12/08/2020

Le despote Loukachenko, la citoyenne Tikhanouskaya

Le pouvoir rend fou et criminel.Ceci est avéré à travers l'Histoire des peuples.

En Biélorussie, c'est le tyran Alexandre Loukachenko qui tient sous son joug toute une population prise en otage depuis 26 ans grâce à la lâcheté humaine, ces fameux collaborateurs et collaboratrices qui le soutiennent dans son massacre du peuple et sa domination omnipotente.

Le petit père du peuple est un nouveau Staline version miniature. Il se pense comme un empereur absolu, un dieu régnant sur son pays et agissant de façon criminelle et odieuse avec la plus parfaite impunité. Le peuple doit se coucher et se prosterner à ses pieds. Rien d'autre. C'est un homme atteint du syndrome de Dieu. Et il pousse le vice jusqu'à organiser des élections fantoches pour se faire approuver du peuple par bulletin de vote. "Dites que vous me voulez pour l'éternité à travers votre bulletin de vote. Vous ne viendrez pas réécrire l'Histoire après coup en déclarant des horribles mensonges sur mon compte et que j'étais un criminel digne de la potence. Parce que vous-mêmes étiez les complices de mon pouvoir par votre accord textuel dans les urnes."

Funeste et macabre. Les élections présidentielles en Biélorussie sont en réalité une procession de millions de personnes qui se rendent aux funérailles de leurs droits civiques, de leur liberté, de leur honneur de femmes et d'hommes dignes en approuvant leur aliénation et leur soumission au petit père du peuple qu'elles subissent à travers la domination de leur maître des orgues de barbarie Loukachenko.

Qu'à donc subi la chef de file de l'opposition Svetlana Tikhanouskaya durant des heures de harcèlement et de torture mentale et physique sous les griffes du KGB de Loukachenko?

Un viol ou des menaces de viol? Des menaces de mort sur son mari et ses enfants si elle restait la pasionaria de Biélorussie? 

On saura peut-être un jour la vérité ou une partie de la vérité. Il est possible que Tikhanouskaya ne parle jamais tant que le tyran est au pouvoir. Il est même possible qu'elle cache à vie à ses proches et au peuple certains des sévices subies pour protéger sa famille, son mari, ses enfants, et garder son honneur et sa dignité de femme en évitant au passage une épreuve terrible de plus: soit délivrer tous les détails d'un viol subi permettant une curiosité malsaine  et faisant le beurre des médias voyeuristes. Ces points obscurs, ces heures passées en enfer entre les mains de salopards au service du tyran, resteront sans doute à jamais le secret de Tikhanouskaya tant qu'elle sera en vie.

La punition est terrible pour elle. En exil, redevenue mère au foyer à cause d'un monstre qui lui a brisé les reins, elle va devoir faire preuve d'une résilience extraordinaire pour survivre au calvaire qu'elle a subi.

En attendant, le peuple, s'il lui reste de la dignité et du pouvoir dans son malheur, doit se soulever impérativement et chasser le tyran du pouvoir. Tandis que de leurs côtés, les peuples dits libres doivent couper tous les ponts et renoncer à entretenir des liens diplomatiques avec ce tyran. La Suisse en première. Il est impossible d'accepter sans rien faire le martyr vécu par cette femme brisée.

Au nom de la liberté. Au nom de l'honneur et de la dignité qu'il nous reste dans ce monde de plus en plus barbare. Au nom de Svetlana Tikhanouskaya tout simplement dont l'image de son exil brutal restera non seulement un crime contre l'humanité et le droit à la démocratie du peuple biélorusse mais aussi un crime odieux contre toutes les femmes; un crime bien connu et perpétré depuis la nuit des temps à travers les violences masculines exercées sur les femmes pour soumettre les femmes à leur pouvoir satanique et à les faire taire sur toutes les vilénies subies au foyer ou à l'extérieur.

Sinon, partout dans le monde, la démocratie n'aura peu à peu plus son mot à dire et la femme retournera un jour ou l'autre au foyer s'occuper des torchons et du ménage tandis que les hommes se pavaneront en empereur en ville et dans les bordels de la planète.

Et même en Amérique ce mois de novembre prochain, Donald Trump trouvera alors suffisamment d'inspiration chez le fou de Biélorussie pour tenir en laisse le peuple d'Amérique de la façon la plus archaïque et primitive qui soit: les mensonges du maître, sa toute-puissance et son omniprésence, sa criminalité, et son sexisme envers les femmes (cela va commencer déjà ses tous prochains jours contre la colistière de Joe Biden, Kamala Harris).

Que le tonnerre de Brest frappe Alexandre Loukachenko et sa clique! La punition par le peuple doit être une réponse civique et démocratique face au tyran.

https://www.letemps.ch/monde/svetlana-tikhanouskaya-triom...

 

 

08/08/2020

Penser et panser la violence, suicide de Bernard Stiegler

Un homme qui marchait et pensait hors des sentiers battus s'est donné la mort le 6 août.

C'était un philosophe. Mais aussi un ex patron de café et boîte à jazz, ex braqueur de banque, ex taulard, ex directeur adjoint de l'INA, ex animateurs de cercles de pensée, et sans doute bien d'autres choses encore.

Un personnage aux facettes multiples qui luttait contre la crétinisation du monde en souhaitant que notre société passe d'une société de la consommation industrielle et criminelle parce qu'irréfléchie et pourvoyeuse d'immenses désastres à une société de désirs charnels et intellectuels; d'une société pulsionnelle, de l'instinct primitif sexuel et hyper pornographique à une société érotique de festin des sens et des plaisirs partagés suivis d'engagements et d'attachements aux êtres vivants. Une sorte de néo-romantisme combattant le cynisme de l'ultralibéralisme.

Pour dire vrai, je ne connaissais absolument pas Bernard Stiegler avant l'annonce de son décès. Je n'ai pas forcément le temps quotidien ni les contacts nécessaires qui me permettent de faire ce genre d'heureuse rencontre. Sa disparition a donc eu un mérite. Elle a donné lieu une dimension médiatique suffisamment importante pour que mon attention se pose sur ce que cet homme avait pu nous transmettre.

Que retenir de cette mort violente? D'abord que cet homme souffrait d'une grande mélancolie face à toutes les connaissances accumulées et il avait pleinement conscience que notre société était en totale perdition. Il se voulait pourtant optimiste sur la réalisation et la possibilité, un jour ou l'autre, de réussir l'impossible changement: bifurquer et créer un nouveau système local d'intelligence humaine qui touche à la globalité des savoirs grâce à la pensée évolutive, cette chose qui n'existe pas encore mais qui existera un jour, cette pensée sortant d'esprits illuminés par la grâce et le pouvoir d'intervention du divin. Passer de l'instinct de survie basique au désir prioritaire de revivre en harmonie avec notre biosphère en grand danger depuis l'avènement de l'ère industrielle aggravée encore par nos compétences technologiques exponentielles.

En se donnant la mort, Bernard Stiegler à retourner l'arme de la violence contre lui seul. Il ne voulait massacrer personne. Il ne supportait tout simplement plus toute cette souffrance intime et ce désespoir contenus en lui.

Par sa mort, il nous oblige (dans le sens que nous sommes ses obligés d'un point de vue intellectuel) encore davantage à creuser notre propre chemin de vie et de réflexion pour trouver de nouvelles pistes afin de sortir de l'état morbide et comateux de notre monde (l'immonde comme il le nomme) afin d'aller à la rencontre des mondes qui nous habitent et qui habitent les populations de la Terre.

Tout n'est pas entièrement et définitivement perdu. Selon la mythologie, l'Homme, après le Déluge, est capable de repartir et de réécrire une nouvelle page.

A condition que nous sachions trouver l'impossible là où il se trouve et de le rendre possible aux yeux de toutes et de tous. Pour cela, cherchons le divin qui est en nous et donnons encore de la beauté à ce monde capitaliste beaucoup trop laid qui nous entoure et qui nous défigure l'âme comme le portrait.

La violence a fini par rattraper Bernard Stiegler et elle s'est retournée contre lui. L'homme n'était pas un crétin. Pour cela, il ne pouvait pas porter toute cette violence libératrice contre d'autres êtres humains. Il portait beaucoup d'humanités en lui, beaucoup trop pour survivre à sa trop grande souffrance.

Il fallait qu'il parte. Et c'était là son message ultime et son urgence. Nous ne sommes pas immortels. Seuls les crétins du genre se pensent immortels.

https://www.letemps.ch/culture/philosophe-bernard-stiegle...

 

05/08/2020

Faire la boum un 4 août à Beyrouth

Quel joyeux anniversaire! Pas pu faire la bombe pour fêter ma première année vécue lors de ma décennie des sexy débonnaires se laissant marcher dessus par le bon capitalisme bien ordonné de mon super patron.

Au turbin, c'est comme si tout Neuchâtel avait eu envie de me souhaiter la meilleure des années de travail avec l'obligation de refuser de très nombreux clients durant la soirée. Un 4 août dans le froid et Neuchâtel ne connaît que les adresses archi connues pour venir se sustenter et se laisser tenter par un plat de spaghetti ou une pizza. C'est basique mais ça marche toujours aussi fort malgré le coronavirus.

Manquait le gâteau d'anniversaire et surtout la reconnaissance faciale du cuistot qui trimait au lieu de trinquer dans sa cuisine en bonne compagnie galante. Ma chérie n'est pas là. Elle connaît bien des soucis en dehors du coronavirus et la vie d'une fille de joie indépendante n'est pas aussi rose que l'on pourrait croire à priori dans certains milieux machistes toujours prêts à dévorer de la gazelle au passage...

Donc, j'ai du chercher la boum ailleurs. Durant mes heures de chambrée, ma soeur et mon frère m'ont fait le plaisir de me fêter en toute simplicité tandis qu'aucun de mes enfants n'ont oublié leur vieux père le jour de son anniversaire. C'est dire que même vécu bien trop souvent à distance nos liens sont forts et indéfectibles.

C'est en rentrant à la maison, franchement fatigué par mon travail ingrat, que j'ai appris la triste nouvelle pour Beyrouth. A regarder les vidéos, on se demande si tout cela n'a pas été orchestré par une cellule terroriste secrète d'un des partis ayant lien avec l'Etat. Le Liban est un des pays "démocratiques" les plus curieux au monde avec son monde souterrain et ses intrigues permanentes entre confessions et idées politiques différentes. Où alors était-ce un pur accident à cause de ces 2750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans le port? Mais bon. Pour stocker pareilles minutions potentielles dans des zones habitées, il faut être sacrément doté d'une inconscience criminelle surtout après les accidents d'AZF à Toulouse en 2001 et de West Fertilizer au Texas en 2013 nous rappelle ce matin le journal "Le Temps".

Un rappel brutal à la réalité de nos sociétés qui génèrent des dangers potentiels permanents pour les populations. Il n'y a de loin pas que le coronavirus qui crée des alertes rouges. Mais certaines restent camouflées durant des années dans les archives secrètes des Etats avant que la catastrophe ne survienne; avant que tout pète à la gueule des citoyennes et citoyens. Comme à Tchernobyl en 1986.

J'aurais bien aimé faire la boum avec ma Sophie Marceau des Plumards. Mais au final c'est Beyrouth qui a achevé ma journée de triste labeur. Pour l'effet de surprise c'était réussi. Pour le reste, c'est pire que déprimant. C'est morbide et franchement scandaleux pour ne pas en rajouter.

On revient du côté de la face sublime de l'Humanité avec Ibrahim Maalouf et son "Beirut". La grâce absolue pour être solidaire avec le malheur humain et la tristesse libanaise.

Histoire de graver ce 4 août 2020 dans nos mémoires d'êtres humains amnésiques.

 

 

Nativité

Passerelle de l'Utopie, Neuchâtel, 4 août 2020, 22 heures 18

(trois jeunes gens et jeunes filles tirent les derniers feux d'artifices)

Date et heure réelles.

 

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04/08/2020

De la friture dans le bénéfice

La crise, puisque le terme de guerre semble être un terme réservé aux humains contre des humains pour nos chers politiciens et journalistes, du coronavirus révèle encore davantage les comportements capitalistes et prédateurs des dirigeants et de ceux qu'on appelle les boss.

J'en veux pour preuve les réactions au sein de notre propre entreprise, entreprise aux caractères familiales qui reproduit pourtant exactement les mêmes schémas qu'une multinationale le fait actuellement dans sa façon de gérer la situation.

"Papa", appelons-le ainsi car c'est d'ailleurs comme cela que certains de mes collègues le surnomment, veut garder son entreprise sur de bons rails. C'est tout à son honneur de penser "patron" et pas "social". Un patron ne fait pas du social. Il a le devoir de garder le cap dans le tsunami Covid qui va durer très longtemps et de réussir à sortir son entreprise du lot des perdants qui se profilent loin à la ronde.

"Papa" use donc des ficelles et des cordes "sociales" que l'état fédéral lui tend et lui accorde pour continuer à réaliser de bons résultats d'entreprise et capter de juteux bénéfices. Mais "papa" reste néanmoins mécontent. Le coronavirus s'est installé pour des mois et des mois. Il a donc fallu réduire la voilure des tables dans le restaurant (le pugilat pour savoir combien de clients nous perdons réellement est dantesque) et le personnel qui lui n'a jamais travaillé autant et si durement durant cet été 2020 (et c'est vrai et non né de la frustration d'un cuisinier aigri), mois bénis des vacances annuelles en temps normal et d'une baisse de travail saisonnière pour nous tous permettant au personnel de souffler un tout petit peu dans l'entre-saison. Il faut quand même bien justifier l'horaire saisonnier qui règne dans notre entreprise et qui nous fait bosser davantage d'heures par semaine que d'autres établissement du lieu... Ce sont les charmes inhérents à l'hôtellerie-restauration. Les patrons peuvent faire une demande à l'Etat et faire travailler plus leur personnel toute l'année parce les employés sont censés travailler moins en période dite creuse selon les chiffres d'affaires réalisés (sauf que nous travaillons aussi avec réduction de personnel)... Mais passons, cela n'enthousiasme pas les syndicats ni la clientèle des lieux ces différences de traitement entre établissements dits saisonniers et établissements dit "annuels".

Donc "papa" a recours, comme le lui permet l'Etat, aux fameuses RHT qui permet de faire reporter une partie de la charge du salaire du personnel sur l'Etat... Moins de tables impliquent théoriquement moins de possibilité de faire du C.A. Oui mais... Un établissement n'est que très rarement complet à tous les services et à toutes les heures du service. Donc le C.A. diminue mais pas forcément chaque jour de la semaine sauf si on considère que l'établissement est plein à craquer à toute heure de service. Et encore. Il est possible de contraindre les clients à partir dans un laps de temps donné pour renouveler les tables. Pratique absolument courante et pas trop sympa pour la clientlète au sein de notre entreprise et qui fonctionne pourtant à merveille. Les clients ne bronchent pas et acceptent. Ceux qui ne veulent pas de ça ne viennent tout simplement pas dans nos locaux. Et comme nous n'avons pas forcément besoin de cette clientèle, notre entreprise ronronne et tourne parfaitement pour le moment en renouvelant et aménageant les horaires de présence...pour notre clientèle!

C'est là qu'intervient la friture dans le Capital et la friture entre un patron et son cuisinier fatigué et las de tout, près de la retraite, et qui ne sait pas encore quand il pourra prendre ses vacances ou pas. Et c'est là que les RHT font mal. Le personnel subit une perte de salaire mensuelle. Deux cents ou trois cents francs par employé dans une des professions les plus mal rétribuées d'Helvétie, ça coûte cher à la personne et aux éventuelles familles qui doivent vivre avec cette diminution de salaire. Mais pour "Papa" ce n'est rien à côté de ses soucis à lui, comprenez la diminution de son bénéfice mensuel et annuel. Parce que c'est là que le capitaliste prédateur se fâche. Lui va perdre des dizaines de milliers de francs voir davantage sur son bénéfice annuel alors que le salarié va perdre quelque trois ou quatre milles francs sur l'année. Une paille, des peanuts pour se rappeler au bon souvenir d'un banquier célèbre, à côté de "papa"

Voyez l'injustice. Le pauvre patron ne réalise plus son bénéfice fabuleux rétrécit comme peau de chagrin selon lui et malgré les RHT qu'il s'affole déjà à l'idée que le recours aux RHT puissent être retiré au secteur de la restauration bientôt...

C'est clair qu'un patron qui roule avec un revenu de fr.15.000 francs par mois et bien aidé par l'Etat c'est chiche alors qu'avant il roulait peut-être avec un bénéfice du double voir du triple.

Un patron ne fait pas du social. Il fait du bénéfice. Donc mon patron est un patron qui a compris que son devoir social se limitait à faire tenir debout son entreprise et les emplois indispensables à la bonne marche du commerce y compris grâce à l'aide sociale qu'il reçoit de l'Etat sous forme de prestation RHT. Pour le reste, l'Etat pourvoira aux pertes de bénéfice de "Papa", le cuisinier aboiera au risque d'énerver encore davantage son patron, et tous les autres se tairont parce qu'ils ne voudront pas perdre leur job...dans une branche qui sent le sapin dans bien des lieux de tourisme et bien des villes.

Voilà en résumé et dans le monde de notre petite entreprise ce qui se passe, à ma connaissance, actuellement, entre "papa" et son gentil chien cuisinier aboyeur et dénonciateur de service et de piquet pour l'éternité...ou presque pour son cher vieux "Papa".

 

02/08/2020

T'as vu passé le 1er raoût?

Bizarrement, ce 1er août 2020 pas comme les autres a été occulté par pas mal de gens.

Autour de moi, comme d'ailleurs pour moi par exemple, personne n'a vu venir le 1er août cette année. En l'an 2020, on l'a même carrément zappé dans nos esprits de travailleurs au turbin. Et dans notre cuisine, on a passé commande comme si de rien n'était à nos fournisseurs.

Samedi, les légumes et salades n'étaient pas arrivés. J'ai râlé contre le maraîcher mais le maraîcher avait mis en congé son personnel. Normal, c'était le 1er août.

Au contraire de notre patron qui, non content d'avoir fait sauter nos vacances annuelles de juillet repoussées aux Calendes grecques ou romaines, n'a pas même réussi à fermer ne serait-ce que le 1er août pour son trop gentil personnel. Chômage partiel, oui assurément, vous en ferez votre quart d'heure de ricard par ci, votre demi-heure de suze citronnelle par là. Mais manquer un seul jour de C.A., non, pimprenelle n'y songez pas un seul instant mes braves employés (masculin parce qu'il n'y a pas de filles assez bêtes chez nous et ça se comprend. L'esprit de sacrifice et de dévouement à son patron à ses limites parmi la gente féminine). Même si le chômage technique permet ce miracle des heures payées par l'Etat grâce à un tour de passe-passe comptable d'avoir légitimement le droit de fermer son établissement pour jours fériés ou hebdomadaire, dans notre restaurant, mes chers employés, vous travaillerez seul tout l'été dans la cuisine avec des congés de m... par dessus le marché qui déborde de partout. La menace du péril coronavirus, qu'il nous a promis, en mettant en avant le risque d'un retour à la fermeture imposée que court notre (son) entreprise en cas d'infection. Donc pas question de soulager des grandes chaleurs et pas question que nous, son personnel, nous nous amusions ne serait-ce que le temps du premier 1er raoût covidien. Trop risqué pour son entreprise. Le corona rôde partout et nous prendra si par malheur nous nous amuserions un peu en Suisse ou à l'étranger. Et qui dit Covid dit quarantaine. Et qui dit quarantaine dit pas de salaire. Et qui dit pas de salaire dit pas d'employés au travail. Non mais. T'imagines un peu!

Mais, par contre, il vous épargnera assurément si vous cuisinez chaque jour ou préparer la pizza pour 100 à 250 couverts à des touristes, des locaux, des gens qui viennent de partout et rentrent dans notre charmant restaurant climatisé borgne de terrasse... Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois et au royaumes des cuisiniers, les profiteurs du covid sont légions.

Alors si t'as vu passé le 1er raoût et son cortège de vacanciers, faits-moi un signe du majeur. J'irai me faire cuire un oeuf directement sur le métal brûlant de mon piano à musique. Histoire de rire chinois (rire jaune) un peu derrière ma visière de bûcheron ou de soudeur.

Bonne suite et fin de vacances à toutes mes lectrices et lecteurs. Le bagne n'est pas toujours celui qu'on croit. Et la restauration, ça fait parfois penser à la croix et la bannière d'une procession de mafieux, la tête basse et pieuse, en fil indienne derrière la sainte vierge église cachant ses abus de pouvoir aux yeux d'une population qui souffre volontairement de l'omerta villageoise.