20/11/2019

Aius Locutius, divinité de la parole

La parole surgit des entrailles de la terre.

La parole surgit des entrailles d'une femme.

La parole déraille du chemin

tracé par les hommes depuis l'Antiquité.

Le volcan écarte les bouches obscènes

des mâles qui voudraient encore l'étouffer.

Aius Locutius surgit telle une diablesse

entre les dents des prédateurs.

Aius Locutius renverse la Rome masculine

et les idées reçues.

C'est elle qui impose ses mots de lave,

qui tient le couteau par le manche

et qui lave les corps féminins violés.

Les hommes trouvent que c'est moche

une fille qui se révolte tellement trop tard.

Les hommes préfèrent les corps dociles

et les oublis trop faciles.

C'est elle maintenant

qui mitraille de mots l'étoile masculine,

sort de son trou noir

pour donner lumière

aux étoiles féminines.

 

Si le monde demain ouvre les portes du ciel

à Aius Locutius

il y aura des divinités féminines

pour apporter la paix et la prospérité.

Rome doit tomber

pour sauver l'Humanité.

Aius Locutius en apporte la parole prophétique.

 

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Aius Locutius surgissant des entrailles de la Terre

entre deux profanateurs du corps féminin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aius_Locutius

l'image est créée à partir de la Machine d'Anticythère

https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_d%27Anticyth%C3%A8re

 

Faut-il punir Roman Polanski par la censure?

Roman Polanski est en train de prendre toute la mesure de la désapprobation vive du public qui existe désormais autour de sa personne et de son oeuvre.

Mais le public a-t-il raison de vouloir censurer l'oeuvre d'un homme qui a réussi à échapper le plus clair de son temps à la justice et qui a été admiré, voir adulé, par le grand public pour son oeuvre majeure?

On peut vouloir châtier l'homme en refusant d'aller voir son dernier film au cinéma. Mais je ne crois pas que cela soit la bonne manière de punir un homme pour ses actes abjectes pratiquées sur plusieurs femmes.

On pourrait alors censurer tellement de grands films car plusieurs grands cinéastes ont commis des actes répréhensibles envers des femmes et des hommes en position inconfortable. Est-ce que la promotion canapé, obligatoire dans certains milieux pour obtenir un rôle ou rester au contact des "gens qui comptent" pour faire carrière, n'a pas été créer par notre système où les hommes dits dominants ont toujours su profiter un maximum de leur position supérieure pour faire du chantage sur des jeunes femmes ou des jeunes hommes? Est-ce un viol ou est-ce un acte consenti quand une femme dit oui à un homme directement ou plutôt indirectement responsable de son éventuelle promotion future au rang de star ou simplement de position supérieure en gain et en pouvoir dans une entreprise? Une femme qui veut réussir a souvent du se laisser aller à la pratique de la relation sexuelle pour obtenir les faveurs d'un patron, d'un directeur, d'un metteur en scène, d'un producteur pour l'industrie du cinéma. C'est l'échange de "bons procédés" selon les hommes qui se sont toujours considérés comme supérieurs à la femme et donc comme "propriétaire" légitime de la sexualité féminine.

Va-t-on donc refuser d'aller au cinéma parce que ce système honteux et détestable a été érigé en façon de faire partout dans le milieu artistique comme politique, ou économique? 

Derrière chaque film, chaque starification, combien de femmes se sont couchées pour réussir? Elles ont dit oui. Certes. Mais sous la pression d'un chantage. Je te donne mais alors tu me donnes ce rôle ou cette position. Genre de prostitution déguisé ou viol autorisé par la femme elle-même? La définition du viol est très simple quand l'homme ne donne rien en retour si ce n'est sa violence imposée. Elle est beaucoup plus trouble quand une femme se sent obligée de le faire pour réussir sa carrière.

Donc c'est un peu absurde de vouloir punir Polanski par la condamnation et la censure de son oeuvre. C'est du moralisme à la petite semaine et, pour celles et ceux qui ont le pouvoir de fermer la porte aux films du cinéastes, c'est se donner un peu trop bonne conscience facilement. Parce que pour tous les autres films, ils acceptent les trucs un peu trop suspect qui ont peut-être existé autour du tournage du film? Nous avons tous et toutes un peu les mains sales et pas seulement concernant le cinéma. Les hommes politiques qui nous gouvernent et qui créent des guerres? Le marché qui nous oblige à acheter nos produits dans les multinationales alors que des enfants, des femmes, des hommes, sont super exploités et que des pollutions effrayantes mettent en danger la survie des espèces? Tout est propice à la culpabilité personnelle. Et tout est susceptible de censure. Qui sait si le bon pain que j'achète au boulanger du coin ne cache pas un homme qui tabasse et viole sa femme dans l'intimité? Et si cela se découvre, alors oui l'homme fera de la prison mais il fera alors son bon pain pour les prisonniers peut-être ou, dix ans plus tard, après avoir changé de vie et de femme, il refera du bon pain ailleurs avec peut-être des sentiments bien meilleurs envers sa nouvelle femme?

Et dites voir vous tous, vous toutes. Le Monsieur Polanski, ça fait 40 ans et plus qu'il a commis ses crimes. N'a-t-il pas voulu se racheter à travers son oeuvre? A-t-il fait d'autres conneries dans les disons 40 dernières années qui mériteraient qu'on le châtie définitivement et à vie? Et son épouse et actrice, Emmanuelle Seigner a-t-elle du subir un homme violent et violeur pour rester à ses côtés?

Le parcours de tout être humain ne se résume pas à d'éventuels gestes odieux qu'il aurait commis. Nous ne sommes pas des êtres parfaitement raisonnables et parfaitement programmés pour être gentil, attentionné, affectif, et non-violent. D'autant moins les garçons qui doivent apprendre l'art de la guerre, l'art de la compétition et de la réussite sociale à n'importe quel prix. La preuve: l'ultra-capitalisme. 

Donc je trouve un peu étrange que l'on se mette à demander la censure d'un film, très bon par ailleurs, parce que son réalisateur s'appelle Roman Polanski. On pourrait alors aussi faire une demande de censure contre toute sorte de politique, de Trump à Poutine en passant par Macron par exemple, ou plus encore contre certains régimes fous et sanguinaires de Corée du Nord et son maître Kim grand dieu de sa secte national ou celui du maître de Syrie qui cherche sans cesse des excuses à ses propres horreurs sous des aspects et des effets d'un parfait glamour perpétuel grâce à sa très classe épouse. Le sang, comme l'argent, n'ont pas d'odeur quand tout est caché par des artifices impressionnants de pouvoir et de gloire.  

Donc non. Je ne suis pas pour la censure d'une oeuvre artistique. Je suis pour le devoir d'en comprendre les rouages sur l'intimité de son créateur.

Pour la punition infligée, c'est aux femmes victimes de se déclarer et de mener leur combat comme elles l'entendent. Je pense qu'Emmanuel Seigner ne doit pas forcément être heureuse d'apprendre qu'une sixième femme aurait été victime de son mari il y a 43 ans de cela. Mais c'est à elle de savoir si elle a encore la force de soutenir son homme dans son grand âge (90 ans) ou si elle a soudain le souhait de le laisser à lui-même avec ses multiples démêlés. L'amour est parfois une rude épreuve à surmonter. Cela devrait, par un malheureux jeu de mots, saigner de larmes et de tristesse dans le couple Polanski.

L'artiste parle désormais à sa tête.

Pas à celle du bas,

celle du haut.

https://www.lematin.ch/loisirs/cinema/collectivite-veut-d...

 

 

 

18/11/2019

La présomption d'innocence. Un droit sacré?

Le Capitaine Dreyfuss avait droit à la présomption d'innocence. Il a eu droit à l'humiliation et à la condamnation la plus sévère pour un crime qu'il n'avait pas commis et des preuves fabriqués.

Les présumés innocents étaient ses accusateurs qui se sont révélés être coupable d'antisémitisme et d'une grossière erreur judiciaire montée de toutes pièces par eux-mêmes.

Dans un contexte de dénonciation, il est facile de dire du mal de n'importe qui et surtout des personnes qui ne nous conviennent pas idéologiquement ou politiquement. J'en sais quelque chose...

Hitler était présumé innocent avant qu'il ne commette les pires barbaries du XXème siècle. Quelqu'un qui disait du mal d'Hitler en Allemagne était quelqu'un qui diffamait et mentait aux yeux des fanatiques d'Hitler.

Il faut donc bien que des femmes et des hommes courageux(ses) prennent la défense des plus "faibles" c'est-à-dire des personnes qui ne peuvent à peu près rien prouver d'une agression sexuelle si ce n'est qu'elles ont en parlé à un confident ou une confidente, à une ou des personnes de confiance quelques temps après l'acte criminel. Mais parler n'est pas apporter une preuve de ce que l'on a vécu dans un huis-clos. Seule une scène filmée, une dénonciation immédiate à la police avec examen médical de la victime et sperme éventuel de l'agresseur sont des preuves réelles d'une agression. Mais quelle femme se rend immédiatement à la police ou à l'hôpital si elle n'est pas blessée physiquement au point d'avoir recours à des soins d'urgence? Sous le choc émotionnel très peu de femmes conçoivent qu'elles doivent aller à l'hôpital pour dénoncer leur agresseur et subir un examen gynécologique dans la foulée du viol si j'ose m'exprimer ainsi. Et plusieurs jours après, c'est déjà bien trop tard. La femme s'est lavée bien souvent immédiatement après le viol subi pour effacer les traces du crime sur sa personne.

Les hommes savent tout ça. Et les violeurs en profite pour commettre leur crime en toute impunité. Sans compter les proférations et menaces de mort si la victime parle, voir pire encore des menaces de mort sur les proches, les enfants de la femme bafouée.

Les femmes sont bien entendu aussi capables de mentir et de se comporter de façon ignoble. Elles peuvent apporter un témoignage mensonger. Il faut pourtant se poser la question. A qui profite la libération de la parole d'une femme 43 ans après les faits? A l'accusé ou à la victime? Sans preuve a apporté autre que sa parole, la femme est dans une position de fragilité absolue surtout face à une personnalité médiatique. Son témoignage ne peut suffire à lui seul. Il faut que le public tranche entre la véracité de sa parole ou la fausseté de celle-ci. C'est quasi un acte de foi qui est demandé au public en l'absence de toute preuve tangible.

Dans l'affaire Ramadan, frère Tariq a compté beaucoup plus sur la loi islamique pour sa défense devant les adeptes de l'islam, qui requiert au moins 4 témoins direct du viol ou de l'adultère (!!!) pour punir le ou les coupables et prononcer une sentence de culpabilité, que sur nos lois occidentales qui prennent en considération le témoignage direct de la personne violée et des témoins indirects qui ont pris connaissance de sa parole après l'acte. Cependant, même en France, la parole d'une femme vaut-elle la parole d'un homme puissant et adulé ainsi que le plaidoyer des meilleurs avocats qui prennent sa défense et misent tout sur la présomption d'innocence et ainsi acquitter le violeur de tout crime sexuel?

Pour ma part, j'ai pris le parti de défendre les femmes qui osent parler. Certainement que parmi toutes les femmes qui se prétendent victimes d'un violeur, il y en a de temps en temps une qui ment et qui cherche à faire sa publicité et gagner de l'argent sur le dos d'une célébrité.

Mais il est pour moi assez clair qu'une femme qui dénonce 43 ans plus tard un crime sexuel prescrit par la loi sait parfaitement qu'elle a beaucoup plus de chance de prendre des sales coups que de gagner l'estime des gens et d'obtenir du fric d'une célébrité. Si elle le fait, c'est qu'elle est bien certaine d'avoir été un jour tabassée et violée par son agresseur. C'est pourquoi j'ai foi en sa parole et que pour Roman Polanski, violeur récidiviste, je ne lui accorde guère la présomption d'innocence dans cette nouvelle affaire tragique.

Mais ma foi peut bien entendu me rendre aveugle à la vérité car comme pour toute foi est heureux celui qui croit la victime sans avoir vu; est malheureux celui porte un jugement sur un présumé coupable et qui condamne à l'exil et à la dégradation de sa célébrité un innocent cinéaste de génie...

http://vincentschmid.blog.tdg.ch/archive/2019/11/15/j-acc...

 

 

17/11/2019

S'auto-blanchir, le propre des puissants

Les hommes et les femmes de pouvoir n'aiment pas la saleté.

Partout, ils la traquent, la chasse de leur vision, engage des armées de femmes de ménage pour chasser le grain de poussière.

Pour leurs plastiques personnelles, ils ont recours à une panoplie d'artifices et de soins cosmétiques, de chirurgie plastique, et de transformation de la réalité naturelle du vieillissement en réalité virtuelle de leurs corps qui cache le poids des ans, des excès en tous genres, et les ravages inexorables du temps.

Roman Polanski n'échappe pas à ce processus de blanchissage permanent et il recourt à toutes sortes de stratagèmes et d'effets cinématographiques pour s'ériger en victime de l'antisémitisme, ce qu'il a d'ailleurs été lors de de son enfance, mais aussi du féminisme actuelle, ce qu'il n'est pas assurément. Enfant, il était la vraie victime. Adulte, il a été le vrai bourreau de certaines très jeunes filles au nombre de cinq au minimum si l'on en croit celles qui se sont déclarées victimes du prédateur. Et il tente pourtant, et par tous les moyens, de rester une victime afin de garder son aura de maître du cinéma et des canons esthétiques de notre époque...

Désespérément, le cinéaste cherche à se refaire une beauté, un lifting en profondeur pour oublier ces années de laideur. Mais ce qui est laid et honteux reste laid et honteux pour la vie. Mais ce qui est criminel et odieux reste criminel et odieux pour la vie. On ne peut pas laver sa faute même si nous sommes condamnés un jour ou l'autre par la justice des hommes et passons des années en prison. On peut juste demander pardon à sa ou ses victimes en espérant qu'elle(s) nous pardonne(nt). On ne peut pas prendre la fuite devant nos actes même si on a le génie de Polanski. On peut juste prendre acte de nos fautes et chercher à les réparer durant les années qui suivent la culpabilité d'un acte répréhensible.

Roman Polanski est un faussaire de vérité. D'abord de la sienne. Sous le cliquetis des armes brisées jetées à terre devant l'officier Dreyfus condamné et banni de l'armée, scène d'introduction de "L'affaire Dreyfus" il s'imagine pour lui-même être victime d'une machination montée par des femmes qui l'accusent et d'une presse mondiale qui le condamne en acceptant de faire paraître les récits horrifiants vécus par ces mêmes femmes en présence intime du cinéaste.

Comment parvient-il à créer, à travers un film, une telle distorsion de vérité, un blanchiment tel qu'un narcotrafiquant de génie n'arriverait pas à sa cheville? Un mafieux reste un mafieux même s'il use de toutes les ficelles économiques pour blanchir son fric. Mais un violeur récidiviste ne reste apparemment pas un violeur quand on a le génie de Polanski, génie passé maître dans l'art majeur de l'esquive et du détournement de mineurs sans y avoir l'air. Le cinéaste maîtrise tous les codes et il réussit même à faire tomber dans le panneau Nadine Trintignant. Un comble qui vient confirmer son talent et sa capacité à manipuler les foules!

Et puis, même si son film est excellent grâce à des actrices et acteurs excellents, il n'est pas le reflet de toute la vérité. En réalité, il n'aime pas trop le personnage réel du capitaine Dreyfus. Il lui préfère la figure emblématique du lieutenant-colonel Picquart en se permettant de traiter par-dessus la jambe la vérité historique afin que son scénario colle à la réalité d'un Picquart lanceur d'alerte et vrai héros de son film. Hors Picquart n'est pas aussi blanc que ça dans la vraie vie et dans sa défense de Dreyfuss lire ici https://www.liberation.fr/debats/2019/11/14/j-accuse-en-t...  

Celui qui fait vraiment exploser l'affaire, c'est bel et bien l'écrivain Emile Zola qui n'a certainement jamais rencontré Picquart dans la réalité et qui n'a jamais suggéré à Zola d'écrire son "J'accuse" dans l'Aurore. S'il faut y voir un lanceur d'alerte de l'époque alors c'est bien Zola qui tient ce rôle patriotique et héroïque, un Zola qui est le vrai lanceur d'alerte.

Au final, notre marchand de coke cinématographique, aurait très bien pu réussir son ultime deal et nous jeter une dernière salve de poudre aux yeux. Mais c'était sans compter sur sa cinquième victime déclarée qui a fait son coming-out il y a deux semaines à cause du choc psychologique que le "J'accuse" de Polanski a provoqué sur elle. Valentine Monnier l'ancienne actrice et photographe aujourd'hui, 18 ans à l'époque de l'agression et du viol dans le fameux chalet de Gstaad du cinéaste, chalet où il a été condamné à résidence stricte par la justice helvétique durant la demande d'extradition vers les Etats-Unis, extradition finalement refusée par la justice suisse pour des motifs hautement politiques. 

Valentine Monnier, quelle étrange coïncidence. Elle porte le même patronyme que Pauline Monnier, l'amante de Marie Georges Picquart, le personnage de l'Académie militaire qui n'aime pas les Juifs et pourtant plus aimé par Polanski dans son film que cet Alfred Dreyfus, ce personnage effacé, droit, patriote, courageux mais sans réel envergure ni ambition. Ce Dreyfus, ce personne pâlot qui ne brille pas aux yeux du monde, qui vivra enfermer sur l'Île du Diable avec des bestioles de compagnie pas très sympa et dangereuses, loin de sa famille, tenu aux secrets, même avec ses gardiens qui auront l'interdiction de lui parler...  Alors que ce Monsieur Picquart, ça c'est un personnage qui a de l'envergure pour Roman  Polanski (pique art, c'est tout dire). Ce Picquart qui finira Général puis Ministre sous Clémenceau alors que Dreyfus perdra définitivement ses droits aux galons bien que réhabilité. Picquart mis en lumière par la France et Polanski. Dreyfus réhabilité par la force des choses mais maintenu dans son statut de Juif et victime de cet antisémitisme effrayant.

Non Monsieur Polanski. Vous n'êtes pas encore victime de l'antisémitisme. Il y a longtemps que l'élite du cinéma français et que le public, votre public, vous adore en tant que cinéaste. Vous êtes désormais aussi le bourreau de femmes qui portent aujourd'hui encore dans leur chair les plaies psychologiques de vos agressions. Il serait temps pour vous de dire toute votre vérité rien que votre vérité intime, vos souffrances mais aussi vos agressions sur des jeunes filles mineures ou des femmes adultes.

La vérité ne replongera plus jamais au fond du puits. Vous pouvez obtenir une ultime chance de vous réhabiliter aux yeux de vos victimes et de votre public en demandant un pardon sincère à ces femmes dont vous avez abusé de leurs corps et volé une partie de leur innocence.

Nos réalités ne sont pas aussi belles qu'un film au cinéma réalisé par des metteurs en scène, des comédiens et des comédiennes. Nos réalités ne sont pas aussi glamour que l'on voudrait. Elles sont parfois entachées de faits et d'actes répréhensibles dont nous avons honte et dont nous aimerions nous débarrasser. Nous les artistes, on ne peut pas blanchir notre passé, On ne peut que l'assumer et le porter à la connaissance de notre public afin de ne pas tromper notre public sur des apparences trompeuses. C'est ainsi qu'une parole véridique peut surgir d'une oeuvre d'art. Un faussaire, même génial comme vous, ne peut pas marquer de son empreinte historique notre époque s'il se défausse sans cesse de ses responsabilités, de ses actes majeurs dans l'horreur qui lui font porter une culpabilité secrète qu'il nie à travers des actes cinématographiques manqués tous marqués par une volonté d'auto-blanchiment de sa propre personnalité.

A vous, Monsieur Polanski, de lâcher le pouvoir et de retrouver enfin l'enfant qui pleure.

 

16/11/2019

Anas K. l'étudiant qui s'est sacrifié

Quand, dans une société, plus personne ne vous entend et que vous êtes condamné, d'une façon ou d'une autre, à la précarité par votre façon de penser ou d'agir, la faute vous revient entièrement et l'Etat refuse en général de reconnaître sa faute.

Anas K. n'en pouvait plus de vivre dans la précarité mais il se battait tous les jours avec les associations et les syndicats pour changer la vision de la société. Il portait même secours aux migrants. C'était (il n'est pas mort mais entre la vie et la mort) un jeune homme plein d'un idéal de société différente où chaque être humain aurait droit à un revenu universel de base pour simplement pouvoir vivre.

Le gouvernement français refuse à ce jeune homme la portée politique de son acte alors que tout, dans son dernier message, indique qu'il s'est immolé uniquement pour des raisons politiques et non pour sa malvie.

Il était entouré, aimé, avait une petite amie, des amis et il luttait au sein même de la collectivité. Son geste est donc éminemment politique et uniquement politique au contraire de ce que peuvent en dire les membres du gouvernement français.

Anas K. ne doit en aucun cas rester une victime pour rien. La société doit se mobiliser pour que nos jeunes renoncent à leurs tentatives de suicide en désespoir de cause. Il faut changer ce monde qui rend fou et qui tue des jeunes filles et des jeunes hommes, des vieilles femmes et des vieux hommes  pour des questions d'argent.

Il est sans doute venu le temps où l'être humain compte plus que le Capital. Mais il y a encore beaucoup de travail à accomplir pour réussir à changer les mentalités et les consciences en France comme ailleurs.

Y parviendrons-nous ou nous condamnerons nous à vivre de plus en plus sous des régimes de plus en plus violents et autoritaires, des gouvernements fascistes qui feront le tri entre leur pensée pure et celles et ceux qui subiront l'épuration ethnique et sociale, l'élimination physique et spirituelle du champ de vision des néo-nazis en pleine ascension en Europe?

A lire pour comprendre cet acte tragique irréparable d'Anas K

https://information.tv5monde.com/info/france-l-immolation...