12/11/2019

Totem

 

Dans tous nos je t'aime

il y a des "No je t'aime"

des No man's lands

entre le oui pour la vie

et le non à jamais.

 

J'avais envie de te quitter

puisque tu ne voyais pas d'avenir.

Tu avais envie de me quitter

puisque je ne pouvais pas rajeunir.

Mais nous voyageons toujours

ensemble sur la même corde

entre l'équilibre et le déséquilibre,

entre la vie et la mort,

le vide et le ciel

de notre amour.

Mais nous nous battons

à la vie à la mort

pour entretenir ce feu sacré

qui nous guide sur une route

sans destination.

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Totem.

Je fais de nous deux un totem,

un tableau tiré de nos ancêtres

afin que l'Être surmonte le Néant

de notre amour.

Totem pour un tandem.

Tandem pour un totem.

Et tant pis si notre amour

vivra mieux post mortem

dans le coeur des gens

qui auront suivi nos aventures.

Et tant pis si tu me fais l'amour

sans me dire oui pour la vie,

sans rien me promettre au futur.

Le feu brûle nos coeurs.

Et l'entretenir jour après jour,

mois après mois,

année après année,

est un miracle

que nous réalisons ensemble

toi et moi en tandem.

 

A nous deux ce totem

tiré de nos ancêtres celtiques.

 

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11/11/2019

Santi Abascal, une Espagne en proie à ses vieux démons

A la tête de la troisième force politique du pays, le nouveau leader espagnol est prêt à mettre le feu du terrorisme et de la dictature en Espagne.

Les peuples européens votent de plus en plus pour des formations fascistes qui n'assument pas publiquement leurs liens à des personnages du passé tel Mussolini en Italie, Hitler en Allemagne, Franco en Espagne... Pour la France, Pétain étant la seule figure de "gloire" et de référence au Rassemblement National.

Nous somme réellement dans un monde hyper dangereux qui perd peu à peu toutes ses valeurs démocratiques et spirituelles au profit de valeurs dictatoriales dont une partie des multimilliardaires de la planète font bien plus confiance pour défendre leurs propres intérêts dans un jeu de l'ombre machiavélique qui va tuer toutes nos démocraties et nos libertés.

L'obscurantisme tombe sur le monde. Le voile de la dictature et des crimes abominables s'installe sur le visage de Dame Démocratie. Le chiffon rouge que ses formations d'extrêmes droites agitent pour exciter les foules contre les boucs émissaires pratiquent que sont finalement devenus les Musulmans et les migrants n'est qu'un prétexte pour ses formations qui mettront en place des lois liberticides qui toucheront tout le monde, toutes les personnes qui ne marcheront pas droit dans les bottes du pouvoir et ne se soumettront pas aux forces fascistes au pouvoir.

La soumission des peuples ne se fera pas face à l'islam politique qui n'aura jamais les moyens de ses ambitions nébuleuses. La soumission des peuples risquent bien de se faire au profit de formations fascistes qui déploieront la brutalité policière et militaire qu'on a déjà connu dans le passé. Ces formations continueront à servir le Grand Capital avec d'autres moyens que les méthodes prônées par Macron pour la France. Nous serons alors sous l'ère irresponsable, irrespirable, intolérable, et sans doute au stade terminal de l'Humanité. Des actes terroristes se dérouleront partout en Europe, des ordres barbares des fachos y répondront avec la dureté la plus extrême en nassant des foules entières en protestation dans la rue, en organisant des rafles collectives, en exécutant par milliers des personnes.

Sans réaction des peuples, nous sommes à la fin de nos humanités et au début de la destruction totale du monde.

A nous toutes et nous tous de savoir réagir ou de mourir. Le climat a besoin de forces vives positives pour construire un monde viable pour toutes et tous. Le climat ne sera notre allié que si nous pratiquons des politiques respectueuses des ressources naturelles de notre planète. Sous des formations fascistes, en aucun cas nous parviendrons à mettre en place de telles politiques exigeantes pour nous-mêmes et demandant de nombreux sacrifices personnelles compensés par des rapports de vie beaucoup plus harmonieux.

Il est minuit moins une et les peuples tombent peu à peu dans les bras des forces du Mal. Allons-nous céder à la tentation du Mal?

https://www.lematin.ch/monde/succes-extreme-droite-espagn...

Srebrenica

 

J't'ai jamais dit frérot

que j'voulais être leur gourou

ni même leur maître à penser.

J'ai jamais imaginé cela.

Je n'imagine que ma poésie.

J'ai jamais eu une cour de flatteurs

et des filles qui tombent dans mon lit,

des filles à ma pelle mécanique

qui se pâment d'adoration

à un discours bidon comme celles qui

se sont laissés tombés en amour

pour les mots de Ramadan ou Zemmour.

 

Je marche solo

à l'ombre de toutes les modes.

Je marche solo

et je le paie grave en terme de solitude.

Je marche libre.

Et je ne veux personne

qui vienne lécher mes mots et mes bottes

et se soumette à mes lettres.

 

J'aime pas impressionner.

J'aime pas fasciner.

J'aime pas contrôler.

J'aime pas contraindre.

J'aime pas soumettre.

J'aime pas l'idéologie.

J'aime pas la force armée.

J'aime pas les menaces.

J'aime pas la manipulation.

J'aime pas les chantages.

J'aime pas le langage de haine.

J'aime pas la langue des élites.

J'aime pas l'élitisme.

J'aime pas les nazis.

J'aime pas les goulags.

J'aime pas les directeurs de conscience.

J'aime pas les tribunaux expéditifs.

J'aime pas la pensée unique.

J'aime pas les ordres des dictateurs.

J'aime pas les exécutions arbitraires.

J'aime pas ceux qui se croient normaux

en tuant les gens qu'ils prétendent dégénérés.

J'aime pas les systèmes liberticides.

J'aime pas les ordres absurdes.

J'aime pas tellement de chose.

 

Mais une chose est sûre, frérot.

J'aime ta liberté et la mienne.

Et j'aime les Fleurs du Mal.

La poésie seule protège les êtres humains

de leurs pires démons

parce les poètes se mettent en danger

alors que les faux poètes

mettent en danger la vie des autres.

 

 Srebrenica , souviens-toi.

 

 

   

 

Tu regardes ailleurs

Quand ton coeur

ne trouve pas l'ouverture

tu regardes ailleurs

pour oublier la torture.

 

Le monde désire vivre ensemble

mais au final

c'est la désunion et l'innommable,

venin de la haine,

discours de la division,

idéologies mortelles.

 

Je vois des humains

qui veulent en finir

avec les discours de la discorde,

de la désunion, et de la guerre.

Je vois que tout n'est pas perdu

mais je ne sais pas

si l'amour peut triompher

de ces mots monstrueux,

de ces actes barbares,

de ce désir de détenir la vérité

pour dominer et écraser le différent,

celui qui vit autrement,

celle qui pense autrement,

ceux qui veulent justes

rester eux-mêmes

en terre de liberté

sans devoir justifier

pourquoi ils sont comme cela

plutôt que comme ceci.

 

Désir de domination.

Désir de soumettre l'autre.

Désir de pureté idéologique

et victoire du Mal à la fin.

 

Tu veux mais tu peux pas.

Tu veux mais rien n'y fait.

La porte est fermée.

Et tu ne sauras jamais pourquoi

ils te font ce procès du silence

au pays de la liberté.

 

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Autoportrait d'un Helvète à la Grosse Tête

 

 

10/11/2019

Misères masculines

"Il faut te faire respecter et dominer la situation".

L'injonction perpétuelle faite aux hommes depuis leur enfance. "T'es pas une fille". "Vas-y montre que t'es un homme". "Bats-toi si t'es un homme". Etcetera.

L'homme se bat. Il monte en force. Il arrive au pouvoir. Et là, il faut le garder et démontrer combien il est fort, viril, brutal.

Les femmes regardent cet homme. Elles l'admirent. Lui est dans la lumière. Il a réussi. C'est un homme. Il porte une Rolex...

Les femmes convoitent cet homme. Elles n'ont d'yeux que pour ce genre d'homme. Elles n'ont dieu... Et puis l'homme, parfois, dans sa toute-puissance, se sent attirer par des très jeunes femmes, voir des gamines. La vulnérabilité de ses victimes est totale. Elles portent le silence et la chape de plomb en elles. C'est un peu comme un lion dans la chambre à coucher face à une oie blanche. Si le lion décide et que l'oie blanche refuse, alors c'est le carnage. Les coups pleuvent jusqu'à reddition de la volaille qui alors se laisse faire. Le lion saute sur sa proie et la viole.

La jeune femme, dans un état total de soumission et de dégoût, porte la faute en elle pour le violeur. Elle se croit coupable. Elle se sent sale. Et la société lui rappellera sans cesse cela. Su tu es violée, ma fille, c'est que tu l'as bien cherché. Tu ne te retrouves pas pour rien dans un chalet avec un homme. Si t'es là c'est que tu avais envie d'être proche de cet homme. A toi de reconnaître les fauves et de ne pas t'en approcher. Sinon tant pis. Les fauves occupent tout le terrain. Ils prennent toutes la lumière. Ils sont intouchables. Et tout le monde soutient les fauves parce que la célébrité protège et aveugle le public obsédé par les gens célèbres.

Le lion triomphe. Cela dure 10 ans, 20 ans, 30 ans. Puis un jour, une oie blanche ose dénoncer. Le déni du lion est obscène. Mais il est nécessaire qu'il triomphe sans cesse. Rester un homme à tout prix. Maîtriser la situation, dominer, et triompher, c'est ce qu'il a appris depuis tout petit. Le lion ne se rendra pas même si d'autres oies blanches dénoncent à leur tour. Après tout, le lion réalise des films fantastiques. Après tout, le lion vit avec une femme magnifique et célèbre elle aussi. Après tout, elles mentent peut-être toutes et de toute façon on ne doit pas salir la réputation du réalisateur. C'est tabou parce que lui c'est un dieu pour ses fidèles, ses flatteurs, et son public. Les femmes et les hommes aiment croire en leurs dieux jusqu'aux pires crimes commis par eux ou en leurs noms. On ne touche pas aux icônes sacrées même si eux ont touché et martyrisé de la chair fraîche.

Le vieux lion se dit cependant que la justice commence a devenir trop emmerdante avec lui et que son aura faiblit auprès de ses fidèles. Il lui faut trouver le moyen d'impressionner encore et il tente le coup de trop. Il se saisit de l'affaire Dreyfuss, se prend presque pour Zola pour lancer son "J'accuse". Il devient le réalisateur de sa propre affaire et se sert de la fiction pour dire que le coupable c'est l'autre. Pas lui. L'autre c'est peut-être son fantôme, son inconscient qui lui a dicté sa conduite tout au long de sa vie, être un homme, un dominateur, un fauve viril jusqu'au bout de la queue. Il s'innocente et s'absout de ses propres crimes. S'il faut mettre un traître en prison, il faut remettre en cause le système entier et le jeter en prison. Ce système patriarcal qui met au monde des fauves, des violeurs, des êtres qui ont le devoir de devenir des petits soldats du cynisme, de la toute-puissance, de la domination sur les femmes et sur le monde pour ne pas perdre et surtout pour se faire respecter des femmes qui sinon iront cherché ailleurs un homme qui ne se posera pas de questions, qui saura être viril, dominateur, un peu brutal voir carrément brutal mais qui se comportera en fauve. Ces femmes, par exemple, qui ont voté pour Donald Trump malgré toutes les accusations portées contre lui et même les mots crus lâchés en direct par le personnage et reproduits dans tous les médias du monde.

Le cinéaste dénonce et met en accusation son double pour le libérer lui, le vrai Polanski, de sa réelle culpabilité qu'il ne peut plus supporter. Polanski n'est pas un monstre, c'est Polanski le cinéaste adulé. Polanski est un bon mari, aimant, attentionné. Pas un fauve qui saigne des gazelles sur son territoire de chasse. Polanski est un homme bien. Il ne peut en aucun cas être ou avoir été ce violeur brutal, ce prédateur ayant besoin de festins et de carnages.

Le film sort sur les écrans. Et là, c'est le choc. Une ancienne victime du fauve ne peut plus se taire. Elle comprend que Polanski veut se donner le beau rôle d'un homme qu'on aurait accusé à tort. Valentine Monnier libère alors sa parole après 40 ans de silence. Adèle Haenel vole à son secours. Les femmes se solidarisent. Et c'est le système entier qui explose et pas seulement quelques hommes célèbres de cinéma.

Le J'accuse de Polanski fait le procès de notre système en son entier. Au-delà des hommes, il y a notre façon de conceptualiser le pouvoir, les hiérarchies, la façon de nous comporter les uns envers les autres.

C'est aussi cela qu'il faut reconnaître dans le génie du Vampire Polanski même s'il mériterait bel et bien quelques années de prison. Car la responsabilité individuelle demeure. Personne ne lui a demandé de devenir star de cinéma. C'est son génie et son public qui l'ont créé star. Mais l'homme avait toujours la possibilité de renoncer au star système et de rester un génie marginal décidé à renoncer au Mal en dénonçant son propre malaise de devoir être sans cesse un homme, un fauve, un cannibale, au sein de cette société prédatrice dans le but avéré de rester au sommet de l'affiche.

Sois un homme, mon fils.

 

 

 

   

 

09/11/2019

Trente ans de Mur

 

Une nuit, un mur tombe

et on croit que la colombe

prend son envol

que nos coeurs partent en free vol

pour éliminer les bombes

qui nous enferment dans nos tombes.

 

Mais tout explose

au moment où tu t'envoles.

Mais tout n'est pas rose

même si tu fais du X

comme Malcolm X

fait de la résistance

pour te lancer dans la vie

et quitter ta misère

sauver ta famille de la banqueroute,

du refus des Sociaux

de voir la vraie réalité

crue et glauque en face,

un chef de cuisine

qui cuisine son maquereau,

un chef de mes deux qui perd la face

et qui s'enfonce dans la dette

pour la vie entière

parce que sa famille peut vivre

au minimum vital

et en même temps

cumuler les impôts sur 20 ans

en restant dans l'impossibilité

d'assumer sa dette à la société.

J'aurais du être plongeur

et laver les assiettes.

J'aurais moins coulé sous la dette.

J'aurais du avoir 0 diplôme

et juste vivre du minimum.

Pas d'impôt, pas de dettes.

Juste vivre au minimum vital

avec les miens

et attendre de l'aide du Social.

J'aurais pas fait du X

avec ma meuf.

 

T'as essayé pas pu.

Tu pouvais pas louer ta meuf

à des promoteurs du porno.

Tu devais pas faire d'une mère

une pute même si ton coeur

est libertin et ouvert.

Tu devais pas fréquenter

cette zone rouge

ou les femmes sont regardées

comme des putes ou des salopes.

 

Un Mur s'est érigé

entre toi et eux.

1992 c'était hier.

Mais bientôt 30 ans

c'est long pour rester

dans cette prison

en plein air.

 

Un Mur qui ne tombe jamais

malgré tout ce que tu as donné.

Un Mur solide comme le fer,

de ce fer qui corrompt les âmes,

d'un Mur qui t'envoie en enfer

et qui t'as grillé le bonheur

pour une vie meilleure.

 

Tu es un grand brûlé

mais pas d'hôpital de la charité

pour t'accueillir dans ses studios

et raconter ton histoire,

mais aucun espoir

d'être réhabilité aux yeux du monde

puisque tu es mort aux yeux des gens.

 

T'es mort.

C'est un constat cynique et clinique.

T'es mort même si ton cerveau

fonctionne encore.

T'es mort depuis presque 30 ans.

Fallait pas tenter le diable.

Fallait pas virer porno

puis revenir dans ta cage

en cuisinier qui s'écrase.

Fallait pas t'en vouloir à mort

et culpabiliser.

Fallait jouer au cynique

et foncer dans la cour des putes.

Devenir un gros mac,

jouer les durs,

monter un réseau.

Fallait pas t'écraser et culpabiliser.

Fallait jouer la salope jusqu'au bout,

le taulard à DSK, le hors-la-loi

et faire de la tune

dans les bouges.

T'aurais été respecté

alors que là t'es

qu'une pôvre merde

à qui personne ne parle;

alors que là t'es

qu'une pôvre merde

qui s'est enfermée

durant 30 piges

dans l'écriture et la folie

pour un résultat nul

et sans influence.

 

Un résultat nul

et sans influence.

Electroencéphallusgramme plat.

Ta bite tu la donnes à une pute

qui n'a pas peur de ta répute.

Ta bite est à une pute

qui prend soin de ta chute

et de ta solitude.

 

30 piges derrière le Mur.

60 piges et toujours aussi solo.

Mais elle, c'est la plus belle des filles.

Sa lumière efface sa zone d'ombre

devant mes yeux très sombres.

Son coeur bat avec mon coeur

même si on ne fera jamais couple.

On joue à quitte ou double

même si j'ai peur

que tout s'arrête un jour entre nous.

Elle joue à qui quitte

avec ma quéquette et ma trique.

Elle joue à qui quitte l'autre

sera le plus triste à la fin.

 

J'ai pas envie de finir solo

et sans elle.

Parce qu'après elle

il n'y aura que le Néant et le Mur.

J'ai envie de faire sauter le mur

mais vrai qu'on ne démine pas

un mur de trente ans

si les autres ne le veulent pas.

Mais vrai que tout seul

je ne peux pas faire voler

la colombe de la paix

dans un monde qui part en vrille,

dans un monde qui vire facho,

cette France malade de la peste

qui a donné naissance

à Eric Zemmour

et tant d'importance à son contest,

tant de bruit et de fureur

et presque le prix Goncourt

pour son nouveau "Mein Kampf"

et cette atmosphère asphyxiée

par les miasmes de sa haine

des musulmans qu'il agite

comme un chiffon rouge

devant le taureau dans l'arène.

 

Une nuit, un mur tombe

et on croit que la colombe

prend son envol

que nos coeurs partent en free vol

pour éliminer les bombes

qui nous enferment dans nos tombes.

 

Le Mur.

Il se situe dans le checkpoint charlie

de nos coeurs qui ont la haine.

Et moi je joue à Charlie Chaplin

pour te faire rire et pleurer

face à la victoire prévisible

du grand dictateur.

Et moi je joue à Charlie Chaplin

pour ma meuf inofficielle

qui s'enferme dans son bordel.

Et nous on s'envoie au ciel

pour oublier l'enfer

qu'ils veulent voir déclencher

sur les terres de France.

 

Derrière le Mur,

j'écris mon utopie.

Et s'il y a des garçons et des filles

qui veulent passer le Mur

alors je dis pas non.

Et s'il y a des journalistes et des gens

qui veulent passer le Mur

alors je dis pas non

à notre liberté.

 

Une nuit, un mur tombe

et on croit que la colombe

prend son envol

que nos coeurs partent en free vol

pour éliminer les bombes

qui nous enferment dans nos tombes.