04/02/2011

Le régime iranien a la volonté de compromettre la paix mondiale

 

Le Jour du Départ coïncide avec le réveil des autorités iraniennes et sa propagande fascisante de l'islamisme radical.

Nous étions anti-Bush et combattant féroce contre une Amérique néo-libérale conservatrice. Nous sommes tout aussi clairement et férocement contre le régime des Mollah tel que pratiqué en Iran.

Que toutes les forces démocratiques du monde se mobilisent en ce Jour du Départ pour soutenir une Egypte démocratique, un Maghreb démocratique, un monde arabe démocratique.

Nos vrais amis musulmans sont clairement démocrates, ouverts sur le monde, avec une volonté claire et farouche de laisser aux êtres humains de choisir en libre conscience leur vie et leur spiritualité individuelle et collective. Que ceux qui poussent au conflit, à la guerre des peuples, au pouvoir de l'idéologie sur l'idéal humaniste soient clairement dénoncer tel que je le fais ici. L'Humanité n'est pas la propriété de gens voulant obliger à penser comme eux, à vivre comme eux, à prier comme eux, à s'habiller comme eux.

Musulman libre je suis. Musulman libre je resterai quel qu'en soit le prix à payer pour cette liberté.

Où sont donc passer les femmes et les enfants aujourd'hui, jour de la Libération? Où sont donc les jeunes gens qui aspiraient à la démocratie sur la Place Tahrir?

J'ai un verbe tragique qui coule dans ma bouche en ce moment,  15heures Place Tahrir ce 4 février 2011. Un verbe qui remplace le beau nom « Libération ». Un mot qui fait pleurer tous les démocrates comme les imams pratiquant la conscience de la liberté humaine dans leurs prêches du Vendredi et de notre destin unique devant Dieu. Ce mot me noue la gorge. J'ai peur que la place Tahrir devienne la nuit prochaine la Place Trahir avec son cortège d'horreur sanguinaire. Trahison d'un islam qu'on a toujours voulu tolérant, ici en Occident, avec toutes les communautés d'intérêts et de pensée.

 

Peace and Love. Mon dernier slogan en ce jour d'angoisse où l'Iran des Mollah extrémistes attise le feu sur les flammes de la Révolution égyptienne, Honte au gouvernement iranien qui joue avec les vies de toute la population égyptienne et arabe au nom d'une idéologie et non à la Gloire de Dieu, Allah seul maître de la Justice divine. Chassons aussi les fascistes de "Dieu" du pouvoir usurpateur qu'ils ont volé au peuple. Dieu n'est pas fasciste, Muhammad, qu'Allah le bénisse, n'était pas fasciste. Il était libre et démocrate comme tous les vrais prophètes de Dieu.

 

15:40 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2)

Vendredi du Départ: des gages, des gages, et encore des gages!

 

 

Hosni Moubarak est politiquement mort. Il n'est plus qu'une statue qui l'on pose sur la bibliothèque des souvenirs.

Le pouvoir transitoire est de fait aux mains de l'armée. 100 jours, et le Président Moubarak sera remplacé par un nouveau Président élu démocratiquement.

L'opposition doit continuer à insister sur le déroulement rapide de la Révolution.

En résidence surveillée, le Président Moubarak veut sauver la Révolution au service du peuple. Cela sera son dernier acte royal. Après 30 ans de pouvoir, il donne une autre image du pouvoir royal que Ben Ali: celui d'un Pharaon soleil qui a trouvé sur son chemin tous les jeunes Moïse prêts à croire à un monde nouveau.

Place Tahrir, ce Vendredi, Promesse d'un nouveau départ démocratique.

 

10:03 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (27)

03/02/2011

100 jasmins offerts pour le Vendredi du Départ

 

100 jours pour changer l'Egypte. Impossible de faire plus vite. Impossible de ne pas accepter le changement. Impossible de laisser le chaos s'installer. Impossible pour le monde de vivre dans un trou noir égyptien.

Mais 100 jours où tout deviendrait enfin possible pour le peuple. 100 jours d'espérance où les forces vives du pays se mettraient en marche pour donner le ton et les couleurs de la nouvelle démocratie naissante.

Si j'étais Egyptien, j'aimerais dire non à Moubarak tout de suite en sachant pourtant que la réalité de la situation m'impose d'attendre trois petits mois pour voir naître des élections présidentielles et législatives. Trois mois, c'est plus court que le délai tunisien et plus court que les sept mois qui étaient initialement prévu. Trois mois, ce n'est rien dans l'échelle du temps de l'Histoire. Si j'étais Egyptien, résistant Place Tahrir contre le régime, je comprendrais à quel point l'Egypte c'était Moubarak et Moubarak c'était l'Egypte, surtout en observant mes adversaires et mes équipiers du jour qui ne seraient peut-être que des amis de circonstance mais des ennemis féroces pour la suite des opérations. Que si j'étais ce démocrate lucide qui attend l'avènement de la démocratie depuis si longtemps, je saurais d'instinct que tuer le père tyrannique de la nation laisserait un vide impossible à remplir dans l'immédiateté. Et alors, ce serait sans doute « La Terreur », comme en 1789, avec tous les révolutionnaires et contre-révolutionnaires qui s'espionneraient et s'invectiveraient, se trucidant parmi en condamnant d'anciens frères à la guillotine. Le mensonge et la délation seraient plus roi que le roi. Tout le monde se méfiant de tout le monde. Des charrettes de prisonniers politiques se dirigeant place Tahrir pour les exécutions du jour, un pouvoir terriblement instable remis sans cesse en question.

Non. Vraiment. Demain j'offre 100 jasmins au peuple égyptien pour qu'il enterre la hache de guerre et réalise la paix avec lui-même et avec son Président sur le départ. L'armée est garante d'élections libres et non truquée. Les réponses données hier en fin d'après-midi par son vice-président sont satisfaisantes pour le moment. Il est temps que l'opposition accepte les propositions du gouvernement transitoire actuel.

C'est la seule décision sage et intelligente pour l'Egypte et pour le monde.

22:45 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

Au Caire de la Une mon amie la pierre

...prête-moi ta kalach pour écrire un mort sur la liste de la Révolution de Jasmin.

 

On se bat toujours, en ce 10ème jour de révolte, 2ème jour de violence, dans le centre du Caire. Les pro-Moubarak ont amené les pierres par camions entiers dans le centre du Caire afin de détruire la résistance de l'opposition. Pendant ce temps, la télévision officielle égyptienne accuse l'Occident d'être à l'origine de la révolution contre Moubarak. Les journalistes, arabes comme occidentaux, sont agressés, arrêtés, battus. De l'argent a été distribué par le pouvoir pour corrompre la population afin qu'elle manifeste en faveur de Moubarak.

France Télévision semble particulièrement touchée par la répression exercée contre les médias. L'hostilité contre les Occidentaux augmentent. d'heure en heure. D'une révolte populaire et indigène, certains groupes au pouvoir ou dans le contre-pouvoir tentent de trouver les responsables à l'extérieur afin d'attiser le rejet des foules contre l'Occident. Le manque d'informations plurielles, la coupure de l'internet et des téléphones portables, les journalistes intimidés et pressés de s'en aller et de détruire au préalable leurs documents filmés sur la première journée et nuit des émeutes profitent à une manipulation globale et interne des foules égyptiennes.

L'Occident, trop longtemps le soutien des dictatures arabes, ne sera peut-être pas le nouvel ami des futures autorités égyptiennes car le peuple n'oubliera pas de sitôt cette guerre civile. A force de soutien inamical des occidentaux pour des régimes corrompus, le peuple s'est réveillé dans ses divisions, ses injustices, et ses privilèges acquis en défaveur des couches sociales laissées à elle-même et à leur désoeuvrement quotidien. Les Frères Musulmans vont trouver beaucoup de partisans dans leur lutte pour le pouvoir. Faut-il s'en réjouir en espérant une mutation islamique vers des régimes démocratiques? Faut-il craindre un nouvel épisode d'un islamisme radical gagnant la planète? Aujourd'hui, il est difficile de savoir si les musulmans seront toujours ces personnes pacifistes et tolérantes envers les démocraties occidentales où bien, si manipulées par des chefs religieux radicalement opposés à l'Occident, ils deviendront très hostiles à la démocratie telle que nous la connaissons ici avec ses partis multiples et ses courants divers.

Cinquante ans d'aveuglement, de corruption, et de despotisme dûs en bonne partie à notre politique occidentale hypocrite risquent de coûter fort cher en termes de valeurs humanistes. Le ménage est en train de se faire au niveau de l'ancien gouvernement égyptiens dont les comptes bancaires des ex-ministres sont bloqués et interdits de voyager. Mais est-ce une manoeuvre de plus pour amadouer l'opposition? Peut-on croire les écuries d'Augias nettoyées par Moubarak lui-même, ou par son armée? On ne sait pas. Le pharaon veut peut-être sauver et laver son honneur. Le peuple devra probablement accepter le pardon de leur Roi au pouvoir si ces dispositions nouvelles se confirment afin de conserver un gouvernement et une unité devant le chaos qui monte en Egypte. Ou alors ce sera sans doute un régime de type islamique qui se prépare.

 

Hosni Moubarak est certainement un dictateur, un homme très puissant et dirigiste. Mais aurait-il compris que ses trente années de règne, pour qu'il reste dans l'Histoire comme le successeur digne et acceptable D'Enouar el Sadate, doivent s'achever dans un grand nettoyage final faisant venir les femmes de ménage afin de poutzer la corruption exercée sans limites au Royaume des Pyramides? Pharaon est-il d'ailleurs déjà en résidence surveillée par l'armée? Cela pour sauver in extremis une certaine liberté démocratique qui se dessinait voici encore 2 jours Place de la Libération? Devant le chaos auquel nous assistons, nous pensons aujourd'hui que les « excités » d'Allah ont peut-être bien réussi à prendre le dessus sur les « modérés » parmi les Frères Musulmans et qu'ils feront tomber un joug de Droit Royal pour un joug de Droit Divin. Et cela, alors même que la révolution devrait déboucher sur la démocratie.

L'Occident a trop mal agi durant ces trente ans en défaveur des intérêts musulmans en soutenant, contre vents et marées, la mafia financière au coeur de l'Egypte. Je demande, en tant que frère musulman et simple citoyen, à tous mes frères musulmans et soeurs musulmanes de là-bas de se comporter en frères et soeurs de tous les êtres humains, et pas seulement envers celles et ceux de l'islam. Je leur demande d'établir et de soutenir, une fois au pouvoir, une démocratie plurielle, la liberté d'expression, de commerce, et de croyance. Allahu Akbar.

Demain, 11ème jour de la révolution populaire. Le jour du départ sera-t-il le jour du vrai départ d'une Révolution démocratique et populaire en Egypte? Inch'Allah

 

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Egypte: une leader de l'opposition. Et vite!

 

Il manque encore une chose à la Révolution de Jasmin: une leader qui s'affirme face aux homme de tous bords. Les femmes sont présentent à chaque tournant des révoltes qui agitent les peuples arabes. Mais au-delà du soutien des femmes pour la liberté des peuples, qui parmi elles arrivera à prendre la parole respectée au nom des femmes comme des hommes?

Faudra-t-il que la guerre civile qui a commencé Place Tahrir s'éternise? Faudra-t-il plus de morts, de divisions, de haine, avant qu'une femme sache dire STOP AUX HORREURS, OUI A L'HONNEUR, AU PARTAGE DEMOCRATIQUE, AUX LIBERTES POPULAIRES.

Les femmes, dans les pays arabes, ont de la voix, des droits, de la poigne sur leur mari (il y a qu'à voir comme Leila Trabelsi a dominé le dictateur Ben Ali). Mais elles sont presque absentes de la vie publique, dans l'ombre, toujours à laisser leur homme se battre, créer le conflit, diviser le peuple, créer les clans. Quand est-ce que les femmes arabes vont enfin se dire qu'elles peuvent aussi diriger en parité et égalité avec les hommes?Et dire qu'elles sont pour la démocratie...

 

 

image du jour empruntée au journal "Le Temps"


 

 

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