11/05/2021

21 mai, les grosses manifs seront de retour

Une manif fourre-tout contre l’intégralité du «système de domination patriarcal impérialiste et capitaliste» mais avant tout pour défendre le climat...qui lui ne revendique rien du tout vu qu'il n'a pas la parole pour défendre sa cause.

C'est brillant comme idée mais pas trop innovant. Celles et ceux qui ont vraiment souffert de l'année prolongée de pandémie sur le plan des salaires ne sont même pas conviés au bal et mis en avant dans la lutte finale... On cherchera longtemps ce que cette manif peut bien signifier de concret dans la lutte contre le capitalisme et pour une justice salariale entre toutes les couches de la population.

J'aurais été sans doute un fervent participant à ce genre d'évènement à une autre époque. D'autant que je devrais encore disposer de temps libre le 21 mai puisque mon job est toujours à l'arrêt forcé. C'était avant le covid-19 et surtout avant de constater que la discrimination sociale et salariale n'est pas forcément dirigé contre les femmes où les migrants mais qu'elle concerne surtout le secteur économique dans lequel évoluent les personnes. Des uns, la fonction publique, les professions de la santé, du bâtiment, de l'horlogerie et mécanique, et du commerce de détail, sont très bien servis et très bien défendus par les syndicats. D'autres, la restauration et hôtellerie, la culture dans une moindre mesure, sont en plein désert syndical et peuvent aller se faire voir chez les métèques pour savoir s'ils défendraient mieux les droits de ces métiers largement ignorés des forces de la gauche pastèque. Les indigènes de chez nous n'ont pas vraiment eu de chaudes larmes et des revendications forcenées pour ces professions abandonnées à leur triste sort tandis que le reste de la population puisse toujours vaquer à ses occupations le plus normalement du monde tout en gagnant son pain sans une seule perte financière, voir avec des primes sanitaires à la clef pour certaines et certains.

On pourra toujours nous suggérer que nous étions en vacances tandis qu'eux allaient au turbin et que la princesse nous nourrissait, nous logeait, nous blanchissait tandis que nous paressions dans notre canapé face à la télé, genre t'es pas bien au chômage mais moi j'aurais profité à fond d'une année sabbatique même à 80% de mon salaire. Normal, les salaires de ces personnes qui parlent un peu trop bien et souvent dans les médias naviguent en général à un niveau salarial du double voir du triple d'un cuistot. Se contenter d'un 80% de salaire cela n'aurait donc pas été si effrayant que ça.

Le 21 mai, on aurait pu voir des pancartes du style. "SALAIRES DE LA RESTAURATION A 80%, MISERE SOCIALE A 100%". Au lieu de ça on aura genre "VIEUX MÂLE BLANC DE PLUS 50 ANS, RACISTE, SEXISTE, COLONIALISTE, CAPITALISTE, CASSE-TOI DE MA VUE!"

Comme je crains de me sentir mal à l'aise au milieu de ce joli monde vu ma couleur de peau, mon genre, et mon âge, je pense décliner l'invitation à venir manifester avec des jeunes qui pourraient bien confondre mon visage avec celui d'un gros porc capitaliste qui a en plus profité à fond de la pandémie pour s'enrichir encore plus.

Il est parfois difficile de différencier un capitaliste blanc d'un pré-SDF dans la misère. Il suffirait que ce dernier s'habille façon dandy Baudelaire pour qu'il fasse genre petit bourgeois Blanc excentrique qui pleure encore dans les jupes de sa maman pleine de pognon.

Belle jeunesse, le combat est ailleurs et ni l'âge, ni le genre, ni la couleur de peau, ni le vêtement font le moine ou le salaud.

https://www.letemps.ch/suisse/21-mai-convergence-luttes-s...

 

 

 

10/05/2021

Vivement les arnaques sanitaires de l'été 2021

Quelle foire d'empoigne s'annonce pour cet été 2021!

A votre bon coeur M'sieur Dame. On verra de tout. Des âges différents pour les enfants testés obligatoirement au PCR avant de franchir toute frontière; des vaccins insuffisants à l'entrée de certains pays qu'il faudra doubler d'un test PCR à l'aller et au retour avec les sommes conséquentes à débourser; des soudaines flambées du virus qui verront se fermer bars, restaurants, lieux de détente, et discothèques au nez et à la barbe de touristes frustrés; des amendes salées pour celles et ceux qui ne seront pas en règles; des falsifications de documents des tests covid et de vaccins covid proliférant partout et semant encore davantage de zizanie; des états policiers qui courront après les fraudeurs et les arnaqueurs; des médecins peu scrupuleux faisant copain-copain avec leur clientèle moyennant quelques jolis dessous de table pour le financement du jacuzzi et de la villa, ce luxe supplémentaire et bienvenu valant bien un petit coup de pouce de falsification sanitaire pour leurs potes; des Etats qui se livreront à la guerre des tranchées sur la reconnaissance réciproque des vaccins. Et sans doute d'autres joyeusetés toutes plus absurdes les unes que les autres à lire dans vos quotidiens préférés de l'été prochain. 

On s'attend de plus à l'alarme au virus indien, des rentrées massives de gens affolés par la fermeture stricte de certaines frontières envisagée par des Etats paniqués voyant que la vaccination est peu efficace face aux satanés variants du Continent Indien. Les Chinois cherchant même à fermer la frontière au sommet de l'Everrest quitte, sans doute, à faire basculer dans le vide quelques sherpas himalayens originaires du Népal. Nous ne sommes plus à quelques meurtres et violences sanitaires près, n'est-ce pas? Pourvu que le pays soit défendu contre le virus.

Détendez-vous cher ami-e-s lecteurs et lectrices. Le mieux serait de quitter quelques années votre maison, votre travail, vos amis, voir même votre famille, et de vivre seul dans votre petite cabane au Canada. Au fin fond de la grande forêt, les ours, les saumons, les plantes, les arbres, vous tiendront compagnie et ne vous feront aucun reproche si par hasard vous amener le covid-19 dans vos bagages d'être humain désocialisé. Tout se passera à la cool. Vous n'aurez pas à présenter un test PCR à Monsieur Ours ni un certificat de vaccination à Madame Saumon. Vous vivrez en symbiose avec les éléments, vous ne serez plus un pestiféré et un traître à la nation pour non collaboration à la grande expérience vaccinale planétaire. Vous ferez partie de la faune et de la flore en sachant qu'au moins là aucun flic, aucune surveillance, aucune personne ne vous signifiera de garder vos distances avec vos congénères humains.

Il suffit que mon patron me jette à la rue pour refus à la vaccination et je crois que mon non-avenir est tout tracé. Vivre quelques temps et mourir au milieu de la nature avec quelques animaux et les grands espaces de liberté. Une fin plus heureuse en tout cas que de rester dans ce monde de cinglés et de dégénérés qui part en sucette.

 

Après toi, le déluge me désarme

Savoir que tu t'en vas

pour penser à ton avenir

c'est comme me dire

que tu me quittes

parce que je n'ai plus d'avenir.

 

Tu peux me dire que je suis trop vieux

pour fonder notre famille.

Tu peux me dire que je suis trop pauvre

pour offrir notre sécurité.

Tu peux tout me dire

sauf me dire que notre amour

n'a pas été assez beau et lumineux

pour résister à notre destruction.

 

Vivre sans ton amour

c'est enlever ma respiration.

Vivre sans ton amour

c'est tuer mon inspiration.

Vivre sans ton amour

ce n'est plus vivre.

C'est déjà mourir

et envisager la fin du bal.

C'est juste continuer la route

comme un navire à la dérive

finissant sa longue traversée

sur les récifs d'un île déserte.

 

Je suis fatigué de l'amour,

fatigué de la vie,

fatigué de ce monde

qui s'enfonce tête  baissée

dans la haute technologie

sans aucune philosophie

autre que consommer

pour se sentir exister

fermant toutes les portes

aux poètes romantiques

perdus en ce monde d'algorithmes.

 

Je t'imagine chercher l'amour

et donner tes sourires

à celui qui te redonne espoir,

à celui qui sortira son porte-feuille

pour éponger tes factures

et t'offrir un nouveau départ

vers un avenir possible,

une ouverture pour ton coeur,

un beau mariage, un enfant,

ton idéal.

 

J'attends ton téléphone

chaque jour.

J'attends ton message

chaque nuit.

J'attends ta voix

venir parler à mon oreille

et ton visage se poser

sur mon épaule

après l'amour.

 

Je déambule comme un fantôme

qui n'a plus de corps,

un spectre nocturne

frappé de plein fouet

par la locomotive d'un TGV.

Accident de personne

sans personne sur la voie ferrée.

Accident de personne

sans mort de personne à déplorer.

Juste un homme dans sa maison

qui a perdu toute sa raison.

Juste un homme sans horizon

qui s'est construit

les murs de sa prison.

Juste un homme

qui va et qui vient

sans savoir où il va.

 

Est-ce que l'amour

est toujours sans issue de secours?

Est-ce que l'amour

frappe toujours les grands brûlés

comme la foudre s'abat sur un chêne?

Est-ce que l'amour

sans ton érotisme et ta tendresse

ne peut devenir que folie et détresse?

 

 

09/05/2021

Rendre les gens dépendants, but du marketing

L'esprit publicitaire du temps veut qu'un produit gagnant trouve son public cible grâce à un marketing bien orchestré.

A la base, bien sûr, il faut un bon produit finalisé et capable d'être produit industriellement pour à la fois satisfaire à la demande du marché et performant comme satisfaisant pour son public.

Depuis 50 ans, la pharma est entrée dans nos vies tout doucement puis assez frontalement. Depuis la crise du coronavirus c'est même carrément l'invasion planétaire avec nos jours et nos nuits occupé-e-s par l'angoisse et le décompte des mort-e-s et hospitalisé-e-s au quotidien. Il n'y en a plus que pour le Covid-19.

Toutes sortes de produits sont entrés dans nos vies. Le gel hydroalcoolique, les produits désinfectants pour les tables et les surfaces qui s'attaquent au coronavirus, entre autres, les masques, les tests PCR. les tests antigéniques rapides, les auto-tests à faire au domicile, les tests salivaires, les médicaments en tous genres, de la chloroquine en passant par le Remdesivir et autres vizirs au nom barbares tout aussi affûtés, aux médicaments révolutionnaires à base d'anticorps, la panoplie des instruments de guerre pour lutter contre le virus est impressionnant et fort coûteux pour ne pas dire désastreux pour les budgets familiaux sans pour autant garantir la liberté et la sécurité des personnes face aux ravages provoqués par le virus. Au contraire, la surveillance des déplacements des citoyennes et citoyens ainsi que les entorses gravissimes au droit de vivre et de circuler n'ont jamais pu être levées depuis l'arrivée du virus. Sans compter qu'une nouvelle montagne de déchets à éliminer a été créée provoquant une nouvelle source de pollution artificielle.

Arrive finalement les vaccins développés par centaines tout autour de la planète. Seule une dizaine, à l'heure actuelle, semblent être aptes à fonctionner parmi les candidats vaccins. Aucun d'entre eux n'a été développé spécialement par romantisme et amour inconditionnel du genre humain. Tous ont dû être financés par des investissements colossaux, privés comme publics, avant d'aboutir à un résultat acceptable. Tous ont été développés par des gens aux dents longues qui voyaient bien que les premiers sur la ligne de front seraient les plus aptes à générer des bénéfices monstrueux propres à faire d'eux les maîtres d'un nouveau monde pharmaceutique dont même les politiciens des Etats démocratiques ne pourraient plus contester l'hégémonie et la nécessité.

A partir de ce constat, les pharmas ont gagné la guerre sur toute la ligne. Non seulement, elles affrontent le virus et l'empêchent de se développer mais en plus elles décrédibilisent toute contestation possible, tout horizon autre que la vaccination comme passage obligé dans nos vies. En sachant que le virus saura trouver le chemin pour se développer quand même à travers ses variants, les pharmas savent que grâce à leur partenaire-ennemi coriace et ultra-résistant elles ont de très beaux jours d'existence devant elles et que leurs actions grimperont encore de façon exponentielle à la Bourse.

Est-ce que l'Humanité se portera mieux demain et que tous les contrôles et autres entraves à la vie seront levés? Non. Est que l'Humanité saura éviter l'apartheid créé entre vacciné-e-s et non-vacciné-e-s grâce à l'arrivée de la vaccination? Non. Est-ce qu'un jour notre dépendance aux différents vaccins nouvellement créés chutera drastiquement et que nous retournerons dans le monde "normal" d'avant? Non. Est-ce qu'on s'embrassera sans retenue et qu'on se tiendra par la main comme avant? Non.

Le vaccin ne nous ramènera aucune liberté fondamentale car la menace des variants du virus restera présente. Pour cet été, ce sont les variants indiens qui viennent d'être déclarés résistants aux vaccins actuels... Ensuite, on verra bien. Les grands gagnants sont les pharmas. Les grands perdants sont toutes celles et tous ceux qui ont souffert de la pandémie plus que certain-e-s autres. Les familles endeuillées, les gens interdits de travailler, les gens qui ont perdu leur job, les amoureux et les familles qui ont été séparés par les interdictions de voyager, les gens qui aujourd'hui vont se battre entre eux avec la haine au ventre et l'arrivée de l'apartheid social créé à partir de la vaccination et de son pass vaccinal.

Combien d'années de galère nous attendent dans cette guerre déclarée au virus? La décadence de nos sociétés modernes semblaient déjà amorcée avant l'arrivée de Covid-19. Avec lui, il semble que tout s'accélère encore et que l'espoir d'un monde meilleur et plus heureux s'efface à jamais.

C'est chacun pour sa pomme, cynisme raffiné à la clef. Et le peuple adhère. Que celles et ceux qui ne foncent pas avec bonheur à leur séance de vaccination soient maudit-e-s. Ils et elles n'auront que ce que les contestataires au système totalitaire méritent: la punition morale, l'interdiction de fréquenter les lieux publics et de voyager à l'étranger, le discours du réarmement moral des vacciné-e-s tout heureux-ses de passer à la piqûre chaque année pour conserver leurs droits sociaux les plus élémentaires.

Pendant ce temps, le virus n'aura qu'à continuer son travail de fossoyeur grâce aux guerres entre pays riches et pays pauvres, entre partisans et adversaires du vaccin. Il y aura de nouveaux morts en tous genres. Morts du corona, morts économiques et par suicide, morts de la solitude, morts dans des affrontements entre civils et civils ou civils et policiers, morts amoureuses à cause de conflits internationaux déclenchés grâce à des réciprocités vaccinales refusées entre blocs idéologiques. Faites vos jeux à la roulette russe. Rien ne va plus. Sauf le marketing vaccinal et les gens désormais accrocs à la vaccination qui prêteront bien volontiers leur bras à l'effort de guerre pourvu qu'ils gardent leur sacro-sainte liberté de circuler au sein des nations qui accepteront le vaccin prescrit par leur pays.

 

   

08/05/2021

La disloquation des particules du désir

Il n'y a plus un seul conte de fée qui tienne debout sur la route féministe.

A chaque histoire écrite par des conteurs du passé, vient désormais se greffer son lot de symbolisme abject, cette culture du viol bien installée qui serait avérée par quelques descriptions monstrueuses et malsaines, ce simple baiser du prince, par exemple, pour sauver Blanche-Neige de la mort serait en réalité un passage forcé à l'acte sexuel dont les petites filles naïves écoutant attentivement la lecture devraient terriblement se méfier et fuir comme la peste ou le choléra.

L'homme, ce gros macho avéré de toujours, ce chasseur sans coeur, ce gros porc sauvage et dégueulasse serait bien l'ennemi de la femme quelques soient les circonstances. Même horriblement romantique, même suicidaire et finalement mort suicidé en se jetant du haut d'un pont des soupirs imaginaire, l'amant transi aurait de toute façon voulu exercer sa pression maximale de mâle et sa toute-puissance amoureuse mais possessive sur la pauvre femme victime soudainement de harcèlement amoureux téléphonique pour un seul message désespéré envoyé par jour... C'est une possibilité juridique. Il faudrait en parler au juge parce que le type n'étant vraiment pas dans son état normal, il devrait avoir des circonstances aténuantes. L'abjection de sa maladie serait bien dans le message dépressif quotidien envoyé à sa belle mais non dans la mutilation amoureuse qu'il subit de force et contre sa volonté. Le suicide romantique comme seule option envisagée, l'homme qui aurait pourtant dû contrôler ses sentiments et ses mots d'amour même si sa situation sentimentale semblait désespérée et sans retour...

Et dire que les femmes en veulent généralement aux hommes pour leur froid cynisme séducteur en les prenant pour de purs objets sexuels...

Chacun et chacune se donnent la peine de culpabiliser celle et celui qui offensera telle ou telle sensibilité, heurtera son fort intérieur, blessera sa "juste" façon de voir les choses. Nos humanités ne sont plus du siècle des Lumières. Elles sont du siècle de l'Enfer ou l'autre devient cet enfer, ce pervers, ce vicieux, ce mauvais penseur, cet obsédé, ce malade, ce désaxé mental et sexuel, ce manipulateur, ce dominateur, vieille résurgence d'un patriarcat où la femme serait encore soumise à l'homme malgré des avancées formidables de la pensée féminine.

Hors la réalité est souvent tout l'inverse. L'homme d'aujourd'hui est bien souvent moderne, ultra-sensible aux causes féministes et à l'égalité entre les sexes. Il vit avec la libération de la parole féminine et souffre avec les victimes d'abus. Il tente de tenir compte des désirs et de la liberté de la femme qu'il chérit, offre des ouvertures dans toutes les direction possibles et imaginables, y compris sexuelles, exécute les volontés de sa princesse élue, lui achète sa villa, sa voiture de luxe, lui offre de beaux voyages ou alors un compte en banque si celle-ci n'en a pas encore un de suffisamment protecteur. Et s'il n'a rien de tout ça, il fait avec les moyens du bord, il donne tout ce qu'il a quand même jusqu'à sacrifier ses propres désirs. Souvent, les hommes modernes tombent dans le piège et culpabilisent à mort de l'image du gros porc que certaines femmes d'aujourd'hui lui renvoient. Ils s'emballent vite, deviennent trop amoureux, n'imaginent plus que de partager l'existence avec celle qui leur assure le rêve romantique parfait, l'amour, la paix, la sécurité sentimentale et le cocon d'un moment amoureux exceptionnel...

Le tableau est trop beau? Oui, bien sûr qu'il est trop idéaliste pour être vrai. L'homme reste un immonde porc enfermé dans les schémas mortifères des ultra-féministes. Dans la réalité, il ne serait que cette sale bestiole cherchant à acheter la femme, "sa salope", en la manipulant, et voulant la posséder que pour lui... L'homme, selon cette pensée féministe magique et satanique, lui offrirait alors tous ses désirs par pur intérêt égoïste de la tenir sous son joug, la dominer, et la jeter dans sa prison dorée. Rien ne serait naturel chez l'homme sauf son obsession pour la bagatelle. Tout serait savamment calculé et enrobé sous un écoeurant romantisme de façade.

Sinistre définition de l'homme. Sinistre vision de l'homme romantique fou amoureux qui voit alors son amour peu à peu se libérer de l'emprise amoureuse grâce à la simple nature, trois ans au maximum disent les spécialistes de l'ocytocine, de la dopamine ou autre sérotonine, l'ennui amélioré remplaçant ensuite la passion amoureuse et donnant au désir féminin la joie de connaître d'autres horizons masculins pour se sentir libre et affranchie de ce pauvre amoureux romantique qui ne l'intéresse plus guère que pour obtenir encore des faveurs financières et des avantages en tous genres...sauf sexuels. Mais l'homme est un sale porc, paraît-il, un sale porc obsédé par sa queue et son égoïsme.

Sauf que pour s'envoyer au septième ciel, sauf que dans le sexe partagé, on est toujours deux pour se donner jouissance et volupté...et que même après trois ans, et avec pas mal d'imagination et de désir pour ne pas blesser l'homme amoureux, la femme peut encore agir et accomplir des prodiges d'amour et de volupté même si sa chimie interne lui dicte le contraire et lui font penser que l'herbe sera finalement bien plus verte ailleurs...

L'homme n'est pas pire que la femme. Il est juste un homme et elle est juste une femme. Le conte de fée romantique se casse la gueule quand le moteur est cassé et que l'aventure ne peut plus continuer. Il est possible que beaucoup de femmes soient responsables de la casse du moteur mais qu'elles en font le reproche exclusif à l'homme, cet être abominable, égoïste et tellement obsédé par sa bite qu'il n'aurait pas pris soin d'entretenir correctement la flamme amoureuse.

J'ai des doutes. Je crois plutôt que l'homme d'aujourd'hui fait énormément d'efforts de communication et de compréhension avec son amour mais qu'au final certaines femmes préfèrent largement chérir leur liberté acquise qu'à essayer de réparer le moteur une fois qu'il a flanché et que la passion a dépassé les trois ans d'âge fatidiques.

Comme le climat, l'être humain semble être déréglé, pris dans la tourmente des divisions et des haines. Plus rien de très sympa ne se lit et ne se vit quotidiennement ni dans les journaux ni dans nos propres vies. Tout se transforme en offense, hargne, et division.

Je rêve toujours de luxe, calme, et volupté mais la princesse s'est envolée et semble à jamais partie ailleurs vers de nouvelles conquêtes. Le vieux mâle est obsolète. Il devrait se regarder dans le miroir. Il y verrait grave le vieux sorcier voulant la mort de la princesse ramenée à la vie par son nouveau prince charmant. Ultime cauchemar grotesque avant sa propre mort. Il ne serait pas, dans la réalité, le prince des poètes romantiques qui s'est sacrifié pour le bonheur de sa Belle.

Selon l'évangile révisionniste des ultra-féministes, il aurait été ce vieux porc typique et libidineux qui aurait séduit une jeune femme prostituée au bordel avec son pauvre fric de vieux blanc colonialiste et dominateur.

Maman, ton fils ne sait plus à quelle sainte se vouer. C'est comme si le bonheur d'aimer n'était qu'une illusion provisoire dont il faut se défaire à jamais pour éviter toute blessure mortelle et toute attaque d'un féminisme offensé et coupeur de têtes.