30/01/2012

D'Allemagne, Nicolas Sarkozy ramène Blue Bayrou

A force de vanter le modèle allemand et celui de sa Chancelière, Nicolas Sarkozy va se prendre un vote camouflet au visage. Au fond, on ne sait trop bien ce qu'il pense de François Bayrou. Mais pour sûr que le Béarnais doit lui paraître une sacrée p... blonde avec ses idées de prendre à droite comme à gauche. Surtout qu'il avait réussi à piquer des ministres alibi à la gauche durant son quinquenat. Aujourd'hui, Bayrou ne pique pas des leaders à personne. Ce sont les leaders eux-mêmes qui sont tentés par un autre voyage sur un paquebot un peu moins bling-bling et un peu plus stable. Certes, ce sera pas l'Hôtel de Plaisance genre Costa Concordia avec François Bayrou. Plutôt une péniche sur la Seine transportant de quoi améliorer la vie de tous les Français et pas seulement une richesse toujours plus indécente d'une petite minorité qui se fichent bien de la démocratie. Personnellement, j'aime bien la p... blonde qu'est François Bayrou. Il voit large, et surtout il a le coeur sur la main. Il ne volera pas les Français et les Françaises. Il ne les niquera pas non plus. Il aura du respect et de la connaissance sur tous les terrains. Difficile d'imaginer Français et Françaises plus blondes que lui pour voter une autre politique et un autre gars. Une fille observait sur la plage un petit gars qui cherchait sa vague orange et il finit par la trouver. La France l'appela le "Blue Bayrou". La Vague orange arrivera-t-elle jusqu'à l'Elysée pour oscariser le plus sûr des politiciens actuels? A la France de jouer Cabaret.

ELLE VOULAIT JOUER CABARET

D. Barbelivien


Elle voulait jouer cabaret
Sur un paquebot de contrebande
Pas dans un bastringue marseillais
Avec des marins qui lui demandent
Une chambre d'hôtel sur la mer
Histoire de faire le tour du monde
D'être la fiancée du corsaire
Tout en restant une putain de blonde

Qui chanterait "Blue Bayrou"
En dansant sur les tables
Tout en étant capable
De faire peur aux voyous
Et chanter "Only you"
En buvant dans les verres
Un fond de picon bière
Qui rend à moitié fou.

Elle voulait jouer cabaret
Pas les serveuses les filles de salle
Pourtant Dieu sait qu'elle s'en foutait
D'avoir le coeur et les mains sales
Elle venait d'une grande ville du nord
Où on a fermé les usines
Là où le soleil vaut de l'or
Elle savait depuis toute gamine

Leur chanter "Blue Bayrou"
En dansant sur les tables
Tout en étant capable
De faire peur aux voyous
Et chanter "Only you"
En buvant dans les verres
Un fond de picon bière
Qui rend à moitié fou.

Elle voulait jouer cabaret
Pas les madelons d'infortune
Je peux vous dire qu'elle en rêvait
D'un jazz band sous un clair de lune
D'un chapeau claque avec des strass
Comme les vedettes américaines
Pas d'un néon sur la terrasse
Et l'accordéon qui se traîne

Pour chanter "Blue Bayrou"
En dansant sur les tables
Tout en étant capable
De faire peur aux voyous
Et chanter "Only you"
En buvant dans les verres
Un fond de picon bière
Qui rend à moitié fou.

Hadopi, Sarkozy, Hyper Hypocrisie

 

 

"On nous demande de pratiquer un désarmement unilatéral à l'égard du piratage".

Cette phrase qui restera célèbre par son humour cynique extrême est de Nicolas Sarkozy devant la décision de François Hollande de démanteler Hadopi (loi sur la protection des droits d'auteur concernant le web). Si Hadopi est impopulaire pour les internautes, il est certes logique de raison gardé et de ne pas solder tous les droits économiques des artistes et créateurs. Tous les jours, les gens de la culture se débattent pour que leur statut professionnel soit reconnu et qu'ils soient rémunérés décemment pour leur travail. Nous connaissons tous le sort, entre autre, des blogueuses et blogueurs qui n'ont pas le pouvoir de se faire un salaire sur leur production...

Mais le hic, avec Sarkozy, c'est qu'il joue au flic vertueux et qu'il protège une loi que lui-même n'a pas hésité à transgresser honteusement en mettant en vente un bouquin qu'il a plagié! Le scandale apparaît sous la « plume » plagiaire de Nicolas Sarkozy lui-même. En voici une partie du récit tiré du site www,fondation-copernic,org « Un plaigiaire méconnu: Nicolas Sarkozy.

(...)Et puis, il y a le silence des autres professionnels de la politique. Ceux qui savent mais se taisent, parce qu’eux-mêmes ou leurs patrons en politique ont également signé des livres qu’ils n’ont pas écrits. Ceux qui savent donc, mais dont les carrières politiques tiennent au succès public des vedettes politiques qu’ils soutiennent, de ces vedettes dont les réseaux sont susceptibles d’accélérer ou de ralentir leurs carrières. Sans doute y-a-t-il d’ailleurs quelques coïncidences entre l’autonomisation progressive d’un champ politique où l’horizon de l’engagement consiste de plus en plus à effectuer une carrière d’élu, et ce silence de connivence, qui préserve du discrédit les règles d’un jeu dont beaucoup de responsables de partis, à tout niveau, escomptent des rétributions. Qui dévoilera, dans ces conditions, l’une des « lois du milieu », sans risquer les représailles de quelques parrains ? Alors qu’accéder à une position de pouvoir politique a, pour ceux qui finalement y parviennent, déjà souvent coûté cher (en temps, en dévouement, en amitiés perdues, en coups personnels reçus, en docilité…). Le plagiat ou le recours à quelques « nègres » ne relève donc pas seulement d’une économie de temps, pour les plus reconnus (et les plus « surbookés ») des professionnels de la politique, qui fréquemment cumulent tant de fonctions électives, qu’ils ne peuvent pratiquement pas se consacrer à tel ou tel travail de plume, et a fortiori jouer avec leurs agendas, distraire de leur temps pour telle ou telle recherche.

La multiplication récente de ces livres signés par de « grands politiques », la prolifération de ces livres qu’ils n’ont pas écrits, n’est ainsi rendue possible qu’autant que les anticipations (notamment commerciales) des éditeurs rencontrent les anticipations des promoteurs médiatiques de ces ouvrages (qui de ces promotions espèrent leur promotion propre). Cependant que les autres politiques ne disent rien, parce que leurs intérêts à se taire sauvegardent l’espace professionnel où ils développent leurs carrières spécifiques.

Mais en l’espèce, un exemple indiquera mieux ces mécanismes, et jusqu’aux silences qui les autorisent.

L’affaire débute en 1994. Nicolas Sarkozy, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, commence à organiser les réseaux Balladur qui promotionneront son mentor à la présidentielle de 1995. Le maire de Neuilly n’est néanmoins pas le seul dans l’opération et souffre même d’un déficit de notoriété par rapport, par exemple à François Bayrou, Charles Pasqua, François Léotard…qui disposent soit des partis qu’ils dirigent, soit de réseaux plus anciens, plus puissants, et d’une reconnaissance antérieure. Pour s’imposer davantage parmi ses associés-rivaux en tête de file des balladuriens, tout au souci, donc, d’accroître son crédit public en cumulant capital politique, « profondeur intellectuelle » et reconnaissance médiatique, il « écrit » alors une biographie intitulée Georges Mandel, le moine de la politique (éditions Grasset, 1994)*, probablement « assisté » par un nègre (selon les rumeurs : Roger Karoutchi, agrégé d’histoire, professeur, diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix en Provence, et auteur d’une biographie de Jean Zay ; à présent Secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement). L’ouvrage est matière à concert de louanges, et sans aucune fausses notes salué par la critique. Le Monde juge cette « étude » fort pertinente. Globe hebdo (dirigé par Georges-Marc Benamou, plus tard conseiller spécial à l’Elysée pour la Culture) évoque longuement cette « remarquable biographie ». Paris Match et TF1 offrent à l’auteur de se livrer sur sa passion pour Mandel en de longs entretiens...La biographie signée Nicolas Sarkozy s’élève dans la liste des meilleures ventes en librairie. L’année suivante en est même tirée une adaptation télévisée, Le Dernier Été, réalisée par Claude Goretta (primé en 1977 au festival de Cannes pour La dentellière), « d’après l’oeuvre de Nicolas Sarkozy sur Georges Mandel », avec Jacques Villeret et Catherine Frot dans les premiers rôles. Elle passe en « prime-time » sur France 2, en 1997. Et le DVD, commercialisé par la suite, contient en bonus « un entretien avec Nicolas Sarkozy ».

Quelques années plus tard, Georges Mandel, le moine de la politique sera récurremment utilisé par le candidat à l’Elysée qui, par l’exaltation des grands hommes de la Patrie (y compris Jaurès), et d’incessantes références à l’héroïsme de la Résistance (cf Guy Môquet), n’omets pas, en une auto-héroisation par Mandel autorisée, de souligner les parallèles entre Georges Mandel et lui-même - ce qui, contre la gauche, en une représentation de la France réconciliée (dont il serait l’ultime incarnation), lui offre de s’élever à la hauteur de la fonction présidentielle, quand l’handicapent encore ses habits de ministre de l’intérieur et sa trahison de Jacques Chirac (que les réseaux Chirac peinent à lui pardonner).

Qu’on nous autorise ici un a parte. On le sait, dans son curriculum vitae, Nicolas Sarkozy mentionne un mémoire sur le référendum de 1969 avec une insistance inhabituelle. Il l’a aussi évoqué durant la campagne présidentielle. Depuis la publication récente de ses notes en DEA de sciences politiques, on sait que sa note de 16 sur 20 peut donner à son « auteur » des motifs de fierté. Faute de trouver trace matérielle de ce mémoire… on se perd en conjectures sur une note aussi élevée pour un objet de recherche aussi compliqué. Pour apprécier la compétence de son auteur, tout porte donc à se reporter à une autre de ses « œuvres ». Dans une bibliographie comportant plusieurs livres, l’ouvrage le plus célèbre de Nicolas Sarkozy, celui sur Georges Mandel, peut paraître le mieux indiqué. Puisque cette biographie d’un homme politique du vingtième siècle doit - tout au moins peut-on le supposer - faire appel à la même combinaison de compétences à la fois historiennes et politologiques, que celles mobilisées dans son mémoire de DEA.

NICOLAS SARKOSY SE RENOMME UN NOM PROPRE POUR SA FONCTION: "LE PRESIDENT PLAGIAT"

Et voici un des rares passages pur sucre de Nicolas Sarkozy:

«  Non, le destin de Mandel n’est pas inachevé. Il est, tout simplement, et c’est déjà beaucoup » (N.S, p. 10). Est-ce si sûr, quand on lit quelques centaines de pages plus loin : « Quand enfin, il comprit, il était déjà trop tard. Ce fut injuste. Ce fut cruel. Mais ce fut ! Il fallait la passion. Mandel l’avait. Il fallait la contenir. Mandel ne le sut pas toujours. Elle emporta tout sur son passage, ne laissant que le souvenir d’un destin qui aurait pu être achevé » (N.S, p. 323). Inachevé ? Achevé ?

Nicolas parlait-il de lui-même et de son propre destin dans ce livre plagiat? Nicolas Plagiat, c'est pas si moche comme nom.

*Ce livre était sur la table des journalistes hier soir lors du débat télévisé. Finalement personne en a parlé. Sarkozy a-t-il interdit qu'on en parle? Ou bien, plus subtil et cruel, les journalistes ont-ils voulu signifier, durant tout l'interview, à Nicolas Sarkozy qu'il était un triste Président Plagiat?

Nous comprenons aussi pourquoi de célèbres professionnels du plagiat défendent tant la loi Hadopi. Si peu de talent personnel, des éditeurs connus, un nom people, des petits nègres à voler gratis, et hop je te fourre dans l'oeil mes droits d'auteur et je t'envoie les flics à la maison si tu copies mon travail. Yes, la justice politique et économique de l'Empereur de tous les Français Sarko Ier.

Hadopi, est-ce une loi pour les dindons ou pour tous les Français. Si c'est pour tous les Français, Sarkosy devrait passer au Tribunal pour ce bouquin. Heuuu. J'ai commis une bourde, Nicolas?

Pour qui irai-vous voter ce printemps? Pour celui qui dit « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » ou pour celui qui dit: « Vas-y mon kiki. Pique les travaux des talents et pourquoi pas revends « ta propre production ». Toi tu fais business. L'artiste lui n'a pas besoin de monnaie. Créer d'amour et d'eau fraîche il se suffit à son propre bonheur ».

Je connais une troisième voie. Celle de la sagesse démocratique. Vous savez son nom. A vous de choisir votre avenir, amies et amis Français.