10/02/2008

Dieu et l'Amérique, une histoire mondiale de la paix

La guerre culturelle qui sévit en Amérique entre Conservateurs et Démocrates est aussi importante que la guerre qui eut lieu entre la vision juive du monde et le Christianisme naissant il y a deux milles ans.

On pourrait même dire que la laïcité représente le nouveau danger évangélisateur pour les trois grandes religion du Livre. Hors la laïcité est issue du siècle des Lumières qui lui même est issu de toute la tradition historique de l'Occident, Grèce et Rome Antiques comprises.

L'Amérique va voter pour ou contre la modernité avant de voter pour son Président. L'Amérique va voter pour ou contre une globalisation réussie ou l'échec mondial de l'avènement d'une nouvelle Civilisation. L'Amérique va voter pour la guerre mondiale qui détruira l'humanité ou la paix mondiale qui réunira les peuples dans un élan de solidarité et de nouvelle spiritualité et vision métaphysique de l'existence ou de la non-existence de Dieu.

Ce n'est par hasard que surgit un candidat tel que Barak Obama qui rappelle par le style et l'éloquence de ses discours un certain J.F.K. Hors Kennedy était catholique; hors Kennedy a été aussi le Président le plus sulfureux de l'Amérique moderne; hors Kennedy a été aimé puis adulé. Le seul mythe moderne d'une Amérique libre et mondiale a été incarnée par Kennedy.

Il faut se demander maintenant si l'Amérique est capable d'envisager un double ticket Obama-Clinton pour à la fois rassurer les tenants du libéralisme économique et les défenseurs de la solidarité multiethnique. Il faut se demander si ce double de cordée pourra grimper l'Everest de la mondialisation et réussir là où Kennedy s'est fait assassiné. Il faut se demander si l'écologie peut attendre le temps d'une nouvelle guerre fratricide pour Godot, ce Dieu qui ne se montre jamais.

Il faut se demander enfin, à défaut de se convertir pleinement à la liberté d'expression, si tous les enragés de Dieu du monde entier, seront capables d'accorder leur début de confiance à une Présidence avant-gardiste, garante de la démocratie, de la liberté, de la diversité culturelle et sexuelle, de l'expansion de la paix dans le monde.

Sinon, nous le craignons, nous nous engagerons sur les sentiers d'une guerre apocalyptique telle que les fous de Dieu la souhaitent. Est-ce que quelques 144 000 élus du Sauveur soi-disant survivants dans le Royaume du Seigneur valent en amour de l'Autre les quelques 7 milliards d'êtres humains, femmes et enfants compris, sacrifiés et assassinés par la main de l'homme au nom d'un Dieu d'amour ? La réponse est tout à fait claire pour quelqu'un de rationnellement illuminé. Pour les autres, il faut se demander si l'asile de Dieu leur sera accordé pour les guérir de leur folie meurtrière métaphysique ou si l'asile de fous divins leur est mieux conseillé…

 


 

Là-bas, du côté du canapé de Mahomet,

Mya l'Abeille écoute les Beatles,

et croit à la liberté du Grand Amour.

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27/01/2008

Mike Huckabee, l'islamiste pentecôtiste

En Amérique, la politique accepte des hommes vraiment dérangés. Pire, elle les élève candidats à la présidence. C'est un énorme scandale mais personne ne dit rien et semble trouver cela normal.

Extrait d'un Discours de Mike Huckabee:

"Tout au long de l'histoire humaine, le mariage a signifié une relation d'un homme et d'une femme pour la vie." (première ineptie. Une quantité de civilisations ont eu une symbolique plus diversifiés des relations amoureuses.)

 

"Etre extrémiste ce serait de changer la définition du mariage qui pourrait être l'union de deux hommes, de deux femmes, d'un homme et trois femmes, d'un homme et un enfant, d'un homme et un animal."

(deuxième ineptie. Une seule norme pour la vie privée des gens n'est pas de nature démocratique. Troisième ineptie. Ceux qui en dévient, n'auraient aucune normes et seraient prêts à admettre l'union d'un homme et d'un enfant, d'un homme et d'un singe, et, pourquoi pas, d'un homme et de Dieu, ce monstre du Ciel qui nous dicte sa conduite sous la plume de Mr Huckabee.)

"L'avortement, c'est de l'esclavage."

(quatrième ineptie. Si l'avortement est une pratique recommandée pour personne vu les souffrances psychiques qu'il engendre, il n'est cependant pas un esclavage mais une liberté qui permet de faire le moins pire des choix à une femme en détresse qui préfère la non naissance d'un fœtus à un enfant non souhaité.)"

Si Huckabee devient Président, vous pouvez en être certain. La chasse aux sorcières sera pratiquée et des crimes atroces se dérouleront dans ce pays… à l'image d'un autre pays tant décrié par la même Amérique: la République islamique d'Iran.

Qui applaudira alors l'Amérique pour ses vertus démocratiques et sa tolérance universelle?

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13/01/2008

Guy Hermet: « la fin de la démocratie » (Le Temps, 08.01.08)

Si nous pensons la démocratie comme un grand ventre matriciel chargé d'élever, de nourrir et de protéger tous ses enfants, nous pouvons imaginer que la démocratie a de beaux jours de travail à hauts risques dictatoriaux (ex. Chavez). Par contre, si nous imaginons la démocratie comme un monstre froid et technocratique chargé de régler tous les maux et problème du globe, alors la démocratie risque une dissolution et des communautés indépendantes vont prospérer et s'extraire des lois étatiques pour former des groupes à intérêts particuliers (ex. Poutine).

C'est entre ces deux pôles d'influence extrême que le processus démocratique s'élabore. Il est intéressant de regarder ce qui se passe en Amérique avec Mme Clinton et Mr Obama. Les deux personnes développent une opposition de style radicale. Mme Clinton préfigure d'un visage technocratique, d'une efficacité rationnelle, sans trop de rappel à un Etat Providence. Mr Obama en appel à la communauté, au lien social, interculturel, pour former une homogénéité de pensée dans la diversité des opinions.

Les deux formules ont de l'avenir. D'une part, parce que l'être humain est avant tout individualiste; d'autre part, parce que le même humain sait remettre la politique au milieu du village quand la dérive individuelle pousse trop loin les bouchons.

Peut-on sincèrement croire à la fin de la démocratie? Les Grecs l'ont inventée il y a 1500 ans. Comme de la matière, on peut dire de la démocratie que rien ne se crée tout se transforme. Pour s'opposer à la destruction du monde, l'homme ne peut que tenter de garder la matière démocratique en bon état de fonctionnement.

17:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

De Damas à Téhéran, les perversions ultimes d'un Islam décadent

Si le Coran devait admettre les tendances actuelles de certains de ses puissants représentants, il ne serait qu'un livre abject écrit par des hommes cruels et sans scrupules persuadés que leurs droits et devoirs imposent la domination sur le sexe féminin et la répression féroce contre ceux qui ont le courage de s'opposer à leur dérive moyen-âgeuse.

A Damas, de plus en plus de femmes, réfugiées pour la plupart d'Irak, se prostituent et reçoivent les mauvais traitements d'hommes fanatiques de leur religion mais peu regardant sur la pratique de leurs engagements religieux. C'est ce qui s'appelle créer un paravent de respectabilité tout en conservant, dans l'arrière-cour, un poulailler et une étale de boucher où l'on égorge poules et cochons impurs.

A Téhéran, un étudiant portant le nom de Babak Zamanian est entré par les pieds en politique et ressort la tête haute mais fragile des prisons du régime. Jusqu'à quand la jeunesse iranienne devra-t-elle subir la surveillance des élites religieuses, la mutilation répétée de ses aspirations et idéaux, la torpeur coupable des Occidentaux, le mépris absolu des terroristes?

Si des chefs de l'Islam nous lisent, qu'ils comprennent qu'en aucun cas nous souhaitons attenter à la pudeur de leurs croyances. Mais nous refuserons toujours la torture, la violence, la tromperie intellectuelle, le déni spirituel pratiqué par de soi-disant gourous qui font régner la terreur en essayant d'exporter une bien macabre révolution islamique.

Ce n'est pas à travers la guerre et le sang versé que nous défendons la démocratie. Ce n'est pas non plus par la torture, le viol, la soumission que nous rêvons d'une spiritualité et d'une image d'un Dieu d'Amour.

A l'Islam et ses protecteurs de nous prouver les valeurs positives de leurs croyances au sein d'un village people qui se transforme désormais à la vitesse de la lumière.

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06/01/2008

Barack Obama, l'espoir formidable d'une nouvelle Amérique

Le coup de théâtre qui s'est déroulé lors des primaires dans l'Iowa semble annoncer un bouleversement des consciences non seulement en Amérique mais aussi à travers le monde.

Cependant, notre mémoire doit se rappeler des évènements tragiques des années 60 avant de crier à une quelconque victoire du progrès sur l'obscurantisme. Il y a exactement 40 ans, l'assassinat du jeune Bob Kennedy, après celui du pasteur Martin Luther King et de John Kennedy, annonçait le glas d'une Amérique idéalisée par l'Europe, portée par le souffle de l'humanisme et un certain goût pour la recherche de la vérité.

Mr Obama refuse d'ores et déjà de jouer à fond la carte et le jeu pervers des lobbies ni, conséquence indirecte, le jeu criminel des mafias internationales. Le lobby de l'armement, en particulier, sera l'un des premiers menacé par la volonté d'une politique plus propre et solidaire.

Dès lors, une question se dessine sur toutes les lèvres progressistes. Laissera-t-on à cet homme providentiel les moyens de sa politique si le peuple américain le porte au pouvoir ou, comme dans les années 60, assisterons-nous au cauchemar d'un grand homme unificateur sacrifié sur l'autel d'obscurs intérêts privés, voir religieux et sectaires, hyper puissants?

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