20/12/2014

Zemmour z'est mort médiatiquement

Ils ont osé ! Ils l'ont télédéporté hors des écrans TV. Eric Zemmour chassé de son émission, pardon de son institution, dont il tenait les rennes depuis 10 ans. Le père Noël Zemmour ne distribuera plus ses Hot Chocolate aux enfants. Il passait pour l'Homme Blanc de chez De Blanc. Du coup, il passe par la cheminée, devient tout Noir de chez De Noir. Proscrit, chassé, destitué, il lui reste la marque de chaussure pris dans le derrière.

Petit papa Noël, qui te retrouve descendu de ton ciel, n'oublie pas que nous sommes des milliards sur la planète et qu'Andy Warhol a promis son quart d'heure de célébrité à tous devant le sapin de Noël de la notoriété publique.

T'es peut-être finalement plus con que Nabilla. Son coup de couteau ne l'a pas destituée de sa célébrité alors que toi tu te fais niquer la poule aux œufs d'or par tes propos limites génocides. T'auras encore tes fans mais plus l'odeur de sainteté chez les journalistes. Et ça, je te le dis expérience vécue en live, sans journalistes, c'est 20 ans de solitude garanti dans le désert des Tartares.

Bon voyage ! Et Joyeux Noël parmi les poètes nègres.

http://www.24heures.ch/culture/fin-emission-dispute-eric-...

 

20/08/2014

Le sexe des anges de nos élus fait scandale

Il est vert de honte devant la crudité de ses selfies mis en pâture pour le public. Et peut-être rouge de colère de s'être fait prendre aussi naïvement en croyant que sa vie privée via le web resterait secrète et serait protégée du reste du monde et de ses perversions les plus obscures.

Faut pas croire. Nos élus sont des anges qui ne connaissent pas le sexe. Ils ne jouent jamais à la bagatelle et quand bien même ils ont des pratiques plus ou moins douteuses en matière de fantasmes vécus ou restés à l'état d'ébauche dans leurs cerveaux, cela doit rester top secret dans la mémoire des peuples dont ils portent la responsabilité de la gouvernance.

Quant aux gens à responsabilités qui doivent, par obligation, encore rencontrer cet extra-terrestre de Baden extraverti et exhibitionniste, alors là, tous répondent unanimement 

« Il y a malaise. Je ne peux plus le fréquenter comme avant. Vous comprenez, la chose, le truc, enfin le machin qui pendouille entre ses jambes, je l'ai vu en grand sur le Net. Quelle horreur ! Je savais pas que c'était un homme du troisième type venu de Mars avec cette chose, heuuu ce truc, enfin ce machin qui pendouille. Quelle horreur ! »

L'homme du troisième type du troisième millénaire a soudainement perdu son statut de maire d'une ville, sa carrière politique semble foutue, il se voit suspecter des pires crimes de maniaque et d'obsédé quand bien même parmi ces détracteurs et détractrices la plupart d'entre eux et d'entre elles consomment de temps en temps du porno pour se satisfaire et vivent sans doute de fantasmes plus ou moins inavouables.

Et puis voilà déjà la fin de ce billet qui part vraiment en couilles. Ils vous arrivent sans doute d'aller au cinéma. Vous avez peut-être vu cette scène d'anthologie et le beau pénis hilare et tournoyant d'un certain Jean-Luc Bideau ou ceux de Cuche et Barbezat. Et puis aussi le minou adolescent d'Adèle et celui de sa copine complice Léa. J'ai une question à vous poser :

Si vous croisez ces personnes qui se sont dénudées devant la caméra connaîtrez-vous un malaise insurmontable vous empêchant de les côtoyer et de les prendre un tant soit peu au sérieux dans leur travail quotidien ? Allez-vous briser leur carrière d'artistes par censure de leur œuvre ainsi que de leur travail ? Allez-vous les considérer comme non crédibles parce que sexuellement engagés sur une pente savonneuse et exhibitionniste ?

« Le bleu est une couleur chaude » a écrie Julie Maroh et les petits extra-terrestres de la planète bleue ont un sexe qu'ils ne montreront plus jamais à l'écran. A force d'avoir vécu l'enfer et la honte par le rejet durable qu'ils ont subi, ils ne font plus que de la sexualité poétique sur le web. Mais ne dit-on pas que la souffrance la plus intime engendre les plus beaux poèmes lyriques et picturaux... N'est-il pas ?

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/92a4aee0-26aa-11e4-8ab3-d...

 

Selfies nus d'extra-terrestres

pris en flagrant délit pornographique

devant le photographe


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LooLa côté minou

 

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Loola côté cul

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Loola quand elle s'envoie en l'air la nuit

Première saignée orgasmique

 

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LooLa entre deux étreintes

 

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Loola, deuxième saignée orgasmique


 

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Loola, troisième saignée orgasmique


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Loola en plein Nirvana sexuel

 

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Apothéose Now

 

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LooL et son pénis


 

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La stratégie du monstre d'amour

 

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Sous la mer, ils nous foutrons la paix, LooLa

 

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Comment tu me trouves, Loola?


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Une de mes plus belles parures de séduction

 

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Loola, j'ai intériorisé mon pénis pour éviter le scandale


 


 

 




 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

28/05/2012

Cannes 2012: l'Ange de la mort pour palmer d'Or l'Amour

 

Le Festival de Cannes 2012 a célébré l'Amour au bout de la route. Un vieux couple qui va subir les affres de la déchéance physique et mentale et luttant pour la survie de leur union dans l'anti-chambre de la mort. Pour le meilleur et pour le pire, un rappel de la valeur sacrée du mariage qui dépasse par l'Amour le tabou du rejet de l'Autre, le ou la partenaire d'existence, quand tout se présente mal pour elle ou/et lui dans le futur à venir.

Ce mot "Amour" est celui d'un Festival qui a vécu plus dans la souffrance que dans la jouissance d'oeuvres cinématographiques qui ont davantage creusé du côté de la tragédie de la vie que de sa comédie.

Un Festival qui a vu aussi l'apparition de rebelles libyens et syriens qui nous ont jeté à la figure et sur le tapis rouge, le triomphe de la violence de notre monde et sa victoire sur le combat non-violent, une valeur très ambigüe et contestable des combattants de notre temps pour la liberté qui sont souvent des combattants anarchiques ne défendant, et de loin, pas toujours de coeur et de convictions les valeurs démocratiques et droits humains de l'Occident. Faire tomber la dictature, certes. Mais au nom de valeurs théocratiques, est-ce bien là le rôle de l'Occident de venir au secours des populations massacrées par un tyran qui ne seront pas moins brimées et enfermées sous de nouveaux régimes obscurantistes? Le regard voilé dans leur drapeau national, ces combattants syriens nous interrogent et nous les interrogeons. Vous attendez quoi de l'Occident? Que l'on vous aide à chasser le tyran pour mettre en place une autre tyrannie, une oppression plus forte sur les femmes et les hommes désireux de vivre leur propre chemin de vie et de liberté? Où une solidarité occidentale et orientale fondamentale afin de faire triompher les valeurs de liberté et d'expression de la démocratie? Le combat par la violence n'a de noblesse aujourd'hui que si à la fin, ce sont des valeurs pluralistes et libres qui triomphent en forgeant une paix durable et hautement désirable. La mort par le sang de victimes innocentes n'est jamais une mort qui annonce des lendemains d'Amour.

Cannes 2012 s'en va. Espérons que Cannes 2013 n'aura pas la mauvaise surprise de se voir agresser par les fous de Dieu. BHL a pris un risque pour l'ensemble de l'art cinématographique. Voir de vrais combattants actifs d'une vraie lutte sanglante sur les marches du Festival donne automatiquement une légitimité à la violence. Nous pouvons applaudir au courage de ces combattants. Mais est-on sûr que nous applaudissons à la victoire de la liberté, de la démocratie, et de la paix sur la barbarie et la dictature? Les plateaux de télévision invitent déjà les révolutionnaires du nord Mali qui imposent des lois drastiques d'un islam pur et dur. Les femmes se voilent intégralement par obligation. Petites sueurs froides dans les dos féminins et les jambes dénudés des festivalières, stars et starlettes. N'est-ce pas cette image-là de la femme libre de s'habiller comme elle l'entend que ces combattants que l'on invite et à qui on offre paroles et tribunes royales sont venus justement combattre?

Hors l'Amour, il n'y a pas d'avenir pour l'Humanité

 

BERNARD-HENRI LÉVY EXPOSE …

 

26/05/2012

Cannes 2012. ambiance de sale gosse sur la Croisette

 

Un titre de billet trouvé sur le site de "L'Express Culture" à propos du film "L'ivresse de l'argent" du Coréen Im Sang-Soo.

Oui. Ambiance de sales gosses. D'un côté, la réussite sociale, le pouvoir, l'argent, le sexe. De l'autre, la chute et l'évanouissement dans les tréfonds de l'Humanité.

Pendant que BHL se pavane sur la Croisette à travers le documentaire présentant son impériale intervention qui a sauvé le monde de la dictature de Kadhafi en Libye(sic et re sic); pendant que la Grèce s'enfonce et que le présentateur de The Voice, crie son désespoir et craint pour l'avenir de toute l'Europe; pendant que tout semble retourner à l'anarchie puis à la dictature idéologique en passant soit par le fascisme, soit par le communisme, soit par la théocratie, il fait bon être un sale gosse qui n'en fait qu'à sa tête, qui ne croit qu'à la liberté individuelle et au destin d'une humanité riche en amour mais pauvre en corruption, en magouilles, en hypocrisies, en rejet des autres.

« Sale gosse » ça pourrait figurer au générique d'un film. Les enfants soldés du monde moderne. Les enfants largués et déshabillés, nus, sans protection sociale, sans chance de réussir leur existence, sans soutien moral ni financier d'aucune sorte, sans avenir. No Futur. Et nous préparons tous ce temps-là du survivre pour sa propre peau, uniquement pour sa propre peau. Car la démocratie subit les attaques du pourrissement intellectuel et moral. Elle n'arrive plus à résister devant les forces destructrices de l'égoïsme individuel et l'irrésistible ascension du fric. Facebook et son entrée en Bourse en est l'exemple le plus récent et le plus flagrant. Malgré les nombreux avertissements de personnes bien informées du système, ils ont foncé têtes baissées dans le tas d'actions mises en ligne. Tout se résume à une seule obsession: gagner du fric et le garder pour soi. Gagner du fric par tous les moyens, même au mépris de la vie humaine et du droit au partage des richesses. La société mondiale est en train de se déchirer les lambeaux de l'opulence. La route s'annonce apocalyptique. Qui va oser nager à contre-courant et devenir un sale gosse qui ne respecte que la loi de l'amour et envoie balader les lois d'airain des pouvoirs qui écrasent et oppressent les peuples, leurs sentiments fraternels comme leurs idéaux de sauver l'essentiel, soit l'amour?

« Sale gosse ». Une expression que ma fille adorée Priscilla utilisait souvent pour son frère adoré JeanFrançois. Un chien et un chat qui se chamaillaient mille fois par jour mais qui s'aimaient et s'aiment toujours. « Sale gosse ». oui, j'aime bien et j'adopte sans réserve l'expression de ma fille Priscilla.

 

25/05/2012

Festival de Cannes 2012: From The Beat to The Bit Generation

 

Et si Jack Kerouac n'était pas mort, qu'il s'était suspendu incognito, sac au dos, barbe renaissante, cheveux absents et barbe grisonnante, aux cous des stars de la Croisette durant 48 heures sans sommeil.

Retrouvé sur le sable de Cannes, un journal de bord perdu de son propriétaire. Voici ce que nous avons pu en retenir d'essentiel avant que le carnet ne s'échappe de notre poche.

22 mai 2012

Arrivé à Cannes à 18h.30. Pas de consigne pour déposer mon sac à dos à la gare. Me rend directement sur la Croisette avec lui, mon sac, sans ma girlfriend ni mes potes. 19.00. Le choc. Je vois Brad Pitt et Cogan La.Mort montés ensemble et en douce le tapis rouge. Pas d'Angelina Jolie. Cogan La Mort est très séduisant quand l'ange de ma mort semble s'annoncer sous le soleil de Satan. Dommage qu'il n'existe que comme acteur fétiche. Brad,mon pote, mon frère, si tu peux, offre-moi la belle faucheuse de blé en cadeau, histoire que je fasse marcher la planche à billets pour mon compte en banque. Je suis là. Je l'attends comme Nice de Brice attendait sa vague de succès. Mais pas franchement,non, en fait je suis bien. Je suis dans un rêve psychédélique qui me ramènera forcément chez moi, à ma sale routine, comme toujours. Je n'ai plus 20 ans et ma fureur de vivre est devenue trop intérieure pour qu'elle se devine encore. J'ai la gueule d'un homme fatigué, cassé. J'ai des dents en moins, le visage ravagé par la douleur de vivre. J'écris aujourd'hui sur la guerre, la politique, la société. A l'époque, j'écrivais sur la route. Les gens, ici, sont comme des « Gage Men » enragés qui n'ont pas mangé d'actrices et d'acteurs depuis mille ans. Ils crèvent la dalle et leurs appareils photographiques crépitent en mitraillant pour un dernier reportage de guerre sur l'image du jour qui laissera à l'anonyme mort sur la plage un peu de visibilité au moment de s'effondrer dans la masse tout en laissant à l'audimat faire la gloire des uns, tout à la gloire des autres largué, névrosés, psychopathes, prostituées, marginaux, et cette fameuse gloire d'exister pour de vrai sur un écran géant, en laissant la cruelle désillusion du goût de la défaite chez les chers absents que le monde réel rejette dans les caniveaux de l'existence. Ils ont tous la fureur médiatique. La fureur de vivre à travers les autres, les riches, les pipolisés. Les flics surveillent le parc des excités comme on surveille l'enclos des oies gavé au maïs transgénique. La fureur a pris des allures de grande partouze numérique et le foie gras des gens qui comptent sur la planète Terre se mange à gogo. Pour qui la meilleure pose et la meilleure position? Ils sont tous trop beaux et presque trop gentils à faire la fête. So exciting. Je me demande si le glamour est l'instinct naturellement artificiel posé sur le vernis de nos vies où tous nos emmerds sont par miracle expurgés de nos existences souillées et laissés de côté au profit du sourire ultra-blanc, du pretty nice, du so class, et de la perfect & cool attitude. Aucun clash prévisible. Tout le monde est lisse, si beau et si gentil. J'en attrape un rhume de cerveau. Je me mets dans le bop. Ils ont capté le it, ce pin-up instant, l'instant magique où seule la beauté et le sexe humain s'expriment à travers la joie et l'extase. 19h.30. Je déambule parmi la foule. J'avais vu à la télé que les actrices font du long-métrage de leurs robes de gala. Mais je vois ici, en live, en dehors des plus grandes stars, que 99 pour cent des filles qui défilent sur le quai de la plage préfèrent l'ultra-court déshabillage même par 15 degrés Celsius et par brise renforcée.. La chair de poule à fleur de peau. Difficile de faire des expériences on the road avec des tissus qui t'emprisonnent comme l'épouse d'un taliban, risquant de te déséquilibrer chaque fois qu'un type maladroit et empressé de sa queue te marche sur la traîne pour te demander un contact intime. 21H00. Le soleil s'en va. Les restaurants de la plage ne me font pas d'invit. J'ai perdu ma gueule d'ange et ma tenue vestimentaire n'a pas la correct attitude exigée par la situation. J'imagine pas une seule seconde me rendre à l'entrée du « Martinez Beach ». Quoique si je leur disais que je suis le vieux et famous Jack Kerouac, ils rigoleraient tous et me prendrait pour un fou. Et comme seul les fous m'intéressent, je pourrais bien finir par m'intéresser à mon propre rôle dans le film qui va sortir demain matin sur la Croisette. Putain, j'ai pas trouvé l'allure smart and fashion victim. J'en prends un coup dan le rétro. Va falloir continuer la route tout seul sans Dean et tous les autres morts depuis longtemps. Putain de job. Ça me rappelle le réceptionniste de l'hôtel de cet après-midi qui m'a dit en riant qu'il ne restait rien à part peut-être des chambres libres à 1500 euros. « Si ça vous intéresse? » a-t-il osé. Il faut lutter contre la vie chère, me suis-je alors dit. Partage la chambre avec Nicole Kidman. Elle comprendra que pour lutter contre la vie chère, on peut partager la même chambre pour une nuit. Ou alors je devrais Occupy My legitime Street, la suite de Kristen Stewart, Marylou, et lui dire que je suis encore le patron d'Air On The Road et que j'ai les commandes de l'avion sous contrôle.. Peut-être qu'elle me garderait pour la fin de sa nuit et le début du plus long jour de sa carrière d'actrice. Plus bas de gamme que ça, fallait pas compter dessus. Avec mes 500 euros en poche, je ne lutte plus à armes égales contre la vie chère. Je suis balayer au karcher et je deviens le visage pâle déplumé de Cannes qui n'attend plus sa gloire mais qui récolte son scalp. Totem. Coupeur de tête. Sur le même thème, trois fois mariés sans le sou, bientôt autant de fois divorcés et parti dans les mirages orientaux. Pour la troisième consécutive, c'est pour le bébé que nous divorcerons prochainement, ma Beat et moi. C'est marrant de se divorcer pour un bébé. Normalement les gens, ils font l'inverse. Espérons que notre divorce soit plus glamour que notre mariage et qu'ils viendront tous à la fête, ma famille en premier. Histoire de retourner la situation en notre faveur, comme toujours. Elle m'avait demandé de faire la route avec elle. Je lui ai dis: « O.K. BB Marylou, si tu me fais bien le couscous, j'fais ton pousse-pousse et le bonheur de notre Bébé. Sur la route, il y a eu trop de secousses et tout a trop vite dérapé dans un virage à gauche du côté de Lisbonne. Elle s'est retrouvé prise pied au plancher dans la moquette et jambes en l'air dans le lit de la rivière fugueuse d'un autre mec qui m'a dit en bon Portuguais « vas te foutre en l'air  avec une autre. C'est une super bombe. T'imagine quand même pas qu'à ton âge elle voulait se faire sauter par toi ». Pas fait exprès, je crois, de marcher sur ma bombe anti-personnelle. Il est juste maladroit et dit les choses comme il pense, le poulpe portuguais. Dans le tapuscrit réel, c'est moi qui conduisait la route et pas l'inverse, et elle qui était bourrée et survitaminée à donf. J'étais preneur de ses mille et une nuit. Elle était la receveuse d'un grand continent fou, d'un voyageur qui avait fait la route et possédait l'âge de son père à elle. On a fait un deal d'amour, un vrai big deal. Elle était danseuse de comédies musicales et adepte de la biture express comme d'un futur bébé rente à vie. Gagner Jack et son nouveau pote de Lisbonne et avoir un bel enfant. Elle a réussi son poker de Beat Girl. Chose en apparence incompatible entre sa vie de saltimbanque et la rente à vie dans une grande banque familiale à trois têtes. Elle me faisait vraiment penser à Marylou, cette folle délurée prête à faire l'amour à trois pour la stabilité de son futur enfant. Il fallait que je la suive dans sa révolution. Alors je lui ai dis oui pour la vie mais surtout pour la route. En plus, c'est une mecquoise (une Arabe qui aime beaucoup les garçons mais uniquement le Prophète), une spice girl qui a fait sa Révolution de Jasmin, la seule vraie révolution maghrébine sur la route et qui la tienne malgré les carambolages et tous les lits de Coran qui empêche l'expression individuelle de faire sa propre prière à Dieu. La différence entre elle et moi? La Beat Generation et la Bit Generation, Décalage conséquent aux conséquences lourdes. Facebook, Twitter, téléphone et smartphone, nuits blanches dans les clubs à jouir, et plein jour à dormir pour repartir sur la route la nuit dans les boîtes X-trêmes. C'est pas vraiment incompatible avec les nuits arrosées de bitume. Mais ça n'écrit jamais de bonnes histoires d'amour et de baise dans ces vies-là qui se terrent en toute discrétion pour éviter les ennuis. Je voulais rouler un joint entre elle et ma génération, Ecrire la sienne, histoire de coucher sur le papier sa folie amoureuse et la mienne. Rester des fous jouisseurs de la meilleure des façons. « Gasoline & Sueur » , Essence concentrée de Phéromones by ***On The Road Compagny ***. C'est le parfum que je pourrais lui offrir avec mon argent et en exclusivité maintenant qu'elle porte le gosse dans son ventre. 24Heures. Pour le tapuscrit, le chien a bouffé la fin. Je devais donc réécrire ce final en apothéose d'une longue vie, version 2012. Depuis le tapuscrit sonne différemment dans ma tête. Ça se termine au son de « Ta pute crie ». Le problème c'est que je ne sais ni où ni pour qui elle crie. My cry c'est de la retrouver quelque part sur la Croisette à faire la fête avec moi comme avant. Ça commence à bouger dans les partys. Je reste sur le quai à contempler la mer. Les yachts des millionnaires donnent un peu de leur lumière à la rade. La magie masculine de notre temps c'est d'offrir ce rêve aux femmes de race et de classe, elles, dans ce luxe moderne d'un conte glamour sans fin. Sur la route, en mer, avec des crèmes de bronzage ultra-sophistiquées, de la cosmétique haut-de-gamme et des torses mâles musclés prêt à l'emploi, d'un brun ocre luisant et s'offrant sous les étoiles à toutes ses midinettes avides de sensations fortes. On the road. Jack, mon vieux taré de Jack, tu déconnes, T'es déconnecté du monde des étoiles depuis belle lurette. Il faut te biter si tu veux rester beat et montrer à toutes ces filles que tu es resté le gars hyper funk et jazz toujours on the road. 02Heures. Je m'installe en face du Martinez au 72 Croisette. Ils ont rajouté un 6 à 66 et ça a donné comme par enchantement le 72 Croisette, le Caprice des Vieux sur la route du Vice. Sur la route, ce bar à midinettes fait partie des incontournables qui offre en live ce qui se fait de mieux côté gambettes et seins à l'air. Se trouver pour quelques instants dans l'antre des démons de minuit des stars et starlettes. Et ça défile. Cela doit être le lieu où il y a le plus de jolies canons poudrés au monde. Une vraie guerre sexuelle, la frénésie de séduire. Une concentration de jambes nues perchées sur talons aiguilles où le Festival d'A Raz-La-Fesse est reproduit chaque nuit de cinéma. L'endroit stratégique où il faut bien s'accrocher à son siège pour ne pas décoller et faire comme Ulysse, refusant de s'envoyer en l'air pour ne pas se crasher dans la mer glauques des sirènes. Une plongée dans les eaux profondes et sordides du crime où tu ressors la queue entre les jambes pour te retrouver en tôle au motif d'agression sexuelle aggravée de tentatives de viols sur jeunettes insolentes. Pauvre bon vieux Jack, t'es pas DSK, tu pourrais leur demander un espace privilégié bien-être dans leur vie vue ta longue carrière de dérouteur de vertu. Avec ta gueule de cinquantenaire, ton sac à dos, ton t-shirt , ta chemise ouverte, et ton jeans délavé, t'attire plus les mouches et pas même leurs regards. Tu pourrais te coller une pancarte. « Old V.I.P. Cherche Young V.I.P. pour réaliser shooting crac crac sur île boum boum». Je porte un seul objet qui pourrait donner de la crédibilité à ma candidature et un indice imparable qui confirme que je suis bel et bien connecté à la Bit Generation. « Diesel ». Un bijoux de marque offert par ma délicieuse troisième qui porte ses 26 printemps sur le coeur et qui a réalisé son bébé avec « Formula Uno ». C'est un excellent casting et un bon plan réussite pour elle. Dans le rôle du metteur en scène, j'ai été son routard, le Diesel, le Big Truck qui l'a conduite vers le performer. Et que la danse commence entre Big One et Top Chrono. 04Heures. C'est l'heure de la fermeture. Et ça n'arrête pas de défiler sur la route. Le bal des limousines et des bolides. Une seule absence de marque. Pas de hummer limousine. Pour l'année prochaine, avec les millions que je n'ai jamais eu, c'est sûr, je reviendrai avec mes Hummers, mes hamsters girls and boys volants, et j'embarquerai les festivaliers en groupe pour vivre leur First Group Sex Expérience. Un Diesel Beat a toujours eu des idées tordues qui lui passent à travers la tête. 06Heures. La sortie du Casino. Un moment grave, très grave. Et la question qui tue: « Dans quel état d'indécence peut-on rentrer chez soi après avoir flirté avec la classe et la beauté glamour durant le jour et la première partie de la nuit? » Les enragées imbibées de la nuit ne veulent pas rentrer. La fête en discontinu. Il y a les clubs privés. A Cannes, les nuits ne prennent fin que faute de combattants tombés sous les tables. Généralement à l'heure où les gens normaux vont déjeuner pour affaires. Pour ce bon vieux fou de Jack, ce sera le gazon comme tapis rouge et Johnny Cash dans les oreilles, car dès après-demain, il faudra partir sur la route écrire encore et toujours sur la guerre, la violence, les horreurs, la misère, la mort. Je sors mon linge de bain. Je signe un autographe sur l'herbe pour toutes mes admiratrices et admirateurs. Je regarde les deux trois clochards qui partage la gloire avec moi dans ce parc et qui se sont roulés dans leurs couvertures tout autour de moi. Je commence à fredonner une chanson inédite:« Sur la route, Ô vieux cinglé de Jack pense à ce que vas dire de toi ton fis, tes filles, à ton retour de Cannes. Que fais-tu pap's? T'as foutu quoi là-bas? Tu deviens cinglé? C'est pas ta vie tout ce luxe et cette réussite, ces filles à papa et ses stars au sommet. C'est pas ton bonheur ni ton heure ni ta boutique préférée côté bouquin magazine. Et ce vieux Jack qui répond à ses enfants. My Son, my Gilrs, I burn my last fire for a new travel with you my angels. I realize I am poor and old man, now. For you, I wanted this tapis rouge. I wanted glory. I wanted Alleluia. I am becoming a man very near from the mad mans who sleep in the Street with me these night after to have had all the luxe of a family. Near from my spiritual father, Jack Kerouac. Near from The Beat and reach love like my God. My Son, My Girls, on the road, you always take the risk to be a day nothing for the society. But you are sure all right to receive to the end of the road the love again of a mecquoise who has done a babylone story very strange with me on my road. To share the love and touch the stars. It was my dream. It was my life ».

 

Jack Kerouac, Survival

 

 

 

 

The Man Comes Around (Il Arrive)

Johnny Cash, c'est la simplicité avant tout autre chose. Simplicité des paroles, de la musique, de l'homme.
Pour le coup il semblerait que les paroles ne soient pas de lui ( ? ), cependant le reste est de lui. Une voix, chaude, profonde, inimitable et une guitare acoustique qui confirme la théorie affirmant que la simplicité est la clé de la perfection.
Dans les paroles, bien que ce ne soit pas explicite (balèze quand même), on comprend bien qu'il est question de religion. Chrétienne à priori. Il est question d'une ‘échelle d'or qui descendra du ciel', d'une ‘dernière coupe qui vous est offerte' ou encore d'‘Armageddon'.
Le centre des paroles est l'arrivée d'un ‘homme', elles décrivent en fait tout ce qui se passera quand il arrivera, et ces éléments laissent penser que l'‘homme' en question est soit Dieu lui-même soit le Messie.
On y retrouve quelques doctrines, des lignes de conduite, comme de laisser les hommes mauvais le rester et les hommes bons le rester, car ce n'est pas à nous de les juger, c'est le rôle de Dieu et de personne d'autre.

(1) shalam = paix en hébreu, shalom = paix en arabe

[And I heard as it were the noise of thunder
[Et j'ai entendu comme le bruit de l'orage
One of the four beasts saying come and see
Une des quatre bêtes m'a dit ‘viens voir'
And I saw
Et j'ai vu
And behold a white horse]
J'étais en train de contempler un cheval blanc]

There's a man going around taking names
Il y a un homme par ici qui est connu sous bien des noms
And he decides Who to free and who to blame
Il décide qui apaiser et qui blâmer
Every body won't be treated all the same
Tout le monde ne sera pas traité de manière équitable
There will be a golden ladder reaching down
Une échelle d'or descendra du ciel
When the man comes around
Quand Il arrivera

The hairs on your arm will stand up
Vos poils se hérisseront
At the terror in each Sip and each sup
De terreur à chaque cuillérée que vous porterez à vos lèvres
Will you partake of that last offered cup
Accepterez-vous cette dernière coupe qui vous est offerte
Or disappear into the potter's ground
Où préfèrerez-vous vous enliser dans le sol
When the man comes around
Quand Il arrivera

CHORUS
[Refrain]
Hear the trumpets hear the pipers
Entendez les trompettes et les flûtes
One hundred million angels singing
Une centaine d'anges chantent
Multitudes are marching to the big kettledrum
Les foules défilent au rythme d'une grosse caisse
Voices calling and voices crying
On entend des appels et on entend des pleurs
Some are born and some are dying
Certains naissent pendant que d'autres meurent
Its alpha and omegas kingdom come
C'est l'alpha et l'oméga, le paradis sur terre
And the whirlwind is in the thorn trees
Et le vent tourbillonne dans les épicéas
The virgins are all trimming their wicks
Les vierges arrangent leurs cheveux
The whirlwind is in the thorn trees
Le vent tourbillonne dans les épicéas
It's hard for thee to kick against the pricks
C'est dur pour toi de lutter contre les démangeaisons
Till Armageddon no shalam no shalom
En attendant l'Armageddon, il n'y aura ni shalam ni shalom (1)

Then the father hen will call his chicken's home
Alors le poulet rappellera ses poussins à la maison
The wise man will bow down before the throne
Les sages s'inclineront devant le trône
And at his feet They will cast the golden crowns
Et y déposeront leurs couronnes d'or
When the man comes around
Quand Il arrivera

Whoever is unjust let him be unjust still
Laissez ceux qui sont injustes le rester
Whoever is righteous let him be righteous still
Laissez ceux qui sont justes le rester
Whoever is filthy let him be filthy still
Laissez les misérables le rester
Listen to the words long written down
Et écoutez ces mots qui furent écrits il y a bien longtemps
When the man comes around
Quand l'homme arrivera

CHORUS
[Refrain]

[And I heard a voice in the midst of the four beasts
[Et j'ai entendu une voix s'élever au milieu des quatre bêtes
And I looked and behold, a pale horse
Alors j'ai regardé et j'ai vu un cheval d'une pâleur cadavérique
And it's name it said on him was Death
Et son nom était la Mort
And Hell followed with him. ]
Et l'Enfer le suivait]

 

Bit Generation

 

Le Vrai et le Faux

Le Zéro et le Un

Le Commencement et la Fin

Le Noir et le Blanc

L'Enfer et le Ciel

Dieu et Satan

La Vie et la Mort

 

 

Bit Generation

L'Enfer te suit

mais le Paradis veille sur ton âme