14/04/2012

Bayrou: l'échappée belle sur une vague de 42 mètres de haut

 

Les tueurs de Maure qui feront le second tour se disputeront le vote des soutiens à François Bayrou. Bayrou, c'est la vague de 42 mètres de haut qui viendra frapper la centrale élyséenne de plein fouet. Les deux capitaines Matamore ne pourront que se faire hara-kirira bien le dernier. Aucun des deux candidats présidents n'y arrivera sans le Centre. Et si le Centre se refuse, alors l'extrême gagnera.

Bayrou fera explosé l'Assemblée nationale. François Bayrou c'est Beyrouth et les divisions qui ne se rassembleront plus mais qui se ressembleront encore plus dans le mépris et le rejet de l'autre. Bayrou sans Bayrou ce n'est plus de Bayrou au pouvoir. La France ne comprendra ce qui lui arrive qu'à postériori. Faire confiance à Hollande, c'est rétrograder la France sur l'échelle de la prospérité. C'est faire fuir les capitaux, les grandes entreprises, voir même les plus petites, les artistes gaucho qui sont de droite mais ne se l'avoueront jamais de peur de perdre une partie de leur prestige auprès de leurs fans anarcho-romantiques de gauche. Voter Hollande, et la France, dans les heures qui suivront ce sera regarder passer la vague de 42 mètres de haut sur les marchés et heurter le bouclier de l'économie et de la finance française. Soit le nerf de la guerre définitivement démoli en quelques jours. Un tsunami nucléaire. Frayeur et douche écossaise assurée sur le moral des Français qui constateront alors qu'ils viennent de porter au pouvoir un Président mort-né dès les premières heures de sa Présidence. Un remake en pire de l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007. Une déchéance à l'échéance de la dette monumentale promise par les promesses intenables du candidat socialiste.

Et Sarkozy à droite, sans le Captitaine Bayrou au centre de la gouverne, c'est un Sarkozy en dérive populiste extrême, obligé de faire de l'ultra-droite, de chasser les sorcières du pays, de courir après les sucettes du succès qui lui échapperont suite à des syndicats très remontés posant pied au plancher pour foncer dans la brume d'un carnage industriel. La France sans sagesse, c'est une France vengeresse et traîtresse à ses idéaux, meurtrière, haineuse, perdante sur tous les tableaux. Mais Bayrou avec Sarkozy, communauté d'intérêts et de bien, ferait alors exploser l'UMP en la fracassant sur le mur des sacrifices obligés des parlementaires de l'Assemblée nationale. Comme au poker, un brassage tout neuf des cartes sans savoir vraiment sur quelle majorité se reposer pour l'emporter aux législatives et rendre la confiance aux Français. Matamore de droite, Sarkozy ne pourrait revivre sans Bayrou mais devrait tuer des gens de sa majorité pour faire de la place aux gens de Bayrou. C'est la politique sanguinaire du patron affaibli d'une Révolution indispensable.

Bayrou nul part, alors? Si Bayrou nul part, France nul part. Et faire-part de condoléances communautaires d'une Europe unie perdue à jamais qui se fracassera sur le front des extrémismes populistes. Adieu l'Europe, Retour sur un monde disparu qui ne reviendra jamais mais qui engendrera le chaos et l'anarchie au service des dictatures promises.

Fin d'un monde. Bayrou sur la piste et son échappée belle. 10% de la population a compris et votera clairement pour lui. Le danger est imminent. Que font les 90% restant pour voter un destin autre que le choix entre deux Matamore incapables de redonner confiance à la France par leur programme et par là à une Europe en crise gravissime et en risque de désintégration?

Les tueurs de Maure ne tiendront pas le siège de Beyrouth. J -8  l'heure du choix a sonné.

 

12/04/2012

Quand Nicolas Sarkozy devint Nicolas Sarkozaccio

 

Nicolas a révélé un secret de sa vie intime. Si lui et Carla Bruni l'Italienne avaient eu un garçon à la place de leur fille Giulia, ils l'auraient baptisé Lorenzo.

Ce prénom, la presse ne l'a pas relevé, est très célèbre dans la littérature française. Alfred de Musset en a tiré un roman de la Renaissance sur fond d'Histoire réelle. Au temps des Médicis, a existé un certain Lorenzaccio, de son nom pur et premier Lorenzo de Médicis, héros romantique.

Lorenzaccio est un diminutif que les Florentins attribuèrent par mépris au personnage et qui rejoint aujourd'hui curieusement la méprisance décriée par un certain Nicolas Sarkozy à son égard.

Fait marquant de la pièce. Dans la réalité, Lorenzo se fixe pour mission d'assassiner le tyran au pouvoir, son cousin Alexandre de Médicis. Il échoue, prend la fuite et survit encore quelques années. Dans la pièce de Musset, il reste et se laisse tuer. Pour Nicolas Sarkozy, il réussit à faire assassiner le plus célèbre et ubuesque tyran de la Terre, Muammar Kadhafi, afin d'y installer un pouvoir démocratique en Libye après avoir flirté avec le tyran sous les toits de Paris et l'avoir aidé à chasser les démocrates chez lui par une technologie d'espionnage vendue par la France à la Libye. Sarkozaccio, le traître, le lâche au service des pouvoirs occultes et financiers retrouve son idéal de beauté et de démocratie en sauvant les gens de Benghazi d'un massacre programmé. Toute ressemblance entre les deux personnages est fortuite...

Sarkozy agit presque seul en Libye, aidé d'un philosophe connu et décrié, Bernard Henri Lévy, improvisé diplomate de circonstance, et personne en Europe n'a le courage de croire le Président au départ de son idéal, surtout pas Angela Merkel, pour se servir de son acte audacieux devant l'ONU comme d'un tremplin pour instaurer une démocratie en Libye. Pourtant, à l'arrivée, Sarkozy réussit le tour de force de sa présidence et fait éliminer le clan Kadhafi du pouvoir. Cela n'empêche pas la France de continuer à faire de l'anti-sarkozysme simplet. Il reste Sarkozaccio, le petit Naboléon au pouvoir illégitime, le président traître et félon du Fouquet's et du yacht du milliardaire(un boléro d'opéra mis au service de sa Dame de Coeur, la perfide Cécilia qui le quittera malgré tout en pleine avènement élyséen). Jamais Sarkozy ne dénoncera le bling-bling de Cécilia et il prendra tout en pleine figure sans rien avouer à personne. Lui, s'écraser au service de son épouse, impossible. Il est trop fort l'homme Sarkozy pour se risquer à assouvir sans rechigner tous les caprices luxueux de son joyau féminin. Une certaine dictature d'esprit règne dans le couple et c'est elle qui décide de quand et du comment...aussi du pourquoi de son départ définitif. Mais ça, Nicolas ne peut l'avouer à personne.

Sarkozy ne se résoudra jamais à être Sarkozaccio. Il ne va pas s'enfuir et laisser l'Elysée à un autre. Il va encore se battre, quitte à mourir en Président digne. Il n'est pas ce personnage corrompu, pervers, et débauché qu'on lui prête. Il n'est pas mêlé à des histoires trouble telle que l'affaire du financement de sa campagne par Kadhafi en 2007 ou l'affaire Karachi et d'autres encore qui entachent sa Présidence. Sarkozaccio n'existe que dans les fantasmes de ses ennemis. Lui, c'est Nicolas Sarkozy, homme-président digne de la République de France, combattant à toutes heures du jour et de la nuit pour la Grande Nation, homme d'épée, de lettres, et de chiffres tandis que d'autres ne sont que des chiffons en papier et brouillon de culture. D'ailleurs, il défend la culture supérieure judéo-chrétienne et cela lui vaut des railleries à n'en plus finir. L'Homme du Guéandertal est né et survivra à toutes et à tous. Il survivra même devant tous les Crocs des Mélenchons, des Le Pen, et des Hollande qui veulent sa perte. Lui, c'est Darwin et Dieu dans la même peau évolutionniste. Il ne choisit pas. Il unit sous le même toit éternel la théorie scientifique et la théologie des êtres humains. Face au désenchantement et à l'idéal flouté de ses contemporains, Sarkozy se demande sans cesse si un mal peut justifier un bien dans l'action politique. Le désir de liberté pour justifier un crime, éliminer le tyran, est-il possible en Syrie comme en Libye? L'international est sous le feu de la rampe sarkozyenne. Il veut sauver le Printemps de Jasmin après ne l'avoir pas vu venir. C'est son idéal et sa fibre démocratique qui s'impose avec l'aide de son Ministre aux Affaires Etrangères, Alain Juppé, Alien pour ses intimes, qui sait que du monstrueux de la dictature accouche parfois des futurs plus lumineux pour les peuples. A l'intérieur, son pays est miné par la crise des idéologies. Croire encore aux idéaux républicains, liberté, égalité, fraternité? Sont-ce finalement des mensonges ? Compte tenu de l’emprise de la vie politique dans nos démocraties, des scandales qui les agitent, des risques encourus par la liberté, on peut légitimement se poser la question. Mais Sarkozaccio ne se pose pas la question. Il fonce et croit encore en sa bonne étoile. Il va poursuivre le travail en France comme devant la crise de confiance qui secoue l'Europe entière. Sarkozy ne supporte pas l'échec. De ses expériences de jeunesse et de ses galanteries auprès de la gente féminine, il va conserver le masque et le regard aiguisé et cynique du libertin débauché qui sait deviner les êtres. Il ne fera rien au monde pour faire croire au peuple qu'il est désormais fidèle parmi les fidèles à la nouvelle femme de sa vie, Carla Bruni, la belle italienne romantique ex-croqueuse d'hommes qui va lui donner un enfant. Les deux ensemble se sont dévorés mutuellement. Ils sont désormais promis l'un à l'autre pour la vie. Il a conquis l'adolescente désinvolte qui cherchait un homme à travers tous les hommes qu'elle séduisait. Elle a conquis le petit garçon tyrannique qui se mettait en colère pour un rien et séduisait à outrance les grandes femmes par manque d'assurance en sa petite taille d'homme. Carla et Nicolas rêvent de Lorenzo...

Un joli extrait de « Lorenzaccio » pour comprendre la rencontre réussie entre Carla et Nicolas:


Je réponds de la petite. Deux grands yeux languissants, cela ne trompe pas. Quoi de plus curieux pour le connaisseur que la débauche à la mamelle ? Voir dans une enfant de quinze ans la rouée à venir ; étudier, ensemencer, infiltrer paternellement le filon mystérieux du vice dans un conseil d’ami, dans une caresse au menton ; tout dire et ne rien dire, selon le caractère des parents ;
– habituer doucement l’imagination qui se développe à donner des corps à ses fantômes, à toucher ce qui l’effraye, à mépriser ce qui la protège ! Cela va plus vite qu’on ne pense ; le vrai mérite est de frapper juste. Et quel trésor que celle-ci ! tout ce qui peut faire passer une nuit délicieuse à Votre Altesse ! Tant de pudeur ! Une jeune chatte qui veut bien des confitures, mais qui ne veut pas se salir la patte. Proprette comme une Flamande ! La médiocrité bourgeoise en personne. D’ailleurs, fille de bonnes gens, à qui leur peu de fortune n’a pas permis une éducation solide ; point de fond dans les principes, rien qu’un léger vernis ; mais quel flot violent d’un fleuve magnifique sous cette couche de glace fragile qui craque à chaque pas ! Jamais arbuste en fleur n’a produit de fruits plus rares, jamais je n’ai humé dans une atmosphère enfantine plus exquise odeur de courtisanerie.


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Deux enfants à l'innocence retrouvée...le garçon est Président d'un grand pays. La fille est chanteuse romantique d'un autre grand pays. Ensemble, ils vont former "The Voice" de l'Europe...mais d'abord de la France.

Déjà nous pouvons comprendre que pour Sarkozy il faudra élever la dissimulation au rang d’art accompli afin d’échapper à la clairvoyance d’un regard roué et de plus méfiant. Sarkozy révèle aussi avec une certaine prescience le rôle sournois de l’imagination pour abattre les défenses, le rôle du désir impur qui porte plus loin qu’on ne voudrait aller, qui mène en terres interdites et dangereuses. Il y aurait donc dans l’esprit délicat une faculté traîtresse propre à ouvrir la boîte de Pandore, une faiblesse inconnue, un ennemi intérieur dissimulé. Musset, dans sa pa pièce, traduirait-il à sa manière le dogme chrétien du péché originel ? Et surtout, pourrait-il nous faire comprendre Nicolas Sarkozy de l'intérieur et à l'extérieur de lui?

Nous terminons ici cette comparaison entre deux héros par cette citation. L'un est encore Président, l'autre n'est qu' un héros de roman...

Les hommes ne m’avaient fait ni bien ni mal ; mais j’étais bon, et, pour mon malheur éternel, j’ai voulu être grand. Il faut que je l’avoue : si la Providence m’a poussé à la résolution de tuer un tyran, quel qu’il fût, l’orgueil m’y a poussé aussi.

Suis-je un Satan ? […] Quand j’ai commencé à jouer mon rôle de Brutus moderne, je marchais dans mes habits neufs de la grande confrérie du vice, comme un enfant de dix ans dans l’armure d’un géant de la Fable. Je croyais que la corruption était un stigmate, et que les monstres seuls le portaient au front. J’avais commencé à dire tout haut que mes vingt années de vertu étaient un masque étouffant ; ô Philippe ! j’entrai alors dans la vie ; et je vis qu’à mon approche tout le monde en faisait autant que moi ; tous les masques tombaient devant mon regard ; l’humanité souleva sa robe, et me montra, comme à un adepte digne d’elle, sa monstrueuse nudité. J’ai vu les hommes tels qu’ils sont, et je me suis dit : pour qui est-ce donc que je travaille ? Lorsque je parcourais les rues de Florence, avec mon fantôme à mes côtés, je regardais autour de moi, je cherchais les visages qui me donnaient du cœur, et je me demandais : quand j’aurai fait mon coup, celui-là en profitera-t-il ?

Nicolas Sarkozy, ex Sarkozaccio, dans le coeur de beaucoup de Français prépare son coup. Devenir Président de la France pour un second mandat. Il pourrait encore une fois réussir après avoir participé à la chute de la maison Kadhafi à l'extérieure, il pourrait être directement responsable de la chute de la maison socialiste à l'intérieur de son pays.

Où quand la grande littérature rejoint parfois l'Histoire de France. Lorenzo a pris les traits féminins de Giulia. Pas vraiment en contradiction avec la pièce d'Alfred de Musset.


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11/04/2012

Le capitaine de pédalo n'arrivera pas à destination

 

François Hollande, forcé de faire une place à Jean-Luc Mélenchon sur son pédalo d'infortune, va au-devant d'un tragique remake de l'élection ratée de Ségolène Royal.

Pourquoi l'affirmer? Parce qu'au centre, ça bouge, ça se concentre, avec François Bayrou et ça penche plutôt à droite du moment que Mélenchon a réussi maintenant sa percée décisive. Hollande est coincé. Soit il dit oui à Bayrou et aux grandes lignes du programme du centriste, soit il le perd et gagne Mélenchon. Mais alors les centristes iront à leur écrasante majorité se calquer sur Bayrou à droite, du côté de Sarkozy, pour autant que ce dernier ait l'intelligence de donner une grande liberté d'action à François Bayrou et à ses idées républicaines.

Avec Mélenchon à son bord, le pédalo coulera. Trop lourd, trop chargé du fardeau des cadeaux électoraux au peuple des gagne-petits et des poisons fiscaux aux riches et très riches. Avec Bayrou et sans Mélenchon, la gauche de la gauche s'abstiendra de voter pour Hollande et Sa Majesté Sarkozy flattera un peu plus l'extrême-droite pour aller la faire voter pour lui.

Mais Bayrou n'ira de toute façon pas à gauche, pas avec Hollande. C'est trop casse-gueule pour lui et sa probabilité de prendre le pouvoir est quasi nul, l'électorat de le Pen et une petite partie de celui de Mélenchon votant alors pour Sarkozy ou s'abstenant sans aucun état d'âme. Ira-t-il alors à droite? Oui. Parce qu'il n'a pas le choix. Il doit être au gouvernement pour exister encore. Sinon il peut mourir tranquille. Personne ne viendra le chercher dans 5 ans. Cela pourrait être sa dernière option politique, mais pas très glorieuse pour lui. Car comment prétendre et dire qu'il veut donner sa vie à la France pour la sortir du marasme et de la catastrophe et, dans le même temps, faire le saut de l'ange dans le néant politique qui lui serait alors promis. Il ne peut pas critiquer le Gouvernement et l'UMPS pendant 10 ans sans jamais participer au grand chamboulement qu'il souhaite de tous ses voeux! C'est une posture politique impossible à tenir. Pire. C'est la posture des politiciens démagogues qui font de belles promesses s'ils deviendraient Président... Donc, pour sa crédibilité, François Bayrou ira à Sarkozy si Sarkozy est intelligent avec lui. Et si Bayrou y va, Hollande coulera avec Mélenchon. C'est clair comme de l'eau de mer bien salée. A l'addition, Bayrou et Sarkozy s'entendront mieux que Hollande et Mélenchon. C'est le ticket gagnant. Et le moins nocif pour la France. On ne voit pas comment Mélenchon pourrait trouver une grande envergure politique à côté de son capitaine de pédalo...et surtout redonner un espoir certain à la nation française.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon sait parfaitement qu'en cas de défaite de Hollande, il deviendra le leader de la nouvelle gauche. Le PS sera dans un désarroi tel qu'il ne se relèvera pas de si tôt. A prendre la Bastille avec des vieilleries et des bigoteries trotskystes, le démagogue aura ouvert un boulevard aux jeunes personnalités de gauche qui surgiront sur la débâcle des éléphants du PS qui n'y arrivent décidément plus depuis François Mitterrand. Pendant ce temps, le révolutionnaire millionnaire Mélenchon paradera en pétaradant sa mitraille d'extrême gauche. Vaut mieux être riche et révolutionnaire de pacotille que pauvre et révolutionnaire pour de vrai.

Mélenchon, c'est notre Jean Ziegler helvétique. Mais si Ziegler avait pris le pouvoir en Suisse, il n'aurait pas fait 100 jours au pouvoir. Les Helvètes savent encore utiliser leur coeur et leur tête à des fins non démagogiques. On peut rêver, vivre d'utopie égalitaire et préférer la liberté sincère, aimer le sel libéral et le poivre social pour équilibrer la démocrratie au centre, seule attitude responsable pour garder la paix sociale, la porspérité, et l'avenir sans guerre.

 

10/04/2012

Le coup de torchon...puis la lavette Hollande

 

La Gauche française rêve de reprendre la Bastille à la Droite. Après les années Mitterrand, revient le goût de faire table rase de l'ultra-droite sarkozyenne.

Mélenchon passe un grand coup de torchon et réanime le trotskysme mort et enterré depuis tant d'années. Notre société ne faisant plus confiance aux ultra-libéraux qui ont abandonné la fibre humaniste de leurs prédécesseurs, nous voilà tout heureux de faire le lit doré du communisme bon teint, gauche caviar renforcée sur son extrême par la nomenklatura des loups se pavanant cigare au bec dans les salons de l'Elysée en hurlant: « A nous toutes les richesses de la France! ». On connaît l'Histoire. Quel communiste a-t-il vraiment respecté son contrat d'égalité avec le peuple? Un mort-vivant sanguinaire comme le Che, peut-être...et qui n'a jamais été ni au pouvoir ni à la tête d'un pays, exception ministre éphémère de Fidel Castro, mais chef guérrillero plus sûrement jusqu'à sa mort violente...

Aucun souvenir d'un communiste qui n'a pas failli à sa cause...Aucun...Mais si quelqu'un à l'exemple d'un communiste qui a réussi pour le peuple, sa liberté, la démocratie, faites-le moi savoir.

Passons sur Mélenchon et son utopie aussi vieille que Marx. Et venons-en à la lavette Hollande qui finira de mettre à sec et à sac les finances de de la France. Car c'est évident, Hollande devra passer par le coup de torchon de Mélenchon pour se faire élire...puis tentera de sauver la fuite des capitaux en passant un coup de lavette pour éponger le déficit de plus en plus abyssal de la France. A la fin, la place financière de la France sera reluisante de bonne moralité (on prend aux riches, on redistribue aux pauvres...éventuellement aux flemmards, aux profiteurs du système, à toutes celles et ceux qui se la coulent douce en attendant la chute). Mais les riches ne seront plus là pour qu'on leur arrache tout...parce que si la racaille vole le sac à main de la dame, la gauche risque légalement de faire la razzia sur les gros comptes en banque. Au temps de la noblesse, le peuple avait la guillotine pour prendre toute la richesse du monde de force. Aujourd'hui, les clauses guillotines de ces gentils démocrates de la gauche caviar feront fuir notre noblesse moderne vers des paradis fiscaux hors d'atteinte. Bien vu la morale de gauche. Adieu les investissements, le produire en France, innover en France, croître et prospérer en France. Tout cela pour nourrir, disons-le crûment, les parasites sympas qui s'endorment sur les trop grandes largesses du système socialiste et fêtent la nuit à la lumière des cerveaux alourdis et avachis par la bière coulant à flot.

Mais j'écris comme un réac de droite, un fidèle de Sarko. Et ce n'est pas moi. Ce que je veux c'est du centre, de l'attitude responsable, des jeunes, des adultes, des vieux, solidaires entre eux, prêts à l'effort et surtout à la prospérité commune en fonction des mérites et du travail de chacun. On peut rêver. De Gaulle ne repassera plus par là. Pas sûr que notre société démocratique survive à cette trop grande absence de conscience. Le chaos n'est peut-être plus très loin...et les gourous religieux ont la victoire patiente qui se profile. Car on le sait, les maîtres en religion savent très bien manier la carotte et le bâton. Je t'aide financièrement. En échange tu files tout doux et tu te conformes à nos normes religieuses. Il y a des pays plus pauvres et plus dans la panade que la France qui connaissent cela depuis si longtemps. Mais la France ne veut pas d'un catholique tranquille et 100% laïque qui sait encore séparer Dieu de l'Etat. Elle préfère les athées de gauche, ennemi de Dieu, qui vont faire renaître les extrémistes religieux de leurs cendres. Après, il ne faudra pas venir nous dire que la Gauche française n'est pas la plus bête d'Europe. Elle ne comprendra jamais qu'à trop vouloir, elle aura le chaos ou l'ordre du religieux à la place de la démocratie qui s'emparera des foules, complètement désorientées, comme le nouvel opium du peuple. La liberté, personnellement je l'ai toujours recherchée dans la sociale-libérale attitude. Cette façon de vivre et d'aimer plaît désormais à de de moins en moins de monde. Soit à gauche toute, soit à droite toute. Ils sont dans l'extrême. Malheur au paquebot écartelé. Il va sombrer pour de bon. Et si la France sombre, c'est l'Europe entière qui sombrera.

 

09/04/2012

Elysée 2012: le peuple français, prisonnier de l'idéologie?

30% d'extrêmes, 60% de gauche et de droite, 10% de centre. Pour une démocratie, le vide du centre est le pire qui puisse arriver. Pousser par l'idéologie des extrêmes, le peuple préfère la démagogie à l'expression saine et équilibrée de la situation du pays. La France s'éclate avec Mélenchon et Marie le Pen. Hollande et Sarkozy s'adressent plutôt à leur extrême respective en tentant seulement de rallier le centre à leur cause mais en jouant la politique des extrêmes.

L'idéologie au pouvoir. En 1968, l'imagination au pouvoir s'appelait anarchie. De Gaulle représentait la République du centre. L'anarchie a fini par céder car elle était venu agiter les consciences dans la rue et non pas pour prendre le pouvoir à la démocratie.

En 2012, les jeunes et moins jeunes, au lieu de s'amuser avec imagination et créativité, regardent les démagogues leurs tenir des discours mensongers qui les amènent dans le mur. Peuple de France, à suivre les extrêmes, le centre de ton équilibre se trouve malmené. 10% au centre, 70% de popularité pour François Bayrou. C'est de confiance en la démocratie que tu souffres.