27/12/2020

2021

 

Tu arriveras de l'Est,

 le ciel sera toujours aussi sombre,

et la menace, hélas, toujours bien présente.

 

Comment vaincre un ennemi invisible

quand les profits dépassent l'espérance,

quand les loups se dévorent entre eux,

quand le chacun pour soi

compte bien davantage

que la recherche du bien commun?

 

Ils nous submergent avec leur décisions

nous condamnant à l'isolement,

comme si le bagne au travail n'était plus

que notre seul perspective d'avenir

et de mouvement.

Travailler et se mettre en cage à domicile.

Travailler pour qu'ils s'enrichissent.

Travailler pour sauver l'économie

et la richesse de quelques-uns.

 

Et puis se faire vacciner

comme des animaux contaminés

pour rester quand même dans l'ignorance

sous nos masques, en gardant nos distances,

en écoutant bien les dernières directives

venant de Berne ou de Paris.

Pas plus que dix à Noël.

Couvre-feu à 20 heures.

Bars et restaurants fermés

jusqu'au 22 janvier.

Et après le vaccin?

Toujours la même rengaine,

les même migraines,

la même gangrène qui pourrit nos libertés?

 

Ils ont un plan pour tout,

sauf pour nous rendre la liberté.

Ils prennent des décisions

qui ne sont que des interdictions,

des restrictions, des sommations

de nous convertir au divin vaccin

et de se conformer aux directives.

 

Sommes-nous si incapables

de décider par nous-mêmes

sur ce qui est bon de faire

quand un virus nous menace?

 

Sommes-nous si incapables

face à cet ennemi dont les scientifiques

détiennent toutes les clefs de manipulation

nous laissant dans l'ignorance

comme des cobayes passifs et dociles,

des sortes de poupées mécaniques

tendant notre bras à la connaissance

de quelques savants de laboratoire?

 

Le vaccin n'est pas obligatoire

mais très fortement conseillé.

Mais si nous ne nous vaccinons pas

pourrons-nous encore aller danser

jusqu'au bout de la nuit

parmi les clubbers?

Et si nous nous vaccinons,

les clubs, les théâtres, les cinémas,

les lieux de cultures et de loisirs,

les terrains de foot et de sports,

nous seront-ils ouverts pour de vrai?

 

Ils ne disent rien

par peur de la révolte

et même de la révolution.

Mais ils nous contraignent

avec leurs lois et leurs amendes.

Ils nous vaccineront en 2021.

Mais qu'elle est leur feuille de route?

Si le vaccin est la solution

pourquoi ce grand silence

sur ce qui nous arrivera au printemps et en été?

 

Des millions de doses commandées.

Des milliards de dollars pour les pharma.

Mais personne ne veut dire

si nous pourrons bientôt faire la fête,

partir en week-end ou en vacances,

retrouver nos familles, nos femmes, nos enfants,

retrouver notre liberté de circuler,

de nous embrasser,

de danser, de se rassembler,

et de voyager sans entrave.

Mais ils nous conseillent

comme de bons docteurs

et ils nous affirment que le vaccin

sera bon pour nous

sans en apporter aucune preuve.

 

Dans le doute, abstiens-toi.

Dans l'absence de réponse, abstiens-toi.

Je ne veux pas de vaccin

si je ne connais pas le chemin

que me réserve les politiciens.

Je ne veux pas d'un vaccin

contre l'ennemi

si l'ennemi me condamne

encore et toujours à porter le masque,

garder mes distances,

m'assigne à domicile

comme un prisonnier

après mon travail,

m'impose encore et toujours sa loi

ou plutôt  celle de nos dirigeants.

 

Messieurs les dirigeants du monde,

Il est temps de tracer le chemin

pour 2021.

Si vous voulez nous fourguer votre vaccin,

Il est temps de nous dire la vérité sur l'assassin,

sur l'efficacité ou non d'un nouveau produit

qu'ils veulent nous injecter dans le corps.

 

Je ne prendrai qu'un produit étranger

qui menacera mon corps

que si on m'affirme que la société retrouvera

sa joie de vivre et la liberté en 2021.

Je ne prendrai ce vaccin

que si je sais qu'il vaincra le virus

et que nous pourrons alors nous serrer la main,

nous embrasser, nous aimer sans réserve,

nous réjouir sur une piste de danse,

avec l'insouciance d'avant,

avec la liberté d'avant,

avec le droit de faire ce que je veux,

quand je veux, et avec qui je veux.

 

Je ne suis pas une expérimentation animale.

Je suis un être humain qui tient à sa santé

et qui se défend contre le virus

avec son bon sens à défaut du produit miracle.

 

Le chemin n'est pas clair du tout.

Le vaccin est là mais personne n'est là

pour tracer la route vers notre liberté.

Il y a comme un grand malaise

et une sorte de loi du silence.

Et face à cela,

je ne suis pas censé me faire fourguer

un produit qui ne changera rien

à ma situation de confiné.

 

J'exige des réponses

avant de me faire vacciner.

Sinon, pas question de se faire vacciner

et d'offrir mon corps aux expérimentations

de quelques grosses firmes pharmaceutiques

qui se fichent bien pas mal de ma santé.

 

Tu arriveras de l'Est,

 le ciel sera toujours aussi sombre,

et la menace, hélas, toujours bien présente.

 

26/12/2020

Le vaccin, ce futur semeur de zizanie

La Confédération ne semble pas avoir anticipé tous les risques de troubles sociétales du printemps prochain.

Et pourtant, l'arrivée du vaccin va poser de très nombreux problèmes dans la société.

Ils sont assez simples à détecter et pourtant d'une importance majeure.

1) Les personnes se faisant vacciner devront-elles subir le port du masque et l'interdiction de se rassembler alors que l'utilité même du vaccin devrait être un droit de retour aux relations normales entre les gens et qu'il est vanté être efficace à 95%? Si on nous interdit tout alors même que nous sommes plus à risque c'est le vaccin qui devient un vrai problème et non plus la solution. Parce que des effets secondaires sont toujours possibles alors que le bénéfice en serait quasi nul sur notre vie quotidienne pour les gens vaccinés et traités pourtant comme des personnes à risques potentiellement élevés du simple fait qu'elles devraient se comporter comme avant, distance sociale, masque, et gel hydroalcoolique ainsi qu'impossibilité de se rassembler dans des club, des bars, des restaurants, des manifestations, des lieux culturels et de détente, des festivals. Pour donner l'envie de se faire vacciner il faudra bien accompagner cette campagne de vaccination par des avantages convaincants autres que juste prétendre que le vaccin est efficace à 95%.

2) Rentre alors en jeu le problème de la discrimination pour les gens qui n'ont pas encore eu accès au vaccin ou qui ne veulent tout simplement pas se faire vacciner. Donner aux uns et refusez aux autres l'accès à la "normalité" est une posture éthique insoutenable dans une société libre, d'autant que celui qui ne porterait pas de masque dans les magasins, par exemple, devrait pouvoir prouver qu'il a été vacciné. Un passeport, oui, Mais si la moitié des gens du magasin ne portent plus de masques comment trouver et contrôler ceux et celles qui ont été vacciné-e-s de ceux et celles qui ne le sont pas mais qui ne portent quand même pas de masques? Donc on devrait tous et toutes rester masqué-es pour éviter les tricheries et les risques de contamination élevée. Sacré dilemme...

3) Si on ne fait pas de distinguo entre vaccinés et non-vaccinés, que le virus sévit toujours et qu'il faut toujours fermer les bars-restaurants, salles de spectacle, lieux de culture, clubs de nuit, tout l'évènementiel, les salons expo et les festivals alors même que les vaccinés devraient pour le moins revivre une vie quasi normale, comment accepter toutes ces fermetures et les dégâts sociaux comme économiques alors même que l'on pourrait largement prendre le risque de laisser ouverts les lieux de détente et de loisirs aux populations vaccinés? La situation deviendra certainement intenable du point de vue politique une fois beaucoup de gens vaccinés. (10% de la population c'est déjà presque 1 millions de personnes).

Alors que faire et que prévoir ce printemps et l'été prochain pour réussir le très délicat passage de l'immunité de groupe si le virus sévit encore de façon alarmante dans le pays?

Berne ne nous a encore rien dit. Le temps presse pour trouver des issues acceptables à défaut d'être parfaites.

 

25/12/2020

Les Pharmas et le "miracle de Noël"

On peut dire que le Donald sait vendre, mieux que quiconque, sa came.

Il sait même faire passer la douce piqûre d'une seringue pour l'enfant Jésus qui viendra sauver le monde et qui agira comme un sérum de vérité sur ses fake news.

Le Donald a dit qu'il était le Sauveur de l'America First. Et l'Amérique l'a presque cru. Il a fini crucifier, de justesse mais légalement, par les urnes funéraires de sa vie de mensonges. Tout le monde ne peut pas être l'enfant Jésus.

Mais il est toujours là, parce que sa mort annoncée n'était que virtuelle et qu'il a descendu trois déci d'eau de Javel pour se requinquer une santé d'enfer. Et il vend bien sa came. Après la Javel, la piquouze, la partouze mondiale des vaccins anti-corona. La couronne royale revient d'abord à Pfizer qui a été le premier à offrir la ligne du produit miraculeux qui sauvera les corps d'une mort supposée promise dans les prochains jours, prochains mois, prochaines années. Le Donald est même aidé le jour de Noël par un nouvel agent secret de sa divinité, la souche anglaise qui agit comme une super propagatrice du virus. Alors vite, la piqûre existentielle et qu'on en finisse avec ce satané virus invisible. Et les pharmas bénissent en coeur le Donald. Lui au moins il sait propager les évangiles virologiques de la vérité pharmaceutique et ils l'ont rebaptisé, à l'eau Pfizer, Saint-Donald de la Javel,  l'évangéliste à la mèche blonde qui a conquis l'Amérique et la planète grâce à ses milliers de tweets majuscules écrasant toute concurrence sur son passage.

"YES I TWEET! THE NEW GOD IS BORN. GO GO GO FOR PFIZER"

Il a empoché au passage quelques nouveaux millions de commissions indirectes pour placements de produits présidentiels qui financeront son prochain loft Mar-a-logo Club. Business is usual même au pire temps de la peste.

Avant de vous faire vacciner en toute béatitude, réfléchissez qui sauvera vos âmes de la perdition. La mort arrivera un jour ou l'autre, avec ou sans la peste et ses juteuses affaires commerciales. Et dites vous que si vous décidez finalement de renoncer au vaccin sauveur sensé vous protéger de la peste ainsi que celles et ceux qui vous approcherons de trop près (on ne s'est jamais qui sera le prochain ou la prochaine pestiféré-e) vous ne serez ni plus ni moins qu'un humain parmi d'autres humains avec ses forces et ses faiblesses, sa gentillesse ou sa méchanceté, sa divinité ou sa vulgarité, sa liberté ou sa soumission.

Le miracle de Noël c'est d'abord retrouver son humanité et son humilité. Et le Donald, ça, malheureusement, il ne sait pas faire.

 

C'était une nuit comme aujourd'hui

 

Il venait de jeter son sac sur son dos

et quitter la ville pour l'inconnue.

 

Il avait déjà tout connu, tout vécu,

l'amour, l'ivresse, la haine,

l'exclusion, la solitude,

la révolution, la route,

le succès, la maladie,

la passion, le mariage,

les enfants, la jeunesse,

la vieillesse, le travail,

l'exploitation, l'humiliation,

l'exclusion et les galères,

la mort sociale et amoureuse,

la fin de ses utopies à jamais inabouties.

 

Sur son dos, il portait toute sa douleur,

ses peines, ses joies, ses crève-coeurs,

ses enfants, ses petits-enfants,

ses femmes, ses maîtresses,

ses rêves, ses vagabondages,

ses dévergondages,

ses désirs d'aimer et de coucher

encore et toujours

avec de sublimes divinités,

des filles bad girls

au caractère sauvage et indocile,

sa fougue et sa jeunesse,

son enfance de l'âge et sa vieillesse,

ses enfantillages et sa virilité,

tout dans son visage fatigué

aux traits tirés

par tous les couteaux criminels

ayant poignardé son coeur.

 

Il voulait trouver le repos

auprès d'une fille romantique,

une sorte de candeur pure

reproduisant la sainte nativité,

un érotisme romantique

proche de la déraison,

une tendresse folle de vieux gaga,

d'un étalon ayant pris de la bouteille

s'associant à une jument éperdue

prête à partager le voyage

d'une nouvelle aventure enragée.

 

Il avait décidé de tout quitter,

son ancienne vie,

sa vieille carcasse dégarnie,

sa pose statique

de vieux gardien du phare.

Il voulait faire encore parler

la poudre et sa rage,

retrouver sa splendeur

et ses sensations d'éternel

chevalier à la rose.

 

Elle s'était assise tranquillement

lui jetant un regard pétillant.

Se campant face à lui,

espiègle dans le canapé,

elle attendait juste un mot de lui.

Il lui avait demandé

de lui jouer un de ces vieux truc rétro,

un morceau de guitare vintage

 sorti du juke box

de son ancien bar enfumé,

le Paris Latino,

des soirées bleues nostalgiques

 remontant de son passé révolu,

des potes et des filles

dans le rétroviseur,

des notes magiques

aux souvenirs enfumés,

des rires et des séductions

qui résonnaient dans sa tête,

des plaisirs passagers,

des extases clandestines,

de la vie en veux-tu en voilà

jusqu'à la dernière page du livre.

 

Elle lui avait répondu tout simplement:

 

Just for You.

It's Christmas Day,

Your day.

Sultans of Swing

and Dire Straits.

Because you are really a true lover.

 

20201219_080736.jpg

Le Repos du Guerrier

d'après un dessin original de Hans Erni

"La liberté, selon moi, c'est le respect de l'autre"

Roger Vadim à propos de son film "Le Repos du guerrier"

https://www.lemonde.fr/archives/article/1962/09/10/de-tou...

24/12/2020

Croire au "Nous" au temps des réseaux sociaux

Quand on voit la division et la haine qui excitent les foules face aux décisions prisent pour contrer le coronavirus qui a envahi nos existences, il y a de quoi être plus que sceptique.

Pour ma petite existence, cette année 2020 restera comme celle qui conclut de la pire des manières ma carrière professionnelle, semée d'échecs et de désillusion, dans la banche de la restauration. Plus de trente ans dans ce métier...

Moins que jamais je crois encore au nous collectif au sein de cette branche où patrons et employés font bande à part jusque dans la rue. Il y a les patrons, que l'on voit partout dans les médias se plaindre de leur triste situation, et les employé-e-s que l'on ne voit nulle part sur les plateaux de télévision. D'un côté, des dominants qui craignent de perdre leur standing d'existence. De l'autre, des cuisiniers, des serveurs, des garçons de buffet, des plongeurs (vous pouvez mettre tout cela au féminin si cela vous chante, moi ça m'épuise de devoir toujours écrire les deux genres, manque les trans, pour faire croire que l'on défend l'égalité homme-femme) qui ont vu leur salaire laminé durant l'année avec des pressions encore plus fortes de leur patron qui tente par tous les moyens d'échapper à leurs obligations patronales afin de perdre le moins possible de leurs juteux profits.

Soyons clair. Il y a de très nombreux tenanciers et tenancières qui tirent le diable par la queue en cette période de pandémie. Mais je suis près à parier que ce ne sont pas les pires envers leur personnel et qu'au contraire, s'ils et si elles risquent la faillite, pour rien au monde ils et elles tenteraient d'échapper à leurs obligations. Quand on a pris un jour le risque d'être patron, c'est pour le meilleur et pour le pire. Le personnel n'a pas à subir les déboires personnels de leur patron.

Mais au temps de la pensée ultra-libérale et individualiste, cette réalité est une fake news. Le patron d'aujourd'hui individualise les bénéfices de l'entreprise et collectivise les pertes. L'employé n'est qu'une source de profit au service de son bien-être personnel et de sa fortune personnel. Il suffit qu'une année coronavirus passe par là et l'on assiste alors à la preuve éclatante que même un cadre qui est responsable de la bonne marche de la cuisine n'est qu'un pion misérable qui ne mérite guère reconnaissance et soutien en ce temps terrible de peste mondiale.

Je ne rentrerai pas dans les détails de ce qui m'a mis en guerre contre l'attitude lamentable de certains patrons de la restauration. Mais je peux dire que ma carrière s'achève gentiment avec un goût d'amertume et de révolte dans la façon que cette branche soigne les gens qui y travaillent.

Encore une fois, il y a de bons patrons. Mais je ne suis de loin pas sûr qu'ils sont majoritaires. En tout cas, à regarder qui manifeste dans la rue, ce n'est pas la branche dans son ensemble mais bien les tenanciers et tenancières de bistrots, de bars, de restaurants absolument pas soutenus de leurs employé-e-s qui sont absents, muets, reclus dans leur misère intime de personnes que l'on a décidé d'ignorer totalement des enjeux de la branche.

Recevoir des RHT pour éviter la totale misère? Certes, l'Etat ne laisse pas tomber les personnes. On peut encore croire au "Nous" social, ce que les adversaires acharnés (on peut même écrire les ennemis) et ultra-libéraux appelleront "cette saleté de communistes".

Mais croire au "Nous" collectif au sein d'une entreprise de la gastronomie, je crois qu'hélas c'est une façon bien utopique de l'imaginer. Il n'y a pas de "Nous" dans notre entreprise. Que des chacun pour soi qui essaye encore et toujours de lécher les bottes du patron pour obtenir des miettes à la fin.

Cette année 2020 aura été la fin définitive de ma croyance en des patrons et des patronnes responsables, empathiques, et sympathiques envers leur personnel, des patrons qui n'abusent pas de la situation pour faire subir à leur employés et employées encore davantage d'insignifiance et d'abus en tous genres.

Alors le "Nous" soyons réalistes. Il n'existe que dans l'idéal de philosophes qui n'ont pas pignon sur rue. C'est un "Nous" très intérieur, écrasé par le poids de la vulgarité et de l'individualisme le plus exacerbé.

Voilà comment s'achève ma vision de l'An 2020.