29/11/2010

Une Civilisation humaine sans Dieu est-elle envisageable?

 

Au moment où le Centre européen en recherche nucléaire (le CERN) reproduit en laboratoire la soupe originelle qui a succédé au big bang, il n'est peut-être pas inintéressant de se reposer la question de l'existence de Dieu ou de son inexistence.

Nous sommes faits, comme tout objet ou espèce vivante de ce monde, de matière. Hors les scientifiques ont pu prouver que si la matière existe dans le cosmos, c'est qu'il y a un petit déséquilibre en faveur de la matière (électron de l'atome de charge négative) sur l'antimatière (le positron de charge positive). Les chercheurs ont déjà réussi a fabriqué de l'antimatière en isolant des atomes d'antihydrogène dans un piège magnétique avant de les libérer et de les rendre à leur « anéantissement ».

Si le cosmos n'avait pas subi de brisure originelle, nous n'existerions pas, ni le Ciel, ni les étoiles, ni la Terre, ni la vie. Nous serions restés dans une sorte de lumière globale permanente et éblouissante.

Et que dit-on de Dieu, depuis très longtemps déjà, dans les Livres sacrés, sans avoir eu recours à la modernité physique et quantique? Qu'il est la Lumière. On ne dit pas qu'il est un être humain supérieur. On dit qu'Il est la Lumière indescriptible avec nos mots, nos images, notre imagination d'humain.

Ce qui est tout à fait étonnant pour l'homme, c'est de constater que plus il fait de découvertes scientifiques, plus cela tant à prouver les dires des prophètes, soit que Dieu existe, ou du moins que sa Lumière existe et que si Elle n'avait pas voulu de l'Univers tel qu'il est aujourd'hui, Elle aurait pu tout aussi bien éviter ce léger déséquilibre entre matière et antimatière permettant d'organiser un monde visible fait de matière, de lumière, et d'obscurité. Vous avez remarqué comme moi, la Lumière est de nature féminine en français.

Et si notre petit voix intérieure, notre âme en fait, était en réalité le réceptacle de la dispute entre notre corps charnel (donc la matière) d'avec notre corps spirituel (l'antimatière), petite voix intérieure cherchant la Lumière pour éviter son anéantissement? Le Jugement Dernier parle de l'écroulement des sept cieux sur la Terre et de la Résurrection des morts dans un lieu éternel qu'on appelle le Paradis (positif) et l'Enfer (négatif). C'est alors que l'antimatière pourrait devenir la vie céleste et la matière le néant, l'invisible, le relégué à jamais dans les oubliettes de Dieu.

Faut-il croire en Dieu? C'est une bonne question à étudier aussi au Lycée en cours de métaphysique, je crois, en observant attentivement les découvertes du CERN. Car découvrir de belles et grandes choses sans mener les gens à réfléchir sur la portée des découvertes et sur les tenants et aboutissants de nos existences passagères est un péché de connaissance et de Civilisation.

Et comme je me sens un exilé volontaire en ce lundi ou Marine et Oskar ont fait la une de Forum en se promettant presque en direct soutien et secours mutuel dans leur lutte anti-étrangère, je ne peux pas laisser sous silence la dernière chanson du baroudeur qui m'accompagne depuis mes 15 ans. Bernard Lavilier, le petit loubard de Saint-Etienne, petit braqueur frimeur, dealer de dope à l'occase pour tenir le coup, amateurs de prostituées au grand coeur, homme de foi, d'une certaine foi en la solidarité humaine, devenu monstre sacré de la chanson française par la grâce de Dieu, métisseur au long cour des cultures du monde, propagateur de paix, d'amour, de légende entre les humains, un type bien, Bernard. Un type pas du tout comme il faut, mais un type bien qui a su faire de la piquette initiale offerte par sa pauvreté familiale et sociale dans un quartier louche de Saint-Etienne, de la poésie et de la chanson à l'état pur. Bernard, c'est le type même que la Suisse renverrait dans son pays d'origine, une Suisse passant alors à côté d'un travailleur aux mains d'or qui de ses mauvaises fréquentations à tirer la quintessence de la culture vocale française.

Merci Bernard pour cette superbe chanson. Une de plus, comme un chapelet de perles dédié à l'amour du genre humain.

 

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23/11/2010

Simplement Zucchero

 

L'âme d'un enfant cueillant le coeur d'une pomme

qui va et vient entre les bras d'une femme.

Le corps libre d'un homme

courant et s'envolant sous les voiles d'une femme.

 

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Munich – Rome: nos terroristes en sujet d'études

 

Les condamnations pénales d'adolescents suisses qui ont tabassé gratuitement des personnes dans la rue en Allemagne et en Italie sont à la hauteur de la gravité des actes commis.

Nous ne traiterons pas ici du bien-fondé de la clémence accordée à des jeunes de moins de 16 ans en cas de crime ou d'assassinat, qui peut punir d'un 1 de prison au maximum un mineur commettant un tel délit et de la prison à vie un majeur de 18 ans! Cela peut paraître absolument injuste comme situation dans un monde qui défend la démocratie. Et on pourrait dire ici que la charia qui prévoit la loi du talion et de "l'oeil pour oeil, dent pour dent" est plus cohérente et juste dans les châtiments promis aux citoyens et citoyennes vivant sous la même loi civile. Mais cela devrait faire l'objet d'un grand débat public lors de ces prochains mois.

Nous voulons une fois de plus mettre en évidence, dans ce billet, le fanatisme exercée par la culture de la violence sous toutes ses formes modernes, jeux vidéos, jeux télévisés, clip vidéos (Lady Gaga et Cie) prônant la domination violente, la soumission sexuelle, le plaisir sado-maso comme art de vivre et de penser. Personne ne doit s'étonner de ce qui arrive à notre jeunesse. Non, vraiment personne. On ne peut pas promouvoir des artistes, des émissions T.V., pire encore, octroyés des prix mondiaux de reconnaissances culturelles à des clips absolument fascinants (dans le sens de fascisme) faisant l'apologie de la bestialité humaine et du crime gratuit (tuer un homme en empoisonnant sa nourriture dans un fast-food, par exemple), violer des filles jusqu'à leur propre agréement de leur viol par des mecs et des filles jouant sur la perversion par l'alcoolisation et la promotion de la drogue pour faire de jeunes personnes des êtres soumis aux vices les plus dégradants que l'être humain puisse imaginé.

Des jeunes indociles ont tabassé des personnes tranquilles. Ils ont juste mis en application leurs motivations criminelles, leur film personnel de leurs existences devenues glauques sous l'impulsion des faiseurs de culture "moderne" prônant le nihilisme, l'inexistence de Dieu, le culte à Satan et toutes les dérives fascistes qui en découlent. On parle des terroristes soumis au culte du Dieu d'une religion dévoyée par des cinglés pervers qui ont des rapports rapprochés avec Satan mais non avec Dieu. On peut parler aussi de nos terroristes à nous qui sont soumis au culte nihiliste de notre dieu moderne qu'est devenu notre soumission au matérialisme sous toutes ses formes. Madona parlait déjà de "Matérial Girl" tout en singeant des poses christiques.

Tout être humain est aux prises avec les tentations de Satan. D'Occident et d'Orient, nous devons chercher notre chemin dans l'attitude du "juste milieu" qui nous permet d'adopter des comportements sains nous amenant à notre épanouissement et non à notre dépravation, voir à notre déchéance.

L'exemple négatif de nos jeunes Suisses doit être pour nous tous un signal d'alarme. Croyants comme athées, nous devons nous poser la question de savoir ce que nous faisons de faux dans notre société pour que des jeunes gens ordinaires en voyage d'études se transforment soudain en terroristes lors d'une sortie nocturne. L'explication de l'exception ne suffit pas. Car l'exception pourrait bien se généraliser dans le futur si nous ne faisons pas plus attention à l'éducation que nous donnons, quand il y a encore éducation, à nos enfants.

 

 

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Rupture culturelle d'un homme


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15/11/2010

La Femme de l'Autre

 

Elle s'était inventée de drôles d'histoires d'amour

suite à ses nuits de déroute

qui la virent trahir en chemin

sa plus grandiose histoire d'amour.

 

Elle prenait la pose amoureuse facile

et se donnait aux corps glabres, muse oubliée,

oublieuse de fidélité et docile à l'aventure,

s'éblouissant aux bras d'obscures jeunesses nocturnes.

 

Elle était encore belle.

D'une beauté flétrie de douleurs odorantes.

Elle aimait la chaleur de l'amour, l'osmose,

les corps en bataille et haletants de plaisir.

 

Elle était toujours belle.

Mais son cerveau se racontait des fariboles.

Elle s'inventait de fausses histoires de folle

sur les nouvelles étoiles de son peintre mort.

 

Elle voulait être la seule à l'avoir aimer.

Elle voulait aussi rester l'amoureuse criminelle

à l'avoir poignardé au coeur

par volonté de garder en elles

toutes les toiles colorées d'amours interdits.

 

L'épopée orgiaque, opulente, se nourrissant de chair grandiose,

où son peintre s'enfiévrait sans relâche à sa chair vibrante

et transformait, passionné, son corps ardent

en art de la jouissance, avait vécu.

 

Elle était devenue peu à peu la femme de l'Autre

par pur goût de la transgression libertine,

une exilée d'amour brûlée au contact électrique de son peintre.

Une femme au crime insondable et inconsolable

qui cachait sa souffrance par de longs cris de petite mort

et les plaisirs extrêmes qu'elle offrait à son furieux libertinage.

 

Elle avait appris que son peintre en mouvement

avait découvert de nouvelles muses émouvantes

et que pour elles il avait fait d'étranges choses

en s'abonnant chèrement à leurs solitudes de luxe.

Alors elle se racontait d'étranges fariboles

pour ne pas perdre le fil de sa grande croyance symbolique.

 

Jadis, elle avait promis l'alliance éternelle

à son beau coloriste libertin.

Mais quand le peintre devint fou de sa liberté

et qu'il se mit à cochonner ses toiles,

elle n'avait pas su lui dire à temps:

 

"O mon peintre d'amour,

pourquoi de ton pinceau

tu t'es fait peu à peu pourceau

en me transformant en libertine publique

tandis que tu recherchais notre amour?"

 

Comme elle n'avait pas su le lui dire et mettre un terme

aux oeuvres maléfiques proposées par Satan,

ce fut la blessure narcissique et

le grand bordel final où les délires profonds

saccageaient le nid de leurs existences.

De leur fenêtre du chaos, elle rejeta violemment son peintre.

Tous deux ivres de jalousie et vomissant leur haine mutuelle,

elle se réfugia immédiatement dans les bras d'un gentilhomme

tandis que son peintre prit la pose dramatique d'un SDF.

 

Que l'on pouvait aussi traduire par un "Sans Demoiselle Fixe".

 

C'est ainsi qu'elle devint exclusivement la Femme de l'Autre.

Et que lui la rechercha durant quelques années moroses

entre les bras dociles des filles mutines de salons trop roses.

 

Quand, par miracle du Ciel, son peintre devint

un jour l'Homme de l'Autre,

elle se rendit compte qu'elle avait égaré fraîcheur et jeunesse

et préféré s'enfermer dans un lit de certitudes populistes

plutôt que continuer à explorer sa propre liberté de femme

en gardant et respectant l'amour pour son peintre pécheur.

 

Il avait fallu ce crime de coeur offert à Dieu.

Un mouton noir dans la peau d'un pécheur avait été sacrifié.

Une muse fatale à l'arme blanche l'avait égorgé.

Dieu approuva le crime matrimoniale

mais Il sauva et la femme et l'homme de l'issue fatale.

 

Ainsi peut aussi se faire comprendre la Foi

et la Soumission à un Dieu d'Amour.

 

 

 

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26/09/2010

Capitalisme pulsionnel: le triomphe sadien

 

Un film suisse vient de marquer les esprits. Il s'agit de trois bergers à l'alpage fabricant une poupée qui leur servira d'objet sexuel. Celle-ci va soudainement prendre vie et se vengera des bergers dans des orgies, des vexations, des crimes. Une violence inouïe au sein même de la pureté de nos pâturages alpestres. Le symbole du paradis détruit par le maître des enfers. Une guerre des sexes commençant par la mise en objet absolu de la femme par trois hommes rendus fous par leur manque de sexe, et finissant par la vengeance de l'objet qui se mue lui-même en monstre sanguinaire et fornicateur contre ses propres assaillants. La poupée mécanique se réveille de sa soumission (la femme mise en abîme pornographique?) et renverse le pouvoir masculin en surenchérissant dans l'horreur (les hommes, outils sexuels de la diablesse, subissant brimades, tortures, viols consentants, et meurtres, ou l'histoire réelle et en live entendue à travers un fait divers concernant une relation sexuelle entre un banquier helvète et une de ses maîtresses?...).

Peut-on continuer comme ça? Peut-on accepter ce « totalitarisme doux » à travers ces images de fiction qui, tout soudain, pourraient faire irruption dans nos vies réelles? Peut-on ne pas remettre l'industrie du spectacle à sa place, c'est-à-dire à celle, qu'elle n'aurait jamais dû abandonner, d'éduquer par le savoir et l'émotion plutôt que par la pulsion exprimée qui nous rend pervers plutôt que maître ne nous-mêmes? Le taux d'audience est-il plus important que le niveau d'intelligence de coeur de nos cerveaux appelés de plus en plus souvent à mettre en évidence notre cerveau reptilien

On achève bien les chevaux? Arrive-t-on dans une époque de grandes catastrophes? Ou alors, allons-nous tous nous réveiller enfin pour combattre ce nouvel enfer prévisible qui va s'abattre soudainement sur nous sans même que nous nous y attendions? Stupeur, violence de la haine, meurtres dignes des époques de terreur et totalement indignes des époques de Renaissance?

Citoyennes et citoyens, demandons autres choses à nos hommes et femmes de culture. Demandons plus d'émotion et beaucoup moins de pulsions mises à nue à l'écran, le porno, la violence, le trash, le cracra, et tout ce shit qui nous bouffe petit à petit notre esprit et nos capacités de résistance à la perversion finale. Ne donnons pas raison à Sade, lui qui a vécu très longtemps enfermé entre quatre murs mais surtout enfermé sur lui-même du fait de sa philosophie donnant le plein pouvoir à l'ego, à la liberté individuelle absolue. Résistons à cette montée de l'intolérable comme les résistants luttaient contre l'idéologie nazie. Ayons raison, avant que celles et ceux qui ont tort provoquent la Grande Déchéance civilisationnelle et la rupture fatale de notre temps. Nous vivons dans un piège sordide qui nous jette des sortilèges, des illusions, de la pornographie, pour satisfaire toutes nos pulsions.

Le capitalisme pulsionnel est le pire des capitalismes. Il marque la dégénérescence du capitalisme et sa fin programmée. Qui a des idées pour la suite? Qui a des innovations dans sa besace pour modifier nos structures en train de s'effondrer? Un écrivain du XXème siècle, André Malraux l'avait prédit: le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas... Lisez dans les Livres car dans les Livres se trouvent aussi les inspirations sociétales pour mener nos sociétés sur des chemins meilleurs rétablissant la solidarité sociale et le respect mutuel.

A voir absolument, de Christophe Nick: « Le temps de cerveau disponible » proposé par « Histoire vivante ».

 

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