18/05/2011

DSK et BHL, un couple de tristes machos complices

 

Il fallait bien que cela arrive. BHL, Bernard-Henry Lévy, approuve la nouvelle ligne de défense de DSK. Après avoir joué la ligne VAGIN NO et nié tout acte sexuel commis contre l'intégrité corporelle d'Ophélia (restons à son 1er premier prénom connu afin de donner une dimension littéraire à cette histoire), les défenseurs de Strauss-Kahn, ses avocats en première ligne de feu, sont ressortis des tranchées et contre-attaquent le pouvoir judiciaire américain en déclarant que la relation sexuelle était consentie par les deux parties (un peu comme si la France, renversant la responsabilité de l'assaillant sur le lit sanglant des tranchées, avait accepté l'agression allemande de son territoire en 1914 en partageant la responsabilité de l'attaque et en révisant, de fait, la réalité de l'Histoire). C'est pratique les avocats qui aident à mentir bien...

Mais le pire est à venir. Et BHL, grandeur philosophique devant l'Eternel a commis cette phrase impérissable devant l'Histoire de l'Humanité:

« Après tout, la femme de chambre est entrée seule dans la chambre. Elle endosse donc une part de responsabilité ».

Profondeur philosophique et métaphore de la domination masculine « la femme de chambre est entrée seule dans la chambre. Après tout, elle porte une part de responsabilité dans cette agression ». Chaque femme qui entrera désormais seule dans la maison ou dans la chambre d'un mec sera désormais considérée comme proie fatale du mâle! La France en ressort grandie du haut de sa Tour Eiffel. Et moi qui croyait que le « symbole phallique » des minarets faisaient peur aux Français comme aux Suisses et que l'on craignait tous que les musulmans nous conduisent à la soumission des femmes occidentales! Bien vu, le chantre des Droits de l'Homme qui s'est rendu à Benghazi pour sauver la liberté libyenne née de la Révolution de Jasmin tunisienne!

Mesdames, n'ouvrez plus jamais votre porte au facteur, au plombier, à l'agent d'assurance, aux témoins de Jéhova...sinon vous porterez le poids de la responsabilité et de la culpabilité partagée en cas d'agression et de viol commis par l'un ou l'autre de ses corps de métier très exposés à pénétrer dans les maisons où vivent des femmes esseulées!

Typiquement française, cette réaction de BHL. Et dans de sales draps glauques la France politique et morale de Sarkozy. Vivement la naissance du bébé de Carla et Nicolas pour mettre un peu de lumière et de baume sur la beauté virginale de la relation amoureuse. Ils ont vraiment choisi le bon moment, ces deux tourtereaux, pour sauver la France du naufrage. Si j'étais Carla, je dirais que le petit môme devra porter le prénom de Tristan ou la petite gaille celui de Yseult. Histoire de dire la tristesse de notre époque et de l'aventure DSK...avec l'espoir d'un renouveau romantique naissant sur les cendres de ce conte réel horrifique...

 

Mon visage dans tes prunelles,
Et le tien dans les miennes , Eternelles;
Deux coeurs purs et sincères,
Dans ces visages paisibles se mirent.
Ou trouver deux hémisphères plus enclins au bonheur,
Que jamais ne sépare la pale ligne de l'équateur?
Seul ce qui souffre d'un déséquilibre est voué à périr.
Si jamais nos deux amours pareils en tout point ,
S'égalent en importance et ne font qu'un;
Aucun d'eux ne serait se ternir,
Ni ne saurait mourir...

 

Un des plus grands exploits de Tristan, c'est d'avoir tué en combat singulier le Morholt, un monstre irlandais redoutable qui dévorait les petites filles. Il trancha la langue empoisonnée du monstre mais se fit assommer d'un coup de queue du monstre pas encore tout à fait mort. Il fut découvert par des paysans qui l'amenèrent au château d'Yseult, la belle Blonde qui en tomba amoureuse. Cela ne fit pas l'affaire du Sénéchal du palais qui réclamait la main d'Yseult depuis longtemps.

Voici quelques mots qui rétabliront à eux seuls une part de la vérité de ce qui s'est réellement passé comme drame, mots simples, sobres, sans commentaire, prononcés par la direction du Sofitel au personnel de l'Hôtel grande classe:

« Ne lui demander ni de parler ni de raconter. Prenez-la simplement dans les bras » en parlant d'Ophélia, jeune maman de 32 ans, agressée sexuellement par un des hommes démocrates et dinosaures les plus puissants au monde.

 

10:25 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (8)

17/05/2011

Ophélia ou Nafissatou?

 

La presse nous offre deux prénoms pour la femme de 32 ans, mère de famille célibataire, qui aurait (c'est presque une certitude) été agressée par DSK. Le premier rappelle Arthur Rimbaud et Hamlet. Le second la reine égyptienne Néfertiti ou une belle dormante novice à tout...

Une jeune maman sans histoire, timide, secrète, distante des hommes. Une musulmane portant le foulard, honte supplémentaire pour Strauss-Kahn osant s'attaquer à une femme vertueuse plutôt que dévergondée dans sa tenue vestimentaire. Comment un homme à la tête d'une organisation internationale très importante a-t-il pu oser s'attaquer violemment à une jeune femme très pudique dans son comportement? C'est bien là le mystère DSK. Comme si cet homme, qui s'est déjà frotté par le passé à des femmes  libérales non consentantes à ses avances, avait besoin de relever un défi encore plus énorme: celui d'imposer, par la violence et la séquestration, à une femme croyante et religieusement vêtue, une fellation, puis une tentative de viol. Un défi qui fait penser à un acte de torture et de barbarie commis par des gardiens de prison dans le lieu de Guantanamo envers des candidats terroristes présumés arrêtés et pris au piège de la guerre déclarée par l'Amérique en Afghanistan. DSK a-t-il une dent contre la religion musulmane? Devra-t-on enquêter pour savoir si le patron du FMI a cherché à se venger d'une quelconque humiliation subie préalablement par des autorités islamiques au pouvoir dans un ou l'autre des pays du Moyen-Orient, autorités qui auraient été peu enclines à répondre favorablement dans un dossier chaud à DSK, le directeur du FMI?

 

Nous ne le pensons pas. Monsieur Strauss-Kahn a entretenu de très bons rapports avec les pays du monde islamique ces derniers mois; il s'est engagé personnellement pour le soutien aux révoltes arabes, et a même proposé que le prochain directeur général du FMI provienne d'un pays émergeant!...Alors... Quelque part dans la psyché de l'homme Strauss-Kahn, rôdait peut-être le fantasme ultime, le passage de l'interdit sexuel envers une femme particulièrement vertueuse et religieuse, contrainte à un acte de libertinage pour tester à la fois sa puissance virile à lui et le degré de résistance de sa victime. La femme inaccessible était là, comme envoyée par la providence...ou le destin, belle et désirable devant lui qui se trouvait dénudé. C'était le moment où jamais de tenter le coup. Une femme de chambre montrant sa vertu par son comportement et ses habits se montrerait-elle vraiment être la même femme prude et sensible une fois la tentative brutale de séduction franchie? DSK a senti une excitation irrésistible montée en lui, il s'est précipité sur la dame, l'a forcé, l'a contrainte à toutes sortes d'attouchements, et il a cru, au final, qu'elle en serait ravie...où du moins qu'elle se tairait pour ne pas subir publiquement l'humiliation qu'il venait de lui imposer.

Dominique a perdu les pédales et le contrôle de sa libido exubérante...comme en d'autres occasions déjà. On le protégeait dans les hautes sphères européennes. On le maintenait dans une sorte d'illusion de l'impunité due à son rang d'homme politique présidentiable et directeur du FMI... Mais l'Amérique ne protège pas davantage ses patrons que ses administrés. Bill Clinton en sait quelque chose. Strauss-Kahn a choisi le plus mauvais endroit pour sa tentative folle. En France, la justice se serait sans doute montrée plus molle et conciliante avec l'agresseur. En Amérique, c'est la victime qui a la priorité. Deux cultures différentes...Heureusement, Ophélie a le plus grand des poètes français avec elle.

 

I


Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...
– On entend dans les bois lointains des hallalis.


Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir;
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.


Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.


Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :
– Un chant mystérieux tombe des astres d'or.


II


Ô pâle Ophélia ! belle comme la neige !
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté!
– C'est que les vents tombant des grands monts de Norvège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté;


C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure,
A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits;
Que ton cœur écoutait le chant de la Nature
Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuits;


C'est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux ;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux !


Ciel! Amour! Liberté! Quel rêve, ô pauvre folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole
– Et l'infini terrible effara ton oeil bleu !


III


Et le poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis,
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

Arthur Rimbaud

 

16:57 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (4)

16/05/2011

Kadhafi pue la charogne, Benghazi a gagné

Tout arrive en ce monde. Même la liberté de vivre ou de mourir.

 

Peuples enchaînés

pris entre racines du mal

et fleurs de jasmin.

Peuples hurlant aux loups

quand les chiens aboient.

 

La caravane trépasse.

La bouche maudite crache sa bave.

Paix pour les braves.

 

Benghazi devait mourir.

Ils sont restés debout.

La charogne a changé de camp.

Les rats ont changé de bord.


Le superbe roi va mourir

et le peuple va renaître imberbe.

C'est la loi du Verbe

et celle des poètes.

21:28 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1)

Strauss-Kahn et Tristane Banon, nouveau romantisme...

 

 

Dark Vador casqué standard pour la pénétration de force dans l'univers des filles... Un prédateur au pouvoir. Un homme défendu par beaucoup... jusqu'au coup de trop. Complicité ou complaisance du pouvoir? La France aime le machisme de ses hommes d'Etat. La France défend ce style de rentre dedans avec une certaine dose d'autoritarisme princier. Les filles se laissent faire... Jusqu'à ce qu'une petite Française dise non avant la petite femme de chambre américaine. En réalité, deux grandes dames qui défendent leur dignité féminine. Malgré l'avertissement, la France officielle a continué de fermer les yeux sur le robinet un peu trop intempestif du roi du FMI.

La bande des petits copains est confondue. L'Amérique puritaine ne badine pas avec la bagatelle. Dominique a fini par pousser le vice si loin que c'est la France des énarques qui débande devant Mariane et se trouve le cul par terre.

On pourrait parler d'autre chose que de la pathologie sexuelle des humains. Mais c'est à la mode de se faire pincer pour des histoires de pince-fesses. L'enfer sexuel n'a pas de goût pour les histoires d'amour. Il passe son temps à chercher la soumission et la contrainte. La force du pouvoir, c'est justement son expression favorite et sa manière de faire. Et si on demandait, nous le peuple, un autre pouvoir, une autre façon de faire et défaire le monde, une autre imagination romantique à la tête des Etats?

C'est trop demander. La fascination des femmes pour les hommes entreprenants et la peur qui les tétanise au moment de l'acte, font que plein d'histoires strauss-kahniennes hantent l'obscurité de nos villes et campagnes. Des filles qui se murent dans le silence des agressions, qui acceptent le jeu pervers puis regrettent de s'être laissées prendre de force. Deux femmes ont décidé de ne plus laisser passer le tigre comme chat sur braises. Une Américaine et une Française disent « non » au mâle dominant. Après le FMI, la famine sexuelle pour Dominique Strauss-Kahn.

Une autre époque où les filles couchaient avec plaisir et sans contraintes physiques...et financières.

Mais le FMI ne renflouait pas encore les caisses des Etats et des populations qui coulent partout

contraignant les humains à s'abaisser et à s'humilier pour survivre ou crever.

La femme de ménage ne sera pas ménagée par les avocats de Strauss-kahn.

A combien, pour un socialiste, se mérite le salaire d'une femme de chambre

occupée sous la contrainte à poutzer à rebrousse-poil la pilosité du tigre sauveur?

17:02 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (4)

12/05/2011

Bertrand Cantat: crime et châtiments d'un artiste

 

Les artistes ont une conscience. Sinon pourrait-on affirmer qu'ils sont artistes? Un musicien-chanteur qui a commis un meurtre reste-t-il un artiste qui a droit à l'accueil du public et à son pardon où doit-il se taire à vie, culpabiliser et ressasser jusqu'à sa propre mort une faute terrible sans avoir plus aucun moyen d'expression visible? Sorte de peine capitale pour l'artiste.

Se rendre invisible suite à un agression tragique est-il le meilleurs moyen de rester vivant? S'absenter à la scène, s'absenter au monde est-il d'un meilleur goût que celui de s'y montrer, de continuer à vivre dans l'émotion de la rencontre avec son public? Combien de criminels politiques vont à la rencontre de leur public en ce monde dévasté? Combien de dirigeants et d'affidés du pouvoir se gargarisent en ce moment et se montrent dans des shows télévisuels à « leurs » peuples afin de lui signifier qu'ils ne quitteront jamais le pouvoir, qu'ils continueront à commercer, à rire, à voyager, à trafiquer avec toutes sortes de people dans le monde? Tant de gens qui ont fait fortune en écrasant le peuple. Et ce printemps arabe qui peine tellement à produire ses fruits après les fleurs hivernales. Et aussi toute cette gloire dans les stades de football avec des présidents de clubs richissimes et adulés qui ont commis et commettent encore des crimes de type mafieux.

Etrangement, aucun avocat au monde ne trouve leurs fautes de mauvais goût. S'ils s'exhibent, eux et leurs petites poupées accrochées au bras, devant les écrans de télévision du monde, dans les bars à scotch, sur les plages de Saint-Tropez, ce n'est pas pour faire leur cinéma, ni pour chanter du rock. C'est juste pour vivre et bien vivre, profiter de tous les aspects de la vie, des honneurs, du respect des gens... Et cela, malgré tous leurs petits et grands crimes.

Mais un artiste ça a une conscience. Et quand une conscience commet un acte barbare, alors évidemment on doit lui signifier qu'il ne doit pas remonter sur scène après avoir subi sa peine judiciaire car lui, l'artiste, il est un être étrangement à part de la société, une sorte de citoyen que l'on tolère tout juste quand il se tient à carreaux, et que l'on jette à la rue s'il a connu les barreaux. Le meurtre d'une séductrice, certes, est un acte totalement odieux. Mais qui a dit que si l'artiste commet un acte odieux, il doit, à vie, se retirer du monde? Pourquoi Polanski a eu droit à sa carrière malgré le viol d'une gamine et Cantat devrait disparaître à jamais pour le meurtre de Marie Trintignant?

Parce que, mes chers, Polanski n'a pas violé la fille d'un couple d'artistes reconnus alors que Cantat a tué la fille d'un couple célèbre du showbizz et que, comme dans tous les clans, on ne touche pas à ceux du clan. Si Marie n'avait pas eu de nom, Bertrand aurait-il eu tant de peine à continuer sa carrière? Permettez-moi d'en douter. Une petite starlette allumeuse se voyant gifler à mort par le même homme aurait été elle-même mortellement condamnée pour sa vie délurée, ses tromperies, et sa façon de jouer dangereusement avec les hommes. Bertrand s'en serait bien tiré et le monde aurait plus facilement pardonné. Mais Marie, il ne faut jamais cracher sur la tombe de Marie. Marie était une grande artiste comme Bertrand. Alors, quelle faute impardonnable et de mauvais goût que d'avoir porté la main au visage de la belle Marie. On ne touche pas à la famille ni aux personnes sacrées...

Imaginons un seul instant ces fous de djihadistes jetés une bombe sur le tapis rouge à Cannes. Personne n'ose imaginer l'ampleur du drame. Alors Bertrand, il a agi avec Marie un peu à la manière d'un terroriste et pour ça, comme pour Ben Laden, il devrait à jamais se retirer du monde.

Pourquoi faut-il toujours que nous autres humains ne soyons pas tous de même valeur devant la justice des hommes?

 

16:53 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)