12/04/2011

Bambi

 

Fleur de jasmin

semée au sein des grands labours,

libre comme la brise du matin

qui jamais ne se pâmera d'amour

à la rosée des yeux irisés

de son Bien-aimé en sueur.

Elle se réveillera tard, trop tard sans doute,

chevauchant l'amour par sursaut de douleur,

rouge carmin, pleine et surprise,

ensemencée dans un rêve acrylique,

sur sa première bataille abandonnée.

 

A l'aurore, elle s'en ira légère comme la plume

accompagnée des traînées de brume

jaunie à l'écume des clapotis et des vagues,

baignée par cette longue nuit d'amour

battante et haletante sur l'enclume,

vaporeuse et vestale marine transportée sur l'algue

embrassant à gué ses lagunes érotiques assouvies

berçées par l'alizé de son précieux compagnon d'armes.

 

Le promeneur de botanique

voguera d'illusion en illusion

sur ses velours fringants et solitaires fendus de satin;

tel le prestidigitateur fou, sortant

de la manche d'Alice au pays des merveilles

un lapin blanc immaculé d'infortune

ayant rencontré la danseuse lune rousse,

elle montera encore, seule et déterminée,

piégée et tombée entre des bras de forfanterie,

à bord du navire pirate des frères Barberousse,

écumeurs du Maghreb et des Soies de filles,

prêteurs à gage se damnant corps et biens

pour l'opium des rhums baudelairien.

 

Corsaire de tes nuits de fiançailles,

destrier de ta nuit de noce,

le pacha a conquis tes terres sacrées en épousant,

sur la longue durée fertile des saisons,

ton joli coeur et tes perles ourlées de nacre d'or;

vieille canaille apauvrie, pêcheur de sirènes,

et autres colombes lumineuses sous-marines,

tombé trois fois au champ des amours funèbres,

son réveil est glorieux sous la douce mitraille

de tes yeux enrobés d'encens séducteurs,

ionisés et caramélisé par les embruns de la mer.

 

Il a su monter et manger à ton bord,

le coquin poète de tes rêveries solitaires,

gourmet de tes divines sucreries raffinées.


Sans s'inviter à ta suite pour tes fêtes débridées,

il a retiré l'ancre comme l'océan avant son grand retour.


Son corps délaissé n'était déjà plus à ta corrida.

Car il est toujours minuit à quelque part dans ta vie.

Et après son dernier tango dans la nuit,

l'Argentillaise s'est envolée pour Djerba.

 

Punie par tes petits crimes d'adolescence,

ton insolence libre et gambadante

ira encore dans le pré sans la présence

de ton garde du corps et de l'esprit,

comme une biche difficile ne sacrifiant point l'innocence

à ses tristes et baveux barbares chasseurs de trophée.

 

Bambi fera toujours mourir de rire

et pleurer d'exister loin d'elle.

Des larmes, des larmes, rien que des larmes,

et du plaisir férocement immodéré.

Sortis hors de sa cuisse opulente,

tous les lapins ne valent que gibier de potence.

 

Elle sait trop bien tout ça,

gazelle et biche pour la postérité,

n'honorant point un bandit sans royauté à lui offrir.

Elle a la prestance et le corps,

la dignité d'une grande confiance en sa beauté.

 

Envie de lui déclarer des aveux sans gêne,

sans mentir ni rougir à l'amour,

pour la ramener encore mille et une nuits

au goût des palais de cannelle

au port et Palace Plaisir de Djidjelli,

la caverne d'Ali pacha le rebelle,

single room 2177.

 

L'attendras-tu toute la vie?

Où devra-t-il venir t'arracher

aux mains des crapules et des forbans

tel le capitaine de Carthage

mourant pour ses yeux capricieux

dévorant ce corps trop parfait,

au clair de ton visage oblong,

affolant sur ta Croisette

toute la planète des mâles fugueurs?

 

Promis, juré, craché,

notre conquête spatiale de l'amour a commencé hier,

et c'est à jamais un nouveau commencement

départ la Terre, destination le Ciel,

sans souillure et sans tâche nuptiale.

 

Point de mutinerie en notre coeur.

Ce soir et toutes les nuits loin de toi,

Lucullus dînera chez Lucullus,

avec la vision de Vénus

arrivant aux portes d'Alexandrie

et lui arrachant l'armure des rancoeurs,

le soumettant d'ardeur, à vif comme à nu,

à la symphonie royale de son piano à queue,

impatiente et dirigée à la baguette

par son chef d'orchestre autoritaire dans l'arène.

 

Ainsi voguent et voguerons nos passions.

 

Combattant absolu de ton coeur apothéose,

Premier conquérant d'une vie perdue à ta cause.

Combattante absolue de la liberté fait femme,

Première confidente d'un nouveau siècle libéré de la dictature.

Ali

 

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11/04/2011

Kadhafi accepte une transition démocratique

 

Après quelques semaines d'une guerre dramatique pour le peuple libyen, Mouammar Kadhafi semble prendre toute la mesure de sa folie initiale.

Ce dimanche, devant une délégation de l'Union Africaine, le clan Kadhafi casse son image pour redonner un peu d'espoir à la paix.

La feuille de route proposée par  l'UA prévoit la "cessation immédiate des hostilités", la facilitation de l'acheminement de l'aide humanitaire aux populations et le lancement d'un dialogue "entre les parties libyennes" en vue d'une période de transition. Le dernier point concerne "la protection des ressortissants étrangers y compris les travailleurs africains en Libye". La période de transition devrait être accompagnée par des "réformes politiques nécessaires pour l'élimination des causes de la crise  actuelle, en prenant en considération les aspirations légitimes du peuple  libyen pour la démocratie, les réformes politiques, la justice, la paix et la  sécurité, de même que le développement économique et social". Le départ de Kadhafi aurait été évoqué.

On peut se poser cette légitime question: "Et si Kadhafi avait laissé son peuple manifester pacifiquement à Tripoli et dans les villes libyennes, si le clan Kadhafi n'avait pas choisi la loi du sang pour réprimer les aspirations à la liberté de tout un peuple, nous en serions restés à une belle et grande révolution, que se serait-il passé alors pour la Libye? Au lieu de cela, la haine et la mort ont emporté un peuple dans la tourmente des divisions et des remords. Il sera difficile de construire une démocratie moderne sur ses épisodes dramatiques.

C'est un avertissement de plus adressé à tous les dictateurs de la planète qui se croient investis d'une mission éternelle en s'installant sur un trône dont la légitimité repose sur l'intimidation, la violence, la corruption, la mise en esclavage de femmes et d'hommes qui ne demandent que juste un peu de place et de reconnaissance au sein de la société civile.

Le temps des dictatures est terminé. Encore faut-il que les dictateurs eux-mêmes s'en convainquent afin que l'on puisse vraiment s'attaquer aux problèmes urgents de la planète Terre. Car ces tyrans qui occupent tout le terrain médiatique et physique sont comme des dinosaures qui empêchent la venue d'une autre Humanité sur la planète.

 

07:32 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2)

10/04/2011

A celle qui est trop gaie

 

Charles Baudelaire (1821-1867)

Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage ;
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair.

Le passant chagrin que tu frôles
Est ébloui par la santé
Qui jaillit comme une clarté
De tes bras et de tes épaules.

Les retentissantes couleurs
Dont tu parsèmes tes toilettes
Jettent dans l'esprit des poètes
L'image d'un ballet de fleurs.

Ces robes folles sont l'emblème
De ton esprit bariolé ;
Folle dont je suis affolé,
Je te hais autant que je t'aime !

Quelquefois dans un beau jardin
Où je traînais mon atonie,
J'ai senti, comme une ironie,
Le soleil déchirer mon sein ;

Et le printemps et la verdure
Ont tant humilié mon coeur,
Que j'ai puni sur une fleur
L'insolence de la Nature.

Ainsi je voudrais, une nuit,
Quand l'heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche, ramper sans bruit,

Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,

Et, vertigineuse douceur !
A travers ces lèvres nouvelles,
Plus éclatantes et plus belles,
T'infuser mon venin, ma soeur !

 

19:16 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1)

A Jazzmine, impératrice de mon coeur

 

Amor Notre amour

 

Ton coeur fondu en mon corps,

ton corps fendu à mon coeur,

comme premier tango de jasmin

au soir d'une révolution sans fin.

 

De nos étreintes charnelles

portées sur le dos des chamelles

surgissent les soleils de nos fusions

gravées au fond des terres de passion.

 

Amor Notre amour.

Amor Notre amour.

Amor Notre amour.

Amor Notre amour.

 

O Islam

pourquoi tant de larmes amers,

sans identité, sans bonheur,

ces armes de guerre à chaque heure

frappant le sol natal de notre Terre,

de ce sang d'enfants et de femmes versé

sur le draps pur de notre amour nuptial?

 

O Islam

pourquoi rêver d'amours indéfectibles

avec elle quand la fête devient impossible,

que cette musique sensuelle qui nous enivre

sera déjà la dernière à nous survivre?

 

Poète et professeur d'arabe

sentez-vous vibrer ce nouvel air du siècle,

témoin du Jour Premier de Notre amour?

Poètes et chanteurs romantiques,

portés Sur le dos du dromadaire lunaire,

véhiculant notre amour millénaire.

 

Départ Marsa, arrivée Goulette,

écritures saintes et sacrées de notre livre,

face à face, Levant Gloire à Dieu,

nos corps Couchants unis

au ciel du Parnasse Gynécée.

 

Demandes et prières arrivant par vagues,

mes rivières de douceur jetées à ta fougue

s'écoulant dans Notre océan d'azur

nous faisant languir d'attente et d'éreinte

à nos étreintes vives, brûlantes, inassouvies.

 

Amor Notre amour.

Amor Notre amour.

Amor Notre amour.

Amor Notre amour.

 

Nos lèvres mordues, mordantes,

sang pour sang gonflées

dans un soupir exaspéré, endiablé.

Et cette heure qui n'aura point de fin

de nos corps à corps

que tu habilles de tes soupirs

et déshabilles de ton plaisir,

refusant de prendre à ce glaive

avant de tout donner à ma sève,

cassés d'amour au petit matin,

dos bleui, coeur chamboulé,

et tranchée labourée.

 

Corps et graphies

de la geste érotique

pour un festin unique

au Mille et une Nuits.

 

O Allah,

pourquoi donner en cadeau son amour

à un trop pauvre troubadour de mystère?

O Allah,

pourquoi lui donner le rêve unique de D'Ali

plutôt qu'un tableau surnaturel de Dali

en gage de notre Amour à cette fête spirituelle,

aux amis pavoisant à notre bonheur rituel?

 

Tes ouvertures de dentelles m'appellent

et perlent de mille gouttes de miel;

Mon sabre tendu à ton feu ardent

pénètre d'ardeur tes chairs de velours

comme l'appel au grand djihad de l'amour ,

comme le samouraï de l'océan renversé

sur le chaudron infernal de la dictature.

 

Pourquoi cette violence atroce

à deux pas de nos noces, bébé?

 

Et cette fille d'émeraude imaginaire

aux cheveux châtains, aux yeux verts,

cette fille à la bouche carmin de sa mère,

longue comme une liane tendue sur la mer,

cette fille sortie de ton imaginaire

ne sera-t-elle jamais qu'une chimère

dans nos têtes, O Jazzmine, chérie?

 

O Jazzmine,

D'Ali ne viendra jamais que l'amour.

Il mourrait pour toi de t'avoir manqué

reliant ton ciel à lui pour l'aimer.

 

O Jazzmine,

voici notre coeur d'Orient et d'Occident

réunis devant tous les Hommes,

devant ce parterre de fleurs

poussant en couleurs et en nage

sous nos soleils rougis de Carthage.

 

Notre mariage ne ressemblera jamais à un mirage.

C'est le plus grand mariage de Notre histoire

réunissant Occident et Orient

dans le même et unique amour.

 

Pleure pas, bébé.

Ne crie pas, bébé.

N'attends plus, bébé.

Dis sensuellement ou impérativement

« O ouiiii, amour, plus fort, plus fort, plus fort encore. »

 

Amor Notre amour.

Amor Notre amour.

Amor Notre amour.

Amor Notre amour.

 

Copyright pour la vie à cette adresse e-mail:

Rêvdejazzmine@révolution.love

 

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IMEN BAMBI dit « Jazzmine »

danseuse chorégraphe au Laïco Djerba, Tunisie


just married with:

ALI PACHA K MAC dit « D'Ali »

artiste du réel sur « blogs 24 HEURES », Genève, Suisse

 

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« mariage electro-house de Jazzmine et D'Ali »

 


 

Imen et Ali, pour la Vie

05.04.2011

Mohammed Saadaoui, professeur d'Arabe, témoin de mariage à Marsa, Tunis.

Hatem Guizani, poète-parolier tunisien, témoin de mariage à Marsa, Tunis,

chanson " tir biya " écrite par Hatem Guizani, mise en musique par Sami Ben Saïd,

interprétée par Wafa Boukil

 

12:54 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

03/04/2011

Quand le monde se passera très bien des lois

 

Trop d'injustice, trop de corruption, trop d'impôts, trop de personnages qui montrent que les comportements mafieux, hors-la-lois, ou dictatoriaux sont les comportements absolument tendances de notre temps.

 

La barbarie comme arme justificatrice à l'occupation du terrain, comme nécessité préalable au pouvoir conquis. En Côte-d'Ivoire, en Libye, des exemples flagrants de l'impuissance du droit international. Et c'est devenu très à la mode chez nos jeunes de défier les juges et les lois. En Italie, Berlusconi, un vieux papounet, y donne même l'exemple et y fait même son show contre les juges de son propre pays. La loi des petits et grands caïds détruisant la loi policée et démocratique devenue elle-même trop injuste pour la classe populaire et très avantageuse pour les grandes fortunes qui s'accumulent.

Nous avions commencé l'année dans l'euphorie de la révolution tunisienne, dans cet espoir un peu fou d'éradiquer en bonne partie la corruption des dictatures et trouver enfin un nouvel espoir dans ces démocraties toutes fraîches nées au nord de l'Afrique. Nous continuons par la contre-offensive du mal, je devrais écrire du mâle, qui jamais ne se résoudra à changer son style de parade et de prestance devant des femelles toujours aussi avides et primitives préférant se donner aux porteurs de récompenses matérielles, porteurs malsains de sida social et dévastateurs de biens communs, plutôt qu'aux gentils mâles porteurs de bonheur et d'équilibre familial comme social. La barbarie est à nos portes et Dieudonné, hélas, à sans doute de bonnes raisons matérielles de soutenir à la fois le ninja de Téhéran, Mouammar Kadhafi et Marine Le Pen. Sur le terrain, la force brutale fascine et devient toujours plus convaincante que la complexité intellectuelle d'un terreau culturel mis à mal par les populismes qui envahissent la sphère publique et médiatique.

Quand le tambour de Mouammar frappe c'est la barbarie et le talion qui sonnent à nos portes.

 

07:54 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (7)