07/07/2011

Tristane de toi

 

Tristane Banon sauvera-t-elle la vertu de Nafissatou Diallo à défaut qu'un tribunal puisse prouver le viol et condamner Strauss-Kahn pour abus sexuels sur la personne de la Guinéenne?

Tout indique désormais que les incohérences et les mensonges de Nafissatou ont provoqué ce fameux « doute raisonnable » indispensable pour décider un jury de ne pas retenir les charges du procureur et les accusations de la victime présumée qui devraient condamner pour viol DSK.

Pourtant une femme en France, une écrivaine, aura peut-être les armes nécessaires entre ses mains pour faire condamner DSK. Ayant déclaré il y a quelques années, sur un plateau de télévision, la tentative de viol de DSK, ayant de surcroît comme maman une membre du parti socialiste qui lui aurait conseillé de ne point porter plainte à l'époque à cause de la puissance de Strauss-Kahn et des répercussions négatives pour le PS, Tristane semble crédible dans ses dires. De plus, à l'époque, elle avait comme amie une des filles de Dominique Strauss-Kahn. Ressortant finalement indemne de cette agression sexuelle grâce à « une lutte au tapis », elle avait préféré s'en tenir au demi-secret en ne dévoilant à personne l'identité de la personne qui l'avait agressé.

Aujourd'hui, tout remonte à la surface et Tristane Banon est complètement dingue de savoir que le sinistre personnage a déjeuné en toute quiétude avec sa douce moitié dont on ne sait toujours pas par quelle diablerie strausskahnienne elle a pu rester amoureuse et fière de lui.

Méphistophélès se promène-t-il quelque part?

 

Dîner chez Ardisson

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06/07/2011

Ces téléphones portables qui nous trahissent

 

Toutes des bad girls et des bad boys? C'est un téléphone mobile qui a empêché Strauss-Kahn de s'envoler vers la France et de subir ainsi toute l'humiliation d'une arrestation policière et son passage devant la justice américaine.

Et c'est un autre téléphone mobile qui a anéanti la crédibilité de Nafissatou Diallo dans son accusation pour viol sur sa personne. « Je sais ce que je fais. Ce type est plein d'argent ». Déclaration faite seulement deux jours après l'agression présumée subie à son petit ami ou mari détenu dans un pénitencier. Deux téléphones qui, comme des témoins non humains mais hyper véridiques, confondent deux personnages, le premier issu de la caste des nantis, le second issu des déshérités du monde. Affaire de viol ambigüe qui sonne pareil aux trompettes de Jéricho à nos oreilles. Nos connections technologiques sont autant d'empreintes digitales signant le forfait de nos petits et grands crimes, mensonges, relations douteuses ou adultères. Les murs ont des oreilles et les réseaux sociaux nous confondent... DSK devait tomber sur Nafissatou afin que l'un comme l'autre découvre la part de vérité peu reluisante qu'ils se cachaient à eux-mêmes. Il n'y a pas de rencontres fortuites. Seulement de bonnes ou de mauvaises rencontres qui nous poussent vers l'abîme ou la rédemption. Maintenant que Nafissatou se révèle être une authentique bad girl, elle peut entrer dans le jeu d'égal à égal avec DSK. La presse, la culture, et tout le gratin intellectuel du monde vont enfin pouvoir prendre au sérieux Nafissatou Diallo et s'intéresser à elle non comme étant la pâle victime de DSK mais comme l'instigatrice principale d'une affaire sexuelle et judiciaire hors du commun. Cela change le film...

Le peuple ne demande plus la pitance des nantis. Il veut une authentique reconnaissance...ou alors, au minimum, la revanche sur celles et ceux qui les soumettent à leurs tyranniques volontés de profits au quotidien.

Nafissatou, une camarade de chambrée qui a eu la peau du patron du FMI... La guerre des tranchées au féminin-masculin actuel. Si c'était Waterloo, Strauss-Kahn aurait déjà compris. « Aussi, à 19h30, quand Napoléon fait donner la Garde sur les positions alliées, il est trop tard". Cette minuscule phrase pêchée sur Wikipédia nous rappelle une certaine réalité actuelle...

Strauss-Kahn va revenir en France...mais c'est déjà Saint-Hélène qui l'attendra. L'Empire a du soucis à se faire et la démocratie tout à y gagner.

 

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04/07/2011

Nafissatou, psychanalyse d'une femme de chambre

 

On n'aurait du nous prévenir dès le départ que Nafissatou se surnommait belle et bien Ophélia dans le cadre de son travail. Prénom qu'elle avait elle-même choisi. Nous aurions su alors que le drame était beaucoup plus complexe que les premières apparences laissaient à supposer, les informations sur l'affaire données au compte-goutte par la presse et le contexte lui-même laissant beaucoup trop de champ à l'interprétation de l'agression pure et simple de DSK sur une femme de chambre très correcte et tranquille dans sa vie quotidienne.

Nafissatou est-elle une femme cultivée qui lisait en secret du Shakespeare? Ou est-ce le hasard pur qui fait de Nafissatou l'héroïne d'un drame écrit et corrigé par une simple femme de chambre sur le mode XXIème siècle?

En tout les cas, Nafissatou s'est suicidée comme une kamikaze. De même pour Dominique Strauss-Kahn...sauf qu'ils sont tous les deux survivants et qu'ils vont désormais errer comme des spectres sur tous les plateaux de télévision du monde...

Je vous donne à lire une analyse passionnante sur le drame écrit par Shakespeare « Ophélia ». Suicidaire, notre époque l'est à plusieurs titres et sous différents aspects: violence, détérioration de nos conditions naturelles, attaque sur les salaires au bénéfice de la finance internationale et des boursicoteurs flambeurs, etc...

Il n'y aura sans doute pas de procès DSK. Mais des films, des livres, des fictions réalisés autour de cette affaire réellement fantastique. A Neuchâtel, Ophélia Nafissatou serait le personnage clé et réel du Festival du film fantastique, le NIFFF 2011 tombe à pic...

Ophélia. la maquerelle de DSK?... A lire ci-dessous...

 

Night Fishing
New Cinema from Asia

2000 Maniacs!
Just a Film

 

 

Le suicide d'Ophélie (3) : vendre des poissons morts

Le suicide d’Ophélie mérite objection. Personnage composite, mi-vierge, mi-sirène, sa voix blanche séduit Hamlet. Elle représente l’idéal virginal masculin dont l’envers est celui du déchet boueux. Continuons à préciser ce qui constitue le personnage.

Dans cette pièce, certains mots ou certaines significations reviennent plus souvent que d’autres dans la bouche de plusieurs des personnages comme dans toute production écrite ou parlée d’ailleurs. Celles autour du thème de la prostitution sont remarquables. Elles s’appuient sur l’image du maquereau et son vendeur.

En effet, Hamlet reproche à Polonius, le père d’Ophélie, de se comporter comme un « maquereau », un « fishmonger [1]». « Monger » : un marchand, un vendeur du poisson que les séducteurs veulent attraper. Il devient maquereau par métonymie. Il serait celui qui vend Ophélie.

Polonius de son côté fait en quelque sorte le même reproche à Ophélie quand il la met en garde contre Hamlet comme séducteur :

« Qui n’ont pas la couleur que montrent leurs vêtements,

De simples entremetteurs de désirs sacrilèges,

Qui, comme de pieuses maquerelles (« bawds ») jouant les saintes,

Enjôlent pour mieux berner [2]».

« Bawds » : Ophélie n’est pas tout à fait une maquerelle, plutôt une prostituée. Elle pourrait devenir la maquerelle de ce qu’un séducteur veut lui prendre.

Et pour Ophélie ?

Elle sait l’amour d’Hamlet dès le début. Son cœur « gonflé d’orgueil, impudent libertin, foule le sentier printanier des plaisirs [3]». Hamlet s’est en effet déclaré dans une lettre dans laquelle il annonce qu’il l’aimera « tant que son corps lui sera sien (celui d’Hamlet ? Celui d’Ophélie ? Tant qu’il(elle) sera vivant(e) ?)».

Cette lettre est sérieuse, elle fait état d’un amour incalculable : « je n’ai point l’art de compter mes soupirs [4]». Hamlet y « doute » de manière ambiguë :

1- il doute de la réalité, le soleil, le feu, les étoiles, la vérité, sauf l’amour. Un amour dont il est certain

2- il doute, donc il met en cause, il soupçonne Ophélie d’infidélité [5]

Mais quand Hamlet a-t-il écrit cette lettre ? Quand Polonius en a-t-il eu connaissance ?

Dans certaines mises en scènes, la scène où Ophélie restitue ses lettres Hamlet précède celle dans laquelle Polonius demande à Ophélie de l’éviter. Quand Hamlet vient de reconnaître l’apparition de son père, il se présente à Ophélie comme « sorti de l’enfer », « inclinant [6]» la lumière de ses yeux sur elle comme une lumière spectrale effrayante. Hamlet est alors lui-même un fantôme. Il incarne le spectre lui-même.

Prévenant aussitôt son père, Ophélie lui annonce lui avoir déjà rendu sa lettre. On apprend le contenu de cette lettre par Polonius qui en rend compte (après l’aveu d’Ophélie à Polonius) au Roi et à la Reine. La scène où Ophélie rend la lettre d’Hamlet est postérieure dans le déroulement de la pièce. Il se peut qu’Hamlet ait écrit plusieurs lettres dont nous n’avons pas connaissance.

Dans cette pièce, nous apprenons toujours les évènements après-coup. Leur enchainement réel est plutôt dissimulé. Il parait l’inverse du déroulement chronologique de la pièce.

Si nous récapitulons une manière de chronologie, cela donne :

1- Hamlet aime Ophélie et elle le sait

2- Hamlet voit un spectre et devient spectre à son tour

3- Comme spectre il se présente à Ophélie effrayée par la lumière de ses yeux

4- elle rend ses lettres à Hamlet, elle chute de son amour

5- Ophélie prévient son père et lui annonce avoir déjà rendu les lettres

Mais dans l’absolu, Ophélie peut très bien avoir rendu ses lettres avant la mort du père d’Hamlet. Ou encore, après avoir vu son frère et avant l’apparition spectrale de Hamlet. Le moment où Ophélie reçoit ces lettres est très important car il permet d’interpréter les actes d’Ophélie.

Est-ce pour cela que le temps n’a pas de « joint [7]» ? Il n’y pas un point solide qui tiennent dans le temps et qui serve de repère pour situer tous les autres repères temporels pour bâtir une chronologie. Ce que Lacan appelle un point de capiton, le point qui tient tous les autres. Dans la culture, le point de capiton essentiel est souvent celui de la mort d’un prophète (Jésus Christ, Mohamed..).

Si la lettre est postérieure à la mise en garde de Polonius, elle lui obéit quand au refus d’Hamlet et se soumet à une autorité. Ce faisant, elle est prostituée par son père et elle trahit Hamlet. En même temps, elle a menti à son père en prétendant avoir déjà rendu les lettres.

Sinon, elle ne ment pas à son père, mais elle a déjà refusé Hamlet pour d’autres raisons que celle avancées par son père et son frère. Dans ce cas, Ophélie n’est pas la fille sage qu’elle prétend être aux yeux de son père. Elle est déjà prise par l’amour d’Hamlet. Elle n’obéit pas à l’ordre d’éviter Hamlet que Polonius ne lui a pas encore donné. Du coup, la scène de l’interdiction par le père n’a plus aucune substance ni valeur. C’est une parodie bouffonne. Ophélie n’est pas celle qui se trouve entre le dilemme d’écouter son père ou de suivre de son amour. La fidélité dont Hamlet doute est d’une autre nature que celle à son père. Elle est de toute façon celle qui se demande quoi répondre à l’amour, avec ou sans l’avis de son père. En fin de compte, on ne sait pas quoi Ophélie est-elle fidèle.

Donc la question du doute ne porte pas sur la fidélité d’Ophélie à Hamlet contre celle à Polonius. Les traducteurs de la pièce s’égarent quand ils en font une interprétation œdipienne classique (notes 8 p. 1462 et 4 p. 1464).

En réalité, la mise en garde de Polonius s’adresse à la mère d’Hamlet au-delà d’Ophélie. Car c’est exactement ce qu’Hamlet reproche à sa mère. De laisser sa raison se faire « la maquerelle du désir (« reason panders will»)[8]» quand elle se met dans le lit du frère de son mari décédé.

De toute évidence, c’est le désir qui est en jeu. Sa puissance sur la raison qui ne peut que se mettre à son service, s’y plier, jusqu’à tromper même le sujet qui se croit sincère. C’est le désir lacanien, trompeur par essence, car désir de l’Autre. Littéralement, un désir qui n’est pas du sujet et avec lequel ce dernier se trouve en porte-à-faux. Le désir trompe les autres car il a déjà trompé la raison du désirant.

Le doute d’Hamlet porte sur le désir d’Ophélie. Ce que Polonius ne voit pas. Ce n’est pas l’amour des courtisans qui est faux comme le prétend Polonius. Le désir est la vraie question. Et d’abord celui de Gertrude comme Hamlet l’interroge dans la scène où il tue Polonius.

Le problème d’Ophélie change de nature. Elle n’est pas prostituée par Polonius, ce qu’Hamlet sait pertinemment. Ses doutes ne s’adressent pas à Polonius, mais au-delà d’Ophélie, à sa mère. Ophélie ne vaut que par la figure de la mère de Hamlet qui se profile derrière elle. Dans le fond, Hamlet sait et a toujours su que Ophélie peut l’aimer et il n’en doute pas. Comme il fait le fou, si elle l’aime, Ophélie comprendra qu’il ment quand il doute d’elle.

Alors pourquoi Ophélie lui rend-elle sa lettre au lieu de la garder en secret sans le dire à son père ? D’où vient la nécessité de se suicider ? De comprendre que Hamlet ne peut réellement pas l’aimer tant qu’il aimera sa mère au point de vouloir sa mort ? Que Hamlet ne peut pas l’aimer au prix de sacrifier son amour pour sa mère, ce qu’il ne fait pas ? De l’infidélité d’Hamlet ? Ce qui semble déterminant est la rencontre d’un pur réel spectral. Ne serait-ce pas la mauvaise rencontre du spectre dans le réel qui la pousse à l’acte de rendre les lettres et tuer son amour du même coup ?

Article tiré du blog "psychanalyse du suicide quotidien . Merci à ce blogueur de me prêter son excellente plume.

 

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03/07/2011

DSK – Nafissatou: la décadence entre les mains de Dieu...

 

Sauter une seule étape de cette histoire folle et rocambolesque...et on y comprend plus rien du tout. C'est du tout grand théâtre vaudevillesque. Aucun personnage ne restera crédible dans cette histoire. Ni le supposé agresseur,  ni la supposée victime, ni le procureur, ni les avocats des deux camps, ni les journalistes, ni les commentateurs, ni le public, ni la justice, ni même votre blogueur ci-devant qui, devant les nouvelles révélations de la presse, est bien obligé de faire son mea culpa en ayant d'emblée pris la défense d'une oie blanche qui se révèle être nettement plus complexe que cela dans ses attitudes et ses paroles soi-disant vraies mais suffisamment douteuses pour laisser une mauvaise impression globale sur son rôle, sa réelle condition sociale, et ses intentions envers DSK ..

Et le plus stupéfiant, c'est que la France elle-même, l'Etat français et sa future présidentielle sont touchés au coeur et vont perdre de plus en plus de leur crédibilité par tous les articles, débats, et autres décisions prises au sein du Parti Socialiste pour savoir si oui ou non DSK est un candidat digne de représenter le parti en 2012 contre le Président sortant. Nous sommes au Ground Zéro d'un édifice national laminé par deux personnages qui nous laissent en pleine stupeur et en plein effroi. Et Marine le Pen risque bien de sortir grande victorieuse en 2012 grâce à... Nafissatou Diallo et DSK.

C'est la Bérézina de l'Etat français. D'abord son foot avec avec Zahia Dehar en tête d'affiche; ensuite Naffisatou Diallo pour la politique et l'économie. Les filles de la zone font décidément très forts. Et dire qu'elles appartiennent toutes deux, en plus, au monde de l'immigration. Bonjours les dégâts et la xénophobie.

 

L'addition sera salée. Et ce n'est pas Dominique Strauss-Kahn, ex-direxteur du FMI qui payera la note pour la France.

 

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30/06/2011

Loin, si loin, à un vol de mon coeur

Délivrance, délifrance, délitranse, délidanse, délicadence, déliurgence, délichance, délialliance, délidifférence, délipréférence, délidissidence, délice de mes jours et de mes nuits, tu arrives comme le passage de la nuit à la lumière. Quelle force de l'amour t'a pousssée vers un homme si marginal, si animal, si végétal, si digital, si... mais toi tu le sais si bien.

 

Laïcité, inch'Allah

Liberté, inch'Allah

Respect, inch'Allah

Dignité, inch'Allah

Démocratie, inch'Allah


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