10/09/2009

Moby Dick et la pêche miraculeuse

Ces dernières années, le parlement nous a habitué à des coups de théâtre dont il détient le secret.

Le Conseil fédéral pourrait bien accouché d'une baleine blanche. Sur le papier, Moby Dick n'a aucune chance. Mais dans les arcanes irrationnelles de la sélection fédérale, il se pourrait que Dick Marti joue les Hakan Yakin de la réussite fédérale grâce à l'entraîneur métaphysique, le capitaine Achab.

Imaginons un peu: le Genevois Lüscher est trop à droite pour la Gauche et le Centre, le Neuchâtelois Burkhalter trop à gauche pour l'UDC. Quant au Fribourgeois Urs Schwaller, le favori, il cumule deux handicaps. Il est PDC, donc trouble-fête et candidat à un bouleversement du mode de l'élection, et sa langue maternelle est l'Allemand. Une seule conseillère latine encore présente parmi sept Conseillers d'origine germanophone pourrait bien faire hésiter certains parlementaires romands ou tessinois.

C'est alors que devant une éventuelle possibilité de blocage lors du vote, la baleine Moby Dick pourrait soudain surgir des urnes. Dans le scénario d'une finale se jouant à égalité entre Burkhalter-Schwaller, le réflexe du parti Libéral-Radical pourrait être celui-ci: nous voulons garder notre siège. La Gauche (sensible au travail en faveur des droits humains de Marti et de sa position favorable envers l'adhésion à l'Union européenne) et les Verts (ces derniers préféreront de toute façon Marti pour ses positions plus vertes que Burkhalter) va alors reporter les voix données à Schwaller sur Marti appuyé par le camp romand qui soudain retrouverait spontanément ses vertus de latinité et l'envie de rendre un siège à la minorité tessinoise...

Et alors le Tessin se trouvera une baleine légendaire. Moby Dick deviendra Conseiller fédéral. Peut-être pour le bien de la Suisse. Car lui, sans doute, ferait un excellent Président déjà reconnu dans les instances politiques internationales.

Le plan B des socialistes et des verts existent bel et bien. Mais uniquement dans les sphères métaphysiques de notre politique fédérale. C'est la pudeur des Suisses qui donne tout le sel et le piment à ses joutes fédérales uniques au monde.  Et les citoyens qui sont obligés de suivre le feuilleton du Vatican suisse ont au moins la chance de jouer, comme en foot, les supporters, les grands sorciers, les journalistes, les groupies, les fans club. C'est déjà ça. Et puis, pourquoi pas.Notre mode d'élection ressemble à Miss ou Mister Suisse. Sauf que nos candidats et candidates, c'est logique, ont un peu plus que leur physique à faire valoir sur le podium des idées et du poids politique.

 

 

 

 

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09/09/2009

La lettre sans l'esprit

Notre président s'est rendu en Libye en sachant les propos totalement insultants du chef de l'Etat et de son fils envers la Suisse.

Le premier demandait à l'ONU le démantèlement de la Suisse et son partage entre nos pays voisins. Le second y allait encore plus fort en souhaitant la destruction de la Suisse par une bombe A! Rien de moins. Et notre Gouvernement n'a même pas réagi!

Sur ces paroles gravissimes mais apparemment pas du tout prises au sérieux par notre Conseil fédéral, Mr Merz s'est jeté dans la gueule du loup. Dans la situation du Petit Chaperon rouge, il a tiré sur la chevillette pour voir la bobinette du tyran. Hélas, Mère Grand n'était pas la gentille dame âgée alitée et perdant la mémoire tout en ayant quelques crises de démence passagère. Non, Mère Grand était bien le grand méchant loup.

Nous Suisses, grâce à notre paix confédérale, avons tendance à imaginer que le monde est bienveillant avec nous. Hors le monde est hostile, jaloux, mesquin, voir haineux envers un Etat à qui tout réussit ou presque. Sous des paroles affables, la diplomatie internationale nous couvre de mots élogieux. Mais c'est clair. Comme lorsqu'un homme se promène avec la plus belle femme du monde, peu d'hommes ne sont pas envieux, peu de femmes jalouses ne peuvent s'empêcher de critiquer et juger négativement la belle. Mais bien entendu, cela se passera dans le dos des principaux intéressés.

Les Kadhafi nous ont jeté à la figure un autre code de conduite, froid, inamical, donnant le fond réel de leur pensée. C'est une chance pour eux comme pour nous. Parfois trop de diplomatie nuit à la diplomatie. Dans un autre registre, les Ramadan sont également en train d'abandonner leur double langage et ont envie de donner leur fond de pensée, leur haine irrémédiable des comportements occidentaux. Sur cette base, nous pouvons enfin renégocier un futur autre entre le monde musulman et nous.

Les pays occidentaux, la Suisse en particulier, ont subi la méthode Kadhafi. Sans défendre le dictateur mégalomane, il nous faut prendre acte du changement. Les monarchies pétrolières nous prennent de haut et savent notre dépendance au pétrole. Ils en profitent, ils en tirent leurs perversions, ils déstabilisent nos consciences et les peuples qui vivent sous leurs jougs.

Il semblerait qu'aux dernières nouvelles, un de nos otages serait même près du gouvernement libyen(!). Cela serait le sommet de la faillite de nos services secrets incapables de connaître, dans les moments sensibles, le pedigree des citoyens et citoyennes suisses. Un entubage de plus. Le pipe-line coule à flot pour les Libyens. Nous sommes vraiment des enfants de coeur qui ne sommes pas encore sortis de notre église.

Alors faisons un joli feu paille avec la lettre libyenne, façon Gainsbarre avec son billet de fr.500.--. Faisons-le en direct au 19.30. Notre Président, Mr Merz, devrait le faire pour la Suisse et pour lui, histoire de dire « Visions médiatiques contre visions médiatiques. Paroles contre paroles. Messieurs les Libyens, revenons-en à l'esprit de vos mots assassins à notre égard, s'il vous plaît. Ils nous est insupportable de vous entendre dire officiellement par votre Guide spirituel que vous voulez le démantèlement de notre pays, voir sa destruction par une bombe atomique. »

 

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07/09/2009

Un trop gros malentendu

Il y a eu l'aller-retour à Tripoli de notre Président qui devait être le voyage de la liberté pour nos otages. On a entendu: « Bravo Mr Merz. Lui au moins fait bouger le dossier libyen ». Dans les milieux libéraux, tout le monde, ou presque, applaudissait sa démarche. Mr Merz, Tell soeur Ane, a attendu avec angoisse la date butoir du 1er septembre pour échapper au piège de l'ogre Kadhafi. Tellement angoissé qu'il a créé un buzz désespéré et un bluff désespérant de vide diplomatique. Il a fait envoyer l'avion de la Confédération. Et on a tous entendu en notre coeur: « Il l'a fait! » Champion notre Président, comme quand il était parti à l'Est chercher un artiste.

Ensuite, l'avion est resté trois jours sur un terrain militaire avant de revenir avec les valises des otages. On a entendu: « L'avion n'est pas revenu à vide. Nous avons les bagages. Mais les Libyens veulent que les deux Suisses reviennent par vol de ligne ». On a attendu, Tell le Petit Prince, le vol de ligne. Ils ne sont jamais revenus. Là, nous Suisses, nous avons vraiment mal entendu. Notre Président si courageux qui avait d'abord promis de retourner les chercher au cas où... n'est jamais reparti. Pire. Il n'a rien exigé, jamais tapé le poing sur la table, rien dit à Kadhafi, pas même revendiqué un rendez-vous urgent avec lui. Rien. Nada.

Le dossier est reparti aux affaires étrangères. Et là, nous avons vraiment compris que nos deux otages n'avaient jamais été le but essentiel de notre Président lors de son voyage. Oui. Vous avez bien entendu: « Premièrement, mon rôle était de rétablir les relations économiques avec la Libye. Deuxièmement, c'était de trouver une solution à la liberté de mouvements de nos deux ressortissants. » Paroles de notre Président.

« Deuxièmement ». Les Libyens ont mal entendu notre Président. Ils avaient aussi compris, comme le peuple suisse, que le but premier du voyage du Président suisse était de voir les deux Suisses pouvoir sortir de Libye. Mais encore une fois, comme les Européens, les Suisses ont parlé économie, échanges juteux de contrats commerciaux, et accessoirement droits humains et liberté des otages.

Alors les Libyens y ont vu un gros malentendu. Pourquoi Hannibal et son épouse avaient été pris à parti à Genève alors que les Européens achètent tout avec l'argent. Ils suffisaient que la police accepte quelques milliers de francs de la main des Kadhafi à la chambre de son hôtel et tout rentrait dans l'ordre. Eux repartaient sans dommage. Et les domestiques restaient tranquilles dans la patrie des droits humains.

Vous avez compris le gros, l'énorme malentendu, Monsieur Merz?

 

 

08:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6)

05/09/2009

Un Indien déclare la guerre aux Bédouins

Un Indien de la tribu de la Lega veut que la communauté helvétique des tribus indiennes déclare la guerre aux Bédouins de Libye.

Le chef de la tribu des Pacha K Mac, tribu aussi vaste que la mixité culturelle le permet, lui répond que c'est ni le moment ni la bonne idée. Déterrer la vraie hache de guerre face aux Bédouins qui bombent le torse en détenant deux otages suisses est une grave erreur stratégique qui ne peut que mener au malheur les nations du monde.

Boris Bignasca, c'est de lui qu'il s'agit, à un papa très remuant qui agite à chaque coup la peur de l'étranger. La xénophobie est la pire arme de guerre. Partir au combat avec la haine viscérale de l'ennemi c'est assurer une défaite magistrale sur la distance. On ne part en guerre qu'une fois toutes les autres solutions épuisées.

Les Pacha K Mac pensent que les Kadhafi ne sont pas en mesure de nous défaire sur le plan diplomatique et devant l'ONU. Il faut donc persévérer avec la langue des Suisses et nos ruses à nous.

 

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La langue de Pacha K Mac

 

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La concubine libertine du chef

 

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Une vampire et des hommes I

 

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Une vampire et des hommes II

 

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la Vampire et son Comte Dracula

Chef Pacha K Mac

 

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Le poids de la démocratie suisse

sur le dos des Pacha K Mac

 

 

 

 

 

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04/09/2009

La monde et l'ONU sur un baril de poudre

Les choses ne s'arrangent pas ni du côté de la Palestine / Israël, ni du côté de l'Afghanistan, ni du Pakistan, ni de l'Irak, ni de l'Iran.

Là-dessus vient se greffer l'humiliation des Kadhafi (ou vue comme telle par la culture berbère) et l'humiliation suisse (vue et moquée par toutes les démocraties si inconscientes qu'elles refusent de voir la gravité de la situation).

A mi-septembre, c'est l'ONU qui risque le démantèlement et la séparation des nations entre celles qui soutiendront les insurgés antidémocrates et antiaméricains et celles qui seront du côté de l'Occident.

« La gifle ultime à Israël » déclare le Président iranien en nommant un ministre. « La Suisse perd la face » écrivent les journaux dans l'affaire libyenne. Et comme par hasard, Israël et la Suisse sont réduites sommairement à des maffias qui doivent être démantelées sous l'influence du monde musulman.

Hors la Suisse représente les intérêts américains en Iran; hors Israël est la force de frappe américaine au Proche-Orient. C'est clair. Si la diplomatie est en train de perdre la face sur le terrain des relations entre le monde musulman et nous, c'est vers la guerre que l'on se dirige. Et comme la petite Suisse démocratique est au coeur du cyclone, on essaye (soit inconsciemment, soit bien organisés autour des services secrets de différents états arabes) de l'affaiblir par tous les moyens.

Les démocraties doivent se réveiller avant de constater que seule la guerre deviendra inévitable. Les démocraties, en premier l'Amérique, devraient prendre très au sérieux ce qui arrive à la petite Suisse. Les opérations séductions dans les pays occidentaux du Seigneur Kadhafi ne sont pas de simples aventures d'un leader autocrate. C'est une manoeuvre concertées pour mettre à genoux les démocraties, de les affaiblir dans leurs idéaux de liberté et de laïcité. En achetant l'amitié des pouvoirs démocratiques tout en attaquant sans cesse leurs manières et leurs façons de gérer le monde, Muammar envoie un signal à l'Europe et l'Amérique: « Nous vous haïssons. Nous vous achetons. Et après nous jetterons vos idéaux aux orties et nous nous installerons au pouvoir, chez vous aussi. »

Ne soyons pas faibles devant les dictatures. Et montrons notre union. Si les Kadhafi ont été humilié à Genève, patrie des droits humains, que devons-nous dire, nous, si on nous arrête arbitrairement (car ce n'est pas dans nos lois à nous d'interdire l'alcool) des semaines dans les geôles libyennes pour simple détention et consommation d'alcool? Que nous sommes de pauvres êtres inférieurs devant Allah et les régimes théocratiques tout-puissants?

Faire la paix quand les provocations se multiplient d'un côté, et que de l'autre, la bonne volonté des Américains, des Suisses, et des nations démocratiques ne suffisent plus, comment la réaliser?

Une seule solution, peut-être. Dire une fois pour toute à Israël qu'elle peut aussi être soumise aux sanctions de l'ONU et de l'Amérique pour non-respect des droits du peuple palestinien. Alors peut-être, le monde arabo-musulman commencera à nous respecter. Et si cela ne suffit pas. Il ne restera que la guerre, la vraie, celle que personne ne veut chez nous car la vie est plus importante que la mort chez nous, dans nos valeurs qui ont compris que défendre la planète bleue et les droits humains sont plus importants et urgents que de défendre un Dieu dont personne ne sait vraiment qui il est, où il est, ce qu'il fait, alors que sa seule arme réelle, c'est l'Amour, et non la Haine, cette haine terrible à laquelle se vouent et se dévouent une partie des êtres humains.

 

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