11/10/2015

Ah! Si seulement c'était de l'or!

Dehors, il va faire de plus en plus froid ces prochains mois. A l'intérieur des coeurs et des esprits, les Européens qui ont encore une âme valeureuse vont se livrer à un combat fratricide contre les extrêmes-droites européennes qui se sont endurcis au fil des arrivées de migrants sur notre Continent.

Ces mêmes extrêmes-droites, que feraient-elles si les bateaux de migrants, au lieu d'enfants, de femmes, et d'hommes, étaient chargés de lingots d'or? Elles feraient comme Hitler. Elles prendraient possession des navires, abattraient les équipages, et voleraient tout l'or (jadis l'or des Juifs...et les oeuvres d'art des artistes dégénérés).

Ils vous diront encore qu'ils sont dans leur bon droit parce que si des navires accostent les côtes européennes chargés d'or c'est que l'or leur appartient alors... Mais il s'agit d'enfants, de femmes, et d'hommes, des migrants et migrantes cherchant une terre d'asile, une nouvelle vie sur une terre démocratique. Ils pensaient trouver en l'Europe une sorte de terre promise, et même un Moïse ouvrant les eaux de la Méditerranée qui, grâce à Dieu, se refermeraient comme par magie sur les tyrans et les barbares sanguinaires qui les ont condamnés à migrer comme les Juifs errants sous Pharaon.

Et voilà qu'ils entrent sur la terre d'un nouvel ogre qui a pour nom le fascisme Blanc, un ogre qui a de tout temps existé mais dont les Blancs avaient semblent-ils chassé de leur horizon en préférant élire le dieu démocratique de la raison, de l'intelligence, de la lumière, promouvant les droits de l'Homme, les ONG non-gouvernementales portant secours sur la planète entière aux peuples en guerre, défavorisés par une situation économique catastrophique, ou subissant des catastrophes naturelles hors de tout contrôle. Ils voyaient en l'Europe la présence d'un Messie bienfaisant, une sorte de protecteur et de faiseur de miracles qui allait les satisfaire et leur offrir cette nouvelle maison de rêve en échange de leur bonne volonté, de leur labeur, de leur intégration au rêve européen.

Ils ne trouvent plus rien que la désolation, la destruction des lieux de survie où de jeunes utopistes et anarchistes rêvent encore d'un autre monde plus humain et fraternel. Ils sont les spectateurs passifs d'une société civile qui se jette dans la gueule de l'Ogre Blanc, ce fasciste très ordinaire au regard de Mussolini, Franco, ou Hitler. Ils constatent que leur bienfaitrice allemande, leur ange qui a ouvert pour quelques jours la frontière sans distinction de couleur, de religion, de pays entre les migrants, est agressée de toute part par les aryennes, et considérée par des démocrates aux ventres mous comme la faiseuse de fascisme, la criminelle de guerre qu'il faut envoyer en prison pour son irresponsabilité au lieu de lui accorder un quelconque prix Nobel de la Paix...

Hors Angie n'a pas voulu autre chose que prendre le contre-pieds du sinistre et cauchemardesque chancelier Hitler. Hors, Angie a voulu chanter l'hymne européen pour tous les peuples de la Terre. Impérialisme allemand? Non. Femme impératrice qui a puisé au coeur même de sa source maternelle pour faire de sa puissance démocratique provisoire une force de bienveillance et de protection.

La Messie s'appelle Angie mais beaucoup veulent la crucifier et lui cracher au visage. Jacques Delors pourrait encore dire une vérité bien appuyée:

"La société de consommation a privilégié l'avoir au détriment de l'être."

J'ajoute, en tant que citoyen No Border:

"Et l'avoir va offrir à l'Ogre sa puissance, sa laideur, sa destruction totale, son nihilisme, son Néant au détriment de l'Être."

 

24/09/2015

Tellement autre

J'ai dans le viseur

un animal qui ressemble à un homme.

Ils ont affirmé que cette chose

n'avait aucune sorte d'importance

parce que l'économie

ne lui donnait pas d'importance.

 

J'ai dans le viseur

un animal qui ressemble à une femme.

ils ont affirmé que cette chose

n'avait pas la moindre place

parce que l'économie

ne lui donnait pas de place.

 

Ils m'ont prié de m'éloigner de mon viseur

car ces animaux n'avaient aucune sorte d'importance.

Ils ont prétendu que cette cible était mauvaise,

pas porteuse de miracle publicitaire,

et sans intérêt pour leur économie,

pire encore

qu'elle représentait une menace de troubles,

de terreur, de désintégration de la société.

 

J'ai visé la cible chaque jour.

J'ai écrit avec mon sang.

J'ai bien failli y perdre ma famille,

et le danger a plané sur ma vie.

La fin du combat n'est pas écrit.

Mais je ne lâcherai pas ma cible.

 

Les animaux sont lâchés dans ma ville...

 

 

complément de culture pour celles et ceux

qui ont connu Starmania et sa chanson *Les Zonards*

Les migrants ressemblent à nos zonards d'aujourd'hui.

Ce qu'ils cherchent c'est d'être heureux avant d'être vieux.

N'avons-nous aucune créativité pour nous mobiliser

en faveur de ces jeunes gens et jeunes filles en lieu et place de

nous préparer à nous mobiliser pour la guerre que certains et

certaines essayent déjà de leur faire?

 photo M.J. Rose, Facebook

Photo de M.J. Rose.

Quand je danse sur tes mots

QUAND JE DANSE SUR TES MOTS

 

Quand je danse sur tes mots,

quand je lis sur ton doux visage

tous ces drames, tous ces maux

qui font se révolter ton peuple en rage,

je serai encore ce nageur en nage

qui viendra te rencontrer sur ce nuage,

je resterai sur la vague de ce naufragé clandestin

qui comme toi, de vague en vague, a égaré son destin

parmi les cris de haine et de peur,

dans les discours xénophobes et d'exclusion

de mon peuple réducteur de têtes

qui fuit ton regard et tes fêtes

sans jamais vivre ta magie sur le départ.

 

Jusqu'à ce que ta liberté soit la mienne,

dans mon pays qui refuse ta présence païenne,

je deviendrai chaque jour

ce migrant qui a tout perdu

qui a tout vu et tout entendu

tout refusé sauf ton rire et ton chant

sauf tes yeux rieurs d'adolescent

qui miroitent sur les scintillements de la mer,

 

Jusqu'à ce que ta liberté soit la mienne,

dans cette Europe qui renonce à ses lumières persiennes,

à ses lettres persanes et ses odeurs de Flores parisiennes,

je serai ce grand voyageur solitaire

qui te rejoindra sur la mer

pour faire souffler le vent de la liberté

et faire voler en éclats les horreurs de leurs mots barbelés,

leurs prisons tristes, leurs cachots désenchantés,

leurs coeurs desséchés

comme des fruits morts exposés au soleil

avachis sur leurs transats en sang

dans ces hôtels de luxe hors de ton temps

fuyant la torture intime qu'ils te font

à travers la luxure qu'ils pratiquent

en invitant des femmes de ton peuple

mais en niant les droits de ton peuple

au ralliement de ce simple argument:

vivre dignement.

 

Quand je danse sur tes mots,

quand je lis sur ton visage

tous ces drames, tous ces maux

qui font se révolter ton peuple en rage,

je serai encore ce nageur en nage

qui viendra te rencontrer sur un nuage,

je resterai sur la vague de ce naufragé clandestin

qui comme toi, de vague en vague, a égaré son destin

parmi les cris de haine et de peur,

dans les discours xénophobes et d'exclusion

de mon peuple qui fuit ton regard

sans jamais comprendre tes mots de cauchemar

qui saignent devant leurs remparts

et qui attendent intensément leur vrai départ

pour une vie nouvelle quelque part

après avoir déposé tout leur bazar

et ton corps d'ébène dans cette gare

près de chez moi, près de ma maison,

dans ma ville ou mon village,

dans ta ville, ou ton village.

Ici, c'est devenu chez toi.

Là-bas, c'est devenu chez moi.

 

J'attends avec toi sur la vague.

Nous sommes devenus les naufragés en vogue,

les vedettes d'une histoire planétaire,

et nous attendons l'épilogue,

notre happy end ou la fin divine au fond de la mer

après le passage du Deus ex Machina,

Dieu issu de la Machine, notre Matrice.

à Syracuse en Italie, à Ventimille,

qui renverra tous les Tartuffe à leurs études de pacotille,

à leurs frileux calculs électoraux,

à leurs mensonges ineptes et leurs lois inertes.

 

 « Nous vivons sous un prince ennemi de la fraude, / Un prince dont les yeux se font jour dans les cœurs, / Et que ne peut tromper tout l’art des imposteurs. »

Molière

 

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 JE SUIS LE GARDIEN DE NOTRE BUT.

NOTRE TEAM EST CETTE DREAM TEAM

QUI BAT DU TAM-TAM ET GAGNERA CETTE STUPIDE GUERRE

NÉE DES FRONTIÈRES QUI NOUS DIVISENT.

CAPTAIN NEMO

 

Et maintenant tous ensemble sur la chanson de Lil Muja "Free Boyz"

Oh lé lé

Oh la la

Oh lé lé

Oh la la la la

Oh lé lé

Oh la la

Oh lé lé lé lé

On va gagner

Oh lé lé

Oh la la

Oh lé lé

Oh la la la la

Oh lé lé

Oh la la

Oh lé lé lé lé

coupez les barbelés

 

 

Quand sert la frontière?

En cas de guerre,

m'a dit ma mère,

il faut être fier

de partir à la frontière

défendre nos valeurs, notre liberté, et nos terres.

 

En cas de guerre,

m'a dit mon père,

il faut être tous frères,

et garder la frontière

pour rester indépendants, libres, et sans fers.

 

Et puis j'ai rencontré le cancer

et vos frontières qui tuent mes frères.

Et puis j'ai dit arrive déjà le bonhomme hiver

et des femmes vont tomber par terre

avec les enfants dans la neige et le froid à nos frontières.

En avez-vous été les mortels commanditaires,

mes soeurs et mes frères à l'intérieur de la frontière?

 

Quand sert la frontière?

a demandé le peuple angoissé aux parlementaires.

Ils ont répondu qu'ils avaient besoin de plus de militaires,

de murs, de barbelés, et de discours incendiaires

pour inventer des chimères.

 

Et alors j'ai dit lumière.

Il y a des femmes et des hommes aux frontières

qui brisent les barrières avec des pierres.

Et alors j'ai dit lumière.

Il y a quelque part dans l'univers

des femmes et des hommes qui refusent la guerre,

les frontières, et la misère.

 

Ils avaient attrapé le cancer

en avalant la fumée des incendiaires.

ils avaient besoin de concerts,

des chants, des repères,

pour guérir et ne pas se retrouver tous au cimetière.

 

Un chaman fit don de sa prière

et alors la Terre accoucha d'un monde sans frontière.

 

 

23/09/2015

Viktor Orban au ban de l'Europe...mais l'Europe ne le dit pas.

La police et l'armée hongroises ont reçu l'autorisation de tirer sur les migrants en cas de violation des frontières hongroises et de fuite de ceux-ci devant les forces de l'ordre.

Pourquoi l'Europe se tait et autorise une telle parole de la part d'un président élu par un peuple européen? Pourquoi l'Europe ne sanctionne pas? Attend-t-on les premiers tués par l'armée ou la police hongroise?

On ne peut pas laisser des pouvoirs au sein de l'Europe cautionnés une politique d'extermination de gens qui demandent notre secours. Le président français ne fait que vilipender le comportement de la Hongrie mais il ne condamne pas son président. Ce n'est pas normal de la part d'un président normal.

Par l'art chamanique, il y a une réponse toute spirituelle: faire exploser la parole fasciste de ce président indigne de la démocratie.

Suivez les images. Elles sont plutôt étonnantes.

 

   Fotó: nol.hu

 

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Viktor Orban, notre art oratoire est plus fort que le tiens!

Ta parole explose sous notre volonté d'exister et de trouver notre place sur la Terre!