18/04/2012

Bayrou et son Konami Code au second tour

"Casse-toi pôv con". L'expression la plus populaire du Président Sarkozy pourrait devenir dans la bouche numérique d'un politicien très connu "Deviens mon con d'ami, Nicolas, pour que nous sauvions la France ensemble!" lancé par un François Bayrou de synthèse ne pouvant pas agir en Président.

Dans le jeu, Il s'agit d'une manipulation qui, à l'époque de la NES de Nintendo, permettait de débloquer des niveaux secrets ou des objets cachés dans les jeux de Konami. Il fallait alors rentrer avec sa manette le code suivant : ↑↑↓↓←→←→ B A (haut, haut, bas, bas, gauche, droite, gauche, droite, B, A). Le Centre, après avoir visité toutes les contrées de la France profonde, se décide de vaincre le maléfice...


En ligne depuis des semaines, mais découvert seulement depuis quelques jours, le Konami Code est caché dans la page d'accueil du site du candidat. Une fois la combinaison rentrée, une vidéo bourrée de références aux jeux vidéo s'affiche. Un personnage pixellisé marche d'un pas décidé devant un village français, alors qu'un texte défile et explique que ce "héros du Béarn" doit braver les terres hostiles de "Sarkollande" pour trouver "six reliques" - en fait le programme du candidat - et vaincre le maléfice. La musique est en 8-bit, l'ambiance rappelle un Zelda ou un Final Fantasy des années 80.

"L'heure du combat final approche et le héros du Béarn sait qu'il ne peut vaincre les sirènes des extrêmes seul. Il compte sur la sagesse de son peuple pour l'aider dans cette épreuve."

Après le premier tour, la sagesse sera-t-elle du côté du Béarnais pour aider Nicolas Sarkozy à vaincre le maléfice qui s'attaque à la France?

"Peuple de France, aidez-moi!" hurlait Nicolas Sarkozy à la Concorde.

Insert vote Bayrou in first tour to continue...

 

17/04/2012

Bayrou: être en phase avec la France avant de l'être avec Sarkozy

 

Cinq ans de gâcher. Et peut-être maintenant cinq nouvelles années de gâcher pour François Bayrou. "Faut pas gâcher" disait l'Auxerrois Guy Roux quand ses joueurs rataient de belles occasions de but. Il parlait aussi de ses sous à lui. Bayrou parle des sous de l'Etat français. Mais il gâche le but qu'il se fixe. Prenons l'exemple sur le foot pour cette fois.

Vous avez un Président de club (Sarkozy), un entraîneur de club (Fillon), un centre-avant (Juppé) qui décident ensemble vouloir intégrer un excellent joueur dans leur équipe. Ils font les démarches pour cela. Fillon est même prêt à céder son poste à la nouvelle recrue pour faire gagner La France. Le joueur doit-il accepter? S'il accepte, il va jouer sur le terrain, sur son terrain à lui. Bayrou voulait (parlons déjà au conditionnel) être Président du club "La France". A trois reprises, il s'est planté. Là, ce n'est pas la faute des autres. C'est la sienne propre. Car même sans les médias, il pouvait faire un tabac à la Mélenchon avec la vérité. Mais il n'arrive pas faire un tabac parce qu'il est plus gestionnaire et professeur que tribun captant les foules. C'est comme ça. C'est sa nature. Donc niet des Français sur le poste à la Présidence. Pourtant les Français l'estiment dans leur grande majorité. Il le trouve même excellent pour redonner confiance à la marche du pays dans le bon sens.

Sur cette enquête d'opinion, le Président en fonction, qui risque de perdre le bénéfice de sa Présidence et de la qualité de son travail qu'on peut juger de passable mais nettement insuffisant pour les cinq premières années de sa présidence, vient frapper à sa porte:

"Salut François. Tu as désormais trois choix possibles. Un, tu pars à la pêche continuer de prêcher ton discours dans le désert de l'inaction avec ton MoDem qui ne remportera rien aux législatives. Deux, tu rejoins Hollande et son équipe de dépensiers et faiseurs de riches déserteurs bobos et de délocalisateur d'entreprises. Avec les conséquences que tu sais pour notre pays. Trois, tu rentres dans notre équipe et tu bosses avec tes gens et les nôtres pour réussir à sortir la France de l'ornière. Je sauve ma place de Président. Mais surtout la France a une chance de réussir sa sortie de crise alors qu'avec Hollande elle va à sa perte définitive. »

Bayrou doit choisir. Cinq ans de désert supplémentaire ferait de lui l'homme de l'inaction perpétuelle. Et surtout d'homme qui n'a pas voulu risquer sa réputation pour La France. Comment alors garder une image positive d'un politicien qui aura sans cesse proposer l'humanisme au pouvoir et qui se sera désister en 2007 devant l'offre de Ségolène Royal et en 2012 devant l'offre de Nicolas Sarkozy? Comment le regarder avec reconnaissance alors que la France verra les extrémismes augmenter leur score et provoquer le désastre final. Belle lutte finale catastrophique, en vérité.

Bayrou faiseur de reine et de roi ou faiseur de perdante et de perdant? Peut-être surtout... faiseur d'une France perdante?

 

16/04/2012

Hollande, sans participation hors PS, ce sont 27% qui décideront!

 

Un pays peut-il être correctement gouverné par un parti unique qui représente environ 20% des Français, en tenant compte de l'abstention de celles et ceux qui n'iront pas voté?

Mélenchon l'a promis. Il ne participera pas au gouvernement de Hollande. Le reste de l'extrême gauche non plus. Cela signifie que les 20% de sympathisants trotskystes et communistes ne prendront pas leurs responsabilités au gouvernement même s'ils poussent au vote PS! Le Centre de Bayrou ne se ralliant sans doute pas au candidat de gauche, Hollande gouvernera avec 20 % des Français qui le soutiendront entièrement dans son programme politique. C'est insensé! C'est exactement comme si les Helvètes donnaient les pleins pouvoirs gouvernementaux à un parti comme l'UDC ou le PS sans aucun appui des autres partis helvètes. Cela revient à donner le pouvoir à une illégitimité démocratiquement portée au gouvernement!

Comment Mélenchon peut-il sincèrement dire qu'il faudra voter Hollande au second tour et se laver les mains de toute responsabilité personnelle à ce gouvernement socialiste? Bayrou, en 2007, c'était abstenu et avait laissé la liberté de vote à ses partisans. C'était responsable dans le sens où il ne voulait pas participer au gouvernement malgré d'alléchantes offres, et faire le jeu du candidat et de la candidate alors en lice. En 2012, la donne est différente pour lui. Si en 2007, il avertissait des risques réels, en 2012 il se présente comme le seul capable de redresser la maison France après le désastre qu'il avait prévu. Il devra obligatoirement s'investir dans un choix politique au second tour s'il ne passe pas le cap du premier. Se désister et fuir alors que la paquebot est en perdition, c'est jouer le jeu des extrêmes, celui de Le Pen et de Mélenchon et c'est encore davantage trahir la France qu'il aime et dont il sait les recettes pour la sauver. C'est donc la situation qui l'obligera à donner une garantie de circonstance à Sarkozy contre la mise en place d'une bonne partie de son programme à lui. Rappelons ici que Sarkozy, grand stratège, s'est beaucoup rapproché de sa façon de voir alors que Hollande ne fait que répéter qu'il appliquera son programme et rien que son programme...avec 27% de votants acquis à sa cause. Ego Trip catastrophe de Hollande. C'est maigre. Très maigre pour rallier les bonnes volontés d'une majorité de Français...et celles, absolument nécessaire, du Centre.

Hollande ne peut pas gagner cette élection en misant sur le seul PS. Soit il s'associe avec Mélenchon pour partager la responsabilité d'un gouvernement « à gauche toute », soit il cherche encore un passage, quasi illusoire aujourd'hui, du côté de Bayrou. Hollande se trompe totalement de stratégie en vue du second tour. Si Bayrou signe un pacte et un contrat social nouveau en s'associant à Nicolas Sarkozy, Hollande perdra...sauf si les Français sont assez irresponsables pour donner les pleins pouvoirs à un gouvernement représentant seulement l'adhésion réelle de 20% des Françaises et Français...

Nous en sommes là à six jours du premier tour. Les Socialistes se bercent gentiment sur les sondages qui sont tous favorables à leur candidat. Mais au second tour, quand les choses seront vraiment sérieuses pour l'avenir de la France, celles et ceux qui auront su faire l'union sacrée malgré les divergences de vue prendront le dessus sur le programme unique d'un candidat unique qui décide de gouverner seul dans son coin. Sarkozy est compatible avec la tournure politique de la Présidence 2012. Hollande est encore dans le système UMPS. Sarkozy l'a dépassé dans sa tête et en fait à l'intérieur même de ses troupes. Il est discipliné. Il sait où il va. Il va l'emporter et devenir un Président de second mandat neuf et pleinement digne de sa fonction. Il n'a pas le choix. Ce sont les circonstances actuelles qui dessinent l'homme Sarkozy et sa nouveauté présidentielle.

 

15/04/2012

Sarkozy: "Ne laissons pas guillotiner l'héritage de la France éternelle!"

 

Nicolas Sarkozy est ressuscité d'entre les morts ce dimanche! Un discours calqué, presque expression pour expression, sur le programme de François Bayrou tenu par un Nicolas Sarkozy survolté à la Concorde cet après-midi. Un discours d'espoir mais surtout convaincant à l'heure où la France doute de tout et de tous. En préambule, François Fillon a réussi aussi un discours de nouveauté radicale dans la continuité du projet sarkozyen. Le Président Sarkozy a maîtrisé en bonne partie sa grande faiblesse maladive de folie des grandeurs. Il a tenu un grand discours de sagesse et de développement. Il a fait très fort ce dimanche. Je souhaite vivement que Bayrou, au soir du premier tour, ne joue plus à l'iceberg venant heurter le Paquebot France mais qu'il décide volontairement et avec enthousiasme de participer au Gouvernement du Président Sarkozy Nouveau. Entre jouer l'iceberg de tout un pays au second tour ou la cerise sur le gâteau d'une France unie et optimiste pour affronter les grandes difficultés rencontrées sur son chemin, il me paraît plus favorable et responsable à François Bayrou de prendre le risque de jouer la cerise sur ce nouveau gâteau de la Droite et parier sur le Printemps de la France plutôt que de couler le navire construit, enfin rénové dans ses structures de base par la volonté d'un Nicolas Sarkozy et de ses lieutenants trouvant le chemin de la lumière dans l'obscurité qu'ils avaient eux-même contribué à faire régner sur la France par leur attitude arrogante. Pour quitter la sinistrose d'un destin tragique, François Bayrou doit vraiment quitter ses habits de Père Fouettard revenu du Pôle Nord et rejoindre la France sarkozyenne si c'est Sarkozy contre Hollande au second tour.

Au soir du premier tour, la responsabilité prioritaire de François Bayrou sera de dire un oui ferme à Nicolas Sarkozy avec tous les risques d'une défaite commune mais également la possibilité d'une énorme victoire sur eux-mêmes pour enfin oser prendre le risque de gouverner la France main dans la main qui leur donneront la liberté de s'investir pour la cause humaniste et les responsabilités de prendre la charge gouvernementale d'une façon libérale et sociale et non plus du laisser-faire économique et moral. La France a pour vocation d'instruire des jeunes gens à la tête bien faite et à l'humanité frappée du label de la démocratie et non de la dictature individuelle ou de la démagogie collective.

Ne pas croire au rêve frelaté de Hollande et Mélenchon, d'un socialisme où il suffit de dire et d'écrire que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil; que tout le monde aimerait travailler et s'instruire naturellement pour le bien communautaire comme personnel; que le communautarisme est prioritaire devant le partage des priorités démocratiques. Tout cela est illusoire et faux. C'est faire de l'humain un ange. Hors nous sommes tous des citoyens faillibles et non des anges irrésistiblement attirés par le Bien. Croire plutôt en la liberté, à l'humanité, à la responsabilité individuelle et collective, à la force de la démocratie, à la culture de nos racines ayant poussé depuis les temps de la Renaissance en passant par le siècle des Lumières jusqu'à notre Modernité. Donnez votre vote à François Bayrou au premier tour, d'abord. Mais au second tour, signez pour Nicolas Sarkozy et son nouveau contrat social. C'est ma conviction d'observateur de l'extérieur à votre grand et beau pays qu'est la France. Que « Le France » évite l'iceberg et continue son chemin de majesté vers des eaux plus calmes et plus prospères. Tel est mon souhait le plus cher et sincère. Vive la France et le peuple de France!

 

14/04/2012

Bayrou l'Iceberg; l'UMPS et le Titanic

 

Nous en sommes là. A huit jours de l'élection présidentielle. A une nuit du naufrage du Titanic. Il y a cinq ans se détachait complètement un candidat à l'élection présidentielle 2007 de la structure d'acier bâtie sur le triomphe de l'architecture mégalo de Nicolas Sarkozy. Tout le monde venait alors à lui. Tout le monde courtisait la nouvelle star de la politique. Les journalistes en premier qui courraient après lui...même à cheval. Partout. De la Camargue à Paris en passant par Marseille. Le gourou de la politique s'imposait comme un prophète politique d'un nouveau genre. Style agressif, gueule de boxeur ou de petite frappe de cinéma, un Belmondo de la politique crevait les écrans plasma et séduisait les femmes comme les hommes. La flamboyante structure toute neuve de Sarkozy s'imposait face à sa rivale Blanche-Neige, Alice au Pays des Racailles, Bécassine, c'est selon comment ses ennemis voulaient bêtiser la leader socialiste, Ségolène Royal.

Tout se figeait alors. Les cabines du parlement français dégageaient alors une odeur de glace. Beaucoup prédisait pourtant le Sarkophage de la Nation. L'Iceberg se détachait en même temps de sa banquise centrale et venait à la rencontre du « France » sachant exactement le moment, l'heure et le jour ou la collision prendrait sa réalité avec le peuple. Mais ce peuple le reniait comme une menace diffuse et sans grand pouvoir. Que venait foutre ce résidu de glace sur la route de la « Croisière s'amuse », ode à l'action du plus grand petit mégalo que la France ait produit depuis Napoléon? « Air Sarko One » et sa suite nuptiale. Tout le monde connaît le style. Certains aiment. D'autres haïssent. Le « France » refait banquet pour la dernière fois ce dimanche à Paris. L'UMPS rassemble pour un ultime repas communautaire à la gloire du « France ». L'orchestre y tient son rôle sur sa gauche du côté des Fanfan la Tulipe. Tout le monde est satisfait. Presque tout le monde. Les prophètes de malheur ont parlé. Les horoscopes, les voyantes, les diseuses de bonne aventure ne racontent plus un destin futur heureux pour ce peuple frivole. Pas davantage de balivernes. L'oracle de Delphe, Jacques Attali, a parlé. Comme les autres diseuses, il prévoit la catastrophe pour « Le France ». A tribord, Le Capitaine Sarkophage animé par sa Marine du « France de Jeanne d'Arc » ennemi des Anglais, prétendant à sa propre succession, harangue le peuple: « Nous allons vaincre! A bâbord. Le challenger « Tulipe de Hollande » enivre de rhum subventionné ses partisans habité d'un parfum racoleur et animé par le bateleur Mélangeons Meschansons « Nous allons vaincre! ». Au gouvernail, plus personne. Le peuple chante et boit de tout son soul aux bonnes paroles des Maîtres de Capharnaüm. « The Voice », ce soir, complète l'équipage du « France » et notre plaisir à aimer la France et ses chanteurs et chanteuses sublimes au moment de couler.

Et voici l'Iceberg du « France ». Celui qui revient du froid électoral prêt à faire rendre gorge à l'UMPS. Il ne fera peut-être qu'une petite brèche dans la carcasse à caissons étanches du système. Mais cette petite brèche de 10% sera suffisante pour ébranler tout l'édifice et le faire partir par 5000 mètres de fond dans les abîmes de l'Histoire. L'Iceberg Bayrou est un Roc de granite. Rien ne sert de vouloir le détourner de sa trajectoire. Il a rendez-vous avec l'Histoire. Il est sur la trajectoire et va percer cette foutue coque construite par l'arrogant système UMPS:

Passagers du "France", préparez tous vos gilets de sauvetage orange et soyez prêts à sauter dans les canots du MoDem. C'est votre chance de survie politique à l'hécatombe après le passage de l'Iceberg. Bonne résurrection à toutes et à tous.