13/04/2010

Pseudos et transparence, anonyme lâcheté

Un être humain vivant en société démocratique n'a aucune raison de se cacher. A moins de commettre des choses illicites. A moins d'être soi-même un petit dictateur en puissance qui aimerait bien tordre le cou à toutes celles et ceux qui ne pensent pas comme elle ou lui.

On me rétorquera: « Et le risque de perdre sa place de travail? » Oui. C'est hélas possible car tout reste de l'ordre du possible dans ce monde brutal et sans pitié. Mais alors si je ne veux pas prendre le risque, je m'abstiens de tous commentaires...car le silence est d'or.

On me rétorquera; « Et ma crainte que mes proches connaissent mon identité sexuelle? » Oui. Tout est dangereux en ce monde. La liberté est dangereuse. Mais si tu es libre, pourquoi te mettre des chaînes par rapport à ta propre famille et tes amis?

On me rétorquera: « Je refuse de me marginaliser. Alors je me cache sous un pseudo ». Oui, c'est une attitude compréhensible, encore que. Si tu te caches, tu avoues que tes idées sont faibles, qu'elles prennent la poudre d'escampette devant les idées dominantes. Tu aimerais changer le monde? C'est foutu. T'as déjà perdu. Cela ne sert à rien de commenter. Tu perds ton temps. Va plutôt t'amuser sur la plage.

On peut en rajouter encore. Mais ça suffit. Je n'aime pas l'anonymat sauf dans des situations extrêmes où la vie de personnes peut être mise en danger de mort.

Alors un petit effort de tous et peut-être que les blogs auront la chance un jour de voir la Société des Anonymes fondre comme neige au soleil. Cela pour le plus grand bien d'une communauté adulte et responsable de ses paroles comme de ses actes.

 

12/04/2010

Les favelas de Clichy-sous-Bois

 

Adieu démocratie. On t'aimait bien.

 

Perdre tout.

Perdre tout. Et se faire gruger par l'Etat,

par des patrons et des propriétaires abuseurs,

par des messieurs et des dames millionnaires.

 

Perdre tout.

Et encore être responsable des pertes des riches.

Des milliards des Etats donnés aux banques, aux traders,

déjà tous riches, plus que riches.

Et plus rien pour les ouvriers mineurs,

les désoeuvrés pécheurs,

les rejetés fraudeurs,

les exclus tricheurs.

 

Et puis les politiciens...

Ils disent encore et toujours

« Votez pour nous! Car on va tout changer! ».

Et rien ne change jamais.

Sauf que l'Europe se dégrade,

ressemble de plus en plus au Brésil,

à l'Afrique, au pays de l'Est sous le communisme jadis,

et sous l'ultra-libéralisme aujourd'hui.

Non. Rien ne change jamais.

 

Aucune révolution n'a changé le monde.

Le monde change et s'échange des biens,

des idées cyniques , des valeurs économiques.

 

Mais les valeurs humaines sont en forte en baisse.

On dégraisse de plus en plus l'Etat de sa graisse

et on offre le lait en vrac aux boursicoteurs

alors que la vache à lait

est accusée par les riches et les très riches

d'offrir sa vergogne à l'ivrogne.

 

Bientôt les coupons réapparaîtront

quand la Bourse tombera à zéro,

quand son électroencéphalogramme sera plat.

Alors les planqués et le pognon iront tous bronzés sur les îles

tandis que les autres crèveront pour survivre dans la ville.

 

Et alors on se fera tous la guerre,

une guerre juste entre nous les prolétaires,

pour oublier notre grande misère.

 

C'est ça, l'avenir cosmopolite de la France?

C'est ça, le métissage des cultures du monde?

 

Faillite des politiques.

Victoire des monarques et des oligarques,

des maniaques du pognon, des rois de l'arnaque.

 

« C'est ça l'avenir de la France? »

taimeboubou *

 

« Favela, c'est un mot brésilien, sale bouffon.

Approprie-toi plutôt des noms arabes. »

taimeboubou*

 

Adieu démocratie.

On t'aimait bien.

 

P.S. Voir aujourd'hui le blog de Jean-François Mabbut, « Vu du Salève »

 

*taimeboubou, commentaires lus sous la vidéo présentée ici:

 

 

Tous le même sang

Tous le même gang

Tous le même bang

issu d'une femme et d'un amant

comme nos propres enfants


21/03/2010

Liberté de la presse, y'a pas photo

 

Y-a-t-il erreur de déontologie ou simple erreur d'appréciation dans la publication des photos d'Hannibal Kadhafi?

La question est posée. Le blog de « Domaine Public » y voit clairement une erreur de déontologie journalistique. Hors, bien des images d'un « people » comme Hannibal sont prises et « volées » par des téléobjectifs puis balancées dans les médias par des rédactions qui achètent les clichés aux photographes officiels ou à des paparazzi. Réserverait-on quelque part dans la charte de déontologie journalistique un point particulier à l'interdiction de faire paraître des photos d'identité judiciaire? Si oui, « Domaine Public » devrait nous donner en clair le point de référence pour son appréciation. Si non, le rédacteur en chef de la Tribune de Genève n'a pas commis d'erreur de déontologie mais bien d'appréciation dans son métier de journaliste.

Une quantité non négligeable de photos dites scandaleuses ou ne mettant pas à leurs avantages les « people » sont publiées quotidiennement dans les journaux ou sur les sites internet d'un quotidien. Par ailleurs des dessins de presse attentant à l'image, voir à la dignité de personnes connues (voir le dernier dessin « humoristique » de Micheline Calmy-Rey dans « Vigousse ») couvrent l'actualité sans plaintes des personnes visées ni demandes de dédommagements devant les tribunaux.

La liberté de la presse a, comme vertu cardinale, d'estimer la valeur d'une publication. En cas d'hésitation, il est certainement plus sage de s'abstenir. Et dans le cas où il y a otages, il est même sûr qu'il faut s'abstenir quand on connait à qui on a à faire. Il y a alors une faute professionnelle non sur la déontologie du journaliste mais vis-à-vis de la mise en danger de la vie d'une personne, voir d'un Etat de droit. Savoir s'abstenir sans se censurer est une des choses les plus difficile à combiner dans le cadre de la liberté d'une presse démocratique riche de sa diversité.

Pour terminer, une petite récréation sympathique qui offre quelques explosions et de la fumée au lac. Comme Hannibal et son père ont décidé de retenir encore notre otage tout en jetant notre Ministre des Affaires étrangère au lac, je vous offre ci-dessous le cadeau à vous tous que je destinais, en échange de la liberté immédiate de Max Göldi, à un Etat qui ne respecte ni la démocratie ni les droits humains tels que nous les concevons en Suisse.

We all came out to Montreux
On the Lake Geneva shoreline
To make records with a mobile
We didn't have much time
Frank Zappa and the Mothers
Were at the best place around
But some stupid with a flare gun
Burned the place to the ground
Smoke on the water, fire in the sky

They burned down the gambling house
It died with an awful sound
Funky & Claude was running in and out
Pulling kids out the ground
When it all was over
We had to find another place
But Swiss time was running out
It seemed that we would lose the race
Smoke on the water, fire in the sky

We ended up at the Grand Hotel
It was empty, cold and bare
But with the Rolling truck Stones thing just outside
Making our music there
With a few red lights and a few old beds
We made a place to sweat
No matter what we get out of this
I know we'll never forget
Smoke on the water

fire in the sky

13/03/2010

T'en pète pour sortir, t'en rame pour rentrer

L'exil, à quelque part, ça sent toujours mauvais. D'abord tu pètes et tu produis des gaz chez toi. T'es à la rue, t'as pas de boulot, pas de copine fixe, pas de projet, pas d'histoire à raconter à part celle du miséreux que plus personne ne veut écouter car son CO2 fout le moral en bas en même temps qu'il donne une certaine atmosphère de puanteur dans la bulle des biens nantis.

Alors dans ta tête, ça trotte. T'imagine un paradis ailleurs loin de chez toi, histoire de reconstruire ton histoire sur autre chose que des sables mouvants dans lesquels tu t'enfonces jour après jour. Pour certains, cet ailleurs passe fatalement par le suicide. La pire des non-solutions puisque tu disparais à jamais des statistiques humaines... sauf dans celle de la catégorie « suicide ». Point final.

Alors tu te dis que puisque tu en chies, tu vas encore les faire chier là, les biens-pensants, avec tes histoires à la con. Et tu te construis ton petit théâtre de l'absurde. Et soudain, tout devient drôle. D'abord ta situation qui ressemble à celle du rat d' égout que t'appelle avec un certain dandisme « Rat de Goût » et qui raconte toutes les cochonnailles qui se déroulent dans les bas quartiers de la ville. Il en voit passer du beau monde qui vient fréquenter ces petites zones à fromage, le Rat de Goût. Du syndic de la ville en passant par Monsieur Truquemiche qui aime les grosses laitières en passant pas Mr Bourretonfric qui tringle les burqas des filles invisibles en mini-jupe et porte-jarretelles. Tiens, c'est très marrant ça. Elles sont à poil et pourtant sans aucune identité, plus invisible encore que la greluche qui se les gèle dans les montagnes afghanes avec son déguisement pour carnaval.

On n'invite pas aux mondanités la fille à poil qui se donne au bourgeois de peur de dézinguer le bourgeois gentil pas homme de sa bourgeoise. Une fille de la mondaine, l'homme la prend un peu comme sa poubelle de petites affaires personnelles pas très ragoûtantes. On en a bien besoin, mais plus elle est invisible et cachée sous l'évier, mieux la maison restera belle et propre. Tiens, Madame la Fidèle. Tu devrais visiter la poubelle de ton mari pour voir combien de latex y nagent à l'intérieur avec tous ces spermatozoïdes qui se sont éclatés en zone franche entre plusieurs aller-retour pour Bamako via Bucarest. Tu serais bien surprise d'y voir toutes les couleurs de peau ayant laisser leurs traces ADN. Pour ça, enfin disons-le clairement sans fausse pudeur exagérée, donc pour délit de cul, le bourgeois il n'est ni raciste ni regardant. Enfin presque. Il est très regardant sur la qualité « Barbie Bordel » de la chose et sur son prix. Une Black au rabais coûte évidemment moins chère que la Blonde. Il faut dire qu'une blonde s'est d'abord se vendre en négociant dur, ensuite seulement se donner. Alors que la Black donne d'abord et ensuite essaye de négocier le prix. Tout un art que de savoir se faire du pognon dans la vie. Les Blondes ont le gène de l'infidélité chevillé à leurs entrailles. Elles ne culpabilisent jamais. Alors que la Black...

Mais je parlais d'exil et de trouver un jour son paradis. Ben oui. T'as pas remarqué l'ami. On est en plein dans la politique de l'exil et de celle de l'asile quant on discute des quartiers chauds. Tu vois le sans-papier, le clandestin, l'émigré quoi, le vrai, celui qui ne fait jamais de politique dans son pays, comme 90% des gens de ton propre pays. Il n'a pas d'excuse valable pour quitter son pays. Il veut juste quitter l'enfer de la pauvreté pour trouver son paradis. Mais cela ne suffit pas comme explication. Le Suisse qui partait en Amérique du Sud le siècle passé connaissait, lui, l'explication. Et quand il arrive au paradis, eh bien comme les putes il doit rester invisible sous sa burqa. Il n'a pas le choix. Comme il doit se cacher illicitement, c'est un criminel pour nous. S'il ne se cache pas, c'est comme quand t'étais gosse et que ta copine de classe te dénichait derrière le chêne qui cachait toute la forêt. Cette copine qui te lançait froidement, avec son grand rire carnivore « T'as perdu Jean-Marie. J't'ai trouvé. Sors du jeu ».

L'exilé, comme il n'a pas le choix, il va voir le patron dès le premier jour de son arrivée. Et il lui dit: « Missié patron, j'ai besoin de boulot. J'ai pas de permis. Mais je suis un bon travailleur. J'ai de bons muscles et des dents blanches. Regarde patron ». Et le patron qui l'encule tout doucement là derrière son bureau en lui répondant: « Ecoute mon petit, je suis d'accord de prendre des risques pour toi. J'suis un humaniste moi. Mais tu sais bien que je risque gros à t'engager chez moi. Alors motus et bouche cousue sur ta situation. Tu commences aujourd'hui. C'est pas du gâteau. Je te paierai en fonction de tes capacités. On discute de ça à la fin du mois. Maintenant vas sur le chantier, Tu demandes Gilbert, le contre-maître. Il t'expliqueras ». Et le clandestin de s'exécuter, comme la Black, je te dis.

Pourvue qu'elle soit douce, chante Mylène. Oui, pourvue qu'elle soit douce chante Marine le Pen chez les Ch'tis. Et le Front National si fier de sa France a compris qu'en donnant des droits aux immigrés, des droits et des devoirs, on faisait d'eux nos égaux. Et ça, pas question que ces gens revendiquent chez nous, que ces gens vivent au paradis de la citoyenneté. Non. Jamais de cela. Car la France ne se transforme pas, la France doit rester la France. La France aux Français. Et toi, mon ami, mon amie, tu resteras pute et soumise. Tel est le message du Front National, Mesdames et Messieurs qui donnez votre vote à ces gens-là.

 

Seriez-vous pas des fois un peu maquereau de nature, Madame, Monsieur?

 

 

 

02/03/2010

Le rêve de liberté

 

En poésie et en douceur, Lhasa nous emmène vers le désir de liberté de deux personnes retenues arbitrairement dans un pays. L'or canadien offert aux populations de la planète par une fille trop tôt disparue.

L'appel au djihad et à la révolution en Suisse du Président libyen est un appel à s'améliorer individuellement et collectivement. Un appel valable pour tous les citoyennes et les citoyens du monde...

Genève, un monde en soi. Genève, un monde en toi. Genève, un monde sans roi. Genève doit donner les garanties d'une justice qui a la volonté de trouver le ou les coupables de la fuite des photos judiciaire de Hannibal Kadhafi, citoyen libyen qui a le droit de faire respecter son honneur comme tout citoyen du monde.