07/08/2010

Pornographie, le mâle est fait!

"Le Matin" de ce matin s'intéresse à l'inflation galopante de l'industrie du X et au business de la fesse à travers la planète.

En ramenant systématiquement la pornographie à une histoire de mecs, on biaise le débat. Si l'homme en général tente effectivement de créer un climat porno propice à ses fantasmes et cherche la mise sous influence de sa ou ses partenaires de jeux érotiques, la femme n'est quand même pas cet objet de désir corvéable à merci et soumis aux ordres de ces messieurs un peu trop libidineux et pervers. Les filles s'intéressent au sexe autant que les hommes. Avec plus de discrétion, de retenue, de pudeur...et de jardins secrets sans doute.

Si la violence des films pornos est de plus en plus mise en évidence à travers des scènes scabreuses voir totalement trash, la banalité qu'est devenu un acte sexuel est sans doute tout aussi grave. Pour ne citer qu'un exemple frappant, dans des clubs pour jeunes étudiants branchés, les filles pratiquent la fellation et l'acte d'amour devant un parterre de jeunes gens qui se trémoussent sur la dance floor. Mais où est donc passé le romantisme, la relation intime, les préliminaires, et le désir de faire l'amour par amour d'une jeune fille en fleur?

Que restera-t-il donc de nos années pornos? C'est ce que j'ai envie de poser comme question à vous, chers amis lecteurs. A notre époque, le porno fait partie de l'apprentissage de la vie de pratiquement chaque couple. Qui n'a pas vu au moins une fois dans sa vie des images X est un fieffé menteur. Qui donc ne s'y intéresse vraiment pas et est même absolument dégoûté par le genre? Aucune statistique n'existe sur l'intérêt plus ou moins modéré ou effréné pour ce genre de films ou de littérature. Car qui avouerait, sans le couvert de l'anonymat, et sans un peu de honte ou de gêne à déclarer qu'il apprécie le porno? Les actrices et acteurs pornos? Certes. Mais tous les autres citoyens bien sous tous rapports?

Un tabou qui est tombé n'est jamais définitivement tombé tant qu'il fait autant parlé de lui. Le porno, c'est des dizaines de milliers de sites sur Internet, voir plus. Le porno, c'est des centaines de millions de personnes qui visitent le genre sans jamais laisser la trace autre que celle inscrite sur son ordinateur personnel. Le porno est sans doute le genre le plus universellement partagé actuellement par toutes les couches de la population et toutes les catégories sociales. Même en restant dans l'ombre de nos vies, le porno nous poursuit.

A nous d'en faire bon usage, de ne jamais se laisser piéger par un genre qui déforme la réalité de nos fantasmes amoureux et trahi parfois nos sentiments nobles et profonds pour un amour pur. Le sexe ne sera jamais le sentiment. Mais le sentiment amoureux sans sexualité n'est pas forcément une réussite. L'amour platonique pour une personne ne sera jamais l'amour au quotidien et vécu. Il restera une image fantasmée sur une personne qui n'occupera et et ne partagera jamais notre lit ni entrera dans notre vie. Il ne sera donc qu'une simple non réalisation d'un bonheur envisageable avec la personne désirée et une insatisfaction durable pour la personne victime de ce genre d'amour. Autant pimenter notre vie avec du sexe réussi pour notre partenaire et nous-même en créant notre propre perception de l'érotisme à deux. La pornographie n'étant que l'acte terminal d'une excitation et d'un désir né entre deux personnes qui se plaisent et s'adonnent à des jeux plus ou moins excitants, il n'y a pas à la rejeter en bloc.

Les hommes préhistoriques dessinaient déjà des scènes de sexe sur les murs des grottes. Nous n'avons fait qu'améliorer le genre en le reproduisant en photographie ou en cinéma. Celles et ceux qui sont effrayés et rejettent en bloc les scènes de sexe sont peut-être les victimes d'une religion ou l'autre qui a toujours considéré l'acte sexuel comme sale et surtout non représentable ni regardable aux yeux des êtres humains. Si la femme a le droit de se sentir avilie lors de certaines représentations extrêmes, elle doit aussi se questionner sur les raisons qui poussent certaines filles ou même dames d'un certain âge à se mettre ainsi en scène. Le pouvoir de l'homme et l'argent ne font pas tout. Certaines femmes connaissent sans doute un certain plaisir à se prêter ainsi aux jeux pornographiques de leurs partenaires masculins.

Le monde du X est un monde qui peut fasciner parce qu'il nous met en face de nos désirs les plus inavouables. Il nous met aussi face à nos responsabilités d'être humain, de personne morale, de partenaire fidèle ou infidèle pour notre compagne ou compagnon de vie. C'est un terrain miné ou beaucoup d'hommes, parfois des femmes, se perdent. Un monde qui teste notre vérité, nos mensonges ou nos fausses déclarations. Un monde qui nous forme, nous fait grandir ou nous détruit et nous emmène à l'abîme. La pornographie est soeur de l'érotisme, son frère. Ce qui est bizarre, c'est que l'érotisme est du genre masculin et la pornographie du genre féminin. De quoi brouiller encore les pistes...

Ci-dessous, mon ex top amoureuse de mes nuits chaudes dans des représentations érotiques de notre univers perdu à jamais...

 

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L'art érotique est l'aboutissement de l'acte pornographique


 

 

 

 

09/07/2010

Chanvre à mourir...

Bernard Rappaz se bat depuis des années pour un combat qui n'a pas de sens: celui de la libération du droit à la culture chanvrière.

En Afghanistan, le même Rappaz serait prêt à mourir pour le droit à la culture du pavot et à la légalisation de la vente d'opium!

A titre personnel, je trouve ce combat très égocentrique et un peu dérisoire. En ne tenant absolument pas compte de la souffrance de sa famille; et en tenant en otage le système judiciaire qui, quoi qu''il décide, sera perdant dans cette affaire, Bernard Rappaz joue une bien mauvaise partition devant sa famille et nous autres citoyennes et citoyens tenus et sommés de prendre sa défense ou de se mettre du côté de l'oppresseur, de l'assassin, du bourreau que représenterait la Justice en cas de décès de ce personnage marginal et en perpétuel recherche de publicité.

On peut comprendre son désir de libéralisation de la culture chanvrière à but narcotique. Un joint n'est après tout pas la mort dans les heures qui viennent...du rêveur psychédélique.

Mais la Suisse, à ce jour, a voté contre la légalisation de la culture chanvrière. Bernard Rappaz en a fait son business sans tenir compte de la loi, sans tenir compte non plus des jeunes adolescents qui commencent un jour par des nuits bleues autour d'un joint et un feu de camp, et qui finissent parfois plus tard dans les profondeurs d'un gouffre narcotique en se piquant à l'héroïne ou à la coke.

Bernard Rappaz s'est mis en marge de la Justice et de la société. C'est son droit. Mais un hors-la-loi a justement la loi en face de lui. Et quand celle-ci sévit, le hors-la-loi doit réintégrer le monde de la droiture en purgeant sa peine pénitencière.

Dommage que Bernard Rappaz utilise la grève de la faim pour un combat strictement personnel ne concernant que son commerce de chanvre. Son recours en grâce n'a pas grande valeur spirituelle. Quant à sa mort éventuelle, elle serait le symbole d'une mort inutile, parfaitement en règle avec l'air du temps qui veut que chacun pense pour sa pomme en se désolidarisant pour les causes plus graves à la sienne. Où quand un être humain mène une lutte jusqu'au boutiste pour le Néant égocentrique. Car franchement, que restera-t-il après sa disparition si ce n'est, sur sa tombe à fumette baba cool et aux effluves de marijana, un scandale médiatique ridicule qui a fini par faire mort d'homme. Ou au contraire, l'image d'un hors-la-loi qui a fini par déstabiliser la justice de tout un pays en donnant le pouvoir à chacun et chacune de s'arrêter de s'alimenter pour ne pas devoir subir de peine de prison en cas de délit.

Ou la fin de la démocratie et le début de l'anarchie globale...

 

05/07/2010

Fabien Richard, l'élu et le déchu

 

Gang...Bang...et Exit. Fabien Richard, l'homme politique du nord vaudois ne s'est pourtant jamais inscrit à une organisation qui pratique l'euthanasie.

Il n'avait pas besoin de ça pour s'offrir un suicide public et politique. Il lui suffisait de flirter en marge des normes admises avec des demoiselles à la cuisse très légère et de le faire en toute transparence. Notre société n'a jamais été aussi sexualisé qu'aujourd'hui. Elle reste pourtant d'une affligeante moralité dans la réalité de sa vertu communautaire. Certes. Fabien Richard est un petit coquin qui assume une sexualité gourmande voir orgiaque. Mais cela suffit-il à en faire un mauvais citoyen et un mauvais politicien qui ne mérite pas les honneurs d'une charge publique?

J'ai parfois comparé un homme ou une femme amateur et amatrice de parties sexuelles marginales avec la lutte émancipatrice du monde gay des années 70 à nos jours; qu'il, elle, était un homme ou une femme stigmatisé(e) comme les homosexuels d'il y a 40 ans dès qu'il, elle, osait faire son coming out en sachant parfaitement qu'il, elle, serait « out » sur le plan publique, politique, ou journalistique. Fabien Richard était naïf. Il croyait que dans ce monde libre et montrant à outrance sa liberté à travers des films pornographiques qui envahissent, eux, la blogosphère publique, il jouissait d'une impunité, d'un bouclier de pratiques communautaires assez courantes. Il ne savait pas qu'entre les fantasmes internautiques et la réalité quotidienne, il y a des normes admises bien différentes. Les acteurs pornos, professionnels ou amateurs, prennent de gros risques, et restent des bombes sexuelles en puissance pour la survie de leur propre existence publique.

C'est triste pour Fabien Richard. Mais son statut de partouzeur est incompatible avec la vision morale qu'un gouvernement a le devoir de montrer à ses électeurs pour offrir une image publique consciente, fidèle à une certaine image de bienséance, responsable de ses actes politiques et privés. La marginalité des pratiques sexuelles de Fabien Richard jette un doute sur sa capacité à maîtriser sa vie. C'est cela qui fait peur aux gens. Les dérives sexuelles ne sont pas anodines. Elle marque le désir du goût de l'aventure. Hors le citoyen et la citoyenne ne veulent pas d'aventuriers. Ils veulent des casaniers, des routiniers, des besogneux, des égaux à eux qui assument une petite vie bourgeoise tranquille... mais composant bien souvent avec une hypocrisie crasse...qui elle, n'est guère assumée.

Partout dans le monde, les partouzeurs ne sont pas pas prêts d'avoir accès au pouvoir... même si le pouvoir aime parfois partouzer en paix derrière des murs très épais et dans un silence de plomb. Vous avez dit « omertà » et loi du milieu? Hypocrisie immonde? Où simplement pratiques sexuelles scandaleuses qui dérangent et torturent, traversant toutes les époques de l'Histoire, nos âmes humaines balançant sans cesse entre vertu virginale et vice abyssal?

14/06/2010

Alors c'est Tunis et pas Milan!

Mea culpa. Pachakamac s'est trompé! C'est par Tunis que Max Göldi revient parmi nous! Muammar et Silvio n'ont pas fait boire le pastis à toute la presse internationale en les envoyant à Tunis à la place de Milan!

Non. Ils ont dit la vérité! Pas de dernier bluff burlesque pour nos deux renards du désert, pas de faute de main ultime de nos deux fennecs aux oreilles pointues de vampires pour marquer un but à la Maradonna avec l'aide de Dieu. Non. Ils ont parlé vrai, ne nous ont pas fait de gaudrioles supplémentaires ni d'arabesques ubuesques.

Alors Max Göldi revient avec Micheline Calmy-Rey par un vol de nuit. Je vous conseille tous d'écouter la chanson de Florence K avant de vous endormir. Et si Mme Calmy-Rey est reliée à l'Internet dans l'avion et si quelque Sioux rusé pourrait lui glisser le mot à l'oreille par l'intermédiaire du réseau des réseau, ce serait un joli cadeau musical à Max Göldi, ce Vol de Nuit de Forence K, K comme Kadhafi...

 

13/06/2010

Un atterrissage à Milan par vol régulier pour Max

L'Italie voulait offrir le pont aérien humanitaire entre la Suisse et la Libye. Elle a sans doute réussi son opération grâce à Silvio Berlusconi qui entretient d'excellents rapports d'amitié avec Muammar Kadhafi.

C'est sans doute par un vol de nuit régulier que Max Göldi va arriver sur le territoire européen avant de regagner la Suisse par un vol Milan-Zurich, ce soir ou demain matin.

Merci à Max Göldi d'avoir offert à la Suisse le déblocage d'une crise en acceptant de subir une peine injuste dans une prison libyenne. La diplomatie européenne doit aussi être remerciée ainsi que le Département des Affaires étrangères de Madame Micheline Calmy-Rey qui, malgré les critiques, a su persévérer et offrir enfin les garanties de jugement impartial pour redonner confiance à la partie libyenne et au clan Kadhafi.

N'en déplaise à certains propos tenus par des ténors de l'UDC, nous avons perdu un peu de nous-mêmes, un peu perdu de notre superbe supériorité en matière de justice dans les affaires internationales; et nous avons gagné de nouvelles armes internationales pour nous affirmer sur le chemin des Droits humains que notre diplomatie défend depuis de nombreuses années grâce aussi à une Chef de Département qui n'a jamais perdu le goût d'ouvrir notre pays aux autres peuples du monde.

Laissons-nous bercer par cette jolie chanson dédiée à nos deux Suisses enfin libres!!!