17/09/2009

Burkhalter jumeau d'Obama, star system en moins

Dans les journaux, sur les blogs, on s'est déjà lourdement trompé sur le profil de notre nouveau Conseiller fédéral. La faute au système suisse qui n'aime pas les têtes qui dépassent. S'ils veulent survivre et grimper tout en haut, les premiers de classe doivent s'élever et se positionner dans le secret de leur conscience avant de laisser leur génie s'envoler et d'arriver au pinacle de la reconnaissance.

 

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White & ...

 

Nous sommes tellement aveuglés par notre volonté farouche de ne jamais élevé quelqu'un au rang de star, nous le voyons parfaitement avec des artistes suisses reconnus dans le monde entier mais qui chez nous ne dépassent pas le rang de trublions de la nation, que lorsqu'une star en devenir se pointe dans le microcosme politique, nous avons tôt fait de lui trouver tous les défauts du monde, y compris celui de personnalités foncièrement ennuyeuse et terne.

Est-ce que vous trouvez Obama franchement rigolo quand il parle de l'assurance maladie obligatoire, de fonctionnement boursier, ou de guerre en Afghanistan? Restons réalistes. Il y a de courts moments à la franche rigolade, la mouche présidentielle américaine en était un fantastique (quelle classe ce Barack!), et les autres, beaucoup moins drôles, plus longs et fastidieux où femmes et hommes d'Etat doivent conduire au succès politique en gardant leur sérieux, une rigueur essentielle à la bonne compréhension, une intelligence oratoire solaire, et j'en passe.

Alors, regardons bien cet homme, Didier Burkhalter. Il pourrait bien devenir la coqueluche helvétique, l'homme providentiel dont la Suisse a besoin pour se réformer de fond en comble. Pour réussir cette nouvelle fondue fédérale, nous avons déjà dans notre viseur la tronche d'un demi-Obama. Reste à accomplir l'autre moitié. N'en démolissons pas stupidement le tableau à moitié accompli par des allusions aussi assassines que stupides. Laissez l'artiste travaillé. Il en a sous la caboche, cet homme. Et n'en déplaise aux faiseurs de rois, il semble avoir nettement plus de classe politique qu'un certain Christoph Blocher. D'ailleurs, premier « effet Burkhalter ». Vous avez remarqué comme Marty et Lüscher ont su se désister et parler de concordance à l'Assemblée fédérale?

Le peintre Didi Burkha est déjà à ses pinceaux...prêt à accomplir des miracles politiques...au nom du Conseil fédéral. Il ne faudrait tout de même pas exagérer sa grandeur...

 

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... & Black

 

«Une élection au Conseil fédéral

peut marquer le pays. »

signé D.Burkhalter, hier matin juste après son élection.

 

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1er lever de lune, hier soir au TJ du 19.30 heures.

 

« Il est des voyages qui font avancer l'humanité »

 

Sally Ride, première Américaine dans l'espace.

Buzz Aldrin, Apollo 11, premier pas sur la lune en 1969.

Didier Burkhalter, 1er commandant du « Swiss Orbiter » pour Mars.

Jim Lovell, commandant d'Apollo 13.

 

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« Attention à la femme fatale

au sac Louis Vuitton, cher commandant de bord. »

Votre analyste de bord.

 

17:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Burkhalter: la presse populiste déçue

Il fallait s'y attendre. Le Matin Orange n'aime pas le choix du Parlement. La Tribune de Genève, non plus. Venant d'un journal à priori sérieux, c'est décevant quoique le choix partisan de Christian Lüscher l'oblige à ternir le Neuchâtelois qui n'en a déjà pas besoin.

On est d'accord. Le jeune premier Lüscher a plus d'allure pipolesque. Dans le genre Sarkosy, il avait sans doute de belles armes en main. Mais les Suisses visent la compétence, uniquement la compétence... mais aussi la concordance. On le voit avec l'envie pour beaucoup de placer Urs Schwaller ou Dick Marty avant Burkhalter. Et c'est tant mieux pour la Suisse. Qui veut d'un cirque Berlusconi en Suisse? Ah oui. La presse populiste (qui occupe la quasi globalité médiatique en Italie à de rares exceptions), de quoi remplir leurs pages de scandales politico-sexuels. Qui veut du show Sarkosy? Ah oui. La presse paresseuse qui se couche devant le roi les gâtant de royalties et de soirées so smarties.

Il faut une fois pour toute savoir pourquoi vous avez choisi votre métier, Mesdames et Messieurs les journalistes. Si c'est pour les petits fours de réception, les soirées électro dans des clubs branchés, les petits cadeaux et billets de voyage offerts par des politiciens corrompus, une soirée tête-à-tête avec un puissant du monde, etc, c'est O.K., c'est une possibilité. Mais alors ne demandez pas à ce que la population vous trouve crédibles, honnêtes, peu influençables devant le pouvoir, critiques et compétents. Là, vous seriez plutôt K.O. Mais si vous avez choisi votre métier par idéal démocratique, alors vous ne pouvez pas d'emblée imaginer qu'un homme comme Burkhalter fera moins bien que Blocher que vous avez porté sans nuance au pouvoir sitôt qu'il avait acquis une popularité suffisante lui permettant une légitimité démocratique. Le pataquès qui a suivi au Gouvernement, l'attaque de la formule magique par la démission obligée de Mme Metzler et son remplacement obligatoire par le roi, puis son éviction quatre ans plus tard par une candidate sauvage, puis encore, car ce n'est pas fini les dégâts du cirque Blocher, l'éviction future et quasi certaine maintenant, de la compétente Conseillère fédérale Mme Widmer-Schlumpf, n'en finit plus de faire du mal au pays et à des personnes qui ont donné leur coeur au bien public.

Mesdames et Messieurs des médias, Monsieur Burkhalter a peut-être l'étoffe d'un Gilles Petitpierre. Ce n'est pas rien. C'est même énorme pour le pays. Please, un peu de respect et d'attente avant d'écrire que c'est un nouveau Monsieur Merz, honnête comptable des deniers fédéraux, bon économiste, mais piètre politicien. Quelle goujaterie! L'aspect non bling-bling du personnage inspire confiance et respect. C'est peut-être ce qui manque à certains représentants de la presse..

Pour en finir, voyons en ce jour de 16 septembre 2009, le jour du "Wonderbund," jour ou deux candidats sérieux au poste de Conseiller fédéral, Messieurs Lüscher et Marty, se sont exprimés avec la dignité de ceux qui savent encore ce que veut dire le mot concordance en Suisse, au-delà de l'arithmétique, au-delà des luttes de Partis. On peut l'appeler « Nouvelle Concordance » car le jour proche où les Verts auront atteint la maturité pour siéger au Gouvernement, nous aurons alors cinq partis gouvernementaux. Le « Top Five » fera alors son entrée dans l'Histoire d'une Suisse moderne qui ira vers l'Europe en démontrant à celle-ci toutes les vertus et richesses de la Concordance qui pourrait aussi s'appliquer au monde global de demain...

 

09:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les Verts, une élection doublement ratée

Les Verts n'ont pas proposé une candidature à l'élection au Conseil fédéral. Ce parti a préféré renoncer à la possibilité d'un vote vert pour un candidat de ses rangs et il a soutenu le candidat PDC Schwaller au détriment d'un des candidats du PLR.

C'était un choix mal dirigé. Mieux valait légitimement réclamer un siège au Conseil fédéral plutôt que vouloir en donner un deuxième à un parti qui ne récolte que 5% à 6% de voix en plus qu'eux sur la scène fédérale. Même si le PDC n'est pas très loin du PLR au nombre de sièges, vouloir « tirer » la droite vers le centre en cassant définitivement la formule magique ne pouvait que produire un mauvais effet sur les forces de droite au lieu d'alimenter un début de confiance pour un éventuel siège à prendre aux socialistes en 2011.

La journée a été complétée par un choix négatif contre l'envoi de soldats suisses dans les eaux somaliennes. Le projet Atalante, soutenu par le Conseil fédéral et par les partis PDC et PLR, a été renvoyé aux Etats par l'alliance UDC, PS, Verts.

Force de progrès mais trop conservatrice en matière de politique étrangère et de défense des acquis sociaux, les Verts sont devant un choix douloureux: soit ils commencent à réfléchir en parti gouvernemental de l'ouverture sociale et écologique, soit ils restent campés sur leurs positions et ils ne sont pas prêts à faire partie du Gouvernement suisse. Les socialistes ne leurs feront aucun cadeau et ne céderont pas de gaité de coeur un de leur siège historique. Le PLR cherche sur la gauche un parti qui a la fibre sociale-libérale, innovant , prêt à tenter des expériences sociales nouvelles. Il ne s'agit pas d'opportunisme. Il s'agit de l'avenir du pays. Les Verts n'ont-ils pas envie de se libérer de la tutelle socialiste et d'essayer de nouvelles pistes recyclables en vrais projets de société? La Suisse n'a jamais gouverné à gauche mais sa politique sociale n'est pas la plus désastreuse d'Europe non plus. Alors pourquoi ne pas regarder enfin de l'autre côté de la barrière idéologique? Les Verts libéraux auront sans doute un Conseiller fédéral avant vous si vous persistez systématiquement à voter avec le PS...voir les UDC.

 

La réponse avant 2011, s'il vous plaît. Un Vert ou une Verte au Gouvernement est une chose importante pour le développement économique en direction des énergies renouvelables. Couplé au bien social, c'est l'avenir d'un monde responsable et démocratique qui en est l'enjeu. Il est temps d'arriver à maturité et de prendre votre place dans le concert du Gouvernement fédéral.

 

08:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

16/09/2009

L'été des Grands-Mères (l'Eté Indien)

Sapristi! Wonderbund! Ils l'ont fait! Par la Sainte-Barbe du Capitaine Haddock, ils ont abandonné leur Lune Schwaller pour viser Mars! Nos parlementaires ont fait un voyage interplanétaire pour choisir finalement le satellite du petit homme vert-blanc-rouge neuchâtelois, Didier Burkhalter, l'homme qui voulait envoyer un commando de sages instruits à Kadhafi pour libérer nos otages.

Avec notre Mac Giver helvétique, le champion toutes catégories des canifs suisses, nul doute que les Kadhafi vont devoir cette fois négocier serré. Désormais, nous allons porter des burkhas pour profiler nos poupées russes dans le désert de Libye. La barbe, outil mystique par excellence des âmes religieuses va revenir à la mode pour reconquérir les coeurs des Bédouins. Une barbe tournée vers le passé, et désormais inoubliable dans ma tête. Mais voyez plutôt ci-dessous:

 

 

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Maman Catholica et son fils pachtoune

le Capitaine Achab

 

 

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Maman Catholica et son fils juif

Shalom Even Usha

 

 

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Maman Catholica et son fils Pacha K Mac

de retour du tipi des Sioux

 

 

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Maman Catholica et son fils

« Grand Sorcier » Papa Africa

 

Félicitations Monsieur Didier Burkhalter. Bonne route. Nous comptons sur vous pour redorer le blason terni de la Suisse sur la scène internationale. Le cliché original des photos ci-dessus a été réalisé durant l'été 1982 par Albert Gumy, artiste, papa de Pacha K Mac.

Maintenant, nous pouvons tous reprendre « L'Eté indien » de Joe Dassin en l'honneur de la formule magique suisse et de notre nouveau Conseiller fédéral, le Neuchâtelois Didier Burkhalter.

N.B. Le mois du ramadan se termine ce samedi, il est dans l'ordre de l'envisageable de voir nos otages libérés rapidement... 40 jours après la visite en Libye de notre Président Merz... Une prière au Grand Esprit qui unit les êtres humains entre nous...

 

 

 

 

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15/09/2009

Buzz: IIème Nuit des longs Couteaux

L'UDC semble avoir compris qu'en soutenant le candidat Lüscher au-delà des deux premiers tours, elle s'exposait à se retrouver avec un pro-européen doublé d'un interventionniste sur la scène internationale comme nouveau Conseiller fédéral. Le pire pour elle.

Ainsi, par son sacrifice artificiel puisque candidature sauvage, la baleine Mobby Dick aura-t-elle agi comme pare-feu contre une élection de Christian Lüscher ou de Urs Scwaller. Demain, Attendons-nous à voir l'enfant naturel de Mobby Dick, la baleine championne d'haltérophilie. Nous avons nommé:

 

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Didi Burkha,

la baleine Neuch à toi

 

P.S. La photo est tirée de page de couverture « Marianne, l'Histoire, Les Intégristes, août-septembre 2009 », Marianne qui sera en déplacement sous la coupole pour commenter l'élection fédérale.

N.B. Si je me trompe, je me laisse pousser la barbe.

 

 

 

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