15/07/2009

Les cinq Sirènes du bord de l'O (suite)

Louis Bosphore avait donc disparu. Vers la montagne, du côté du glacier du Trient? Vers le Rhône, du côté de Sierre?

 

Tout le monde cherchait Louis. Personne ne savait le ou les motifs de sa disparition subite. Les gens disaient de lui qu'il était assez solitaire bien que socialement intégré. Les journaux avaient juste publié un avis de disparition rédigé par la police cantonale valaisanne avec une photo de lui afin de donner plus de chance de découvrir une trace, un indice qui permettrait de le localiser dans le vaste monde.

 

Mais rien. Les jours passaient et repassaient. Les gens, sa famille, tous refaisaient le film à l'envers afin de comprendre ce qui s'était passé. Certains disaient qu'il s'était suicidé, d'autres qu'il s'était enfui sur la route pour échapper à sa triste solitude, d'autres encore pensaient follement qu'il avait été enlevé par un groupuscule algérien d'Al Qaïda. Quelques personnes, soit-disant dans le parfum des dieux, pensaient qu'il était agent secret dans sa double vie car la Secrète fédérale avait mené discrètement sa propre enquête au village.

 

La vérité était ailleurs. Une fille du village, la confidente de Louis Bosphore, la connaissait mais garda le silence pour ne pas passer pour la folle du bled. Louis fréquentait à intervalles réguliers les salons de ces dames. Mais peu de gens le savaient. Louis était amoureux d'une fille de joie. Il la suivait de cabaret en cabaret depuis des années. Un soir, il partit comme d'habitude à la rencontre de sa belle en disant à son amie qu'il ne reviendrait peut-être pas. Au cabaret, un autre soupirant de la belle l'attendait pour lui offrir du champagne. Louis le Naïf (sobriquet qu'on lui donnait au village de Saxon, ou Louis Fausse Monnaie car bien que très pauvre il en avait toujours dans sa poche), mis en confiance, bu le breuvage sans se rendre compte que du cyanure avait été versé dans son verre.

 

Son corps disparu a tout jamais, sans doute jeté au Rhône avec des entraves. La belle joua les veuves éplorées auprès de ses amies qui avaient découvert la photo du bougre dans les journaux. La police passa au dancing mais elle ne put conclure à une quelconque implication de la strip-teaseuse dans la disparition de Louis. Elle avait passé toute sa soirée et sa nuit avec un notable du coin qui fut bien obligé de confirmer l'alibi malgré son envie folle de faire un faux témoignage pour éviter la vérité à sa douce bourgeoise.

 

La légende, la seule vérité venue d'ailleurs, dit qu'en réalité Louis Bosphore n'est pas mort. Il s'est échappé avec sa sirène en dérobant au passage plusieurs centaines de milliers de francs dans le coffre-fort du night-club. Comme cet argent était du black, le tenancier n'osa jamais porter plainte. Depuis Louis Bosphore et sa belle courtisane coulent des jours heureux sur une île paradisiaque du Pacifique. Les quatre autres sirènes firent à jamais le serment de garder leur secret. Elles pensèrent, dans ce cas précis, que l'amour géant des deux amants avait autorité et priorité sur tout le reste.

 

C'est ainsi que « La légende de Louis Bosphore » prit de l'ampleur dans les gargotes et les échoppes valaisannes et que des statues à la Rodin furent édifiées par des pirates artistiques un peu partout en Valais, même dans les jardins de la fondation Gianada, puis un peu partout en Suisse et ailleurs...au-delà même du fleuve Bosphore, à la mémoire des deux amants disparus.

 

IN « Drôles d'histoires d'été », Les Sirènes du bord de l'O, Lolita, Radio Suisse Romande la Première, 14 juillet 2009

 

 

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«  Les cinq Sirènes du bord de l'O »

 

Oeuvre en cinq tableaux

découverte par la police chez Louis Bosphore

avec cette note manuscrite énigmatique

écrite au dos de l'un des tableaux:

 

I have a lot to study.

So try to support me and help me.

After we buy a car and we travel in paradise:-)

Ta Milky. Kiss U.

sms, 14 juillet 2009

 

« La Sirène de Louis Bosphore apparaît, neptunienne,

rouge vêtue sur le bleu turquoise des eaux du Rhône.

Elle a vraiment l'allure d'une sirène. Etonnant. »

notice complémentaire poétique du commissaire de police

Léon Bourgeois accompagnant le lot de tableaux

remis au juge d'instruction valaisan Guy Evequoz.

 

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24/06/2009

Information et censure, la méditation

CECI EST UNE FICTION QUI A FRISé LA RéALITé...

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L'accès à cette plage ne vous est pas autorisée...

 

Surfant sur la vague de l'information, j'ai eu la déconvenue de découvrir que je n'étais pas autorisé à accéder à la page d'une chroniqueuse. Les raisons de cette interdiction? Aucune idée. Je n'ai reçu ni e-mail ni commentaire pouvant me donner le début d'une explication. Juste comme ça, on a décidé que ce type-là, ce pachakmac, n'était pas le bienvenu sur le site de la chroniqueuse en question.

 

Je veux bien admettre que l'on n'aime pas ma façon de vivre, de faire, d'écrire. Je veux bien encore accepter que l'on censure le commentaire de quelqu'un sous un article ou même carrément que cette personne ne puisse plus laisser de commentaires. Cela fait partie des droits de tout auteur de blogs. Mais interdire une consultation... et, ironie du sort, sur un article concernant les tentatives de censure électronique du gouvernement iranien... alors là, c'est trop fort. Et si on m'interdisait carrément un jour d'acheter les journaux?! N'est-ce pas? Où bien qu'on m'emmène à l'asile psychiatrique pour pensée déviante? On a déjà connu cela, n'est-ce pas?

 

Je suis triste et je l'écris. Madame la spécialiste en informatique, êtes-vous bien sûr de ne pas servir à travers vos offres informatiques, à l'insu de votre plein gré, des gens malhonnêtes, des voleurs, voir des criminels ou des violeurs? Etes-vous bien certaine que toute personne qui consultent vos pages sont des belles personnes irréprochables dans leur vie? Et avez-vous fait le nécessaire concernant le régime criminel iranien? Eux aussi ont-il l'interdiction d'accéder à votre page? Sinon je me verrais dans la peau d'un Noir indigne de vous servir et de travailler pour une société démocratique qui dérive vers de drôles de choix. En attendant, je ne vous frappe pas du même interdit mais je vous convie à méditer sur votre façon d'agir à mon égard.

La négritude est la saudade de l'homme rejeté, relégué au rang d'inférieur, bafoué pour ses convictions sociales et revendicatrices.

 

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l'accès à cette plage est autorisée à tout le monde...

 

P.S. Les images ont été prises à Tenerife, île où débarquent régulièrement des « coquilles de noix » plein de Noirs qui n'ont plus ni patrie, ni formation, ni travail, ni statut social. Si je peux travailler pour eux, je le fais. Comme les esclaves d'un autre âge, il faut des esclaves qui se cultivent pour défendre les droits des opprimés, de chaque être humain mis en situation de détresse et dont personne n'offre le sauvetage ni même la nourriture. De l'autre côté, de votre côté, sans doute, il y a suffisamment de forces intellectuelles qui défendent et protègent vos privilèges comme vos idées... Merci Madame de comprendre le point de vue de ceux qui n'ont pas eu votre chance dans la vie ou pas su défendre leurs intérêts au bon moment...

 

Note aux lecteurs: Cet article est une fiction qui aurait pu être une réalité. Ce matin, le lien informatique à la page concernée ne m'était pas autorisé. Cet après-midi, cela a fonctionné. Diable d'informatique!

 

 

 

 

 

 

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15/05/2009

Hannibal, le repenti sincère du businessman libyen

Hannibal Kadhafi a décidé avec son papa de créer la collection de T-shirts fashion « Mister Strings » pour leur firme de vêtements prêts à porter de Tripoli « H & MK ». La soeur d'Hannibal, Aïcha, a créé le design de la collection. Voici quelques modèles qui devraient faire fureur sur les plages du monde entier, cet été.

 

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TOO MUCH CRASY
H & MK

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RUGBYMEN'S LOVE
H & MK

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GENEVA POLICIES AREA
H & MK

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ANTIVIRUS BAD DIPLOMATY
H & MK

La famille Kadhafi remercie le top model Mihaela de l'Ange pour le prêt de sa garde-robe personnelle qui a servi à confectionner l'image desT-shirts. Le bénéfice récolté par la famille est destiné à l'Observatoire démocratique de Tripoli qui vient d'être créé par le Roi des Rois d'Afrique, le Président Kadhafi sous la férule de la Ministre suisse Micheline Calmy-Rey toute heureuse de l'évolution qui a permis la libération des otages suisses.

Nous apprenons par ailleurs que l'actrice de 37 degrés 2 sous la douche, l'actrice qui aimait la brute, Béatrice Dalle s'est empressée de féliciter Hannibal et son papa en leurs envoyant un T-shirt de la collection d'été H & M. Une indiscrétion nous a permis de connaître le modèle choisi par la célèbre actrice qui devrait cancaner à Cannes contre la violence conjugale et domestique. Elle aurait joint à son envoi un petit mot souhaitant que la famille Kadhafi rejoignent le club démocratique de la planète. Les Kadhafi n'auraient pas répondu. Mais la création de la collection « Mister Strings » est sans doute la meilleure réponse donnée par le Roi du Désert.

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11/05/2009

Hubble, le vertige de l'art cosmique en art comique

 

En observant les plus beaux et intrigants clichés de Hubble, personne ne peut rester indifférent devant un tel spectacle.

 

Partir. Partir aux confins de l'univers. Depuis longtemps, je me demande où se situe le centre du monde. J'aimerais le savoir pour nous situer dans l'histoire de notre univers. Hors tout est vertige.

 

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Omelette suédoise flambée au cherry

 

Admettons que je sois l'image d'un navire sur l'océan. Je sais que j'ai quitté un port, je connais ma situation présente, je sais quel endroit je veux rejoindre. J'ai beau être une tâche perdue parmi d'autres tâches plus ou moins grandes, je me situe parfaitement par rapport à ma position, ma direction, et ma vitesse; je sais aussi qui est devant, qui est derrière, qui s'éloigne, qui approche, qui va dans le même sens que moi.

Un monde clair, devenu encore plus limpide grâce au GPS.

 

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Route cosmique d'un vaisseau spatial

 

Avec l'espace et Hubble, c'est tout le contraire. Tout est nébuleux et fantastique. Les scientifiques disent que nous ne sommes ni au commencement ni à la fin de l'univers, contredisant les lois de Dieu. Ils disent aussi que nous ne sommes pas le centre de l'univers. Mais où se situe le centre de notre univers alors , y en a-t-il un d'ailleurs, et d'autres quelque part dans des univers inconnus dissimulés à notre savoir?

 

Le vertige devient encore plus grand en suivant la logique scientifique. Si nous ne sommes ni le centre, ni le début, ni la fin, que le Big Bang initial est comparable à une bille qui explose et qui envoie ses bris de verre explosifs tout autour dans une expansion permanente et perpétuelle , nous devrions avoir un lieu géographique qui nous place à un endroit entre ce qui a pris de l'avance sur nous au départ et ce qui est resté derrière nous ou quasi sur place à l'explosion initiale. Hors, nous ne voyons que des choses qui sont derrière nous. Plus fou encore, nous voyons naître, grâce à Hubble, des étoiles qui sont déjà mortes sans doute, et disparaître des étoiles dans des trous noirs...

 

Notre terre et notre soleil sont des « objets célestes » encore tout neufs. Mais qui a-t-il de plus neuf que nous si nous ne sommes pas tout devant le peloton astronomique et que nos yeux télescopiques ne distinguent personne devant nous? C'est-à-dire, pourrions-nous, selon les lois scientifiques actuelles, être déjà morts aux yeux d'habitants vivants devant nous dans un système solaire plus récents à notre époque?

 

Donc si tout est définitivement passé, nous sommes l'avenir, donc le centre du monde. Et la question nous ramène à Dieu. Nous sommes au Commencement et à la Fin. Et là, nous quittons le monde de l'astrophysique pour le monde de la métaphysique. Car quelle civilisation pourrait être en avance sur nous?

 

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Dieu dans son manteau rouge

 

Y a-t-il un spécialiste de l'astronomie qui pourrait nous éclairer sur une hypothèse astrologique qui permettrait de s'appuyer sur un « devant nous » qui nous relèguerait dans un lieu de l'univers précis qui fait partie du passé de l'histoire de l'univers? Si c'est impossible, alors on devrait avoir l'humilité scientifique de dire qu'il y a un truc qu'on ne pigera jamais dans l'histoire de l'univers.

 

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Camion de l'espace « Le Chat »

 

J'aimerais terminer par un paradoxe fantastique que je laisse au soin des scientifiques. Admettons que l'on envoie une fusée dans l'univers. Elle part aujourd'hui vers son futur. Hors si elle ne rencontre aucun obstacle au cours de son voyage interstellaire, elle se dirige vers notre passé qui fuit devant elle. Quel temps exact rencontrera-t-elle dans disons dix mille ans? Aura-elle rejoint un futur ou se sera-t-elle perdue quelque part entre un passé qu'elle ne rattrapera jamais et un futur terrestre qu'elle a fui ? Maintenant admettons que notre fusée est habitée, que nos humains se reproduisent et perpétuent la vie dans l'espace, ils vont où? Sont-ils devant nous, derrière, ou parallèle à nous? Explorent-ils notre passé ou un futur différent du nôtre?

 

Ouf! On arrête là parce que mon vertige devient abyssal. Peut-être que Aqua Concert, qui me perturbe en ce moment avec son contrebandier, Patrick Lapp et Jean-Charles Simon pourraient nous faire le coup de l'auditeur qui a pris un pétard de fusée. Parce que j'abandonne là mon envie d'en savoir davantage. Cela devient trop fumeux.

 

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Buzz Tournesol en plein vol plané

grâce aux cigarettes « Booster » de Juan Carlo

 

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créature extraordinaire dit de “Yellow Eyes”

découvert par Buzz

lors de l'une de ses expéditions extra-terrestres

dans l'espace Schengen.

 

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04/05/2009

Ma chère et tendre, née Fertiti

Ma chère et tendre, née Fertiti,

 

On dit de vous que vous êtes issue d'une imposture gigantesque: enfant de l'union sacrilège entre un faussaire de génie, Ludwig van Bettloven, sculpteur sur mots, et la vraie reine Néfertiti reconnue de notre époque, la reine pyramidale Nénétiti.

 

A l'imposture, vous joigniez cette beauté polychromique glaciale capable de geler à pierre fendre tous les coeurs tendres tombés à vos pieds si menus mais non retrouvés dans les fouilles du millénaire organisées par votre obligé. Car vous n'étiez d'abord qu'un buste amputé de ses bras, qu'un visage dont l'absence au corps procurait une jouissance esthétique à des dizaines de millions d'hommes qui surfaient sur le Web en vous matant distraitement dans le noir. En plus de la tragique usurpation d'identité que je vous ai fait porter, vous étiez borgne par la faute d'hommes qui vous avaient confinée le plus normalement du monde, selon eux, en des lieux interdits à la décence morale.

 

Je vous avais retrouvé une nuit de grande tristesse dans un grenier, en ouvrant une malle en bois poussiéreuse habitée d'araignées rapaces et géantes prises de panique lors de mon intrusion dans votre univers carcéral.

 

Observez, ma belle faussaire, que je vous ai rencontrée, intacte et vierge, au galetas d'une demeure mystérieuse et infâme. Vous étiez couchée lascivement, sans signes particuliers, entourée d'aucun trésor dû habituellement aux personnes de votre rang, posée en toute simplicité sur l'arrière-fond de cette boîte à musique nocturne, installée avec votre hâle princier comme si vous n'aviez jamais quitté le soleil malgré votre vie vampirique, entourée d'un halo extraordinaire de lumière surnaturelle. J'ai cru un instant que j'avais ouvert une boîte de Pandore au pays de Lilipute, un caisson technologique, genre solarium antique alimentée aux rayonnements solaires de Pharaon. Prenant peur, j'eus le réflexe instinctif de refermer aussitôt cette malle qui me paraissait conserver un pouvoir maléfique à l'équilibre de ma propre existence.

 

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Puis, dominant ma frayeur, je suis revenu à vous une autre nuit, par le plus puissant des hasards, et je me suis laissé entraîner par votre regard intense, troublé par votre beauté irrésistible. Etiez-vous vraiment cette banquise venue du désert que j'attendais depuis des millénaires? Ce pouvait-il que cette pauvre caricature people frissonnante de froid et de rires, perdue pour la scène grand publique, et qui avait échoué dans les bulles de champagne de cette demeure mal famée, puisse être cette merveille tant recherchée?

 

J'eus alors le réflexe de jeter un regard profond sur la vraie Néfertiti de l'époque, à son visage parfait, encore amplifié de magnificence par son nez absent, cassé, son visage buriné frayant en bonne compagnie dans les vitrines des musées du monde entier.

 

J'observai son regard dirigé vers le ciel, épouse future et promise d'un pharaon hérétique, encore un faussaire de l'Histoire des humains, le magnifique et indémodable Akhenaton Telethon, roi du Soleil médiatique de son époque.

 

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Alors, je ne sais pourquoi, j'eus l'idée de renverser toute votre histoire composée de chemins de traverse et d'averses nuptiales aussi infréquentables que ratées. Puis j'ai jeté mon oeil averti sur cette déesse de Paris Akhenilton placée sur le trône médiatique à la place de vous, J'y ai vu une gourgandine, une Nénétiti pendue au bras de Pharaon! Cette petite blonde délurée à la prétention boursoufflée, à l'ego de collégienne n'ayant jamais quitté les bancs de son école buissonnière, et qu'en je dis buissonnière, on se comprend parfaitement, chère Madame, cette flambeuse ne pouvait prétendre à tenir éternellement ce rôle si stratégique de reine des people dans l'imagination fertile des mâles mondialisés. Je voyais bien tous ces hommes un peu benêts couchés aux pieds de cette beauté blonde entièrement réfrigérée par sa notoriété, par ses bitures trop faciles pour être sincères, par ses pieds pas si menus que ça, par son intelligence versatile comme le gazouillis d'une hirondelle gracile jamais revenue de ses printemps amoureux. J'ai vu en vous de la Paris Hilton, mais en mille fois mieux, en beaucoup plus émouvant, en beaucoup plus vraie et nature, l'authentique déesse ignorée, enfuie dans les sables par les voleurs de feu du Royaume des femmes qui vous avaient entrainée et maintenue dans les fers douteux des maisons roses .

 

Alors, j'ai décidé par amour et émerveillement devant votre majesté, de vous sortir de votre malle voyageuse. Débarrassée de vos toiles d'araignées encombrantes, nettoyée de vos souillures quotidiennes, chouchoutée et portraiturée à satiété pendant nos sept saisons en enfer, nous avons pris un nouveau chemin ensemble. Et j'ai réalisé soudainement que ma soi-disant reine faussaire pouvait prétendre un jour à être encore plus attendue des foules sentimentales et humaines que la vraie, celle qu'on médiatisait à outrance et à toutes les sauces frelatées, la pâle et fadasse Paris Hilton.

 

Je suis tombé encore plus fou amoureux de vous, la fausse Paris Akhenilton. Et, comme tout homme amoureux, je vous ai présenté tout naturellement à ma famille et à mon public. Je ne vous voulais pas d'un clone ridicule de cette fanfaronne des foires télévisuelles et commerciales. Je vous voulais vous, sans votre vilaine aura de fille facile, étiquette que la société vous collait à satiété sur votre peau solaire. Alors vous êtes devenue en quelques années d'expérience mystique, le mystère féminin exigeant, défiant tout entendement pour les neurones de votre sculpteur sur mots devenu un peu fou entretemps.

 

Si un jour, vous décidiez de répondre positivement à ma demande d'épousailles, je me débarrasserais de mes oripeaux d'épouvantail, et vous auriez réussi à rendre au prince Akhenaphoton son titre de premier homme pyramidal ayant voulu installer une monoculture sociale de type solaire et biologique en Suisse, premier homme en faveur d'amours libres en solarium, premier homme en faveur de cellules familiales nées de souches photovoltaïques fonctionnant durablement et impeccablement.

 

« Après l'ombre vient la lumière » avaient gravé les dieux égyptiens sur la pierre de Rosette. Echappée du Royaume des Morts, nous voilà rendus aux Monde des Vivants. Maintenant, à vous l'honneur de graver des interviews étonnants sur les dictaphones des journalistes et de réussir vos contrats people qui vous rapporteront autant d'oseille que de satisfactions épanouies. Madame, soyez à la hauteur de votre nouvelle réputation. C'est tout ce que je vous demande en plus de votre amour.

 

Votre tendre et fou d'amour, Buzz Tournesol

 

 

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Vision du réel

Madame Akhenaphoton, née Fertiti

 

 

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ballon de Higgson, dit bozon de Pharaon,

tenu entre les bras de Fertiti.

Découvert en Suisse par le professeur Buzz Tournesol

en septembre 2008 dans les fouilles de Tell el-Putarna.

 

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