05/12/2017

10 ans avec vous. Savoir (un peu) écrire et puis partir

Cela fait 10 ans, ce mois de décembre 2017, qu'un homme du désert médiatique tient ce blog.

10 ans que vous suivez régulièrement ou par intermittences ses divagations poétiques, philosophiques, spirituelles, politiques, érotiques.

L'homme du désert médiatique ne connaît pas les pèlerins voyageurs et voyageuses qui viennent ici y glaner une fulgurance, une urgence, ou simplement une info sur l'état de notre monde vue à travers le regard doux-amer d'un poète.

10 ans, aucune trace sinon celle d'un plaisir fugace d'offrir son intelligence et son coeur à un coeur collectif qui prend ce qu'il veut et qui oubliera le reste.

Avant cela, il y a eu 12 ans d'écritures perdues à tout jamais. Dans les journaux de Suisse romande d'abord pendant 10 ans et, depuis 2005, sur deux supports blogs sur la plate-forme overblog sous les noms de Hallo-Win et de Niaque Média. Ainsi qu'un étrange livre à compte d'auteur qui n'a eu qu'une présence fantomatique sur Internet et aussi sous la forme d'un livre papier qui n'a connu aucun succès. Et pour cause. Trois Pièces et Demi n'avait rien d'une chose facile à lire et à apprécier.

Les administrateurs ont fait apparemment disparaître mes deux blogs sans m' avertir des raisons de la mise en abîme de mes créatures ni en me laissant la possibilité de récupérer les données... Ces deux blogs ont donc disparu corps et âmes de la Toile, si j'ose dire, et seuls ceux qui ont suivi à l'époque les textes et photos peuvent encore garder en mémoire un souvenir fugace de mon travail.

Face à la mort de votre créativité, vous avez soit le suicide soit la glace protectrice de l'homme d'acier et un regard sans état d'âme sur ce qu'on fait de votre intelligence et de votre sensibilité en ce monde. J'ai, jusqu'ici, toujours eu la force spirituelle d'opter pour la seconde solution grâce au fait que je me regarde comme un homme dans le désert qui voyage et court après un mirage, une utopie, et non après la gloire et la fortune d'un artiste dont le but premier est de réussir sa carrière dans la vie.

Cependant, si vous tous qui me suivez et si un jour je disparais pour de vrai et que mes mains ne touchent plus jamais le clavier pour cause de mortalité, vous seul(e)s pourrez porter témoignages de cette écriture. Et si, par hasard, la direction de 24 Heures, décide de faire disparaître ce blog comme celle de la plate-forme overblog, alors mon écriture et mes images n'auront à tout jamais laissé aucune trace nulle part en ce monde.

C'est ainsi. Je n'ai pas la force de combattre pour ma promotion personnelle. Je ne la désire de toute façon pas, cette force. J'en entrevois que trop les ressorts négatifs et les risques du pire et de ses maléfices en cas de dévoilement grand public de mon travail plutôt que les risques du bien qui pourrait survenir et des bénéfices à en retirer dans ce monde matérialiste qui ne cherche qu'à juger et à détruire les personnalités qui naviguent en eau marginale et obtiennent un succès médiatique et artistique.

Pour fêter ces 10 ans avec vous, je termine ce billet par une splendide chanson d'Anggun qui me ressemble aussi. Elle est pour vous, cette chanson, mes inconnus et inconnues de la première ou de la dernière heure.

 

04/12/2017

Pourrait-on mettre Adolf Hitler au Musée des Martyrs?

La classe artistique a parfois un talent au-dessus de la compréhension moyenne d'un individu lambda...

Si Martin Luther King et Socrate ont sacrifié leur vie à de très hautes exigences d'humanité et de démocratie, il semble qu'être un djihadiste terroriste soit reconnu du même tonneau dans la présentation faite par un artiste qui - dans notre monde relativiste voulant gommer et nier les jugements de valeur idéologique ou moraux et selon le principe philosophique que tout se vaut à égale valeur et que chacun se fabrique la morale qu'il veut...ô ultra-libéralisme tout-puissant - se permet donc de faire côtoyer les deux grands personnages avec un misérable jeune homme perdu s'étant laissé vampiriser et laver le cerveau par une idéologie nazi-islamiste...

A cette hauteur de vue, on pourrait aussi voir Adolf Hitler prétendre au statut de martyr parce qu'il a défendu sa propre cause avant de se suicider dans son bunker après avoir détruit la planète Terre (Hiroshima et Nagasaki sont aussi les conséquences de la folie Hitler qui a enflammé, à un niveau jamais atteint avant, notre globe terrestre durant 6 ans) et causé des centaines de millions de morts et autres victimes blessées, meurtries, violées, torturées, handicapées à vie...

Bien joué l'artiste dont je tairai le nom à dessein. Il faudra bien que les impôts servent une autre fois à une exposition un peu plus réfléchie. Mais si une majorité de personnes silencieuses sont d'accord avec le relativisme de notre époque et qu'elles acceptent que leurs argent financent une telle ignominie artistique limite extatique et promotionnelle pour de jeunes musulmans et musulmanes déséquilibré(e)s qui pourraient se dire finalement qu'être un jour les figures parlantes d'une musée démocratique européen à côté de Gandhi ou Mandela, ce serait le pied géant pour eux de créer un attentat pour le profit d'une provocation finale d'Allah envers les mécréants...Bien profond la sodomie, s'il vous plaît, Monsieur l'artiste. Et dire que les victimes du Bataclan ne pouvaient même pas se défendre les armes à la main pour éviter de se faire buter de la planète Terre...par un héros mort en martyr pour une bonne cause divine...

De qui se moque-t-on avec un tel raffinement jamais atteint dans le cynisme artistique qui ne donne pas à réfléchir mais à vomir sur une telle oeuvre contemporaine... Au fait, c'est payant l'accès à ce musée berlinois? 

https://www.lematin.ch/monde/europe/terroriste-bataclan-m...

 

 

L'amour est un être vivant et l'avoir un astre de mort et de haine

 

 

+

 
=
 
L'alliance de terre
 
L'être a besoin de rêves
pour se sentir exister.
L'avoir a besoin de posséder
pour dominer.
 
Dans ce monde
où l'avoir est devenu
cet avaloir et ce dévaloir,
un sacré foutoir et un trou noir,
le  besoin d'être
devient notre mode de survie.
 
Si toi et moi
n'étions qu'avoir
nous n'aurions jamais
traverser le miroir
pour nous retrouver
au pays d'Alice.
 
Si toi et moi
n'avions que l'avoir
comme pauvre preuve
de notre existence
nous n'aurions jamais eu
des yeux pour nous voir.
 
Tu serais une belle
qui s'est liée au monde des riches
et tu vivrais de pur narcissisme pervers
et d'un irrépressible besoin de dominer
les hommes pour en faire des objets
à ton service.
 
Tu serais une garce,
une ce ces femmes de pouvoir,
un dragon sans foi ni loi
qui se sert de l'amour
mais ne sert jamais l'amour
pour créer un monde imaginaire
fait de beauté et de réalité
proche d'un conte amoureux.
 
Et moi, je ne serais qu'un parmi eux
un de ces gros porc libidineux
ivres et infidèles ne cherchant
que des filles qui le rejoignent
dans son auge et sa pataugeoire
pour vivre des orgies glauques.
La femme ne serait jamais sublimée
dans ma poésie
mais seulement consommée
d'une façon quasi bestiale.
La femme ne serait pas ce rêve,
ce besoin essentiel de vivre
une grande histoire d'amour
comme une comédie romantique
au cinéma de la vie.
 
Nous sommes l'Être
né sur le fumier de l'Avoir.
Nous sommes beaux à voir
uniquement parce que l'Être
habite nos deux coeurs
et nos deux âmes.
 
Si ce besoin d'Être
n'était pas né de notre union
je serais encore un simple quidam
qui visite une dame macadam
en enfer.
Si ce besoin d'Être
n'était pas né de notre rêve
tu serais encore une simple femme
qui vend son corps dans les flammes
de l'enfer terrestre.
 
Nous avons voulu d'un paradis d'amour.
Et nous bâtissons ensemble ce paradis
au nom de notre Être
et de notre Amour
et si le Néant de ce monde
nous rattrape tragiquement
alors nous aurons raté notre mission
sur la planète Terre.
 
Je crois en toi
mon grand dragon d'amour
venue me retrouver
depuis ton pays d'Einamour.
Tu crois en moi
ton petit cochon d'amour
venu te chercher
dans ce bouge
afin que le monde bouge
et se dirige de l'Avoir vers l'Être.
 
 
 
 

03/12/2017

Le Miroir brisé

J'aurais pu t'imaginer,

comme les autres,

à courir l'argent plus que le coeur,

le cynisme plus que la romance,

à n'aimer jamais rien d'autre

que cette rencontre furtive

entre un homme et une femme,

la rencontre banale et vénale

entre une femme-vitrine

et un homme lèche-vitrine.

 

J'aurais pu te prendre

et puis m'en aller

plus loin vers une autre catin

comme ce mannequin féminin

qui se laisse manipuler sans âme

en manipulant un pantin masculin.

 

Mais j'étais Charlie Chaplin

l'homme bègue et muet

qui écrit son film

pour les générations futures,

un poète metteur en scène

d'un manège enchanté

entre deux artistes.

Mais j'étais autre chose

que de la poudre de perlimpinpin

et toi autre chose qu'une sotte fille

 changeant d'amant

comme de culotte

après avoir joué avec mes billes.

Mais j'étais bien autre chose

qu'un petit caprice de passage

qui paie son vertige

à travers sa chute libre

pour apprendre en 20 minutes chrono

ton  sulfureux solfège

et céder au bonheur de tes sortilèges

avant de s'enfuir en courant

la bite entre les jambes

pour éviter les grands sentiments

et la brûlure du coeur.

 

J'étais celui

qui venait à ta rencontre

pour t'inventer notre poésie et l'amour.

Et tu étais celle

qui venait à ma rencontre

pour m'inventer cet univers parallèle

où ma poésie rencontrait ta beauté.

 

Je parle à l'imparfait

parce que rien n'est jamais parfait

même quand on veut vivre

le grand amour.

Mais je parle aussi au présent

et au futur conditionnel

si toi un jour tu décides,

le coeur ému et joyeux,

de me prendre entre tes bras

comme celui qui est venu

chercher son conte de fée

et sa belle au bois dormant

au fond de tes yeux de biche

s'illuminant comme deux étoiles

de Noël

qui ont touché l'univers

de mon coeur et

mes mots d'amour.

 

Quand je ne serai plus que poussière

te souviendras-tu de ton passe-frontière

qui avait fait de son amour

une gigantesque illusion cosmique

afin que les humains s'aiment

d'amour fou sur cette Terre

au lieu de se trahir et de se suicider

laissant nos enfants dans la détresse,

la douleur, et la mort?

Un poète des Temps Modernes

qui vivait dans son monde parallèle

et n'avait que ton amour comme horizon

pour créer cette verticale magistrale

et fabriquer ce baume ancestral,

ce remède miracle contre cette folie

de notre temps

où l'amour a été transformé

en bien de consommation

par quelques prestidigitateurs

et voltigeurs de la haute finance

faisant des femmes

une tragédie pornographique

et de la fiente à pigeons,

une sorte de beauté plastique

en stup, en toc, et en coke,

en devenant ce mal de consommation

où de jolies filles s'offrent

aux gentlemen fornicateurs

contre cet argent sans odeur

et contre un seul moment d'ivresse?

 

Si l'amour n'a plus d'odeur

alors l'amour est mort

sans honneur

sur un champ de pétrole.

 

Quand je ne serai plus là

à te dévorer de mes yeux

presque tristes et mélancoliques

auras-tu encore envie de retenir

ma main dans la tienne

à travers l'ange et l'univers?

Quand la grande faucheuse

aura volé mon ticket de cinéma

et que mon film

aura écrit fin au générique,

que Charlie ne pourra plus

continuer notre film romantique

et que le deuil sera au générique

de ton coeur meurtri

de ne plus pouvoir nous aimer 

dans ta petite chambre,

auras-tu alors trouvé un autre poète

pour écrire notre histoire

ou seras-tu devenue l'épouse

d'une homme riche

t'offrant tout le confort nécessaire?

 

Notre histoire n'aura pas de fin

même si la mort y met une fin.

 

Amintește-ți doar că te iubesc.

Souviens-toi juste que je t'aime.

 

En toi, je vois le monde meilleur

et un amour parfait.

 

 

02/12/2017

C'est essentiel

D'écrire le mot amour

pour nous délivrer de la haine

c'est essence

c'est essence

c'est essentiel.

 

De s'élever vers l'incandescence

pour déserter l'indécence

d'un monde en crade décadence

et rompre toutes les prudences

pour écrire en cascade notre urgence

c'est essence

c'est essence

c'est essentiel.

 

Te dire je t'aime

au fond d'un bouge

et d'allumer la lumière rouge

de nos sentiments infrarouge 

marqués au fer rouge

c'est essence

c'est essence

c'est essentiel.

 

Et toute la musique que j'aime

se trouve entre tes bras.

Je n'ai pas peur de le chanter

sur tous les toits

de Paris à Jérusalem,

de Rome à Bethléem,

de Médine à Harlem.

 

Gare à toi si je t'aime

je suis du genre

à déclarer la guerre

à ceux qui empêcheront

notre amour en liberté.

 

Gare à toi si je t'aime

je suis du genre

à mourir par amour

si jamais tu me quittes un jour.

 

Je suis pas possessif;

je suis du genre explosif.

Je suis pas possessif;

je suis du genre exclusif

mais seulement

pour les battements d'ailes

de ton coeur papillon.

 

Et si tu me trompes

ce sont pour des éléphants roses

qui volent loin de nos fantasmes.

Et si je te trompe

c'est pour des gazelles imaginaires

qui n'ont pas ton coeur

à aimer un poète fou,

un poète dingue,

un poète libre,

un poète flingué

qui ne sait pas

l'origine du mot tabou,

qui ne sait pas

que Dieu, les hommes, l'ont interdit

et assigné à résidence

pour enfermer

le genre humain

dans une croyance

afin de lui voler son âme,

sa liberté, son audace,

et ses orgasmes. 

 

Ils disent tabou.

Alors je dis taboui.

Ils disent tabou.

Alors j'écris taboui

et je cris ma liberté

et j'écris ta liberté.

 

Toute la musique que j'aime

c'est toi et moi

dans un grand lit.

Toute la musique que j'aime

c'est toi et moi

dans ce boui-boui

à Sainte-Catin La Bouic.