03/03/2021

C'est 100% du salaire ou la réouverture des bistrots

Finis les sacrifices salariaux unilatéraux. Finis les interdictions pour les uns et les bénédictions pour les autres. Finis les belles paroles de celles et ceux dont le salaire et l'activité professionnelle ne sont pas concernées.

Nous voulons bien rester à la maison encore quelques semaines mais à la condition que nos salaires ne soient plus impactés par la crise. Nous voulons bien accepter que les médias parlent sans cesse de la situation des patrons et des patronnes de bistrots et les galères qu'ils et qu'elles subissent par leur indépendance (leur permettant, il faut tout de même le rappeler, d'engranger en tant de capitalisme normal et de s'approprier les juteux bénéfices, pour certains, de leur entreprise sans tenir compte de la performance exceptionnelle de leurs employé-e-s payé-e-s et soumis-e-s le plus souvent au minimum conventionnel).

Pour ma part, et si je devais parler très égoïstement, je suis pour l'ouverture immédiate de mon restaurant tant j'en ai assez de cette situation de crise. Mais je comprends ce qui se passe et j'accepte la réalité de cette pandémie.

Par contre, je n'accepte plus que l'on se fiche des personnes qui travaillent dans cette branche déjà si mal traitée en rapport aux autres secteurs de l'économie. Et je n'accepte plus le silence des syndicats qui, soyons-en certain, seraient depuis longtemps descendus dans la rue avec le personnel hospitalier, industriel, ou du bâtiment si on avait fait subir de telles restrictions salariales sur une année pleine sensée durer bien au-delà grâce à ces magnifiques RHT qui donnent tout loisir à la flexibilité totale en matière d'horaires de travail et qui fournit aux patrons et patronnes un appoint non négligeable de prise en charge du personnel par l'Etat alors même que le personnel se voit privé de 20% du salaire sur chaque heure chômée...

Donc, la fronde du Conseil national est la bienvenue. Mais la gauche, et les syndicats, doivent maintenant aussi lutter pour parler clair sur la situation catastrophique des employé-e-s de la gastronomie. Il ne suffit pas d'attendre encore quelques semaines pour voir si la contagion diminue et que les effets de la campagne vaccinale commencent à se faire sentir sur le taux d'admission et d'occupation de nos hôpitaux. Il faut acter qu'à partir de ce 1er mars 2021, les salaires seront dédommagés à 100% pour tout le personnel des branches qui ne peuvent et ne pourront toujours pas travailler.

C'est cela le principe de solidarité qui doit aujourd'hui guider la Berne fédérale. Sinon, la fronde de la droite, de l'UDC, en passant par le Centre et le parti Libéral, est simplement logique et devra être confirmée par le Conseil des Etats.

Il n'est plus permis de jouer avec le salaire des 10% de salariés et salariées de ce pays qui oeuvrent dans la restauration.

 

 

Des prisons et des exclusions

L'avenir que nous réserve la pandémie n'est pas vers une sortie du tunnel et le retour à la lumière, il est sinistre, sombre, et mortel.

En Israël, ce sont les passeports "verts" donnant libre accès à la vraie vie et réservés aux vaccinés, ainsi que les bracelets électroniques permettant d'éviter la quarantaine dans un hôtel désigné par l'Etat au retour d'un voyage, qui sont imposés de force par l'Etat.

Et tout le monde trouve ça cool et sympa à défaut de mieux!!! Ameutant ici la mémoire d'un très vieux philosophe visionnaire qui n'exerçait pas à BFM TV et autres chaînes au pied du Donald et très fières d'offrir du direct et de l'attention aux discours du grand dictateur américain qui reviendra bientôt au pouvoir comme Hitler l'avait fait après son putsch manqué et cela grâce à la folie médiatique mondiale actuelle.

Ameutant donc ce grand philosophe qui serait bien entendu exclu des plateaux TV par les temps qui courent pour cause de dissidence à la pensée imposée.

« C’est le peuple qui s’asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix d’être serf ou d’être libre, abandonne sa liberté et prend le joug, et, pouvant vivre sous les bonnes lois et sous la protection des États, veut vivre sous l’iniquité, sous l’oppression et l’injustice, au seul plaisir [du] tyran. C’est le peuple qui consent à son mal ou plutôt le recherche. »
Étienne de La Boétie
Par les temps covidiens, donc orwelliens, qui courent, on devrait placarder cette sentence sur tous les murs des villes du monde dit libre. Histoire de vacciner la population et l'immuniser contre cette propagande affolante actuelle qui fait du covid19 la star incontestée de notre soumission volontaire à une idéologie totalitaire qui se répand sur toute la Terre avec l'approbation des populations elles-mêmes. Bien aidées en cela par des médias obséquieux à la botte de grands cyniques gras, vulgaires, brutaux préférés à des figures pâles mais sérieuses qui essayent de protéger comme elles peuvent la démocratie et de la chérir malgré la haine ambiante.
Je crois savoir que les grands écrivain-e-s et artistes n'ont jamais été dopé-e-s à la testostérone et qu'assez souvent ils et elles avaient plutôt des allures physiques relativement peu signifiantes en égard à la masculinité. Mais leur pâleur et leur relatif rachitisme ne faisaient pas d'ombrage à leur travail et les TV n'avaient pas besoin de gros bras et de tronches distillant du poison pour faire le triste spectacle pour leur audience. Je crois aussi savoir qu'on ne les méprisait pas à ce point même à la Cour des rois de France. Donald Trump accaparant les esprits funestes et les plateaux TV français en mauvaise compagnie de la pandémie, il ne reste pas grand chose pour imaginer d'autres horizons plus riants.
Alain Berset semble lui-même contaminé à l'idée qu'un passeport covid deviendra obligatoire pour pouvoir vivre normalement. Pressé par les milieux économiques et sanitaires, déjà tellement détesté par une partie de la population, il est en train de craquer sur nos libertés essentielles et admettre l'idée nauséabonde que demain, sans passeport covid, n'est plus permis pour les rebelles.
Pauvre monde! Nous sommes condamnés, donc absolument cons et damnés. Nous permettons à notre esprit de se faire envahir par la crainte d'une maladie, certes mortelle pour une très petite minorité de personnes souvent très âgées, et d'obéir comme des chiens et des chiennes à des lois liberticides qui permettent un contrôle absolu sur nos vies et sur nos droits à nous déplacer, à travailler, à se divertir, à s'embrasser et à s'aimer. L'Etat prend tout le pouvoir sur nos libertés individuelles et nous approuvons cela en fustigeant par ailleurs les rebelles, les insoumis-e-s, les clairvoyants-tes, celles et ceux qui ont compris que la peste a bon dos pour faire de nous des gentils toutous dociles se soumettant à des inquisiteurs et des gardiens de l'Etat sanitaire offrant aux big pharmas le pouvoir total sur la distribution du pass rose et euphorisant permettant l'accès à nos paradis artificiels (culturels et sportifs si vous préférez).
 
Comme le disait hier encore Patrick Pelloux sur la Matinale de la Radio romande, ma liberté s'arrête là où celle de l'autre commence. Mais alors il faudra désormais interdire à un enrhumé de voyager ou de venir à un spectacle parce qu'il pourrait condamner à mort son voisin de siège âgé de 85 ans qui n'a pas demandé à se faire contaminé par une mauvaise grippe. Mais alors il faudra interdire à un sidéen ou une sidéenne de coucher avec un non-porteur ou une non-porteuse du virus parce qu'il y a toujours un risque de transmission une fois qu'on est malade même si le ou la contaminé-e fait très attention à ne pas transmettre la maladie.
L'enfer c'est les autres. Et actuellement cela se vérifie pleinement.
J'ai mal à ma liberté et cela va de mal en pis.
Quelques notes de nostalgie dans ce monde de sidération abrutissante.

02/03/2021

Ex-présidents: entre la France et l'Amérique, un abysse

Tandis que Donald Trump se pavane et annonce déjà son grand retour sur la scène politique sitôt après sa défaite qu'il n'a d'ailleurs jamais cessé de retourner en victoire grâce à la manipulation des foules, ses fake news maison, ses grossiers mensonges, Nicolas Sarkozy se bat devant les juges et perd le combat de l'éligibilité présidentielle en se voyant même condamné à de la prison ferme pour des affaires et des faits sans doute bien moins graves que les agissements répétés et scandaleux de l'ex-président américain.

Il y a un abysse qui se creuse entre la manière de traiter judiciairement un ex-président soupçonné d'actes répréhensibles graves en Amérique et un ex-président français coupables de malversations. Il est sans doute avéré que Nicolas Sarkozy n'a jamais été un enfant de choeur avouant tous ces péchés au curé de la paroisse et acceptant la repentance sans mot dire. Ce président a été surnommé le petit Napoléon et ce n'est pas pour rien. L'empereur dit la loi et la justice s'exécute. Hors la France révolutionnaire a voulu une justice indépendante et impartiale qui défend avant tout la République et ses intérêts. Si un président se met au-dessus des lois, il doit être jugé pour ses actes répréhensibles.

Aux Etats-Unis, Donald Trump semble avoir réussi à mettre sa personnalité au-dessus des lois et une partie du peuple l'approuve dans son arrogance à vouloir être l'astre suprême d'Amérique dont personne ne peut toucher un cheveux. Triste Amérique et décadence flagrante de ce peuple en déroute. Donald Trump fascine et c'est bien là l'immense danger qui guette ce pays et le reste du monde. Comme Adolf Hitler, il réussit à magnétiser les foules chez lui comme ailleurs dans le monde. Et même certains médias français, assez stupides en l'occurrence, continuent à lui faire des ponts d'honneur en diffusant en direct son discours de retour aux affaires.

D'un côté, un Nicolas Sarkozy qui ne sera sans doute plus jamais Président pour avoir osé jouer un peu trop avec les lignes du pouvoir. De l'autre, un Donald Trump menaçant qui continue à chauffer éhontément et en toute impunité les foules dans son arène politique digne des empereurs romains.

La France démocratique va un tout petit peu mieux que l'Amérique. Pourtant, il n'est pas certain que cela dure encore longtemps. L'extrême-droite est au bord du pouvoir. Il faudra peut-être un Général d'armée élu démocratiquement pour remettre d'aplomb un pays qui ne se comprend plus lui-même et qui se déchire sans cesse sur la façon d'imaginer l'avenir du pays.

Mais entre le général de Villiers et Donald Trump, il n'y a pas photo sur les intentions démocratiques et les chances de sortir du chaos actuel.

Comme la Gauche-verte est incapable de s'entendre et se morfond dans ses combats de coq et d'ego au lieu de se donner la chance d'une candidature féminine à la hauteur de la tâche; que le président actuel Emmanuel Macron n'est pas à la hauteur des attentes du peuple français; et que l'extrême-droite menace de plus en plus, le général de Villiers semble être le candidat le plus adéquat pour redonner un peu d'humanité à un pays qui se déshumanise et se hait de plus en plus au lieu de s'aimer.

L'Amérique fait peur. La France fait soucis. La Suisse se dispute. Tout ne va pas forcément bien dans le meilleur des mondes possibles...

 

01/03/2021

Il y a 173 ans, Fritz Courvoisier faisait la Révolution

Quel-le capitaine d'entreprise, quel militaire, aujourd'hui, serait capable de créer une révolution populaire digne de son nom et sans effusion de sang?

Et bien les Neuchâtelois et Neuchâteloises l'ont fait en chassant le Prussien et en se rattachant à la petite Helvétie.

Il a fallu quelques hommes et quelques femmes de grandes qualités pour entraîner le peuple neuchâtelois derrière eux et elles. Dont un fameux capitaine d'entreprise et militaire, Fritz Courvoisier.

La Marche traditionnelle du 1er Mars a été annulée en cette année 2021 pour cause de covid-19. Franchement, ce n'était pas la plus belle idée de nos autorités cantonales. On aurait pu, on aurait du, organisé une descente des Montagnes sur Neuchâtel avec les gens de culture et de la restauration en tête de cortège et un final grandiose, au Château avec une soupe aux pois, au minimum, offerte aux participants et participantes.

La solidarité, c'est bien beau d'en parler sur le papier. C'est mieux de le montrer avec des actes et des gestes symboliques forts et des solidarités réelles établies entre milieux patronaux, politiques, travailleurs et travailleuses. Et ce que l'on peut voir actuellement, ce n'est en réalité pas du tout ça.

Donc désolé de ne pas porter le message du Conseil d'Etat dans ces conditions-là. Il n'y a pas de société admissible à deux vitesses dans un démocratie digne de ce nom. Il n'y a pas de grands et de petits citoyens et citoyennes. Il y a des citoyennes et des citoyens sur le même pied d'égalité et des solidarités qui doivent s'organiser et se mettre en place en cas de pandémie.

Hors la situation de bien des artistes et d'employé-e-s de la restauration est dramatique et à la limite de l'exclusion sociale. Hors bien des petits patrons de bistrots risquent de faire faillite tandis que de gros patrons s'en sortent pas si mal que ça dans la situation actuelle grâce à des aides avantageuses qui arrivent bel et bien dans leurs caisses malgré les pleurnicheries usuelles. Et ceux-là ne sont pas forcément pressés de rouvrir leur bistrot...

Désolé de casser l'ambiance pour mon canton. Je sais que le canton fait ce qu'il peut et qu'il n'a pas les mains libres. Mais n'utilisons pas la langue de bois. La situation dans la gastronomie est catastrophique puisque, à une très importante majorité, tout le monde parmi le personnel en est réduit à survivre au niveau du minimum vital.

J'en termine avec trois médailles neuchâteloises qui ont marqué les événements révolutionnaires de 1848 et leurs anniversaires. Je les dédicace aux gens de culture et d'estaminets. De grâce, ne me dites rien. Je vis en ermite et je mange peu. Donc, mon dada, c'est l'art pour survivre au désastre.

 

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Deux médailles d'Henri Huguenin

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Fritz Courvoisier, Huguenin, par H.J. (Henri Jacot?) ,  centenaire

 

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Les bistrots ne rouvriront pas en Israël

Malgré la moitié de sa population vaccinée, Israël a décidé que la phase de déconfinement concernant la restauration est reportée à plus tard.

Initialement prévue le 7 mars par l'Etat, aucune nouvelle date de réouverture n'a été programmée par le gouvernement.

D'autre part, le taux de reproduction du virus remonte et s'approche dangereusement de 1 (0,98) alors qu'un nombre incroyable de gens ont été vaccinés et que les mesures barrières sont toujours imposées dans le pays. Aller comprendre l'efficacité vaccinale...

En Suisse, où de plus en plus de personnes prônent l'exemple israélien pour une obligation vaccinale par l'intimidation et l'impossibilité de survivre normalement (isolement imposé des personnes non-vaccinées) et même carrément de vivre (perte de son emploi avec sans doute pénalisation sur les prestations de l'assurance-chômage), la guerre de tranchée continue entre le Gouvernement fédéral et une grosse frange de la population entraînée par des politiciens et politiciennes de tous bords politiques.

D'autre part, les restaurateurs et restauratrices soutiennent une loi pour une réouverture obligatoire des bistrots à partir de la dernière semaine de mars ainsi que des aides soutenues avérées qui d'après eux n'arrivent toujours pas malgré ce qu'ont annoncé à maintes reprises la Confédération et les Cantons. Les employé-e-s comme les syndicats restent quant à eux totalement en retrait de la lutte pour une réouverture et un maintien à 100% des salaires de la branche. Pire, les patrons exigeront des prolongations du recours aux RHT dès la réouverture des bistrots au détriment, bien entendu, du personnel qui continuera à officier comme du personnel "extra" et travaillant, ou pas, au bon vouloir exclusif des patrons qui calculeront des heures RHT en comptant sur une extrême flexibilité du personnel et des cuisiniers-ières en particulier mis sous pression pour s'organiser et réussir à faire la "mise en place" dans des délais impossibles à tenir (et donc heures comptées en RHT mais travaillées pour réussir à garder une mise en place correcte qui n'entrave pas la qualité du travail au moment du coup de feu).

Personnellement, je suis absolument dégoûté du peu d'entrain des patrons comme des syndicats pour poser toutes les cartes (devenues indigestes) sur la table et maintenir la protection salariale des employé-e-s de cette branche qui ont déjà assez souffert depuis une année.

Aucune manifestation de rue n'a été organisée par les syndicats pour cette branche alors même que les patrons sont sur les pavés pour défendre leurs intérêts tout en ne revendiquant jamais rien de plus pour leurs employé-e-s qui crèvent à petit feu avec leur 80% de revenu. C'est la honte! 

A la fin, et personnellement, je n'ai plus du tout envie de me faire vacciner parce que de toute façon, à part payer les factures et se nourrir, le métier ne permet plus actuellement de faire des activités de loisir et des achats non "essentiels", ni l'envie de rester à la maison, ni l'envie de travailler plus longtemps dans un métier où tout le monde se fiche carrément de la condition salariale, déjà très compliquées avant la covid, des travailleurs et travailleuses de ces métiers.

C'est le 1er mars, et déjà mon pays, qui aime tant sortir dans les bistrots et se prélasser sur les terrasses, n'en a strictement rien à battre de tous ces gens qui retravailleront pour les servir et leur faire plaisir. Des citoyens et citoyennes de seconde zone nous sommes, des citoyens et citoyennes de seconde zone nous resteront malgré les révolutionnaires neuchâtelois du passé.

L'heure devrait être à la solidarité. Il n'en est rien. Et ce vaccin obligatoire déguisé en vaccin recommandé est une honte et un désastre de plus qui s'ajoute à tout le reste.