14/06/2011

Dow Jones, 20 novembre 2008, 7552 points...

 

...et deux et demi plus tard, Dow Jones, 14 juin 2011, 12077 points, plus très loin des plafonds de la Bourse américaine qui dépassait les 13300 points au 1er janvier 2008.

En même temps que les marchés retrouvent des courbes statistiques impressionnantes, les Etats font faillites, comme par hasard... Regardez bien le tableau ci-dessous. Mais avant cela, un choc. Une croissance de plus de 4500 points pour le Dow Jones, record absolu de progression réalisée, depuis que la Bourse est Bourse, sur un peu plus de deux et demi d'activité. C'est le résultat et la performance exceptionnelle de la bourse américaine entre le 20 novembre 2008 et le 14 juin 2011.

Et si je vous propose de regarder maintenant ce tableau, c'est que nos boursicoteurs adorés, à l'époque de la grande euphorie boursière, donc avant le crash de 2008, ont réussi le même résultat positif en...presque 4 ans d'activité, soit en une fois et demi plus de temps que pour la période actuelle d'après crash. Nous vivons une période absolument exceptionnelle pour les spéculateurs en Bourse qui ont eu la chance d'avoir leur système financier sauvé par l'argent de nos Etats. Et que voit-on malgré une Bourse mondiale qui pète la santé et se la pète sur tous les plans, en se permettant au passage, merci Monsieur Standard & Poors, de faire la morale aux Etats, on voit que ces gentils banquiers exigent la cure d'amincissement drastique de l'Etat social, la chute des salaires et des retraites, le non financement des crèches, la diminution des rétributions dues en cas de chômage. La liste n'est pas du tout exhaustive.

Tableaux comparatifs des évolutions du Dollar Index et de l'indice boursier DowJones. 2000 – 2007 / Source : Stockcharts

Tableaux comparatifs des évolutions du Dollar Index et de l'indice boursier DowJones. 2000 – 2007 / Source : Stockcharts

Et nous autres citoyens écoutons avec effarement que l'économie mondiale condamne de plus en plus d'Etats pour la mauvaise tenue de leurs budgets alors que les peuples ne bronchent pas devant le rouleau compresseur des banques. Bande de moutons européens, vous vous accusez entre Grecs, Irlandais, Portugais, Espagnols, Italiens, d'être des citoyens mauvais payeurs qui mettez en faillite vos Etats. Mais vous n'en n'avez pas assez de vous faire tondre par des gens qui ne paient pas d'impôts sur leurs spéculations nous conduisant à la banqueroute alors que vos salaires stagnes ou diminuent?

L'économie pète la santé, le peuple crève sous les taxes et les salaires de misère, mais personne ne le dit et tout le monde prétend que la crise est globale pour tous le monde. Hummm! Il y a des petits malins en ce monde qui doivent rudement rigoler. Bon, les Suisses sont des privilégiés. Je n'ose donc pas trop taper sur le clou de nos banquiers. Mais certains Suisses sont déjà dans la zone de turbulence européenne, côté standing social. Doit-on dire merci à Christoph Blocher ou blâmer l'économie dont Blocher est aussi un des leaders?

 

Mai 11: place de la Bastille et partout en France (Les Indignés)

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30/11/2010

Dominer le monde par effet domino

Les sociétés écrans dominent le monde. Les multinationales rapatrient les capitaux des pays producteurs de biens vers les centres économiques mondiaux. Les impôts retirés des bénéfices faits sont payés dans les pays riches. Pendant ce temps, les multinationales qui produisent donnent à leurs bilans des allures de maquillage indécent ou les pertes (fausses) remplacent les bénéfices (réels). Les pays africains, entre autres, sont victimes de cette spoliation monstrueuse. Les pays riches, dont la Suisse, ne bronchent pas, et n'ont d'autres moyens que d'encaisser les impôts de ces paradis financiers qui tombent du ciel, où plutôt de l'enfer. Cyniquement et égoïstement, nos populations diront qu'au moins ici les impôts sont utilisés pour la population alors que là-bas la corruption des gens au pouvoir est si grande que de toute façon la population ne profite en rien des gains engrangés par l'Etat.

Bref, un exemple par la bière Miller, que je surnomme désormais la bière Killer, qui utilise la Suisse pour rapatrier ses bénéfices du Ghana, sauf erreur, une info donnée ce matin sur RSR1. Ou quand le monde des dinosaures canibales a décidé de régner de façon absolue sur la planète Terre. Va-t-on encore pouvoir boire de la bière en toute bonne conscience, comme se vêtir, manger, et...faire l'amour pour la paix et l'amour dans le monde.

Une vidéo dans le goût de Miller parmi d'autres que vous pouvez visionner grâce à Google, genre de Wikileaks cinématographique et littéraire...

 

09:12 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

01/07/2010

La dernière révolution posthume de Nicolas Hayek

 

En Suisse, il y a peu, très peu de pères de famille qui trouvent en leurs filles des dignes successeurs à leur empire ou tout simplement à leur petite entreprise. Successeur ne connaît point de féminin mais la situation de Nayla Hayek la place tout simplement à la tête de la présidence du très puissant Groupe Swatch.

Si successeur est masculin, success story est féminin! Et on peut écrire cela de la famille de Nicolas Hayek. Avec Nayla, Hayek Père et Mère ont donné une fille à la succession de la très grande entreprise helvétique.

Et dans la lumière de Nicolas Hayek, à ses côté, il y a donc encore une femme: Marianne. Prénom prédestiné pour éviter au Groupe Swatch de se perdre dans le labyrinthe de la succession qui risque d'être tumultueuse. Nicolas Hayek inspirait le respect à tous. C'est moins sûr pour Nick Hayek, directeur opérationnel du Groupe. La révolution permanente n'est peut-être pas terminée. Et Nicolas Hayek, du Ciel, réussira peut-être le coup de Dieu en tirant encore sur les ficelles de l'entreprise royale. Une montre ne donnait pas le temps pour lui. Elle offrait de la beauté. Avec ses 4 montres aux poignets, Nicolas Hayek donnait les 4 points cardinaux sur les I de la réussite artistique: Imagination, Innovation, Ironie, Iconographie.

Et pour relancer la gamme Swatch Irony, j'ai déniché un piano céleste chez Nicolas, une perle pour Swatch, sur You Tube. (Poser une montre « swatch irony » sur le fauteuil présidentiel à la fin du clip, et vous aurez tout imaginé de la puissance marketing fondamentale de cette chanson pour l'élection de Nayla Hayek à la tête du Groupe Swatch. Madame Nayla Hayek osera-t-elle contacter ce groupe pour réussir encore une fois un coup de maître magistral en faveur de la publicité Swatch Group?

N.B. J'y ajouterais comme image finale le chien avec papa Hayek assis dans le fauteuil avec ses quatre montres fumant son havana et montant au Ciel dans les volutes de fumée...

 

Même l'image d'un périscope pour périr en paix dans un scoop du sous-marin jaune...

08:07 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (5)

29/06/2010

Le monde des montres pleure un monstre

 

Ceci n'est pas une montre. Le papa de la Swatch a cassé sa pipe. Nicolas Hayek, patriarche et pâtre grec avait réussi, par un miracle dont il a gardé le secret, à créer une arche temporale mondiale en faveur de la patrie helvétique.

Hier, notre grand capitaine industriel a quitté la temporalité pour rejoindre l'éternité. Mort debout, tel un révolutionnaire à l'inventivité permanente. Mort en sachant qu'il restera la personnalité horlogère mondiale des années 2000.

Si on peut tirer un parallèle entre Diego Maradona, le dieu du foot, et Nicolas Hayek, le dieu du temps, c'est la volonté et cette soif d'humanité qui n'ont jamais fini de circuler dans leurs veines. Je me souviens très bien d'avoir vu à la télévision cette image du Che suspendu au mur dans le bureau de Nicolas Hayek. Sur le moment, je n'avais pas compris. Comment un homme aussi riche que lui, grand patron de l'industrie, influente personnalité de l'économie, pouvait avoir Che Guevara, son cigare à la bouche, exposé dans son bureau?

J'ai alors pensé: récupération économique d'une image révolutionnaire. Puis, en l'écoutant bien, j'ai réalisé qu'en Suisse, certaines grandes personnalités pratiquaient la révolution permanente. Cet homme avait la trempe des faiseurs d'Histoire. Avec une petite montre en plastique, il a créé un monde fantastique, psychédélique, descendant tout droit de la culture pop de Mai 68. Oui. Nicolas Hayek était notre Révolutionnaire portant deux montres au poignet comme fusils mitrailleurs. Des dizaines de milliers d'employés de l'horlogerie suisse et mondiale lui sont reconnaissant. Sans lui, le bateau aurait coulé corps et biens.

Si la Suisse pratiquait l'honneur des canons à ses grandes figures décédées, nous entendrions de La Chaux-de-Fonds à Granges, de Bienne à Delémont, De Genève à Bâle, de Berne à Zurich, le bruit cassant et net des salves fendant l'air pour couvrir durant quelques secondes le son ravageur des vuvuzelas.

Chasselas, cervelas, vuvuzelas, Nicolas. Tandis que le premier retournait en Angleterre en vol première classe après les lourdes insultes criées à son coach; que le deuxième récoltait la piquette aigrelette de l'équipe de France; le troisième recevra sur sa tombe les magnolias que l'équipe de foot suisse n'a pas réussi à nous donner. Foudroyé d'une crise cardiaque au bureau, à son poste de Commandement, il s'en va le sentiment du travail bien fait et accompli. Et surtout heureux comme un gosse dans sa baignoire chantant Bécault ou Patachou, sa voix se répandant sur la RSR1 les matins de cette semaine! Décidément, cet homme au temps exact aura toujours vu et fait tout juste pour la Suisse.

Que la Suisse ne vous oublie pas et qu'elle sache puiser longtemps encore chez vous, le sens de la vision, le sens du business durable et responsable, l'aura d'une humanité qui se joue loin des boursicoteurs et des banquiers véreux et tout près de la nature humaine, profonde, réalisatrice de rêves et de bonheur.

Merci Monsieur Nicolas Hayek. Votre tombeau restera celui d'un héros national de l'industrie. Et si l'équipe de foot d'Espagne devient championne du monde, malgré l'Allemagne, le Brésil, et l'Argentine, c'est que les grands capitaines découvreurs d'Amérique se seront retrouvés au paradis.

 

 

 

08:06 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4)

30/05/2010

BP. Brute Polichinelle

L'opération top kill a lamentablement échoué en Louisiane. Le pétrole s'échappe toujours en millions de litres par jour.

On pouvait se douter que ce mélange de boue et de débris n'allait pas, comme par magie, bloquer la pression ascendante terrible qui règne au fond du puits.

Si Hergé vivait encore, il aurait pu avertir BP que même un énorme bloc de granit poser sur un trou avec un Sioux assis en tailleur et en veilleur sur son sommet était insuffisant à contenir un champ pétrolifère qui monte à toute vitesse vers la surface.

Aujourd'hui dimanche, après bientôt 40 journées de grande détresse écologique, il pleut toujours du pétrole en direction de la mer et du ciel. Et les grosses firmes pétrolières ne vont plus courir après Tintin pour faire signer un contrat d'exploitation ni expulser les Sioux de leurs territoire pour pomper en paix.

Aujourd'hui l'Amérique d'Obama se réveille. Elle va enfin comprendre, si ce n'est pas trop tard pour nous tous, que l'argent doit s'investir dans les énergies renouvelables et non dans les puits sans fonds des banquiers. Si à l'époque, la Suisse avait signé un deal vert avec l'administration américaine; si à l'époque, l'UBS avait créé sa division verte; si à l'époque, les détenteurs de fonds non déclarés et frauduleux avait tous subi la contrainte d'investir les sommes d'argent hors circuit autorisé dans les énergies renouvelables pour éviter l'amende salée et les impôts arriérés, si une vraie « green politic » libérale pour changer le monde avait été adoptée au lieu d'une crispation terrifiante et nos économies nationales figées dans leurs dettes et leurs déficits budgétaires, leur marasme et leur déprime devenue totalement noire à cause d'un puits de pétrole infernal, nous aurions peut-être un horizon plus prometteur devant nous et un scientifique aurait peut-être découvert le moyen de stopper le film de cette horreur qui se déroule sous la mer.

Très longue phrase pour dire qu'avec des si et des peut-être, nous aurions une fuite de coke mise en bouteille par des experts qualifiés et non des polichinelles irresponsables qui n'ont pensé qu'à s'en mettre plein les poches avant de penser à la sécurité maximale.

Je pose une question à BP. Y-a-t-il un moyen avec un gaz liquide, ne provoquant pas l'explosion du pétrole, et injecté à très basse température, de figer le pétrole dans la glace le temps ensuite de poser et de sceller un sarcophage de béton imperméable sur ce foutu Puits de Lucifer?

Une banquise de pétrole? On arrête décidément pas le progrès.

Et on arrête non plus pas les prophètes de malheur qui devinent l'horreur déferlant quelques jours plus tard sur nos plages... Visionnez la vidéo ci-dessous Vous serez peut-être le 275ème privilégié à la mater avant tout le monde. Une vidéo datant du 9 mars 2010 cachée aux yeux des médias et des blogs. L'auteur, kpowel, est discret... Le chanteur, Serge Turbide, aussi... Une chanson, un bide gros comme le trou noir, datant de 1984 année du roman d'Orwell. Je vous laisse découvrir avec un certain effroi... et une clameur, un cri de révolte qui devrait nous faire réagir... A moins que la grasse matinée et  la sieste crapuleuse ne soient que les derniers remparts de tendresse  et de câlins contre cette civilisation qui va mourir comme toutes les autres engluée qu'elle est dans ces certitudes et l'ingorance des petites gens qui ont peut-être de grandes idées à donner à ce monde.

 

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