31/03/2020

La désinformation mortelle de certains médecins

On peut être médecin avec certaines compétences dans son métier et se louper complètement dans le message transmis.

Il est absolument clair que l'Europe comme l'Amérique n'ont pas fait correctement leur travail à l'apparition certaine du virus sur nos continents respectifs. Il y avait des moyens de circonscrire beaucoup plus vite le virus en faisant des tests obligatoires sur toute personne atteinte d'infection pulmonaire sur le territoire, par exemple. On aurait ainsi pu savoir, et surtout protéger les populations, bien plus efficacement et décréter le confinement général avec deux semaines d'avance, ce qui aurait réduit les capacités du virus à nous infecter.

Mais bon. Ce qui est fait est fait et il est certain que les milieux économiques comme politiques n'auraient pas lâcher si facilement et opter pour un confinement général avec seulement quelques dizaines de cas d'infection avérée et la barre proche de 0 mort.

Par contre affirmer que la quarantaine est un truc du moyen-âge tout en prônant des médicaments de grands-mères pour se soigner du coronavirus comparé par ailleurs à une simple grippe tuant moins que la grippe saisonnière, voilà ce que j'appelle un médecin qui déconne grave. Et ajouter ensuite qu'il faut tester tout le monde et laisser travailler ceux qui n'ont pas le virus alors même qu'il est admis de source scientifique qu'il faut laisser un délai de plusieurs jours après l'incubation pour réussir à prouver le présence du virus dans le corps, n'est donc pas du tout efficace. Et qu'est-ce qu'on fait de ceux qui ont eu le virus et qui sont en principe guéris? On les réintègre à la population non infectée qui se sentira alors rejointe par des lépreux capables de transmettre la maladie? Qui peut dire à 100% aujourd'hui qu'un malade est guéri alors que nous ne connaissons de loin pas toutes les ruses de ce nouveau virus? Séparer les gens qui ont eu le virus de ceux qui ne l'on pas eu, ce serait le pire des scénario imaginable. Les Bleus, vous n'avez pas le virus. Vous pouvez bosser, vivre, aller au resto, en disco, sur la plage. Les autres, les Rouges, restez enfermer chez vous et si vous sortez, la prison rouge pour vous. On fabriquerait des ghettos dignes d'Hitler lui-même. Mère séparée du père bleu et de ses enfants bleu parce que rouge,etc. Les impurs contre les purs... Le nazisme quoi.

Enfin, imaginons que nous ne prenions pas de mesures du tout comme les Suédois le prônent afin d'immuniser les populations qui s'infecteraient parmi. Après tout ce n'est qu'une simple grippe dit le médecin du haut de sa science. Et on ne confine pas pour la grippe une population. C'est insensé. La différence c'est que la grippe traditionnelle on vit avec elle depuis notre naissance et que les populations sont immunisées. Les personnes fragiles et âgées, à risques (en milieu hospitalier par exemple), sont encouragées à se faire vacciner pour ne pas tomber malades durant l'hiver. Nous avons l'immunité collective. Nous avons le vaccin. Pour Covid-19, nous n'avons ni immunité collective (progressivement nous l'auront avec le temps) ni vaccin. C'est pour cela qu'il peut se développer de manière foudroyante parmi les populations et que nous sommes bien obligés de nous confiner pour ralentir un feu de forêt mondial. Nous sommes huit milliards sur Terre. Probablement qu'une personne sur 100, au minimum, nécessite le recours à une hospitalisation aux soins intensifs (les personnes âgés de plus de 50 ans représentent peut-être le tiers de la population mondiale). Admettons que parmi les personnes gravement atteintes dans leur santé 1 sur 10 doivent avoir aussi recours à un aspirateur respiratoire, combien faut-il d'hôpitaux, de lits, de personnel hospitalier, de fabricants de médicaments et de matériel pour faire face à un tsunami devenu absolument gigantesque et impossible à stopper?

A la fin, combien de morts pour manques de soins? Combien de gens dans la rue qui tomberont comme des mouches fautes de gens pour s'occuper d'eux (ce que l'on a vu sur quelques images revenues de Chine).

Un seul chiffre. Combien de personnes sur Terre qui ont plus de 70 ans? 500 millions? Davantage? Au final, si 1 personne sur 10 est gravement atteinte dans sa santé suite à une infection à Covid-19, cela fait près de 1 milliards de personnes sur Terre à soigner et sauver en l'espace de quelques mois.

Le confinement n'est qu'une façon provisoire de creuser un fossé entre Covid-19 et nous afin de gagner du temps. Il n'est pas la solution. La solution existera quand la science aura trouvé un vaccin efficace et des médicaments capables de tuer le virus au tout début de l'infection pour éviter les personnes sur les lits d'hôpitaux en urgence respiratoire. Gagner du temps est la seule façon de combattre contre un gigantesque incendie planétaire qui tuerait la Civilisation. Ce n'est pas avec du rhum, du citron, de la cannelle, et de l'eau chaude que nous nous débarrasserons de notre ennemi mortel.

Ce sera plutôt avec l'inventeur de l'eau froide et le recours à la science que nous trouvons petit à petit les armes qui empêcheront un jour ou l'autre Covid-19 de nuire gravement à l'ensemble de l'Humanité.

 

30/03/2020

Après la Seconde Guerre mondiale, point de retour à la "normale"

Il a fallu deux guerres mondiales dévastatrices au XXème siècle pour que le monde, et d'abord l'Europe, change profondément sa façon de gérer la paix et la prospérité des peuples.

L'Union Européenne a été construite après 1945 avec ses pères fondateurs. Les trente glorieuses ont suivi avec des conditions sociales nettement améliorées pour les travailleurs et travailleuses avant que les débuts de l'ultra-libéralisme, au début des années 80, ne vienne ronger les fondations de l'Etat social et solidaire.

La paix entre les peuples et la sécurité des pays d'Europe y ont été maintenues, mis à part une incursion tragique dans les Balkans au début des années 90.

Il a fallu pourtant deux guerres atroces. La première n'étant pas parvenue à changer le cour de l'Histoire de façon décisive. L'Allemagne et la France continuant à se regarder en chiens de faïence durant l'entre-deux guerre jusqu'à ce qu'éclate le conflit mondial provoqué par la montée du nazisme en Allemagne et du fascisme en Italie...

Après la guerre asymétrique mondiale que nous livre Sars-Cov2, tout est encore une fois chamboulé. Ce que nous avions cru vrai et définitif pour toujours devient flou, voir obsolète, laissant la place à d'autres utopies, d'autres courants de pensée. Il y a eu la crise du climat et la prise de conscience mais le déni de certains. Il y a eu la crise des migrants et le déni d'une grande partie de nos populations pour leur accorder une place, même infime, sur notre Continent. Il y a eu la crise sociale et les mouvements de révoltes et de manifestations sans fin.

Et maintenant, cette crise sanitaire mondiale, cette sorte de troisième guerre mondiale complètement atypique et qui n'a rien à voir avec un conflit armé traditionnel. Au contraire, nous luttons contre un virus invisible. Par contre, des armées entières de soldats sont également mobilisées contre l'ennemi commun, cet alien venu d'ailleurs comme j'aime bien l'imaginer. Nos soldats servent à guérir et à sauver des vies humaines, voir à surveiller le civisme des citoyens et citoyennes, des soldats qui mènent une mission pour le bien de toutes et de tous sans distinction de statut social ou de nationalité. L'armée, dans ces circonstances exceptionnelles, à virer de bord à 180 degrés dans sa mission. Elle a lâché ses fusils et ses canons pour sauver la nation contre un ennemi non-humain qui veut détruire l'Humanité. On retrouve cette gestuelle militaire dans tous les pays d'Europe et du monde. Sauf en Corée du Nord, peut-être...où la population risque de le payer encore plus cher qu'ailleurs.

Je n'ose pas imaginer un XXIème siècle répétant les erreurs commises lors du XXème siècle après la première guerre mondiale. Nous pouvons apprendre tellement de choses de cette tragédie planétaire. Nous devons d'ailleurs l'apprendre et le transmettre à nos enfants avec calme et sérénité.

Donc non. Celles et ceux qui prédisent un retour à la "normale" donnent un sentiment d'impunité et d'irresponsabilité collective, de n'avoir rien compris à ce qui se joue pour l'Humanité entière. Il n'est absolument pas possible de retourner à la "normale". Les économies sont gravement touchées. Les voyages seront gravement et durablement entravés durant au moins quelques années, le temps de découvrir un vaccin sûr et efficace. Des politiques vertes se mettront forcément en place du fait que les élu et élues seront de plus en plus verts et solidaires. Des tickets de rationnement sur notre droit aux voyages en avion seront distribués aux populations, en attendant de trouver le moyen de voler sans polluer l'air, ou du moins sans polluer comme aujourd'hui. Et toutes sortes d'autres politiques se mettront en place parce que les populations auront été gravement secouées et seront devenues nettement plus solidaires les unes des autres.

Si ce n'est pas le cas, alors il faudra s'imaginer le pire et l'attente d'une autre pandémie, des catastrophes naturelles gigantesques, des guerres militaires mondiales avec des bombes atomiques à la fin. La Quatrième Guerre mondiale, nucléaire celle-ci, et la dernière pour notre Civilisation.

Disons que si j'étais un adepte du retour à la "normale" je me poserais au moins la question de savoir pourquoi les dirigeants du monde n'ont pas su retenir les leçons de la boucherie de 14-18. Ils auraient alors éviter l'avènement du nazisme, du fascisme, et du stalinisme.

Covid-19 devrait pourtant nous enseigner tellement de choses...pour notre bien à toutes et tous. Nous savons que les fascismes sont de retour un peu partout sur la planète. Alors c'est à nous de savoir quel avenir préparer à nos enfants.

Maintenant, je vais déjeuner en paix avec nos amis bretons et Stéphan Eicher.

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Les Chiens de Djerba veulent aussi un autre monde

 

 

 

Sur le pont de l' "Hôtel California"

 

 

J'avais rencontré des rescapés,

des survivants du naufrage humanitaire.

 

Nous les avions abandonné

en pleine mer.

D'autres navires leurs faisaient la chasse.

D'autres humains ne les voulaient pas

sur la terre de nos grands-pères.

Ils avaient fui la guerre.

Ils avaient fui la famine.

Ils avaient tout abandonné,

quitté leurs pères et leurs mères,

leurs soeurs et leurs frères.

Ils avaient échoué

quelque part dans la botte d'Italie

après avoir subi les pires infamies.

Elles avaient été violées

quelque part par les adeptes

de l'inhumanité et de la bestialité.

 

Et nous ne voulions pas d'eux

chez nous.

Et nous ne voulions pas d'elles

chez nous.

Ils naviguaient en bagnards

sur la grande mare des connards.

Ils s'appelaient les parias,

les parias d'abord.

 

Nous leurs avions préparé

un square pour les sauver

des chacals et des squales.

Nous leurs avions donné

à manger et à boire,

offert des rires et des jeux,

des conseils et des regards,

de la tendresse et des larmes.

Nous leurs avions promis:

Welcome to Europa.

Welcome to our countries.

 

Nous étions aussi devenus

des parias, des sans-terres,

des exilés de nos propres pays.

Des sans-frontières bannis

de nos amis, de nos familles.

Nous étions haïs et refoulés,

jetés en tôle dans certains cas

pour assistance à personnes en danger.

 

Nous étions heureux

de nous entre-aider

contre cette fermeture des coeurs.

Eux nous apportaient leur lumière du sud,

leur douleur, leur joie, leur authenticité,

et leur bonheur de nous avoir rencontré.

Nous, nous leurs apportions réconfort,

sécurité, force et espoir,

cette pause humanitaire bienvenue

dans leur parcours du combattant

sur leur chemin inconnu et fragile.

 

Et aujourd'hui l'Histoire nous renverse

dans cette vague géante

de la pandémie.

Ce sont des géants des mers

avec leur luxe et leur volupté

qui naviguent comme des parias

que personne ne veut plus au port.

Et maintenant,

nous assistons à cette infamie,

nos voisins, nos amis

qui sont refoulés de partout

avec la maladie à bord.

Et maintenant,

on commence à comprendre

ce que cela veut dire

d'abandonner des gens

en pleine mer et en détresse.

Et maintenant,

on commence à comprendre

ce que signifie le mot solidarité

entre nous tous.

 

Je voulais juste

que vous vous souveniez

du combat que nous avions mené

bien avant que Covid-19 nous agresse,

nous montre finalement le chemin à suivre

par nous tous et nous toutes

sur cette Terre.

 

Je voulais faire ce nouvel hommage

à mes soeurs et mes frères

uni-e-s dans un square improvisé

dormant à même le sol

vivant pour la danse,

vivant en soeurs et en frères.

frappant sur des casseroles

à la frontière et non aux balcons

pour les vendeuses, les infirmières,

les ambulanciers, les médecins,

afin que l'Europe ouvre son coeur

à ces nouveaux arrivants

venant d'ailleurs,

revenus de la mort,

rescapés des guerres,

rescapés des famines,

encore presque enfants,

encore presque humains,

encore presque comme nous

mais différents

parce qu'ils étaient devenus

les pestiférés de la Terre.

 

C'était en juillet 2015, je crois.

Au bord de la Méditerranée.

C'était pas des amis choisis.

C'était pas des anges non plus.

C'était des copains,

des humains d'abord.

Il y a 5 ans, déjà.

 

La peste nous touche toutes et tous.

Nous sommes toutes et tous

à deux mètres l'un de l'autre

depuis deux semaines déjà.

Mais c'est notre humanité

et notre solidarité

qui pourra sauver le monde.

Ni la haine ni le fascisme,

ni le rejet ni l'égoïsme,

ne feront de nous

des sauveteurs, des bienfaitrices

de notre Humanité.

 

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Paris, station métro Jean Jaurès,

des enfants réfugiés vivants sous les arcades du métro parisien.

Eté 2016.

29/03/2020

Ceux qui disparaissent sous la covidence

 

 

Il y a comme une urgence

qui sonne dans nos coeur,

une sorte d'évidence

devant tous ces vieux

qui tirent leurs révérences.

 

Ne tirez pas sur l'ambulance.

Les corbillards passent dans la rue.

Ne tirez pas sur la covidence.

Les salopards sont au nombre de 19.

 

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Reviens Aline!

by Airlines si ce n'est plus possible.

Téléporte-nous dans ton autre monde,

ce monde où tout était encore possible.

Reviens Aline!

J'avais dessiné sur le sable

ton doux visage

Mayday Mayday Mayday

et puis ton coeur

dans un grand A d'anarchie.

 

Sur Terre, la covidence

faisait une boucherie

et les 19 salopards riaient.

 

 

Un tramway passe,

vidé de ses passagers.

Un train passe,

vidé de ses passagères.

Une maman passe,

devant des laveurs de vitres.

Elle a un air livide.

Un collège inanimé vidé

de ses cris d'enfants.

Avec son bébé dans la poussette,

on dirait une survivante muette,

marchant, perdue, dans la rue vide.

 

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C'est le temps de la covidence,

et j'attends la providence,

comme un miracle

surgit de la marche funèbre.

 

Ton amour, Aline!

 

En ce temps-là,

Nous avions 15 ans.

Nous étions jeunes

et pas trop moches.

La vie, l'amour, la gloire

nous attendaient là

droit devant nous.

 

En ce temps-là,

Christophe,

tu chantais Aline

et nous dansions

corps contre corps,

bouche contre bouche,

à 2 mètres des hauts-parleurs.

En ce temps-là,

Christophe, c'était notre heure.

Je croyais à la vie,

à l'amour,

à la gloire,

et surtout à l'art romantique.

 

Et puis cette bombe virologique

nous est tombé sur la tête.

Et depuis ce jour, je vois la ville

à travers des images hallucinogènes.

Une sorte de mots bleus

qui s'écrivent sans lettres.

Une sorte de fin du monde

après la terrible bombe.

 

Il y a comme une urgence

qui sonne dans nos coeur,

une sorte d'évidence

devant  tous ces vieux

qui tirent leurs révérences.

 

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Ne tirez pas sur l'ambulance.

Les corbillards passent dans la rue.

Ne tirez pas sur la covidence.

Les salopards sont au nombre de 19.

 

Reviens Aline!

Reviens!

Je t'en supplie.

La covidence n'aura pas ta peau.

 

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Verbier, microcosme d'une pandémie mondiale

Comment le monde a-t-il pu être aussi insouciant face à Covid-19?

Une semaine avant le confinement de la population suisse, Verbier faisait la fête...comme partout en Suisse d'ailleurs à voir le nombre de personnes que nous avons servi dans notre pizzeria archi-bondée durant toute la soirée (un commentaire pas piqué des hannetons et la réponse de notre patron qui doit bien payer le salaire de son personnel - mais pas le sien apparemment - sévit sur Tripadvisor). Mais je ne vous dirai pas le nom de mon restaurant. Je vous laisse le soin de chercher si le coeur vous en dit.

Donc Verbier, son standing, son beautiful people, et ses excès.

Si le monde entier est aujourd'hui envahi par la Covid-19 c'est bien parce que celles et ceux qui ont transmis le virus voyageaient beaucoup et se retrouvaient soit pour le travail soit pour la fête.

En ce sens-là c'est bien une maladie due à la globalisation qui a mis le monde entier en confinement (une partie de la Chine là aussi été un certain temps avec la rigidité que l'on sait).

Et si cette maladie fait d'abord des ravages parmi les aînés et que les jeunes générations ont dit qu'elles arrêtaient de travailler et de s'amuser pour sauver les anciens, il faut bien admettre que si les anciens sont ainsi exposés au danger mortel du virus c'est bien parce que les "jeunes" ont voyagé et se sont beaucoup amusés aussi malgré la connaissance (partielle je le reconnais) de ce virus très dangereux.

Nos autorités occidentales et nos politiques économiques ont d'ailleurs joué un jeu très trouble dans l'information aux citoyennes et citoyens. C'est bien à fin janvier déjà que les premiers cas en Europe et en Amérique ont été déclarés. Et elles n'ont strictement rien fait à ce moment-là pour lancer une urgence à l'épidémie, avec un appel à restreindre nos déplacements, à être très prudent et attentif aux poignées de mains et bisous. L'économie ne pouvait pas ralentir et c'est ainsi que le virus a franchi tous les pare-feux exactement comme s'il agissait d'un virus informatique voulant pénétrer l'ordinateur d'un débutant qui ne sait pas manipuler avec prudence son matériel malgré les pare-feux traditionnels mis à disposition sur le marché de la branche.

Nous avions nos pare-feux, virologues, spécialistes des épidémies, et autres professeurs de médecine. Nous avions encore en plus un feu rouge extraordinairement alarmant avec ce qui arrivait dans la région de Wuhan. Et par peur des conséquences économiques, nous n'avons rien fait de vraiment sérieux avant fin février pour l'Italie et seulement mi mars pour une grande partie de l'Europe (et je ne parle pas du Royaume-Uni et de certains pays du Nord de l'Europe qui ont attendu encore plus tard pour prendre des mesures tout comme l'Amérique de Donald Trump, grand spécialiste du Covid-19 qui a mis son pays et son économie au tapis par ses incompétences chroniques en la matière).

Aujourd'hui 29 mars 2020, nous ne savons pas comment nous allons vivre ce printemps et même cet été. Je pensais, il y a deux semaines, pouvoir reprendre mon travail à mi-mai au plus tard. Mais j'imagine que si nous devons toujours respecter les deux mètres de distance et ceci jusqu'à la fin de l'été, certains restaurants, entre autres, ne sont pas prêts de fonctionner de sitôt. Et tout un printemps suivi de tout un été à garder ses distances, ce sera insupportable voir insurmontable pour l'immense majorité des personnes. Sans compter les indemnités à 80% du salaire qui ne suffiront pas à couvrir tous les frais pour les familles voir les gens seuls avec petit salaire... Les indépendants se font du soucis. Les travailleurs et travailleuses aussi.

Peut-être que la fête était belle à Verbier et ailleurs. Mais aujourd'hui, tout cela nous coûte sans doute des mois de confinement supplémentaire et d'arrêt partiel de l'économie. Des dizaines de milliards en plus, voir davantage, pour avoir réagi trois semaines trop tard face à Covid-19. C'est la faute à personne. Donc c'est la faute à tout le monde.

Il nous restera alors à rêver de bars à cocktail, de petits resto sympa, d'amour et de plage sur Internet uniquement...Courage les gens. On va gagner cette guerre mondiale.