05/09/2018

Les musées brûlent; l'avenir flambe

"Le fruit d'une négligence absolue."

Voilà ce que titrait "Le Monde", hier, concernant le musée de Rio.

Les coupes budgétaires ont raison de l'Histoire de l'Hommes comme des femmes et des hommes eux-mêmes. Les coupes budgétaires d'états absolument corrompus, "dirigés" par des clans quasi mafieux au service de leurs propres intérêts tuent nos démocraties et rend la dictature fréquentable...

Mais il semble que nos sociétés n'ont toujours pas compris que l'ultra-libéralisme nous conduit dans le mur de nos inconséquences et de nos inconsciences. Mais il semble aussi que le fascisme reprend solidement sa place dans nos moeurs quotidiennes, que le chacun pour soi mène à la sauvagerie collective et aux vastes tueries et orgies sanguinaires futuristes...

Pourtant personne ne fait son mea culpa. Personne ne veut admettre que nous faisons fausse route à trop accorder aux très riches, à se désintéresser de notre passé historique "cette nostalgie du temps écoulé et des Civilisations disparues". Le monde actuel est à l'efficacité, au rendement le plus fécond, à la découverte du graal technologique qui invente la tendance futuriste qui s'imposera (il y a peu, nos smartphone, Internet, les réseaux sociaux).

L'être humain, nos enfants, deviennent amnésiques et sans culture du temps long. L'être humain, nous adultes, devenons des zombies gavés aux actualités immédiates, saoulés par des événements artistiques à ne pas manqués, largués et détachés de nos ancêtres, de nos racines culturelles, de nos sources d'inspiration antiques.

"Seuls les anciens peuvent transmettre le savoir" a dit un jour Jean-Claude Biver tout en reconnaissant aussi qu'il n'avait pas la nostalgie du passé mais le goût insatiable du futur. Mais d'aller trop vite en faisant confiance à cette petite élite mondialisée qui dirige tout, concentre tout, les matières premières comme les richesses matérielles, pour le meilleur mais, on s'en rend bien souvent compte, aussi et surtout pour le pire de l'Humanité, mais de marcher sur la lune en marchand sur le dos de femmes et d'hommes contraints à l'abandon et à la misère, à l'esclavage productiviste pour des salaires dérisoires, de tirer des plans sur la comète dans le ciel pour découvrir l'Univers et ses mystères infinis ne nous fait-il pas rater l'essentiel de notre humanité?

Les musées brûlent, l'avenir flambe et nous restons les spectateurs et spectatrices de nos propres errements, croyants désabusés en la foi technologique qui nous materne et nous biberonne, nous rendant dépendants et dépendantes de nos smartphones et de nos réseaux sociaux et d'un futur digitalisé où nos fantômes circuleront après notre mort comme des êtres vivants post-mortem.

L'Homme qui laisse brûler son passé, sa mémoire, est un Homme sans avenir. Il se condamne tout seul, donne la victoire aux intégristes, aux terroristes, aux dictatures les plus folles. Il condamne nos enfants à un avenir encore plus sombre et il ne peut pas être un Homme qui trace l'avenir autrement qu'en une apocalypse terrestre dévastatrice.

L'Homme sans mémoire est un Homme qui a négligé son Histoire, ses ancêtres, ses racines. Il est comme une personne âgée en état végétatif et à l'article de la mort qui ne se souvient plus de ses enfants, de sa propre vie, et n'a aucun souvenir heureux ou malheureux propre à son histoire personnelle.

Est-ce bien à ce genre de femmes et d'hommes nouveaux qu'aspirent nos lumières de l'ultra-libéralisme en formatant nos jeunes à l'intérieur de cet univers carcéral moderniste du tout tout de suite et sans conscience, de ces biens matériels absolument indispensables à l'intégration dans une société perdue croulant sous les biens de consommation alors que tant de gens vivent dans le dénuement, l'abandon par cette société qui se corrompt de plus en plus et qui va trop vite pour eux tout en se fichant royalement des drames humains, des pollutions irrémédiables, du réchauffement climatique, et des musées qui brûlent par négligence absolue d'Etats qui n'ont d'intérêts que financiers et privatisés pour quelques privilégiés d'un système pourri jusqu'à l'os...

Nous avons tous condamné les talibans et autres groupes terroristes détruisant les oeuvres d'art inestimables.

Mais regardons-nous dans un miroir pour ne pas devenir les terroristes et les extrémistes idéologiques qui massacrons notre passé par goût immodéré de soi-disant arts futuristes bien trop souvent fumistes qui ne créent que de la culture falsifiée, bidonnée en opération marketing, de la daube artistique, pour remplir son compte en banque et se faire un joli nom à l'intérieur de salons où le champagne et le caviar coulent à flot tandis que nos grandes oeuvres se meurent et disparaissent en fumée.

 

https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/09/04/indig...

 

 

04/09/2018

Le nomade

Il n'approuve pas.

Il passe son chemin.

Il ne s'oppose pas.

Il continue sa route.

 

Le nomade accueille

l'horizon et ne donne pas

ses réponses définitives

sans poser de nouvelles questions

qui dérangent l'ordre établi.

Le nomade ne vit pas

dans le dogme ni dans l'idéologie

et ne veut pas avoir raison

sur le mouvement des saisons.

Il ne cherche pas non plus sa place

dans la société

qui ne sait que faire de lui

ni n'aspire à un rôle de leader

pour diriger les affaires.

Il ne fait que passer,

accueillir, recevoir,

partager, aimer ou détester,

puis il continue sa route

sans jamais déranger personne.

 

Le nomade est un migrant

et le migrant ne veut pas de possession.

Si le migrant s'arrête sur la route,

revendique, prend sa place,

grimpe les échelons,

il n'est déjà plus migrant

mais devient résident de la République.

 

Le nomade a un pays intérieur

ouvert sur la plénitude du monde.

C'est un vagabond céleste

qui tente une aventure

hors des codes identitaires

voulus par les communautés.

 

Si le migrant n'est pas aimé,

voir même haï,

c'est qu'il dérange le résident

et qu'il porte sur lui

le sel de la mer

qui rompra les certitudes,

explosera les habitudes et les coutumes,

obligera le résident

à sortir de son confort permanent.

 

Nous avons besoin des migrants et des migrantes

pour rendre la planète plus universelle,

plus humaine, plus pleine de partage,

de rencontres, et de richesses intérieures.

 

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2018/09/04/mig...

 

 

Kaepernické

Les ailes de la victoire

s'élèvent sur l'Olympe.

Les sportifs ne vivent plus

au service du système

comme des esclaves

prisonniers d'une cage dorée.

Les sportifs ne se taisent plus

pour plaire aux politiciens,

aux sponsors,

aux médias.

Les sportifs ne sont plus des objets

de divertissement et de sensations.

Ils ont une âme.

Comme en 1968.

Ils ont un coeur qui se bat

pour plus de liberté

et de justice en ce monde.

Ils ont un esprit combattant

au service des plus faibles.

 

C'était devenu un rêve.

C'est de nouveau une réalité

grâce à quelques-uns.

Merci Nike de soutenir

l'enfant rebelle Kaepernick.

 

https://www.lematin.ch/monde/Le-rebelle-Kaepernick-nouvel...

 

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Niké, son âme, son esprit, son coeur au service de la victoire,

de la justice, et de la liberté.

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03/09/2018

Un éléphant sans y voir énormément

Mon ami Jann

chante une enfant,

un brave éléphant

qui bondit de liane en liane

pour sauver la planète.

 

C'est drôle un éléphant

qui joue Tarzan

sur une liane.

C'est à bout touchant

qu'il voyage et se rend

au rendez-vous de Jane.

 

C'est beau d'aimer

quand l'amour

est aussi gros qu'un éléphant.

C'est beau de se faire tromper

quand la trompe d'eau sert

de lance incendie

contre la haine du monde.

 

Brûler la violence.

Brûler la haine.

Brûler le fascisme.

Un éléphant,

sans y voir énormément,

a rejoint le cimetière des animaux

après avoir sauvé l'enfant

d'un monde ignorant et brun,

d'une société avide et jalouse,

de gens détruits par un modèle,

un système ultra-matérialiste,

une idéologie monstrueuse

qui a donné naissance

à des bébé néo-nazis.

 

A toi l'éléphant,

écoute mon ami Jann.

A toi l'enfant,

prend le chemin de la brousse

pour écarter ta frousse,

cette frousse terrifiante

qui envahit ta frimousse,

te dévie de ton humanité,

et fait de toi un néo-nazi hideux

qui n'a pas compris l'Histoire

et sa tragédie.

 

P.S. Merci à la Compagnie Gabonaise. Elle forme une sacrée troupe d'éléphants dans un magasin de porcelaine. Et j'aime ça.

 

Le très, très, très long voyage

 

Il paraît que le mouvement perpétuel

fût inventé par le plus grand artiste

de tout l'univers,

celui qu'on nomme l'Être Suprême.

Il paraît qu'on nous avait prédit

un futur noir de blasphème

et une rupture surnaturelle,

quelque chose entre l'infâme blême

de cet homme trop seul

et le blâme culturel pour sexe au tarif.

Il paraît que le désir durable

ne peut et ne doit jamais arriver

entre un ver solitaire

et une fille de joie

à la recherche de son temps perdu,

à la recherche de son homme éperdu,

à la recherche

de son client visité

par cette grâce étrange d'ange déchu

se posant sur un astre solaire

pour échapper à sa vie de misère.

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Il paraît que j'aurais du

me faire beaucoup de  soucis

à t'aimer comme ça

et que je devrais encore me faire

du sang d'encre

à vouloir aimer une fille de la rue,

une étoile filante,

ce brin d'histoire romantique

parmi ce monde clôturé, absurde, et fanatique,

dessinant une vilaine croix gammée

sur notre relation impossible

en disant d'elle

qu'elle sera toujours condamnée

au bagne et à l'exil,

au jugement dernier des premiers de classe

et à la haine totalitaire des féministes

un peu trop féministes.

 

Mais à chacune de nos rencontres

c'est le début d'un nouvel amour

et la fin de notre dernière solitude.

Mais à chacun de nos moments

personne ne peut comprendre

le feeling qui circule entre nous.

Mais à chaque instant

que je touche dieu en touchant

ton corps divin

je ressuscite à ma jeunesse

et j'aime l'amour

plus que tout au monde.

 

Il n'y a pas besoin de mots

ni de leurs feux d'artifices

pour fêter notre amour.

Il n'y a pas besoin de stimulants,

d'alcool, de vice, et de jeux factices

pour faire décoller

notre fusée tout là-haut

dans les étoiles

et vivre la plus belle histoire

du monde.

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Enfin c'est comme ça

que je le sens.

Et tant pis

si, comme pour dieu,

ils ne croiront jamais

à notre grande histoire d'amour.

Tout est si naturel

que le ciel nous a ouvert ses portes

sans demander l'avis de personne.

Tout devient si facile

quand nos corps se retrouvent

et qu'ensemble ils partent

pour ce voyage au bout de l'amour.

 

On ne vivra jamais ensemble.

Et pourtant c'est tout comme.

On n'aura jamais d'enfants ensemble.

Et pourtant c'est tout comme.

On ne fêtera jamais ensemble

nos noces d'or ni celles de diamant.

Et pourtant c'est tout comme.

 

Nous sommes tombés en amour

quand je suis tombé sur ta lune.

Nous sommes tombés en amour

quand tu es tombé sur mon soleil.

Nous sommes tombés.

Et personne ne nous enlèvera

ce sentiment d'irrésistible élévation

vers notre ciel.

 

Je suis à toi

et tu es à moi.

Mais toi et moi

nous sommes libres d'aimer

et de partir ailleurs.

C'est notre différence

d'avec eux.

 

Parce que nous savons

que nous nous retrouverons

tôt ou tard

tout au bout

de ce très, très,

très long voyage

que nous avons commencé

avant la fin des temps.

 

Après la vie,

l'amour sera encore

notre divan de fleurs.

Et toi, tu seras toujours reine

de mon coeur, de mon âme,

et de mon esprit.

 

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