30/07/2010

Le Mystère Zahia Dehar

Elle a complètement disparu des radars de la presse people. C'est comme si elle faisait du rase-motte (pardon pour l'allusion) au-dessus de la Méditerranée pour échapper aux paparazzis et autres importuns. Elle fait toujours la Une de l'actualité, vampirise les statistiques de certains blogs dont celui de votre serviteur, fait preuve d'une présence fortuite et...gratuite. Elle est la pin-up de ce début de siècle la plus invisible et la plus connue qui soit. Franchement j'adore sa posture.

Et le mystère s'approfondit quand des photos sont piquées à Pacha pour apparaître soudainement sous "photos Zahia Dehar". Certaines de celle-ci ramènent directement au site du Pacha, une autre à une entreprise qui vend du Pharma. Ça rime, en plus. Tout mène à Zahia Dehar. Sauf que, et je le jure, je n'y suis absolument pour rien. Les pirates se servent et confondent la belle Zahia à mon ex, ma tendre et romantique Mihaela. Comme quoi, les deux font la pair pour rester aussi discrète que des tombes sur leurs vies privées et professionnelles...

Le monde du Web est vraiment très particulier. On se croirait à la poupe d'un grand navire sur un océan, beau capitaine au sextan, au sexe temps, qui montre la boussole qui nous mènera tous à l'amour. Un peu plus à l'Ouest, Capitaine. Les requins ne vont pas vous faire visiter les licornes mais les dévorer grâce à leurs porte-monnaies. Mais Max le Romantique est libre. Il vole... et les filles l'attendent pour qu'il leur conte des histoires d'amour à dormir debout.

Après Zahia, le monde de l'adolescence ne sera plus jamais comme avant. Paul le Poulpe, Virginie la Moule, et Bernardin de Saint-Pierre auront produit un couscous aux fruits de mer qui restera dans les cuisines des gastronomes de la rime et de la prose.

Bon appétit!

 

28/05/2010

Zahia Dehar: 50'000 euros pour une brune!

Décidément, cette Zahia-là me plaît de plus en plus. Vive la Coupe du Monde! Les brunes ne comptent pas pour des prunes. C'est bien connu. C'est ainsi que Mademoiselle Zizi Zahia a décidé que sa tignasse blonde valait bien moins que son marronnier d'origine. Elle attaque le magazine « Voici » pour photos illégales prises à son insu dans les boutiques parisiennes.

Mais au fait. Zahia est-elle une vraie blonde? A son teint et à ses yeux, on peut fortement en douter. Je pense qu'elle porte les cheveux châtain clair, au naturel. Donc, c'est une fausse blonde et une fausse noiraude mais une vraie brunette qui fume des Marocaines sans filtre.

Vas-y Zahia. Les brunes vont toutes apprendre qu'il est plus facile de se faire du pognon sans trop remuer du popotin après avoir passé pour une pétasse de blonde auprès de la gent masculine. C'est du bus fesses de première classe. Bravo Zahia! Vous allez bientôt pouvoir vous amuser pour de vrai. Et moi, votre cirque enfantin m'amuse tellement que j'imagine déjà la gueule des photographes face à la terroriste féminine numéro 1 que vous êtes devenue. Même à Cannes, les plus grandes stars ne reçoivent pas de cachet pour piratage de photos... C'est dire l'aura que vous êtes en train de dégager autour de vous: sulfureuse et inatteignable.

Hey hey Zahia! Vous devenez plus intelligente que la petite Paris Hilton. On aime le cirque Zahia Dehar et sa piste aux étoiles?... Et on attend les éléphants de l'UMP et Sarkosy soi-même qui devront vous serrer la main (j'ai écris la main) si des fois les Bleus gagnent la Coupe du Monde. En tant que coach-entraîneuse de cette équipe, vous le méritez après tout.

Alors je souhaite la victoire finale de la France pour cette raison prioritaire. Voir cette France entière devoir serrer la main de Madame l'Impératrice Zahia Dehar, Capitaine en Bleu du Navire des Tricolores qui tient son gouvernail mieux que Marie-Antoinette elle-même. Quelle jouissance!

 

 

 

25/05/2010

Tandis que Cannes éteint ses feux, que fait Zahia Dahar?

 

 

Une jeune demoiselle se cache au monde. Et pourtant son nom apparaît plus que jamais, imprimé comme sur du papier à musique, branché quelque part tout au tréfond des fantasmes masculins. Le « Mondial » va bientôt commencer. On va ironiser sur les Bleus, soit en bien, soit en mal. Ribéry verra ses performances observées à la loupe. On soufflera dans la zahiazela à chaque bonne ou mauvaise performance de l'équipe. Mais comme pour la vuvuzela, le son de l'ironie sera sans droit d'auteur pour l'objet. Et oui, la zahiazela sera devenue cet objet de l'éternel féminin (sois belle et putain) offert et totalement gratuit, revendu à toutes les sauces à travers le web et sur les supports médias du monde entier.

 


 

 

 

Zahia Dehar, symbole du Viagra bénéfique ou mâle et fric des Bleus, n'aura pas soulevé les passions à Cannes. Mais en Afrique du Sud, elle aura sa place dans les tribunes des supporters. Soit pour se faire massacrer, soit pour se faire ensemencer... Boîte de conserve à dopage masculin ou pauvre gourde sans droit à sa personnalité, les hommes et les femmes (pour se venger) vont se coucher dessus.

 

Le cinéma n'a pas encore su lui offrir un nouveau rôle pour lui redorer son aura féminine respectable. Alors je cherche ce chercheur d'or qui lui donnera l'amour et le respect du 7ème art. Il me semble que Zahia se cache parce que Zahia n'a tout simplement pas envie de se retrouver la fille publique de la Terre entière.

 

En attendant ce chercheur d'or, voici pour vous, Zahia, une belle chanson d'amour... et des petits palmiers tous verts.

 

20/05/2010

Chronique imaginaire Zahia – Croisette, Cannes 2010 (16)

Une nuit à Cannes, c'est aussi pas mal de filles dans le noir qui offrent leurs jolies corps contre rétribution. Tout le monde voit le mal et les dérives de la prostitution. Personne n'a idée, sauf quelques exceptions comme la péripatéticienne décédée Grisélidis Réal, de regarder le monde de la nuit comme un monde où se joue de façon capitale nos lumières et nos engagements de jour.

J'espère que dans un avenir proche, un cinéaste tournera un grand film sur une prostituée qui a décidé d'abandonner sa burqa sociale, pourquoi pas l'histoire de Zahia, pour parler de l'intimité de son âme, de ses rebellions, de ses désirs d'amours et de relations charnelles.

Car nos prostituées portent toutes leur burqa. Elles ont leur loi du silence, leurs secrets d'alcôve avec des personnalités ou des paumés. Quand tout éclate, elles sont souvent trop obnubilées par l'argent pour parler avec des mots de vérité. Empressées, empêtrées dans leurs contradictions, elles se perdent encore et encore et se font rejeter de la population...et des hommes heureux de se débarrassés de ses gêneuses qui les font tomber et trébucher dans leur existence après leur avoir donné du plaisir et la lune...

Je termine par un très beau passage du livre de Grisélidis Réal « le noir est une couleur » entouré de quatre clichés « maison » datant de quelques mois déjà.

 

picture030_77777.JPG

A pas de louves,

à pas de tigresses et d'oiseaux,

nous marcherons sur la lune s'il le faut,

nous gagnerons l'espace qui nous revient,

à nous qui sommes le baume sur les blessures,

et l'eau dans le désert,

parfumées,

étincelantes,

offertes et blessées,

douces et violentes,

femmes et magiciennes,

princesses de nos sens

et du désir des hommes.

picture00333.JPG

Nous ne nous rendrons pas.

La lutte continue,

elle traverse les océans,

elle brûle les papiers,

les écrans,

les murs.

Plus jamais,

nous ne marcherons dans les rues

comme des bêtes traquées,

on ne nous violeras plus,

ni en voiture,

ni nulle part.

 

Grisélidis Réal

 


picture039000.JPG


picture030_3334.JPG

 

19/05/2010

Chronique imaginaire Zahia – Croisette, Cannes 2010 (15)

 

Abbas Kiarostami, Juliette Binoche, Nastassja Kinski, Raja Amari. Quatre grands noms du cinéma. Quatre personnalités pour s'imprégner de nos changements, de nos vie multiples et complexes, de nos paradoxes et contradictions, de notre liberté ou de notre dictature intime.

Kiarostami dit quelque chose d'essentiel et de très beau: « La vérité n'est pas le contraire du mensonge. La vérité, c'est la découverte de l'inconnu ».

La plupart d'entre nous s'arrêtent en route. Un jour, ils ont décidé que leur maison était construite, que leurs idées étaient la vérité. Leur tente bâtie, finie l'ouverture. Petit Kadhafi en puissance, ce jour-là ils n'offrent plus d'ouverture à leur monde. Ils se barricadent derrière leur voile de certitude.

Nous avons tous envie, dans l'intention de nos existences, de fixer une fois pour toute la règle du jeu, de notre jeu, afin d'éviter d'être déstabilisé par l'Autre, celui qui pense autrement ou qui vient d'une culture qui nous est étrangère. Cette peur de l'inconnu nous renvoie à notre propre dictature psychologique. Cette peur de la rencontre nous pousse à ignorer l'Autre, à ne pas aller à la rencontre de sa différence, et aussi de son humanité pleine et respectable.

De grands philosophes éliminent ainsi de leur champ de vision des citoyens qui viennent d'Ailleurs, qui jouent ailleurs sur des terrains de jeu moins intellectualisés mais tout aussi vivants et grouillants d'idées. Ils se limitent à l'espace de leur coterie, voulant absolument se donner raison pour ne pas avoir tort devant des sentiments sortis tout droit d'un vécu autre, d'une sensibilité autre. Ainsi le monde reste sur ses préjugés et ses croyances. Ainsi le monde se haït au lieu de s'aimer.

Aller vers l'Autre n'est pas rentrer dans la règle du jeu de l'Autre. Aller vers l'Autre, c'est recréé les conditions d'un jeu nouveau pour faire avancer une cause qui paraît variable et instable selon les opinions et le ressenti de chacun. La pensée humaine ne sera jamais ordonnée et régie par les mêmes règles qui existent sur tous les terrains de foot du monde. La pensée sera toujours arbitrée par l'éphémère vision d'une vérité qui se modifie au cours du temps. L'affaire Polanski le démontre d'une éclatante manière. Nous sommes perméables et imaginatifs; sensibles et insensibles; aimable un jour et détestable un autre; gitan de l'amour une fois et tyran de l'amour une autre fois. Celle ou celui qui se définit une fois pour toute est mort à l'évolution et crée les conditions à ses propres barricades.

Pour terminer, deux extraits de film pour illustrer l'enfermement et la liberté. Un ancien « Harem » et un nouveau, « Les Secrets », film de Raja Amari. Et nous terminerons en chanson... je vous laisse la surprise de la découverte...

Si j'avais été cinéaste, si la petite graine avait eu la chance de germer, j'aurais tourné « Burqa » pour cette édition de Cannes 2010. Mais pas de cette burqa trop voyante qui frappe l'opinion européenne et qui se vautre dans nos journaux. Non. De la burqa intime que nous portons tous à un moment ou à un autre...