partenaire. J'ai donné, depuis presque deux dernières années, l'essentiel, l'intégralité de mes sentiments à mon Imen, mon épouse que j'ai eu l'honneur et le bonheur d'épouser le 5 avril de cette année 2011. Depuis 3 mois, elle vit avec moi en Suisse. Elle rencontre des difficultés d'intégration comme toute personne venant d'ailleurs et se retrouvant catapulter sans sa propre famille dans un pays étranger. Je l'ai soutenue et appuyée dans ses recherches d'emploi, emploi qu'elle a aujourd'hui pour la plus grande satisfaction de ses clients et de son patron. Nous avons connu des crises, des incompréhensions, et aussi une jalousie parfois maladive de ma part pour cause de ses sorties nocturnes improvisées et fréquentes ses dernières semaines.

Je n'en dirais pas plus sur notre vie privée qui nous regarde.

Je laisse le soin à chacune et chacun d'apprécier ou non ma démarche ultime en l'honneur de l'amour que je porte à mon épouse, mes convictions personnelles et spirituelles de l'avoir épouser en tout bien tout honneur, de l'avoir protégée. Je me suis engagé auprès d'elle pour lui donner bonheur et prospérité malgré ma situation précaire. Je me suis engagé auprès de sa maman, mère vivant seule et sans autres enfants qu'Imen, à prendre soin de sa fille ainsi que soin de ses propres intérêts matériels afin qu'Imen et moi ne l'oublions jamais dans sa terre natale de Tunisie.

Si Imen a pris la direction d'un autre choix de vie, c'est son droit. Mon droit est de défendre notre union devant l'adversité et les tentatives de corruption organisées par les forces négatives de notre monde.

L'amour ne peut être bafoué de telle façon grotesque et horrible. Imen, devant Allah tu as promis amour et fidélité à l'homme que je suis. Imen, devant Allah tu as exigé conversion et circoncision de ma part. Imen, je t'aime et aucun homme ne peut contrecarrer cet amour que je te porte.

Ton Ali, ton Pacha

09:21 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2)

08/10/2011

Des perles de pluie sur notre amour

 

Tu dors.

A jamais tu dors.

L'hiver arrive,

témoin de tes dérives.

Mon coeur chavire.

Tu as quitté le navire.

Capitaine au grand coeur,

j'ai le mal de mer, ô ma soeur.

 

Je vais boire,

puis vomir,

puis partir,

puis finir.

Tu n'avais pas le droit

de me faire autant souffrir,

moi ton frère, ton fidèle ami,

ton secours, ton soutien,

ton amour, ton bébé,

ton bambino, ton malade d'amour.


 

 

15:36 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2)