02/09/2009

La Suisse existe! Merci Mr Kadhafi

Il a des idées fixes, le dictateur libyen. Il enrage de ne pouvoir mettre à genoux le gouvernement suisse. Il croyait peut-être voir la tête de Mr Merz, voir tout le Gouvernement suisse, décapité, en débandade, en déroute, telles les troupes napoléoniennes de retour de Russie. Et bien la Suisse a répondu. C'est non. Il n'aura pas le plaisir de tirer sur les ficelles de la politique suisse.

Alors le voilà qu'il insiste dans ses idées. Il va recevoir un camouflet du monde, et si par hasard le monde se ridiculise et lui répond par l'affirmatif (chose à 99,99% improbable), il aura la Suisse face à lui, toute la Suisse. Nous ne nous laisserons pas manger par nos voisins. Foi de fils de Tell. Il n'y aura pas d'Anschluss à la sauce Union européenne. Nous ne sommes ni l'Autriche ni la Tchécoslovaquie prises sous Hitler.

Il y a une vertu au Cirque des Kadhafi. Nous allons être le centre du monde et des discussions à la tribune de l'ONU. Nous allons exister pour de bon. Et nous allons démontrer que la démocratie suisse ne se laissera pas détruire par la dictature d'un homme du désert qui a pété un câble.

Mr Muammar Kadhafi, c'est le dernier moment pour vous d'inventer la Suisse différemment en libérant nos deux otages. Car vos inventions à vous, c'est du bluff ou de la pure folie de dictateur. Quand la Libye, votre propre peuple, s'apercevra que vous êtes vraiment sorti de vos gongs, que le roi des rois est bon pour la camisole de force, vous méditerez votre manque de sagesse en prison ou, plus grave encore pour vous, dans une fosse aux lions décédés comme un certain dictateur roumain. Nicolae Ceausescu, c'est peut-être votre frère de sang dans la destinée. Faites bien attention, Monsieur. L'Amérique et toutes les démocraties du monde ne vous laisseront pas le temps de déstabiliser la planète entière. Un Hitler a suffi. Deux, c'est beaucoup trop.

 

 

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Des éléphants piégés à Bucarest

 

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La souris M doit rencontrer le chat K

Dans l'affaire des otages suisses, deux personnages centraux sont en train de perdre de nombreux poils.

Le premier, c'est le Colonel Chat Kadhafi qui, de retour dans le giron international après avoir été la bête noir des Américains, est empoisonné par l'affaire de son fils Hannibal. Il est en train de démontrer au monde entier qu'il reste un preneur d'otages, voir un criminel terroriste. Car l'affaire suisse n'est pas l'affaire des infirmières bulgares où des morts libyens, suite à des négligences, existaient. Le Colonel Kadhafi n'a pas le choix. Ou il accepte un arrangement diplomatique avec la Suisse qui permet aux otages de revenir dans les jours qui viennent ou il enfilera à nouveau ses habits de hors-la-loi doublé d'un dictateur au pouvoir. Très mauvais pour lui et sa famille. D'autant que son Gouvernement commence aussi à s'impatienter et à s'agacer de l'attitude fermée de toute la famille Kadhafi. Un coup d' Etat pourrait être dans l'air du temps si par hasard cette crise s'éternisait.

Le second, le Président Souris Merz, est sur la corde coulante du lynchage alors qu'il a encore une ultime possibilité de sortir en héros de cette affaire. Une seule façon pour cela: obtenir la libération des otages. Et pour cela, une seule bonne pratique. Affronter la langue du Chat libyen avec la langue de la Souris suisse pour une discussion d'animal à animal ou d'homme à homme. C'est comme vous voudrez. Il faut réussir à obtenir ce rendez-vous capital pour les deux hommes avec, comme condition préalable absolue, la sortie de Libye des deux otages. Notre Souris s'offrirait en gage aussi longtemps que le Chat n'aurait pas signé la sortie des otages. Et si le Chat enfermait la Souris en réserve dans son garde-manger, nous savons tous que c'est la Libye qui perdrait la face devant le monde entier.

La Suisse est derrière vous, Monsieur Merz. Devenez la face nord de l'Eiger, et la Suisse retrouvera sa sérénité. Montrez aussi à votre parti que vous êtes l'homme de la situation. Et dans l'avion, lisez le Chat botté pour trouver votre inspiration et votre respiration devant Mouammar Khadafi.

 

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01/09/2009

La caution qui dédouane la Libye

La Suisse va payer une caution pour chacun des deux Suisses retenus en Libye.

Par cet acte, la Suisse va reconnaître que les Suisses n'étaient pas des otages mais bien des personnes qui n'étaient pas en règle avec leurs autorisations de séjour. Ce matin, Mr Etienne Grisel répondait ainsi dans Le Temps, concernant le tribunal arbitral, à la question « Les préjudices subis par la Suisse seront-ils compensé? » « Oui, les arbitres pouvant – et même devant – prendre en compte les dommages causés illicitement par les représailles libyennes et les prises d'otages, lorsqu'ils détermineront les conséquences financières de l'affaire ».

Les Libyens ont toujours su séparer habilement les deux dossiers bien qu'ils soient étroitement liés. Par le versement de la caution, la Suisse reconnaît le droit juridique à la Libye de retenir nos deux compatriotes. La boucle est bouclée. Le Tribunal arbitral international ne pourra pas lier les deux affaires et la Suisse ne pourra qu'obtenir au mieux la légalité de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi. La Suisse se sera alors excusée pour une arrestation légale. La valeur de ses excuses? Nulle, selon certains commentateurs. Possible. En attendant, le dictateur pourra entretenir sa mégalomanie galopante. Quand on sait qu'il demande à tous les Etats africains de fermer les ambassades israéliennes en accusant ce pays de toutes les guerres sur le Continent noir, on comprend mieux qu'il faut arrêter de courber l'échine devant ce personnage délirant. Ne serait-il pas la cause et l'origine d'une éventuelle guerre totale entre le monde musulman et les pays occidentaux? Hitler africain qui n'a pas peur de déstabiliser la planète entière au nom de sa haine de l'Occident.

Monsieur Jean Ziegler, il faut arrêter d'écrire des livres qui nous accusent, et en écrire d'autres qui font mieux la part des choses entre nos erreurs et les leurs. La position tiers-mondiste n'est plus tenable. Les Suisses, même les plus riches et les plus puissants, n'ont plus de serviteurs ni d'esclaves à leurs services depuis longtemps. En Afrique, combien d'enfants, de femmes, d'hommes sont encore des esclaves, des objets sexuels, des êtres humains soumis à une domination totale par de riches familles et des clans dominants qui écrasent de leur puissance des tributs minoritaires, voir majoritaires mais ne détenant ni les richesses ni l'armée?

La discussion est ouverte. Saurez.-vous à l'avenir apporter des réponses moins complaisantes envers ces régimes épouvantables qui ne se gênent pas de maltraiter et d'agresser la démocratie? La Libye est peut-être fascinante, les Berbères un peuple magnifique et fier  vivant dans le désert. Cela n'empêche pas d'ouvrir les yeux sur des comportements inacceptables pour un défenseur de la démocratie que vous prétendez être.

Enfin, les deux Suisses vont revenir! C'est l'essentiel. Mais après, il faudra bien que notre pays continue à défendre les droits humains en même temps que ses intérêts économiques. Pour cela, un Conseil fédéral solide et solidaire est indispensable à la Suisse.

 

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27/08/2009

Une vraie présidence pour la Suisse

"Tout est pour le mieux dans le meilleurs des mondes". Ainsi parlait Candide Merz, il y a quelques jours à peine, en parlant de son annus horribilis présidentielle!

Certains ont prétendu que notre Président n'était pas un grand naïf. Archi faux. C'est le président le plus candide que la Suisse ait connu. Et dire que l'année prochaine, ce sera au tour de Doris, notre si douce Doris... Ne faut-il pas trouver un(e) vrai (e) Président(e), solide et rusé(e), qui représente notre Gouvernement et son collège gouvvernemntal à l'extérieur sur plusieurs années. L'idée vient de Jacques-Simon Eggly, le libéral genevois. Je pense que cela est une très bonne idée. Car actuellement notre présidence nationale est non seulement fantômatique, voir inexistante (on se souvient de Chirac ne sachant pas qui était Cotti, rappel venu du même Eggly), elle est en plus, par l'effet des tables tournantes, occupées par des gens parfois naïfs, sans grand feeling et posture internationale, qui ridiculisent l'image de notre pays à l'extérieur.

En foot, quand Sion joue mal à l'extérieur, Constantin occupe le terrain pour rendre du sérieux et de la fierté à son équipe. Suivons l'exemple Constantin, Tintin pour ses intimes, pour notre pays.

09:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5)

21/08/2009

Candide Merz et les sirènes de Tripoli

Est-ce un hasard? Dans la semaine, nous venions d'apprendre que notre trop gentil Président s'était comporté en héros durant son jeune âge pour avoir porté secours à un artiste de l'Est prisonnier du Rideau de Fer.

Notre Ministre a-t-il voulu rééditer son coup? Tel Ulysse appelé par des sirènes orientales, il a senti le bon coup. Hélas, c'était un coup fourré. Passant par-dessus l'excellent travail préparatoire des diplomates suisses emmenés par notre Ministre des Affaires étrangères, notre capitaine de navire a plongé dans les eaux empoisonnées avant même que nos marins politiques ne puissent l'attacher au mât du capitaine.

On pourrait dire ceci après le probable résultat catastrophe de cette démarche téméraire:

  • Ne crois jamais sur parole un Arabe. Il ne croit qu'en Allah. Mais transmets-lui ta position, ta foi, et ta fermeté. Il saura en tenir compte et te donnera une réponse dans les quarante jours.

     

  • Qui veut jouer avec un chameau du désert, doit d'abord apprendre à caresser sa bosse.

     

  • Nous attendrons la fin du ramadan pour avoir une réponse du Guide libyen. Le but du Colonel Kadhafi, qui s'en souvient, était la tête du Président suisse (il l'aura car Mr Merz va démissionner si le 1er septembre les otages ne sont pas libérés), rétablir l'honneur de la famille Kadhafi (c'est fait par la visite de notre Président en Libye qui n'a même pas été reçu par le Colonel), nos excuses (il les a déjà obtenu par la bouche de notre Président), et en dessert, il a obtenu la création d'un Tribunal arbitral international sur une affaire qui ne relevait que du droit démocratique suisse. La coupe est pleine. Elle déborde, même.

Un situation kadhafienne avec le K des champions de parties d'échec. Le leader est peut-être un tyran mais aussi un champion aux échecs. Monsieur Hans Rudolf Merz, Ulysse Candide, Grand Coeur Malade, c'est comme vous voudrez, s'est fait harakiri. Mais personne ne rira en Suisse. Nous avons d'ores et déjà perdu la bataille atomique.

P.S. Ce que vous venez de lire est de la fiction politique. Ne prendre ce billet comme crédible que si dans les jours prochains, Monsieur Kadhafi joue bien sa partie d'échecs à la Loi du Talion en voulant retourner l'humiliation subie par l'humiliation donnée (oeil pour oeil, dent pour dent, vous vous souvenez). En voyant le retour triomphal du terroriste de l'air libyen, on peut craindre malheureusement que cette fiction devienne réalité. Les nuits de notre Président vont être agitées. Faites bien attention à votre coeur, cher Monsieur Merz. Le leader libyen n'aura pas en plus votre mort sur la conscience. Je suis dans le camp des gens aimables, pas des barbares qui se permettent tout et n'importe quoi.

« Le bonheur supprime la vieillesse » Franz Kafka

 

 

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pour conjurer le mauvais sort

et les mauvais traitements

 

23:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10)