04/02/2019

Médiapart refuse une perquisition!

L'Etat français est en état d'effervescence prolongée. 

Ce matin, c'est le siège de Médiapart qui a été perquisitionné pour violation de la vie privée d'Alexandre Benalla.

Médiapart a réagi sur Twitter par un court message. Elle donnera de plus amples informations dans la journée, sans doute.

Par ce refus de perquisition, Médiapart s'oppose à la divulgation de ses sources et protège ainsi le droit au secret de la source.

Si les grands médias sont tenus par les milliardaires, Médiapart ne doit son existence qu'à son lectorat qui paye pour avoir une grille de lecture du monde indépendante de tout pouvoir économique. C'est donc à une tentative d'intimidation gravissime de la part du pouvoir en place que nous avons à faire et non plus à une perquisition plus ou moins justifiée au siège d'un leader politique qui aurait commis une infraction à la loi électorale (affaire Mélenchon ou Le Pen, en particulier).

Le Président Macron est aux abois et semble de plus en plus décidé d'en finir en se servant de l'arme policière et judiciaire pour sauvegarder son pouvoir et les intérêts primordiaux de l'oligarchie mondialisée.

Soutien à Médiapart et à la liberté de la presse. Les journalistes des grands médias qui conservent une éthique et une indépendance critique doivent désormais se rendre compte qu'il n'est pas forcément bon d'être sous le joug de milliardaires qui décident au final des basses manoeuvres du Gouvernement, de la censure et de la désinformation générale. 

P.S. Actuellement, il est impossible de partager sur Facebook ce billet ainsi que le post diffusé sur "La France en Colère". Blocage d'Etat?...

  1. Cette enquête, qui vise les enregistrements révélés par Mediapart, est susceptible d'atteindre le secret des sources de notre journal. C'est pourquoi nous avons refusé cette perquisition, un acte inédit — et particulièrement grave — dans l'histoire de Mediapart. Articles à venir.

  2.  

    URGENT. Deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner ce matin, à 11h10, les locaux de Mediapart dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet pour (notamment) atteinte à la vie privée de M.Benalla suite à nos révélations de la semaine dernière.

 

 

Merci Béatrice!

J'ai la dalle de toi 

de ton trash de ton cash!

J'suis pas né

pour rester passif

et totalement inactif

dans un monde soumis

à la loi du fric.

 

Mais c'est quoi le combat!?

Mais c'est où les hors-la-loi!?

Mais c'est qui les rebelles!?

Dans ce monde factice,

dans cette société d'artifices

qui n'aime les actrices

que belles et lisses,

qu'obéissantes au système,

que sages comme des images

et rebelles que sur la pellicule

dans des séries bidon,

des scénarios à la con

où la brutalité et la bestialité

sont les maîtres du monde.

 

J'ai la dalle de toi,

Béatrice,

mais voilà.

Le monde vole en éclat

et je ne sais qui dans cette foule

se mettra devant l'Autre

pour recevoir le coup de matraque

à sa place,

pour encaisser le flashball

à sa place,

pour prendre la balle qui tue

à sa place,

et mourir comme un punk

en criant:

"NO FUTUR! A MOI LES GILETS JAUNES!"

au lieu de se prendre en selfie

pour le prochain live Facebook.

 

03/02/2019

Gilets Jaunes: le samedi aux hommes, le dimanche aux femmes?

Les Fa et les Anti-Fa s'affrontent désormais dans les manifs du samedi pour chercher à prendre l'ascendance sur le mouvement social.

Cela pourrait signifier l'arrêt de mort des manifestations par découragement et déception globale et la fin d'un mouvement formidable pour la reconnaissance des populations oubliées par les élites, gens des campagnes et des villes qui souffrent, travaillent, subissent, vivent et meurent dans l'indifférence générale des bobos et de ceux qui gouvernent nos sociétés modernes.

Il n'est pas question que les extrêmes prennent en otage les Gilets Jaunes. Monsieur et Madame tout-le-monde qui manifestent en gilet jaune veulent vivre mieux avec leur famille et être fiers-ères- de leur combat pour une vie meilleure. Ils et elles ont le coeur à la révolution contre les moeurs néo-libérales démantelant et désincarnant les acquis sociaux; elles et ils ont toujours l'esprit au travail, à la responsabilité de transformer un pays, une Europe aussi, qui s'est vendu-e et donné-e aux très riches, à cette pensée ultra-libérale qui promettait plus de liberté, plus de richesse collective grâce au fameux ruissellement quasi miraculeux qui devait tomber de la bourse des riches vers les moins riches et qui, en réalité, ne rapporte de richesse supérieure qu'à une élite formée profitant de tous les avantages pour elle et renvoyant tous les vices cachés de cette idéologie néfaste dans les oubliettes d'une population délaissée, méprisée, maltraitée, abandonnée qui refuse désormais de disparaître des radars médiatiques en silence.

Pourtant, si les Gilets Jaunes veulent survivre et faire prospérer leurs aspirations à un monde plus juste, ils doivent vraiment mettre de côté leurs différents et leurs différences. A l'extrême-droite comme à l'extrême-gauche, des femmes et des hommes vivent dans l'idéologie et ont tendance à oublier l'être humain qui descend dans la rue, le, la Gilet Jaune dans toute son humanité et son rayonnement. Cela est totalement improductif et destructeur. La différence des idées ne doit pas tuer le Gilet Jaune. Elle doit au contraire le renforcer dans ce combat révolutionnaire pour justement réduire l'écart de pensée qui a poussé celui-ci plutôt vers des idées d'extrême-gauche et celle-la plutôt vers l'extrême-droite.

D'autre part, il est dommage que les femmes doivent attendre le dimanche pour se faire entendre dans des manifs moins agressives et pacifiques alors que celles du samedi virent à la violence et que les hommes se mettent en avant le samedi dans des postures primitives qui virent à l'émeute et aux affrontements avec les CRS dirigés par un gouvernement irresponsable aux abois.

Ci-dessous une vidéo de RT qui donne la parole à deux femmes Gilet Jaune. Elles le méritent bien.

 

Прут

Quand ça pue trop la manip;

quand ils essayent de faire passer

un sale type

pour un bon type,

ou l'inverse,

et que tu veux rester libre,

prends une bonne cuite à Saint-Pet

pour oublier la méchanceté

et la cruauté des hommes.

 

Si j'ai enfilé un gilet jaune

c'est sûrement pas

pour me faire arnaquer

par une nouvelle arnaque.

Si j'ai enfilé un gilet jaune

c'est pour défendre le pauvre,

le faible, le petit blanc, l'immigré,

le désavantagé, le noyé,

qui trime et trinque à l'atelier

dans un boulot de merde

qui profite aux grosses fortunes

ou désespère de trouver

sa place et sa famille

quelque part sur cette Terre

pour être considéré et accepté.

Ce n'est sûrement pas pour élire

de nouveaux gourous,

de nouveaux maîtres,

de nouveaux voyous

qui dirigeront la planète

après avoir entraîné des braves gens

au sacrifice de leurs vies,

au sacrifice de leurs corps mutilés.

 

C'est un avertissement,

juste un avertissement

à celles et ceux qui se montent déjà

le bourrichon et qui se prennent

déjà pour les top caïds.

J'm'appelle pas Gustave

et j'fais pas du Flaubert

en t'écrivant cela.

J'aimerais juste que notre société

elle change en bien

plutôt qu'en pire.

J'aimerais juste

qu'une révolution

mène à la victoire du peuple,

à la paix, à la vraie démocratie,

et non à la victoire

d'une nouvelle élite pourrie

et corrompue jusqu'à la moelle épinière.

 

Tu sais ce que j'aimerais.

Tu sais ce que la révolution jaune

attend de toi, ma soeur, mon frère,

ma famille.

Tu fais ce que tu veux

quand tu te pares d'un gilet jaune.

Tu es libre d'être une ordure

ou un brave type,

une bavure ou une élégance,

une rature ou un brave,

une raclure ou un Juste.

 

Alors amuse-toi bien maintenant

avec une pinte à Saint-Pet.

Et bois un coup avec moi

en regardant cette vidéo hilarante

qui nous va si bien.

https://www.courrierinternational.com/video/russie-se-pin...

 

02/02/2019

La pauvreté en pays riches et en pays pauvres

Le journal "L'OBS", dans une Tribune de ce jour, tente de comparer les pauvretés diverses à travers la planète.

Si l'étude est intéressante, elle est cependant regardée d'un point de vue strictement économique et pas du tout dans le cadre du contexte social des gens.

Peut-on dire qu'être pauvre dans un pays pauvre où la majorité des gens est pauvre, et vit donc dans le même contexte social et économique, avec les pauvres de nos pays riches, minoritaires et exclus bien trop souvent de la vie en société et du partage communautaire? Non. Nous ne pouvons tout simplement pas.

Dans un pays pauvre, où le revenu général des populations est très faible, les gens s'entraident dans la communauté, travaillent aux champs ensemble, crée de l'artisanat et de la nourriture bien souvent fabriqués sur place. Les familles vivent encore sous des régimes patriarcaux où les divorces sont plus rares que dans nos contrées. D'autre part, les loisirs ne coûtent rien ou presque rien puisque ce sont bien souvent des jeux, des sports tel que le football sur un champ d'herbe où dans la rue, et des danses communautaires, du théâtre local, qui sont sources de divertissement en société. Pas de cinéma, pas de loisirs, pas de repas au restaurant, pas de vacances sous les palmiers, même pas de voiture bien souvent, et même pas de travail très harassant,  par exemple 12 heures par jour avec les transports en commun, le métro ou la bagnole indispensable, pour un grand patron qui paye très mal et préfère se doter d'un très haut salaire personnel et pour ses cadres supérieurs ainsi que nourrir trop grassement la bourse des actionnaires... Pas non plus de taxes à répétition, d'impôts lourds, de l'administration pesante, et des dettes qui s'accumulent dans des familles à cran et qui finissent par divorcer... Et pas non plus de solitude, de honte, d'exclusion sociale parce que ne rien avoir en France, vivre sans argent, sans pouvoir d'achat, c'est comme vivre dans un îlot désertique social et économique pour soi-même au milieu d'une vitrine d'abondance et de gens qui se permettent toutes les dépenses...

"L'OBS" n'est pas du tout objectif dans son article. Et en plus, pour bien culpabiliser les Gilets Jaunes il prend l'exemple d'un type chauffeur routier à charge de famille qui s'appelle Eric, comme par hasard, et qui vit au Smic en France et il compare sa vie à celle d'un gars du Burkina Fasso. Suivez mon regard vers Drouet afin de foutre la honte aux Gilets Jaunes qui descendent dans la rue...alors que des gens crèvent la dalle dans le monde.

Désolé Mesdames et Messieurs de "L'OBS" votre tir est totalement à côté de la plaque d'un point de vue sociologique et humain. Ce qui n'empêche pas, bien entendu d'être solidaires avec les gens qui vivent ailleurs et de contribuer à travers des associations à les aider d'une façon ou d'une autre. Mais pour que la démocratie vive aussi dans les contrées lointaines un jour ou l'autre à la place des grands dictateurs soutenus par nos propre dirigeants qui s'acoquinent avec des salauds afin de mieux piller les territoires de ces régimes exploiteurs du peuple et assassins, il faut d'abord penser faire la révolution chez nous et établir une démocratie résolument moderne et non pyramidale qui partage vraiment les richesses et réduise drastiquement les écarts entre très riches et très pauvres...

C'est ma contribution pour l'Acte XII des Gilets Jaunes puisque je ne peux être sur place aujourd'hui.

A lire ici:

https://www.nouvelobs.com/politique/20190201.OBS9486/trib...