18/05/2010

Chronique imaginaire Zahia – Croisette, Cannes 2010 (14)

Ce matin, pour Jean-Luc Godard et en souvenir d'une fille que j'ai adorée et qui m'a adoré autant qu'on a pu se haïr par moment; d'un certain mépris affiché pour la pauvreté, de son côté, d'un certain mépris affiché pour la richesse de mon côté, je ne vous passe pas la vidéo de son dernier « Socialisme » mais une scène délicieuse et ironique tournée pour le film « VIDEO VAGON » réalisé par TOMA BAQUENI tourné en Moldavie en 2007. Du grand cinéma d'aujourd'hui pour une scène aussi courte que magique qui affronte le socialisme à sa manière...

P.S. Il n'y a pas 50 valises et une pléthore de chiens photographes autour de la Belle qui ne s'appelle heureusement pas Paris Hilton. La scène est aussi dépouillée qu'une rencontre entre une blonde et un type grec qui n'a pas de problème d'argent avec sa copine, pouvant ainsi continuer à jouer au chat et à la souris avec elle sur la plage en la faisant rêver et mourir de plaisir... Mihaela, pour toi j'aurais fait ça et plus encore si le mépris pour ma condition ne t'avait pas finalement fait fuir vers un ciel moins pauvre en dollars... Restera toujours nos souvenirs et nos valises sous les yeux...

 

Chronique imaginaire Zahia – Croisette, Cannes 2010 (13)

"Biutiful", le film de Alejandro Gonzales Inarritu sera probablement un des films primés lors de cette édition 2010 du festival de Cannes.

Le cinéaste ne dit pas grand chose sur son film. Mais quelques phrases fortes ressortent comme « même manger un sandwich était intense, tout était intense et même dangereux. Je prenais soin d'eux (les acteurs, ndlr) et de leur donner confiance était mon rôle. Je suis obsédé par l'excellence ». « Je fais du cinéma pour des gens qui m'intéressent. Barcelone est une ville qui m'intéresse mais un autre aspect m'interpelle. Le mélange des populations et cette société des petites gens qui vivent en perpétuel état d'urgence. Le monde bourgeois est ennuyeux. Tout était très intense, moi-même j'étais très intense. On riait de temps en temps mais quand on a le privilège de rencontrer des petites gens et de rencontrer quelque chose de plus grand que nous, nous nous devons de le transmettre en médium au gens qui iront voir ce film ».

Un avant-goût qui donne très envie d'aller à la rencontre de ce film sans doute très fort.

A part ça, Jean-Luc Godard rime très bien avec Zahia Dehar. Et je vous dis que si Jean-Luc a posé un lapin à Cannes, c'est qu'il avait rendez-vous avec la belle, d'où son énigmatique mot adressé aux festivaliers. C'est mon Grand Buzz qui me le dit:

« J'ai rencontré un problème de type grec, j'irai jusqu'à la mort mais pas un pas de plus »

Zahia la Grecque du Zaman Bar lui aurait promis de lui apprendre à danser le sirtaki après l'échec du téléphérique Bleu. Conquis, Jean-Luc serait à Paris pour apprendre et mettre en route son prochain film avec Zahia Dehar dans le rôle de la petite comploteuse de réseau. Le titre du film: « Telephon nique mobile Home »

Pour l'occasion, et pour fuir la presse et les gens, Zahia s'est transformée en brune. Nous avons pu dérober une pellicule à Jean-Luc et vous présentez le fond d'écran du générique de son film révolutionnaire ainsi que la chanson retenue, un remix de Jean-Jacques Goldman. On comprend pourquoi Jean-Luc a dit qu'il irait jusqu'à la mort mais pas un pas de plus...

 

BONNE NUIT ET BEAUX RÊVES A TOUS !

EN ATTENDANT "ET ZAHIA CREA JEAN-LUC GODARD"

17/05/2010

Chronique imaginaire Zahia – Croisette, Cannes 2010 (12)

Charlotte Lewis est une autre Zahia Dehar! Ahurissant et pourtant vrai!... Mais pas si étrange que ça. Charlotte a eu un parcours similaire à Zahia. Prostitution dès l'âge de 14 ans avec des gens connus, voyages au Moyen-Orient!

En plus, elle voulait devenir la maîtresse de Roman Polanski. Ce qui est bel et bien arrivé dès l'âge de 17 ans. On comprend mieux pourquoi dans sa récente intervention elle n'a pas parlé de viol à proprement dit mais de relations outrageantes. Probablement parce que la tendresse et l'amour de Roman manquaient à cette liaison et qu'il en a profité pour la traiter de manière assez « hard ».

Il y a le problème de l'âge et surtout la relation émotionnelle entre le cinéaste et sa future artiste de cinéma. Un deal a-t-il été proposé par Roman du style « Tu couches avec moi, et je te donne un rôle important dans un de mes films »? Au-delà des 18 ans, majeure, personne ne pouvait toucher Polanski. Mais à 17 ans et aux Etats-Unis, cela tombait sous le sens de la loi.

Et en Tunisie, lieu des faits? En tous les cas, Roman a bel et bien profité de son ascendant et de sa position pour proposer des relations sexuelles à ses actrices mineures. Sans doute des pressions pas très sympathiques ont aussi été exercées par lui.

Charlotte Amoureuse est devenue par la suite Charlotte Amertume car sa relation sexuelle n'a sans doute pas été à la hauteur de ses fantasmes romantiques.

C'est peut-être la faute la plus probante que l'on peut reprocher au cinéaste Polanski: avoir préféré les personnages pervers, violeurs, et sadiques de ses films aux personnages romantiques de ses créations cinématographiques. Dans la réalité, l'homme aurait du montrer son côté « amour des Femmes » et non son côté « domination des Femmes ». Il a cédé à ses bas instincts.

C'est pour moi son plus grand péché de grand homme du cinéma. Il est temps pour Roman Polanski de redonner à toutes les femmes de sa vie et aux autres le blason de l'amour et de la liberté.

Alice aux pays des Merveilles avait sans doute d'autres rêves de douceurs et de plaisirs partagés...

 

16/05/2010

Chronique imaginaire Zahia – Croisette, Cannes 2010 (11)

Pour cette 11ème chronique, et dans cette ambiance de fin du monde où l'on nous annonce que le Golfe du Mexique est en train de se faire asphyxier par la fuite gigantesque de pétrole provoquée lors de l'explosion d'une plateforme pétrolière; où l'on continue de voir la France et tout ce qui compte d'huiles au pouvoir prendre sans aucune mesure – et sans aucun égard envers les femmes agressées sexuellement dans leur prime jeunesse – la défense du cinéaste Roman Polanski; où l'on s'interroge sur le destin futur de Zahia Dehar qui semble faire la morte alors que Paris Hilton arrive avec ses 50 valises pour se faire encore et toujours photographier et filmer sous tous les angles par des photographes soumis à son art de pratiquer la prostitution médiatique; où Draquila nous montre encore une fois les dents sanguinaires et tentaculaires de Berlusconi; donc pour cette 11ème chronique, j'ai encore envie de respirer de l'oxygène presque pur et vous causer de « Tournée » de Matthieu Amalric.

Comme le plupart d'entre vous qui me suivez, je n'ai pas eu la chance de voir la « première » de ce film. Par contre, je viens de suivre l'interview de Mathieu sur France 24. Et là, je vous le garantis, ce cinéaste a su transmettre en 5 petites minutes toute l'émotion de son film. J'ai adoré! Nous l'annonçons sans fanfare ni trompette: cet homme est la personnalité masculine du Festival 2010 et nous souhaitons que son film sera récompensé d'une Palme d'Or. Grand moment de cinéma et sans doute grand moment d'humanité tout court. Allez-y voir!

Quelques photos juste pour lui, dédicacées à sa troupe de comédiennes, à ses danseuses américaines qui nous amènent un vent de liberté délicieusement licencieuse...même si c'est en regardant dans le rétro.

 

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Mathieu Amalric pour une Palme d'Or

Suivez son regard...

 

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Danseuse « Nouvelle époque » I

 

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Danseuse « Nouvelle époque II

 

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Dernier portrait-photo d'Arthur Rimbaud

 

 

Chronique imaginaire Zahia – Croisette, Cannes 2010 (10)

Autour de Tim Burton, Président du Jury du Festival de Cannes 2010, se met en place un nouveau casting et un remake de son film Alice au Pays des Merveilles. Au Bal des Faux-Culs, comme dirait l'ex-tennisman français et chanteur créole Yannick Noah, nous pouvons d'ores et déjà dire que Tim Burton n'est pas le pire et qu'il devait s'attendre à présider, ordre de Dieu le Père, en temps voulu ce Festival de Cannes imaginaire ou la fesse se dévoile sous des satins de dentelles...

The Casting (Rôles principaux):

Zahia Dehar, dans le rôle d'Alice, en proie à une crise d'identité en raison des métamorphoses physiques d'un corps de plus en plus sensuel qu'elle subit comme le choix obligatoire de jouer à la fille facile qui doit se faire manger par le vieux Lapin Blanc toujours pressé et avide de chair fraîche. Mais aussi, crise d'identité, à cause d'une perte de savoir scolaire qui ne lui permet pas de comprendre et de rationaliser le monde étrange et cruel qui l'entoure et la désespère depuis l'éclatement de son affaire de racolage.

Charlotte Lewis, ex-candidate Alice qui a grandi et qui désormais représente la Reine Rouge voulant imposer le Règne de la Terreur et renverser le Régime monarchiste de Lapin Blanc. Elle vient d'entrer dans le jeu il y a deux jours. Pièce maîtresse du dispositif, c'est elle qui va peut-être permettre de renverser la monarchie en soutien à Alice.

Samantha Geimer, ex-candidate Alice qui a grandi et qui désormais représente la Reine Blanche, celle qui refuse que l'on poursuive le Lapin Blanc et qui accepte de maintenir le régime de Lapin Blanc en répétant qu'elle n'a aucune rancoeur contre ce personnage trop empressé et trop avide de répéter ses opérations commandos sur toute nouvelle Alice débarquant sur sa plage cinématographique.

Roman Polanski, le Lapin Blanc, appelé aussi Lapin Play-Boy, toujours pressé d'arriver à ses fins et d'apaiser son appétit de chair fraîche. Pris sous la vindicte populaire, défendu par celles et ceux de sa caste, il risque d'être lynché par un jury arbitraire organisant un espèce de western à l'américaine pensant plus à renverser le roi pour en mettre un autre sur le trône, très puritain et encore plus hypocrite, plutôt qu'à songer à faire une vraie révolution des moeurs.

BHL ou Bernard Henri Levy, le Chapelier fou, toujours à l'heure du thé, défendant bec et ongle son ami le Lapin Blanc.

Yann Moix, le Lièvre de Mars. Personnage sulfureux qui s'attaque au train de la diligence au Pays du Tout-en-Ordre, ami du Chapelier fou.

Ribéry, Govou, Benzéma,  Le Dum-Dumm Three, le triplé jongleur qui joue à la baballe avec Alice.

Synopsis:

Alice se retrouve rejetée du Pays des Merveilles suite à ses aveux sur ses relations tarifées avec les jumeaux, et même un Triplé Bleu, Tweedle-One-Dum-Dumm, Tweedle-Dee-Dum-Dumm, et Tweedle-Third-Dum-Dumm. Alice aurait du se taire, Règle d'Or du système, pour garder sa place et faire prochainement la connaissance de Lapin Blanc sur la Croisette. Lapin Blanc, lui-même empêché de venir à Cannes à cause du pays du Tout-en-Ordre qui l'a arrêté en pleine représentation festivalière de ses oeuvres passées et futures sur mandat de Pays du Western. La Reine Blanche tente en vain de refermer le couvercle de la marmite qu'elle a du faire bouillir jadis pour Lapin Blanc alors qu'elle jouait le rôle d'Alice. Elle joue la carte de l'oubli, si ce n'est celle du pardon. Au pays du Tout-en-Ordre, déjà démolit par le Lièvre de Mars et par son ami le Chapelier fou qui a créé la Règle du Jeu, on hésite à extrader Lapin Blanc au pays du Western. Le Président Narcotique, chef de l'Hexagone d'Or, exerce même des pressions amicales sur la cheffe Mrs White Smileys du pays de Tout-en-Ordre. C'est alors qu'un coup de théâtre intervient du côté du pays du Western. La Reine Rouge, ex-candidate Alice et victime de Lapin Blanc, se présente au Juge Jabberwocky et est bien décidée à faire régner la Terreur pour que l'Alice de l'année 2010 ne passe jamais à la casserole de Lapin Blanc et qu'elle réintègre le Pays des Merveilles en reine du Nouveau Monde. Elle proclame d'ores et déjà la victoire des princesses et d'Alice sur l'arrogance et le droit de cuissage des princes. Est-ce que le monde de Play-Boy va s'écrouler? Est-ce que Lapin Blanc demandera pardon? Et après, vivrons-nous sous la dictatures des Reines de Beauté qui voudront se venger de tous les lapins blancs que Lapin Blanc a sorti de sa manche et qui prolifèrent au Pays des Merveilles? Total Suspens.

Le Président du Jury du Festival de Cannes 2010, Tim Burton, réalisateur du film Alice aux Pays des Merveilles ne sait décidément plus s'il vit dans une quelconque réalité ou dans la suite du tournage de son film... Quelle année, Mesdames et Messieurs les spectateurs et spectatrices. Du Grand Ecran Open Air! Et en Tournée, s'il vous plaît!