02/02/2011

Place Tahrir, des coeurs qui chavirent

 

Qui serait prêt à mourir

pour un espace vierge de liberté?

Ni souillé par la parole idéologique,

ni pollué par la pensée dominante,

ni trahi par la tyrannie?

Qui ne parlerait ni de politique,

ni d'économie, ni de religion,

ni même d'opinion personnelle,

mais simplement d'humanité,

sans juger, sans condamner, sans dominer,

un monde de grande ouverture,

de femmes et d'hommes rendus à leur liberté de vivre?

 

Carrefour de la révolution

Place de la Libération

cailloutée, maculée de sang,

sauvegerie organisée mise en scène,

l'humanité n'a plus sa place.

 

Volée par les arrière-pensées,

vidée de sa substance créatrice,

violée par les désirs de pouvoir,

abusée par les dérives sectaires,

abandonnée par l'idéal d'humanité,

les oeuvres idéologiques travaillent

durement au coeur des foules.

 

Dois-je vous dire que je ne l'accepte pas?

Dois-je vous écrire que le mot liberté

n'est à vendre ni à la politique, ni à l'économie,

ni à la religion, ni à des manipulateurs

d'où qu'ils viennent?


 

Dois-je vous écrire que Dieu choisit tout seul ses élus

sans passer par les discours oiseux des hommes?

 

Ce soir il se fait tard.

Trop tard, peut-être.

Les pierres tombent des toits

sur des personnes qui donnent leur sang

à une cause perdue ou à une autre qui sera gagnée.

 

Car ensemble ils se battent tous pour la libération.

Mais si c'est pour se faire la guerre demain,

alors inutile de se libérer d'un seul tyran

alors que les chaînes sont de tous les jougs.

 

Ce soir, Place Tahrir, j'ai pas envie de rire

ni de pleurer ni même souffrir ou partir en martyre.

Peut-être juste envie de mourir

pour savoir qui Dieu va protéger de sa douceur et de son sourire.

 

23:07 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

A dos de chameaux, les pro-Moubarak agressent le peuple

 

La guerre civile est déclarée en Egypte! Les partisans de Pharaon, préparés depuis plusieurs jours au combat de rue, ont atteint la capitale et la place Tahrir. Pour intimider la foule et chasser les manifestants du centre de la capitale, les partisans (la police de Moubarak et quelques phalanges le soutenant) attaquent à dos de chameaux et à dos de chevaux la population.

Dans chaque camp, on cherche à gagner et à remporter le lieu stratégique le plus essentiel de la Révolution: la place Tahrir. Il semblerait que des cocktail molotov sont en préparation au sein des phalanges de Moubarak afin d'effrayer et de faire perdre le centre de la capitale aux supporters de la Révolution.

Nous vivons en cet instant un drame qui pourrait devenir absolu. Moubarak devra un jour paraître devant la justice internationale à moins qu'il ne soit éliminé par mort violente. Si l'Amérique laisse faire le pouvoir égyptien, si la rue perd son combat, il ne fait nulle doute que les phalanges terroristes d'al-qaïda trouveront de nombreux nouveaux adhérants. Le monde ne doit en aucun cas laisser faire ça.

Hier, nous étions à deux doigts d'un bonheur populaire. Par son discours royaliste, le Président égyptien a allumé les feux de la guerre civile. Moubarak doit partir. C'est la seule façon de ramener le calme dans ce pays hautement stratégique pour l'avenir du monde. C'est aussi la seule manière digne pour l'Occident de dire au monde arabe (tout le monde arabe, et pas seulement musulman) que notre soutien de citoyennes et citoyens occidentaux est inconditionnel aux valeurs de la démocratie des force de résistance d'Egypte et d'autres pays cherchant à se libérer du joug des dictatures.

Qu'Allah vienne en aide aux populations qui cherchent la paix, la prospérité, et la démocratie.

 

 

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NOUS SOMMES TOUS EGYPTIENS ET AVEC VOUS, PEUPLE D'EGYPTE
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16:04 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1)

Moubarak a coupé l'Intelligence Service du peuple...

 

Le President Obama a compris la volonté populaire qui agit en Egypte. Le démocrate d'Amérique, soutien inconditionnel de l'Egyptien Hosni Moubarak, renonce depuis ce matin à l'accompagner dans son entêtement de rester au pouvoir coûte que coûte devant la réalité nouvelle du peuple au pays des pharaons. Merci Mister President.

Pendant ce temps, l'internet ne fonctionne toujours pas au pays d'Hosni Moubarak. Lui qui prétend se mettre au service du peuple empêche son peuple de s'informer, de commercer avec le monde, de revoir les touristes revenir dans un proche avenir. Il devient « le barbu » du peuple, l'extrémiste royal qui refuse d'être destitué par son peuple. Il est désormais un danger pour l'Egypte et la sécurité toute entière du pays.

A cette vérité, les slogans du peuple vont fleurir ces prochains jours.

J'en ai un sur le bout de la langue:


M O U B A R A K

A  C O U P E

L ' I N T E L L I G EN C E   S E R V I C E

D U   P E U P L E


L ' I N T E L L I G E N C E  D U  P E U P L E

V A  C O U P E R  LA   P A R O L E

A  M O U B A R A K



08:59 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (3)

01/02/2011

Hosni Moubarak: comme Louis XIV, il règne encore!

 

Incroyable ce sentiment de puissance et cette dignité royale de braver seul les millions d'Egyptiens qui désirent son départ immédiat à une époque où règne la démocratie et le droit des peuples à s'autodéterminer.

Hosni Moubarak a osé le défi. Il ne quittera pas le pouvoir. Sauf les pieds devant ou en prison si l'armée prend la défense du peuple et l'arrête. Ce soir, Hosni Moubarak a mis un peu plus le feu aux poudres. Il ne veut pas comprendre qu'il est conspué, honni, et désormais haï d'une majorité de la population égyptienne. Il continue à croire qu'il est l'homme de la situation, celui qui est chargé de diriger la transition vers la démocratie.

Mais les peuples, quand ils font leur révolution, ne veulent surtout pas que le roi s'en mêle. Au mieux, ils le placent en résidence surveillée. Au pire, il l'exécute.

Hosni Moubarak aimerait tant qu'on le reconnaissance encore et pour l'éternité. Il n'a pas compris qu'il est de fait déchu et condamné à l'exil, à la prison, ou à la mort. Il ne fuira pas comme Ben Ali. Il restera en digne monarque jusqu'au bout.

Ce soir, l'armée a d'un côté un pharaon en fin de course, et de l'autre un peuple qui ne cèdera pas. L'armée doit choisir. Le plus terrible serait qu'elle prenne faits et cause pour Pharaon contre le peuple. Avec l'influence des grandes puissances, on risque le pire. Hosni Moubarak met en danger son peuple. La nuit sera dangereuse et l'aube accouchera d'une population qui ne cédera jamais. En ce 1er février, on croyait le roi moribond, atteint de la gangrène populaire. Il s'est relevé tel le phénix dans le soleil. Louis XIV est mort un 1er septembre. Moubarak, même déclaré mort par la foule, reste plus vivant et plus fier de lui que jamais. Il faudra donc le destituer par la force ou voir le peuple mourir sous les canons de l'armée.

 

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ROSE D'AMOUR, JASMIN DE PURETE, JUILLET 2010,

VASE MAGIQUE DE MIDOUN

 

23:08 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

Pas de scénario à l'Iranienne en Egypte

 

...mais un scénario à l'Egyptienne en Iran. Voilà ce que le monde des démocraties populaire attend ce matin à la veille de la sortie d'Egypte d'Hosni Moubarak. Place Tahrir, les gens vont bientôt pouvoir laisser éclater leur joie. La fin de la dictature arrive. Le Pharaon va se retirer du jeu politique et prendre sa retraite quelque part dans un palais royal d'Arabie Saoudite. Quand le pétrole finira par tarir, la Place Tahrir prendra aussi sa place en Arabie Saoudite et les Princes de ce régime d'un autre âge devront un jour se reconvertir à la démocratie. Telle est la Loi et la Volonté de Dieu au temps des démocraties. Inch'Allah!

une foule en marche

pour un million de baisers

une foule le coeur embrasé

contre un million de canons qui crachent


Du feu de l'arc-en-ciel

qu'Allah empêche les fusils de tirer

par un million de promesses essentielles

Vive les peuples libérés

du joug de leur dictateur!


 

 

08:54 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)