09/09/2018

Dis, dis-moi juste que tu m'aimes

 

Ma vie peut s'arrêter demain

et toi tu peux suivre ton chemin.

Mais je t'en pris, mon ange,

dis-moi encore que tu m'aimes,

que toi et moi c'est pas du chiqué,

du truqué, du frelaté,

du payant-payant,

du perdant-perdant,

du vendu-vendu.

 

Ma vie peut me quitter

un peu trop vite

et te laisser dans le chagrin.

Ta vie peut partir ailleurs

un peu trop vite

et me laisser dans le chagrin.

Mais, bébé, ne laisse pas

notre amour aux chiens,

notre amour sacrifié

sur l'autel de l'argent.

 

Toi et moi

jamais ne sera

une histoire de bordel

mais une histoire d'amour

au milieu de la prostitution,

au centre de ce monde

qui se vend corps et âmes

pour obtenir les meilleures places,

les meilleures trônes,

les meilleures situations.

 

Toi et moi,

c'est peut-être la mémoire

du dernier amour hippie,

du dernier homme

venu prendre la femme

au milieu des fleurs

et qui a cru à la Révolution

en Mai 68.

 

Ce dimanche 9 septembre

soyons juste deux amoureux

qui ont su réinventer l'amour

au centre de la prostitution.

 

Et si Michelle O partait au combat présidentiel?

 

Il n'y a rien d'écrit dans les étoiles

ni des signes inscrits dans le ciel.

Il n'y a qu'une femme admirable

qui pourrait se battre

contre un président détestable.

Il n'y a qu'une femme formidable

qui vit avec un homme formidable

et qui n'a pas froid aux yeux,

pas froid au coeur

et qui ne perd pas son sang-froid

devant l'absurde présidence

d'un pays qui se perd,

d'un pays qui s'éloigne,

d'un pays qui ne croit plus

à la démocratie

tant il a cédé de terrain

à l'obscurantisme, au mensonge,

aux fake news,

aux détournements d'images,

aux artifices commerciaux,

aux maquillages oranges.

 

Si elle part au combat,

Michelle O,

battez-vous pour elle,

allez voter gens d'Amérique.

Si elle part au combat,

Michelle O,

soutenez d'abord une femme,

une femme de coeur et d'esprit

qui tient le fight spirit

de la démocratie

au sein de sa famille,

au sein de son peuple,

pour plus de justice,

pour plus de liberté,

pour plus d'égalité

et moins de folie meurtrière,

de gloutonnerie grotesque,

de bouffonneries et de conneries

qui font de cette Amérique

un visage hideux,

un visage au sourire carnassier

qui ne pense qu'argent et domination.

 

Michelle O

nous vous attendons.

Michelle O

nous vous soutiendrons.

Michelle O

Il est l'heure pour l'Amérique

de remettre les pendules à 0

et de recommencer le mythe

d'une Amérique vraiment démocratique.

07/09/2018

Barbajunga

 

J'aime la famille des Barbapapa

parce qu'elle est de toutes les couleurs.

J'aime Barbajunga

parce que Cécile

fait partie de la famille

des Barbapapa.

 

Nous sommes tous dans le fight

pour le right.

Nous sommes tous dans la night

pour faire jaillir la light.

Black & White.

 

Barbajunga

(la présentatrice Météo de Barbapapa Belgique)

 

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Cécile Djunga jabbe avant de mettre les racistes KO

Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.

Le problème, avec le racisme, c'est que les cons sont de plus en plus nombreux à peupler la planète avec leurs tweets anonymes qui maltraitent celles et ceux qui sont d'une autre couleur de peau, d'une autre sexualité, d'une autre opinion politique, d'une autre origine ethnique, etc, etc.

Les cons ont même pris le pouvoir en Amérique et ils sèment le bordel au sein de leur propre autorité gouvernementale... On ne nommera personne. Il se reconnaîtra de lui-même.

Et personnellement, je veux bien passer pour un con à ses yeux. J'ai choisi mon camp depuis longtemps. C'est non au racisme! Et non à toutes celles et tous ceux qui veulent inférioriser des personnes, mépriser leur provenance en leur déniant le droit d'habiter leur propre pays juste parce que leur couleur de peau ne correspondrait pas au lieu géographique. A ce jeu-là, les Américains et Américaines peuvent tous quitter l'Amérique et laisser tout le territoire nord-américain aux habitants de souche, soit les Indiens et les Indiennes au lieu, la honte raciste et l'infamie suprême qui dure depuis des siècles, de les placer dans des réserves d'Indiens comme on parque des animaux dans des zoos.

Voilà. C'est dit. 100% ou sang pour sang avec vous, Madame Cécile Djunga.

 

 

05/09/2018

L'impôt à la source, une source citoyenne et solidaire

La Suisse reste le dernier pays d'Europe, après le projet de loi en France, à ne pas imposer les revenus à la source.

On pourrait y trouver quelques avantages à cela en tant que citoyen et citoyenne. On y trouve en réalité que de gros inconvénients pour les petits et moyens revenus quand cela concerne une famille avec plusieurs enfants. Sans compter que dans l'imaginaire collectif, celui ou celle qui ne paie pas et n'assume pas sa responsabilité fiscale est un mauvais ou une mauvaise citoyenne...

Hors ce n'est de loin pas toujours le cas. Celles et ceux qui ne paient pas leurs impôts ne sont pas toujours des personnes dénuées de civisme.

Je reviens ici sur mon expérience personnelle vécue dans les années 90 alors que j'étais domicilié, avec ma famille, dans la commune de Steffisburg, Berne.

Ayant un revenu mensuel d'environ fr.5000.- net allocations familiales comprises, j'avais du me rendre aux Services sociaux afin de trouver un logement social pour réussir à faire face à ma charge fiscale.

Le résultat fut absolument catastrophique, digne d'un état ultra-libéral qui ne cherche pas vraiment à aider une famille en détresse financière.

J'avais alors trois enfants plus une pension alimentaire pour un quatrième enfant issu d'un premier mariage et une épouse à charge (qui ne travaillait pas à l'extérieur parce que son revenu, personne sans diplôme et non qualifiée professionnellement, aurait couvert les frais de nounou et les impôts supplémentaires mais n'aurait pas vraiment permis de vivre mieux).

La location mensuelle de notre logement était de fr.1.690.-. Notre charge fiscale d'environ fr.500.-- par mois et la pension alimentaire pour ma fille de fr.750.--.

Les réponses données par l'assistante sociale furent absolument décevantes et déprimantes. 

Oui, selon le budget établi par elle, nous étions au minimum vital. Par contre, dans ce minimum, elle ne tenait pas compte de la pension alimentaire versée à ma fille dans un autre canton (Neuchâtel) parce que Berne ne voulait pas tenir compte de l'éventuel non-paiement de la pension (charge mise à l'Etat neuchâtelois au cas ou je n'honorais pas la pension à ma fille). Plus grave, elle ne voulait pas tenir compte des impôts que je devais payer disant que la loi n'autorisait pas cela parce qu'il s'agirait alors juste d'un transfert de caisse au cas ou les Services sociaux devraient nous aider financièrement.

Mon but n'était bien entendu pas d'être aidé financièrement par les Services sociaux. Mon but était juste d'arriver à payer mes impôts. Pour cela, j'aurais du vivre dans un appartement subventionné par le canton de Berne ou la commune de Steffisburg, un appartement ne dépassant donc pas la charge mensuelle des fr.1.100.-- par mois au lieu des fr.1690.--.

L'employée des Services sociaux est allée chercher un autre classeur pour voir les barèmes donnant droit à un logement social. 

Et, à son grand regret, mais surtout à mon grand regret, elle m'a dit que mon salaire était trop haut pour obtenir le droit à un logement de la Ville ou de l'Etat.

J'étais dans l'impasse totale. Elle m'a dit que ma femme devrait se trouver un petit travail (on en a finalement trouvé un, pour très peu de temps, mais ce travail était du domaine de la désapprobation sociale et vraiment catastrophique pour notre couple) et que nous devions malheureusement nous débrouiller par nous-mêmes (mais se débrouiller par soi-même implique parfois des tragédies sociales).

J'ai alors eu cette réflexion:

"Chère Madame, je vous remercie mais ce que vous me dites-là c'est qu'il serait mieux pour moi et ma famille que je sois employé à la vaisselle de mon restaurant plutôt que chef de cuisine. Nous n'aurions pas plus pour vivre mais au moins nous n'aurions plus d'impôts à payer."

La dame n'a pas su quoi me répondre. Mais une chose est sûre. Si l'impôt à la source avait été appliqué à cette époque, les primes d'assurance-maladie concernant toute ma famille auraient du être prises en charge par l'Etat. Parce que oui, ce que je ne vous ai pas encore dit, c'est que je payais le 100% des primes pour toute ma famille sans aucune aide de l'Etat bernois alors que si j'avais été domicilié dans le canton de Neuchâtel avec un salaire similaire, j'aurais obtenu 90% d'aide à l'assurance-maladie de la part de l'Etat.

Au final, et durant près de 6 ans, je n'ai pas assumé la charge fiscale. Je suis resté aux poursuites (je ne vous explique pas tout le parcours de mes dettes...) et 20 ans plus tard, pour éviter que la dette ne s'éteigne, l'Etat de Berne à relancer la poursuite. Une jolie somme autour des fr.30.000.-- pour laquelle j'ai fait opposition et passer devant le tribunal neuchâtelois (canton que j'habite aujourd'hui) juste pour la forme en sachant très bien que je n'obtiendrais pas gain de cause devant cette dette justifiée par l'Etat bernois.

Donc oui, je suis absolument pour l'impôt à la source. Et ce ne sont pas les socialistes qui se disent contre en prétextant que cela diminuera le pouvoir d'achat des plus faibles qui pourront me faire changer d'avis. J'ai trop accumulé de dettes fiscales durant ma vie, bien que je sois grand travailleur, pour encore croire à l'égalité devant la déclaration d'impôt obligatoire. Et je n'aime pas forcément passer pour un mauvais citoyen qui ne paie pas ses impôts...