27/04/2012

Sarkozy aime plus se faire haïr qu'aimer

 

Cela doit venir de son père, ce père qui n'a jamais cru en lui, qui ne l'a jamais aimé. Nicolas Sarkozy voulait se faire aimer des Français. Il y a réussi dans un premier temps. Son grand exploit personnel. Puis, son enfance l'a rattrapé. Devant le bilan assez calamiteux de son quinquennat, les mots du père « Tu es nul. Tu ne donneras rien de bon » ont refait surface. Sarkozy a repris ses réflexes de survie. Mauvais en tout, il sera bon à se faire encore haïr du père. Et aujourd'hui bon à se faire haïr d'une majorité de Français. Il va se saborder non dans la gentillesse mais dans la détestation de lui-même et des autres.

Nicolas Sarkozy avait tout pour trouver enfin les épaules et le costard d'un grand président pouvant remettre sur les bons rails un train français ralenti par la crise. Il a confondu TGV, Train à Grande Vitesse, avec Transgression à Grande Vitesse. Il déraille, et toute la France avec lui. Il débloque la cargaison des wagons chargés de sentiment de haine sur sa personne mais calqué aussi sur la division de la France en communautés distinctes et totalement divergentes. Sarkozy n'est pas Pétain comme Merkel n'est pas Hitler. Sarkozy est un petit garçon dans la peau d'un homme qui a été fouetté par la vie, par sa propre famille (d'où son obsession permanente contre l'islam de la lapidation, des châtiments corporels et psychologiques). Allergique à l'autorité de la maltraitance, il se maltraite et martyrise lui-même en martyrisant la France. C'est la reproduction de l'enfant violé qui viole à l'âge adulte. Il était et est toujours un bon à rien pour son père (quel père honteux! Dire à son propre fils arrivé Président de la République qu'il n'a toujours pas la taille costard. Pour la confiance du fils en lui-même, c'est ignoble et en plus, cela représente un danger d'incompétence futur pour la présidence de la France. Le traître à la patrie, c'est d'abord le père et c'est lui qu'il faudrait d'abord punir d'incompétence).

En fait, la défaite de Nicolas Sarkozy sera d'abord la défaite d'un enfant qui n'a jamais été bien traité par son papa. Et la défaite de ce Président, c'est la défaite d'une France qui n'arrive plus à respecter ses idéaux républicains et démocratiques. Le sursaut républicain de Hollande sera insuffisant et ne servira pas à grand chose. Le mal est fait et il est très profond. La France est divisée à mort, plus que jamais. Il aurait fallu voter Ségolène Royal en 2007...peut-être... Mais à l'époque, la France profonde et les grands philosophes de la République aimaient se moquer de Bécassine et faisait les yeux doux à Nicolas. Aujourd'hui, ils se taisent. Les grands philosophes n'ont plus rien à dire sur le futur président.

 

Après la France qui bosse la France Beau Gosse

 

Nous avons eu le buzz à répétition du "taxer les riches" de Mélenchon. Nous avons aujourd'hui l'idée flash qui arrive du pays du Soleil Levant: taxer les beaux! En cinq catégories s'il vous plaît et selon les critères d'un comité de la dictature du beau ou du laid... En France, ma subjectivité humoristique s'est amusée à classer nos cinq candidats préférés recherchant suffrageurs et suffragettes particuliers pour présidence particulière et mariage singulier. Cela donne, selon l'échelle de l'économiste japonais:

Jean-Luc Mélenchon: Beau = + 100% d'augmentation de taxation fiscale

Marine Le Pen: Moyenne Belle = + 50% d'augmentation de taxation fiscale

François Hollande: Normal = 0% d'augmentation de taxation (électrogramme mou, la France normale, quoi)

François Bayrou: Moyen Laid = - 10% de taxation fiscale

Nicolas Sarkozy: Laid = - 20% de taxation fiscale

Electrices et électeurs de France, donnez votre suffrage à la France Laide de Nicolas. Vos impôts vont chuter de 20%... et les Apollons financeront les retraites des Français pour garder l'âge de la retraite fixée à 60 ans. Jean-Luc et Marine sont solidaires et d'accord pour le sacrifice.

Jean-Luc, y'a une fille bleue marine qui se prend pour ta Bastille et qui te propose son passage piston pour un tour en pédalo avec toi. Dans la dictature du Laid, le Beau couple que tu formes avec  l' X-Trême payera cash notre France en multicolore. Et dans la France des Beaux Beaux, Hollande pourra taxer à + 200% les Belles Belles Filles et les Beaux Beaux Gosses des Resto du Coeur. Elle est pas belle, la Victoire présidentielle en multicolore de la France qui change?

 


VICTOIRE PASSAGE : PREND LE POUVOIR SUR MOI... par xav66_66

26/04/2012

Vite un sarkoleptique contre la démagogie et les bobos

 

La France jette Sarko à la mer

Mais lui il hurle ses cinq cents milles vérités

à la Grande Nation à géométrie invariable:

 

Ne me jetez pas!

Jetez Hollande!

Ne me jetez pas!

Jetez Mélenchon!

Ne me jetez pas!

Jetez Le Pen!

Ne me jetez pas!

Jetez Bayrou!

 

A-t-il encore un cerveau

ou un chalumeau

pour tout brûler sur son chemin?

 

Il ne veut pas même de Marine

mais il voudrait ses sympathisants.

Il ne veut pas même des autres

mais il voudrait le vote du peuple.

Il ne veut que lui, seul au monde.

Plus à droite de lui-même.

Moins à gauche de la haine.

Tout droit au centre du néant.

 

Comme après l'apocalypse.

 

Il faut avoir pitié de lui.

Inventons le sarkoleptique

pour soulager sa douleur.

 

Dans dix jours ce sera fini pour lui.

Mais le champ de bataille républicain

aura fait des millions de morts cérébrales.

 

Sortis lessivés de cette campagne misérable,

nous aurons tous besoin de sarkoleptiques.

A Genève, les chercheurs de Merck-Serono

pourraient nous inventer ce médicament

et sauver ainsi leurs postes de travail.

 

Cinq ans de gauche bobo

pour faire encore plus bobo.

 

Aïe Maman! J'ai mal!

Vite un sarkoleptique!

 

Hollande fait de la lèche aux journalistes

Il y a un point commun entre Hollande et Sarkozy: la drague des journalistes. D'abord la séduction et l'amour; ensuite les  scènes de ménage; enfin le divorce.

Sarkozy perdant les faveurs de la presse, Hollande se trouvant des allures présidentielles, on dirait que la France retourne aux années Mitterrand, sans joie, mais en faisant acte de nécessité: dégager de l'Hexagone le petit Napoléon. La Restauration française sous le monarque Hollande... avec l'introduction d'une dose de proportionnelle à l'Assemblée Nationale, modification du système économique français délocalisé par la transhumance et le retour au bercail du cheptel industriel...la croissance nouvelle qu'il faut aller pêcher dans l'effort collectif d'un peuple qui pense d'abord vacances, privilèges syndicaux, 35 heures, retraite à cinquante ans pour les cheminaux et fonctionnaires, à 60 ans pour les autres...

Encore faudra-t-il pour Hollande ne pas faire de la finance et des patrons ses ennemis. Encore faudra-t-il savoir donner de l'espoir aux ouvrières et ouvriers, aux salaires trop faibles, fiscalement trop taxés, économiquement toujours à cran, risquant le licenciement et le chômage. Encore faudra-t-il donner confiance aux petits patrons et PME souvent la cible de la gauche et de l'administration. Encore faudra-t-il que les communistes qui usent de rhétorique sur les bancs de l'université se salissent les mains au boulot pour comprendre que le marxisme est mort et que le goût libéral des individus est bien plus propice au développement économique que l'interventionnisme étatique dans les affaires privées des gens et les 35 heures obligatoire par semaine pour espérer rester leader de l'emploi et de l'économie mondiale. Encore faudra-t-il savoir se faire respecter des groupuscules d'extrême-droite ou religieux en ne laissant pas la rue au pouvoir de l'anarchie terrorisante mais en offrant aux banlieues un avenir, une fierté, un respect, du travail. Réussir le retour de la politique bobo c'est si facile après la politique bling-bling de l'Empereur Sarko. C'est un peu comme réussir les mains dans les poches le retour au pouvoir de la bande des Restos du Coeur après la bande rock'n'roll du Fouquet's. Encore faudra-t-il dire et écrire partout que les valeurs humanistes concernent aussi les électeurs et électrices de Marine le Pen, qu'on ne peut exclure les populations laborieuses, artisanales, patronales, et traditionnelles qui se sentent mises en danger par des minorités populaires venus d'ailleurs qui ne respectent pas les codes républicains de la démocratie française.

Parce que préférer la fréquentation des Resto du Coeur au Fouquet's, c'est compréhensible et même humain. Pourtant entre bobos et bling-bling, la compatibilité des porte-monnaies est étrangement en osmose, voir à l'avantage des artistes qui fréquentent le Club de Coluche. Si François Hollande veut faire la poche des riches industriels, qu'il commence par faire la poche des riches artistes. Si François Hollande veut faire du Mitterrand qu'il vienne en Suisse saluer un peuple de travailleurs qui se lèvent tôt et se couchent tard, qui n'ont pas la banque comme succursale quotidienne à leur train de vie. Si François Hollande veut redonner à la France sa grandeur industrielle qu'il ne parle plus de retraite à 60 ans, de 35 heures, de contrats de travail qui rend impossible le licenciement et la flexibilité avant faillite de l'entreprise, de grèves qui n'en finissent pas avant de reprendre aussitôt le mois suivant. Car la croissance prônée ne s'assied pas sur le dilettantisme d'employés qui regardent passer le train au lieu de rester au poste de travail. Si François Hollande est le courageux président des années à venir qu'il montre à quel point il sait aborder le fait religieux sous l'angle de la laïcité et non sous l'angle faux-fuyant d'un communautarisme détestable.

Et si l'empereur Sarko est définitivement licencié et renvoyé à Sainte-Carla que le roi Hollande n'oublie pas la dizaine de millions de Français qui ont voté pour les extrêmes plutôt que pour le centre. Car un homme incarnait ce centre, cette France tranquille et sûre d'elle. Cet homme est seul aujourd'hui. Il va ruminer sa défaite pour avoir prononcé suffisamment de vérités pas bonnes à dire et refusées par un peuple peu enclin à croire qu'il est le premier responsable du gouffre actuel de l'économie française.

Qui veut diriger le monde porte le poids de la responsabilité devant le peuple. Car quand le peuple ne suit plus les mensonges gouvernementaux, il suit ses propres mensonge populistes. Un sacré travail pour le sacre d'un autre Président qui veut resacraliser la fonction présidentielle. Sarkozy, l'empereur des vrais emmerds? Hollande, le monarque des faux changements?

 

25/04/2012

Que faire de Marine le Pen?

 

Elle se marre, la Marine. Elle se marre parce qu'elle voit bien que l'UMP est en train de prendre un bouillon de culture politique monumental. Sarkozy a toujours voulu gouverner seul. Mal lui en a pris. Aujourd'hui, en grande difficulté, il devient complètement parano et voit des complots partout, médias, adversaires politiques, et mêmes citoyens ordinaires. En fait Sarkozy fait partie de ces personnes qui au sommet de la gloire se sont investis d'une mission quasi monarchique plutôt que présidentielle. Son adversaire direct, Hollande, prend le même chemin aujourd'hui. Pas besoin du MoDem, pas besoin du Front de Gauche. C'est mon programme, et rien que mon programme. Dans cinq ans, Hollande sera à son tour tout seul pour assumer la débâcle PS à venir.

Le Pen et Mélenchon, qui n'ont aucune responsabilité gouvernementale à soutenir, vont continuer à surfer sur la vague de la démagogie. Je crois que devant le désistement de François Bayrou qui ne semble pas vouloir de responsabilité ni à un gouvernement de Droite ni à celui de Hollande, Nicolas Sarkozy doit tenter un coup de poker magistral et un électrochoc politique: demander à Marine le Pen de prendre une part active à son gouvernement comme Ministre responsable des Migrations. Si elle se défile, elle perdra toute crédibilité devant son électorat. Elle qui veut tellement chasser sur les terres xénophobes se verrait confronter à la réalité du terrain. Cela change une femme...et un homme. Laisser Marine en touche, c'est lui donner un trop beau rôle. Proposer de l'intégrer au gouvernement, c'est la normaliser et lui offrir un challenge à la hauteur de ce qu'elle croit être capable de réaliser. A mon avis, ce n'est pas un coup de folie si Sarkozy fait une pareille proposition. Ce serait une proposition responsable et la seule raisonnable devant l'impasse actuelle des extrêmes qui bloquent la France entière. 6,5 millions de Françaises et de Français (soit l'équivalent de toute la population helvétique) accordent leur confiance à Marine. Donnons-lui un rôle gouvernemental bien déterminé et analysons son travail sur la durée. Chez nous, des UDC ont su faire preuve de bons et loyaux services à la communauté helvétique composée pourtant de beaucoup d'étrangers venus de tous les horizons de la planète. L'UDC est un parti à la fois gouvernemental et dans l'opposition. Les autres partis ont su contenir sa progression grâce à la participation active et ininterrompue de l'UDC à la bonne marche du pays.

Monsieur Sarkozy, prenez votre courage maximal et donnez un coup de pieds à cette fourmilière bobo de gauche et de droite qui a assez joué sur l'hypocrisie bourgeoise et bien pensante durant ces trente dernières années. Marine le Pen sera la première surprise et, qui sait, obligée de relever un défi responsable pour la France, elle saura devenir plus consensuelle avec les populations immigrées. La France va peut-être enfin bouger de sa paralysie actuelle. Et si non, Sarkozy pourra s'en aller sans aucun regret en ayant tenté la manoeuvre correctrice de la dernière chance pour la survie d'une France courageuse plutôt que couarde.

Sarkozy peut-il briser le tabou? C'est à lui de le dire. Une chose est sûre. La France ne peut pas continuer encore cinq ans avec des extrêmes qui ne feront que prendre de la puissance en restant exclues de toutes responsabilités gouvernementales. Hollande ne prendra pas de ministres communistes pour ne pas effrayer totalement les milieux financiers ou patronaux et les riches. Sarkozy pourrait bien être tenté de son côté par la normalisation du Front National et de Marine le Pen en posant néanmoins des conditions strictes à la participation du Front National à son Gouvernement.

L'Autre

 

Quel émoi devant ce moi
Qui semble frôler l’autre,
Quel émoi devant la foi
De l’un qui pousse l’autre,
C’est la solitude de l’espace
Qui résonne en nous
On est si seul parfois
Je veux croire alors qu’un ange passe
Qu’il nous dit tout bas
Je suis ici pour toi
Et toi c’est moi.

Mais qui est l’autre
Quel étrange messager
Mais qui est l’autre
Ton visage est familier
Mais qui est l’autre
En toi ma vie s’est réfugiée
C’est un ami, c’est lui.

Toi et moi du bout des doigts
Nous tisserons un autre
Un autre moi, une autre voix
Sans que l’un chasse l’autre,
J’ai dans ma mémoire mes faiblesses
Mais au creux des mains
Toutes mes forces aussi
Mais alors pour vaincre la tristesse
Surmonter ses doutes
Il nous faut un ami
L’ami c’est lui.