23/01/2019

Gilets Jaunes, pas d'appel à la violence!

Appel à la Grève Générale. Oui! Appel aux blocages des institutions. Oui!. Appel à la Révolution. Oui! Mais NON. PAS D'APPEL A LA VIOLENCE!!! Ce serait la fin des Gilets JAUNES et l'avortement de la révolution dans le sang inutile et atroce et la dérive dictatoriale de Macron n'en prendrait que plus d'ampleur.

Nous n'avons pas le pouvoir des armes. En 1789, les fourches et les haches de milliers de révolutionnaires ont eu raison des fusils de la monarchie...et de la Garde helvétique, derniers mercenaires à être fidèles au Roi de France. En 2018, vous allez faire quoi avec vos haches, vos fourches, voir vos fusils? Rien. Que des morts, du malheur, de la catastrophe sur la catastrophe actuelle. Le pouvoir à mille fois plus de forces armées pour nous détruire et nous ne sommes pas sûrs du tout que l'armée sera du côté du peuple Gilet Jaune. On achète aussi les Généraux dans un système aussi pervers que le nôtre. Les milliards sont dans leurs poches. Alors...

Non. Il faut rester calmes, persuasifs, user de violence qu'en cas de légitime défense et le peuple sera de plus en plus avec les forces révolutionnaires pour changer de système de répartition des richesses créées par tout le peuple, par tous les peuples de la planète.

Ne pas se perdre. Ne pas se disperser. Ne pas avoir la haine qui nous entraîne dans les abysses du mal et de l'injustice que nous ferions d'abord à nous-mêmes et à la révolution, ensuite à des innocents et des innocentes qui n'ont rien fait de mauvais contre nous tous et nous toutes. Restez libres et démocrates mais avec le coeur à la révolution.

Nous devons nous souhaiter bonne chance, amis et amies Gilets Jaunes et réussir cette révolution qui fera date dans l'Histoire de l'Humanité.

 

La fracture et la déconfiture sociales

Au temps de la monarchie absolue, il fallait chercher les coupables de la révolution.

Les "élites" de l'époque, les nobles, le clergé, les militaires, défendaient une société inégalitaire de fait car, selon la religion dominante et quasi omniprésente, voulue de Dieu lui-même. Le Roi n'était-il pas l'élu de Droit divin? Et le Roi, avec sa noblesse, son clergé, et ses généraux décidaient de la route à suivre pour toute la société.

Le peuple, lui, devait subir et souffrir en silence, accepté toutes les hontes, tous les bannissements, tous les emprisonnements et les exécutions s'il se révoltait contre l'Ordre établi. Les jeunes femmes, quant à elles, devaient subir le droit de cuissage et les démons fornicateurs des nobles et des militaires, et même du saint clergé, sous les regards médusés et impuissants de leurs maris et de la foule. La Royauté possédait le monde et Dieu était avec elle.

Puis arriva l'avènement d'une nouvelle couche sociale, les bourgeois et les artisans, grâce au début de la commercialisation mondialisée. Les gens se déplaçaient déjà plus aisément et les banques accumulaient les capitaux. Cette classe sociale voulait avoir son mot à dire dans les affaires de l'Etat souverain. Mais l'aristocratie ne voulait pas en entendre parler. Quoi! Des gens issus du peuple qui veulent prendre la parole et partager le pouvoir! Des gens qui lisent des philosophes séditieux pourtant nourris et logés au frais de la princesse car les princes, c'est bien connu, aiment s'entourer de grands esprits pour se divertir mais non pour faire la révolution...Faut-il pas être bête de renoncer à tous les privilèges, à partager les richesses volées au peuple suant aux champs et dans les ateliers des villes... Donc les nobles ne comprenaient rien et ne voulaient pas comprendre le discours des grands et petits bourgeois...jusqu'au jour où ceux-ci s'associèrent au peuple laborieux pour changer l'Histoire du monde.

C'était en 1789. Aujourd'hui, c'est la bourgeoisie qui dirige le monde et donne les règles du culte néolibéral. Une bourgeoisie devenue une nouvelle noblesse luxuriante et débauchée avec ses stars et son monde déconnectés des réalités du peuple. En même temps, des gens interconnectés, des avocats, des artistes, des entrepreneurs, des politiciens même, ont compris la douleur du peuple et se mettent au service de ce même peuple en gilet jaune pour affronter une nouvelle révolution citoyenne.

C'est en 2018, 2019 et années à suivre. Nous n'allons plus nous faire entuber par les riches qui aiment follement nos courbes en nous visitant dans les bordels et nous poussant à la misère sociale et à la honte face à nos familles trop pauvres qui cherchent de l'aide. C'est d'ac les filles, les garçons? Aujourd'hui, j'ai révolution. Et demain aussi. Et cela jusqu'à ce que la société change vraiment de direction.

 

Hymne aux Gilets Jaunes

Après tant d'années

à vivre dans l'ombre

d'une société qui refuse

la différence de celles et ceux

existant pour aimer

la vie et les êtres humains

plutôt que l'argent et la réussite

d'une vie factice,

j'écris cet Hymne aux Jaunes,

cet Hymne aux noyés de l'existence

qui se relèvent et reviennent à la vie.

 

Tu voulais, jeune fille, jeune homme,

un monde fait à la mesure

de tes idéaux romantiques.

Mais eux ont en fait un monde

dédié à la consommation

et aux dieux de la possession,

au culte du paraître et de l'hypocrisie.

Leurs temples brûlent

sous ton avancée, ta rage et ta niaque.

Leurs temples vacillent

en même temps

que leurs croyances démoniaques

qui nous conduisent

à l'apocalypse et la fin du monde.

 

Mais qui donc t'as réveillé

de ton sommeil et de ta mort,

Gilet Jaune?

Une étincelle, un prix sur le diesel?

C'est donc cela l'étincelle

qui t'as remis dans la lumière?

Mais qui est donc le poète qui te cherchait

à travers sa solitude immense

et le rejet total

d'une société qui refusait

de le regarder dans les yeux,

face à face,

et reconnaître sa liberté,

son droit d'exister

malgré sa vie de débauche

avec ces filles de joie

qui le sauvaient à chaque fois

en recréant le cercle vertueux

de la vie et de l'amour

malgré l'endroit sordide

de leur rencontre?

 

En perdition,

le poète.

En exil,

le poète.

Loin du monde,

le poète.

 

Et pourtant.

Et pourtant,

si près de toi,

Gilet Jaune,

si près de celles et ceux

qui se noient

par la faute d'un monde

cynique et dévoué

au culte de l'apparence,

au culte du cul sans conséquence,

au culte de l'indécence,

de la tromperie, et de la duperie.

 

Te voilà remis sur la route,

Gilet Jaune.

Te voilà prêt à mourir

en crachant ta misère

à la gueule des puissants

qui ne te feront pas le cadeau

de ton droit au retour

à la vie.

 

Au Circus Maximus de Macron,

bien droit dans ses bottes,

raide comme l'injustice,

et assis sur son trône,

il criera encore pouce

à ses gladiateurs CRS

qui t'affrontent en lâches

casqués, cachés, dissimulés

derrière leurs armes de mort

alors que toi,

tu es comme un fauve

qui se bat à mains nues

dans l'arène publique

face aux médias

qui te vilipendent

pour mieux te voir détruit

encore une dernière fois,

te réduisant à néant,

en vilipendant ta parole et ton utopie,

ta foi en un autre monde possible.

 

Gilet Jaune!

Tu refuses de jouer

dans Ave César!

Toi, tu veux d'un autre empire,

de celui qui remue tes sens,

un empire fait de bonheur simple,

de goût du bon pain,

de l'amitié et de l'amour

autour de danses et de feu de joie.

Un retour à la terre,

à l'artisanat, au petit commerce,

aux produits sains,

au bonheur d'être libéré

des chaînes de la surproduction.

 

Gilets Jaunes!

Tu as compris que leur empire

veut vraiment ta peau,

ton esclavage,

ta soumission,

ton déshonneur,

ta perdition,

ton abandon,

ton silence,

et ta mort.

 

Gilet Jaune!

N'abandonne pas la lutte

et va au bout de tes rêves.

 

Ton univers est plus juste,

plus humain, plus amoureux

de la vie et des êtres

que tout ce Circus Maximus

que te propose l'Empereur Néron Macron

accompagné de sa Cour désireuse

de garder tous ses privilèges illégitimes.

 

Va! Gilet Jaune!

Et si tu meurs à la fin

au nom des tiens,

la gloire, l'amour,

et la paix seront alors avec toi.

  

21/01/2019

Tu me parles

Tu me parles

de choses que je ne pige plus,

de cet enrichissement personnel;

de vos structure pyramidales

en théorie parfaite,

mais dans la pratique

tellement hypocrites et injustes

où les diplômés pissent sur les ouvriers

et les milliardaires dirigent d'une main de fer

les politiques,

Macron un pistolet sur la tempe.

Il a reçu la Présidence des milliardaires

à travers la naïveté du peuple.

Des milliardaires tout-puissants

qui savent tellement corrompre

à tous les étages de la société

et qui décident des guerres et des objectifs,

qui envoient les peuples au casse-pipe,

qui ont la haine au ventre,

qui vivent pour semer la division

entre tous les peuples du monde

et toutes les couches sociales.

 

Nos lois sont offertes et faites pour les riches

tandis que les pauvres doivent juste

fermer la gueule pour incompétence,

trimer pour la justice et la puissance des riches

et oublier la plus normale des justices pour eux.

 

Manger, aimer, s'habiller,

s'amuser un peu,

travailler mais pas juste

pour crever la dalle

et servir les actions de leurs patrons

et tous les Macron

qui osent ricaner, se moquer,

mépriser celles et ceux

qui vont à la mine de charbon

crever sur un atelier ou un bureau,

sur un chantier ou dans une cuisine,

déprimer dans le métro,

crier à la maison entre amoureux

pour des histoires de pognon,

s'insulter puis se divorcer,

devenir plus pauvres encore,

plus marginalisés,

considérés comme asocial,

condamnés à l'invisibilité,

à la solitude,

aux dettes, aux poursuites,

à la condamnation sociale

pour cause d'incapacité

à être en conformité

avec ce système qui écrase,

gaze, matraque, tire au flashball

pour terroriser et paralyser

le peuple en jaune,

le maintenir en cage

pour éviter la Révolution.

 

Et quoi, Toi!?

Oui Toi? Toi? Toi?

Tu as peur de la révolution?

Moi j'ai juste peur de toute cette haine,

de ces salauds qui nous volent tout

jusqu'à nos femmes et nos filles

qui se prostituent sous couvert

de liberté sexuelle.

 

Et Toi?

Tu aimes te faire mettre

là où je pense

sans jamais te révolter?

Et Toi?

Pourquoi tu restes dans le droit chemin

quand le droit chemin est le chemin

qui nous mène tous en enfer,

pas dans cet enfer sympa des rockers

qui aiment la fête, la joie, le sexe,

l'alcool.

Non! Pas celui-ci

Mais celui qui est et qui vient encore:

 

Les guerres entre nous tous

dirigées et fomentées par les milliardaires

et leurs soumis.

Les foules haineuses de la BAC,

des CRS qui nous foncent dessus

et nous blessent, voir nous tuent

pour mieux nous diviser

sur la lutte et le chemin à suivre:

Violence ou non-violence?

Révolution ou pas Révolution?

Macron et Gouvernement Démission

ou seulement RIC

et un SMIC à peine mieux?

La loi du FRIC c'est eux.

Mais nous, c'est pas la loi du fric

qui nous parle.

C'est la loi du partage.

C'est le fort qui protège le faible.

C'est l'élite au service de la communauté

et les gens qui aiment leurs élites

parce qu'elles sont nobles, nobles de coeur

et pas nobles versaillais hautains

à se mettre toujours plus

du putain de pognon

dans leurs paradis fiscaux

sur le dos des ouvriers et ouvrières,

des gens à leurs services,

des gens qui subissent tellement de sévices

et d'humiliations,

des hommes et des femmes bafoué-e-s,

trompé-e-s, jaunes, tellement jaunes

qu'ils et elles se retrouvent cocu-e-s 

avant même la naissance

parce que oui,

nos filles et nos garçons

devront choisir entre notre coeur populaire

depuis toujours

qui refuse leur contrat satanique suicidaire

ou trahir nos idéaux démocratiques

pour rejoindre, jeunes recrues obéissantes,

leurs temples du luxe,

de l'avidité, de l'apparence,

du mépris et de la haine du pauvre.

 

Devenir copains et copines

avec les dinosaures

destructeurs de l'Humanité et de la Terre

ou rester avec nous tous

dans la lutte pour un autre monde. 

 

C'est le système qui est pourri.

Et quand ce système tyrannique s'effondre,

c'est la Révolution démocratique qui fait front

et donne l'espoir d'un monde meilleur.

 

Toi. Oui. Toi, Toi, Toi,

Tu me parles encore

de ton dernier jeu vidéo.

Tu me parles de ton profil Facebook,

de ton fil Twitter,

de Federer qui se fait vieux

mais qui reste incroyable,

de tes amis virtuels,

de ta vie lisse et matérialiste

et tu me dis que pour toi

c'est vraiment impossible

de casser ton image

pour rejoindre notre Révolution

au risque de perdre

le seul truc qui a de l'importance

pour ta vie:

 

Être celui ou celle

qui ne fait pas de vague,

qui se conforme au diktat du système,

pour sauver ta peau, ta paie,

ton rang social,

pas si mal que ça

avec ta villa et tes vacances en bord de mer.

 

Que fais-tu de ta dignité

quand tu vois tous ces Gilets Jaunes

se faire persécuter et atomiser

tandis que tu gagnes si bien ta vie

au sein de ce système pourri et insensé?

 

Ecoute ça, maintenant,

Toi gentil lecteur, Toi gentille lectrice

qui ne fais jamais de vague jaune.

 

20/01/2019

Emmanuel Macron, la Prétention du Christ

Mon Royaume n'est pas de votre Monde...mais je veux vous aider à y accéder, j'ai été élu pour ça, vous les citoyennes et citoyens qui aller étudier, travailler, obtenir des diplômes et surtout vous adapter aux pratiques évangéliques de notre secte richissime...

Mon Royaume n'est pas accessibles à toutes et à tous mais tous et toutes vous êtes convié-e-s à rentrer en compétition pour devenir les meilleur-e-s et parmi nous, flamboyants maîtres de l'Univers, l'élite qui saura conduire et soumettre à la cravache celles et ceux qui resteront, parce que trop humbles, parce que trop peu intelligent-e-s ou trop paresseux, trop paresseuses, ou alors tout simplement hérétiques à notre bible éternelle du milliardaire, notre vivier de ressources humaines, nos esclaves sous contrats temporaires ou durables, nos exploitables corvéables à merci.

La Lettre aux Macroniens, l'Épître de Saint Emmanuel, le Nouveau Testament devant les Maires de France. Les Gilets Jaunes n'en peuvent plus de porter la croix, le fardeau des condamnés, des proscrits, des miséreux. Le nouveau Messie s'écoute parler la langue des tyranosaures, cette langue glacial de saurien, ces paroles qui ont du sang et de la sueur du peuple sur les mains, des paroles sans coeur et sans âme qui s'adressent exclusivement aux bienheureux petits cerveaux reptiliens qui retiendront la leçon et deviendront des femmes et des hommes indifférents aux souffrances des sots rien, ces invisibles mais tellement nécessaires à la bonne marche du Royaume, qui revendiquent et prônent la Révolution et le changement de Cap, ces sots rien qui marchent dans les rues, bloquent ronds-points et routes et avancent sans messie, sans aucun chef, redoutant comme la peste une nouvelle arnaque et une énième trahison, un dernier traumatisme qui achèvera leurs esprits naïfs de croire encore à la possibilité d'un monde démocratique. 

Emmanuel Macron fait ses sermons assis sur une montagne de fric, ce qui le rassure et ne le fait jamais douté de sa stratégie et le bien fondé de sa mégalomanie présidentielle. Son Royaume ne sera jamais ouvert à celles et ceux qui contestent sa ligne de coke présidentielle mais exclusivement à celles et ceux de ses gouverné-e-s fidèles shooté-e-s à cette poudre de perlimpinpin au pouvoir décuplé, ses apôtres de la bonne nouvelle sans peur et sans reproche qui aspirent ou connaissent déjà le paradis et la félicité des riches.

Emmanuel Macron écoute le peuple qui s'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage dans un monde qui coule à pic, et demande aux futurs bienheureux et bienheureuses qui embarqueront sur son paquebot magique prêt à affronter l'iceberg final, de tout dire de leurs problèmes, de leurs difficultés, et à la fin il retiendra celles et ceux qui lui plairont et plairont surtout à son petit cercle d'initiés et d'initiées de la haute voltige financière qui auront détectés les plus aptes à profiter et à faire fructifier les fruits du Royaume en lévitation.

Emmanuel ne cédera en rien. Emmanuel ne parle et ne s'adresse pas à celles et ceux qui ne rentreront pas dans son cercle magique. Il prône son évangile à celles et ceux qui voteront encore pour lui et les gens d'En Marche. Emmanuel dirige et il s'appelle Jupiter, Roi et Empereur. Il divise le nombre et ne retient dans sa lumière que les bons éléments prêts à tout donner pour vivre au Royaume des Euros.

Gilets Jaunes, Acte XI