30/11/2020

L.M.R. : Le chiffon rouge du communisme agité par l'UDC

L'alliance pastèque a failli remporter une initiative historique au sujet de la votation sur les multinationales responsables ironiquement baptisée par mes soins initiative L.M.R.

Pour la génération nouvelle pour qui "L.M.R." ne dit rien, c'est l'acronyme de la Ligue Marxiste Révolutionnaire.

A la base, toute entreprise, PME ou multinationale, est de fait responsable de ses actes et de ses choix de partenaires afin de développer son rayonnement national et international. Donc, l'intitulé même de l'initiative paraissait tout-à-fait anachronique puisque évident.

Hors rien n'est évident dans le monde actuel. La raison de toute entreprise axée sur le Capital étant de faire d'abord du profit avant toute autre considération et états d'âmes moraux qui pourraient mettre à mal la bonne marche de l'entreprise, la rémunération des actionnaires, et au bout, ou au début, de la chaîne la survie de l'entreprise et celle de ses employé-e-s, il n'est pas si facile d'être toujours à la hauteur de ses propres responsabilités en tant qu'entrepreneur. La responsabilité morale d'une entreprise pouvant entraver et mettre à mal la responsabilité entrepreneuriale et commerciale, n'est jamais la bienvenue dans un système ultra-capitaliste tel que nous le vivons, système qui engrange les milliards au profit de quelques-uns au détriment de l'avenir global de l'Humanité et de notre Civilisation.

L'UDC, dont une partie des membres a pourtant soutenu cette initiative, tout comme des membres de partis bourgeois du Centre (PDC) et PLR, affiche désormais clairement sa crainte et agite, au diapason d'un Donald Trump qui n'a toujours pas reconnu sa défaite (!), le chiffon rouge en hurlant au diable communiste et en demandant aux partis bourgeois de se ressaisir contre cette Gauche pastèque qui voudrait entraver toutes les libertés individuelles selon les dires grossiers et mensongers de certains de ses membres.

Il ne s'agit pas de vivre dans un goulag ou un nouveau Staline dirigerait d'une main de fer en écrasant de son pouvoir le monde entier, jetant en prison ou fusillant toute pensée déviante et dissidente au régime. Ce n'est surtout pas d'un système à la Chinoise (communiste dans sa direction mais capitaliste dans sa réalité) que l'alliance rose-verte rêve pour notre pays et notre continent européen. C'est juste d'un espoir d'une liberté plus communautaire et responsable nourrie d'un idéal révolutionnaire qui tient compte de la situation du monde pour agir mieux et plus intelligemment afin de contrecarrer le désastre climatique et humanitaire, amplifié par l'irresponsabilité capitaliste mondiale, que se revendique cette Gauche actuelle, très loin donc du spectre dogmatique du bolchévisme ou du stalinisme des ancêtres.

Mais il est facile pour l'UDC de dénoncer cette alliance rose-verte qui fait de plus en plus plaisir à voir. On accuse de tous les maux celle et celui qui voudrait retrouver un équilibre et une balance démocratique plus acceptable et on décide, du côté de cette (très) riche bourgeoisie, de peindre le diable sur la muraille d'un avenir totalitaire alors même qu'on serait prêt à faire confiance à des types comme Blocher ou Trump pour écraser de toutes leur puissance financière un peuple, un pays, séparé clairement entre riches et pauvres, dominants et dominés, puissants et soumis.

Avec cette manière de faire et de voir majoritaire, alors oui, on s'écarterait alors très nettement de l'idéal démocratique pour aboutir à un régime totalitaire où rois et empereurs seraient remis sur le trône et où le bourgeois, de plus en plus irresponsable et tyran grâce à ses libertés individuelles chéries de plus en plus scandaleuses aux yeux des plus démunis, se trouverait caricaturé en Hitler à la petite moustache par les artistes de cette Gauche tant honnie et même haïe par une partie non négligeable de nos concitoyens et concitoyennes crispée sur ses acquis et ses droits individuels.

Je ne crois pas que notre pays ait envie d'un tel monde ni même que les bourgeois, dans leur majorité, désirent ce monde-là prôné par une partie de nos citoyens et citoyennes. Nous ne sommes plus au temps de Germinal. Nous sommes au XXIème siècle et nous vivons dans un monde intellectuel et culturel basé sur les progrès humains, économiques, technologiques, ou l'argent, qui coule à flot, ne sert pas la dictature mais le peuple dans son entier, avec le même objectif d'un monde meilleur et viable pour nos enfants et petits-enfants.

Merci à toutes celles et tous ceux qui se sont senti-e-s investi-e-s d'une mission pour rendre notre nation plus responsable et plus solidaire les uns des autres. C'était et c'est en réalité l'objectif final de cette initiative au drapeau orange pastèque révolutionnaire...et non rouge trotskyste révolutionnaire.

 

 

 

 

29/11/2020

Les brocantes, ce plaisir du trésor enfui et de l'objet vécu

Le coronavirus amène les gens à revisiter leur cave et leur grenier à la recherche d'objets superflus à vendre, voir d'objets d'arts que l'on expose plus dans son salon pour x ou y raisons.

Ces gens décident alors de gagner quelque argent pour mettre du beurre dans leurs épinards qui font grise mine par les temps qui courent. Des professionnels, aux babines alléchées, guettent les meilleures occases et essayent d'en tirer le meilleur prix... C'est de bonne guerre... Chacun et chacune devrait savoir le prix des objets qu'il et elle remettent en vente et s'intéresser du pourquoi et du comment grand-papa ou grand-maman avait eu cet objet auparavant... La brocante, c'est aussi un temps où il faut prendre son temps, démêler le vrai du faux, repérer le bonimenteur et l'arnaqueur, apprécier celui ou celle qui s'y connaît la moindre, accepter de payer un prix correct qui reste dans la fourchette acceptable du commerce équitable... Le meilleur moyen étant encore la mise aux enchères afin de mettre en concurrence les intéressés et ne prétériter personne.

En dehors des objets de collection, il y a tous les objets utiles, les habits ou les jouets d'enfants, par exemple. Et la brocante devient alors une vraie petite place commerciale solidaire où chacun et chacune peut y acheter des fringues ou un cadeau à ses enfants à des prix super sympa.

Comme quoi, il n'y a pas qu'Amazon dans la vie. Et n'oubliez pas. Avec un peu de savoir et de jugeote, vous pourrez aussi dénicher un super trésor qui vous mettra en transe émotionnelle...

Je vous parle en connaissance de cause. Alors brocantez de toutes les façons au lieu d'amazonez pour le bénéfice immense d'une multinationale! Je vous jure que c'est plus humain et tellement plus passionnel. D'autant qu'on y fait de vraies rencontres avec de vrais gens et pas seulement avec un colis postal qui nous arrive via un service postal avec d'anonymes personnes qui triment dans un centre de tri...et qui bossent pour quelques milliardaires.

La seconde main a de l'avenir et le trésor inespéré aussi. Il suffit d'avoir un peu de flair et de se cultiver la moindre...et puis, de notre temps, nous avons un outil exceptionnel à disposition: Internet. Les professionnels ne peuvent plus arnaquer les gens aussi facilement qu'avant. Que du bonheur! Le diable ne se cache pas toujours sur Internet. Il fait aussi la place à la divine connaissance.

28/11/2020

Henri Huguenin, graveur, emporté par une mauvaise grippe

Il y a tout juste un siècle, le 4 mars 1920, s'éteignait, d'une mauvaise grippe, le graveur Henri Huguenin, directeur artistique de la Maison Huguenin Médailleur au Locle.

Fils de Fritz Huguenin, co-fondateur de l'entreprise familiale,homme de constitution fragile, il fut un l'élève du grand médailleur français Hubert Ponscarme avant de rejoindre l'entreprise familiale comme directeur artistique. Son oeuvre personnel atteint sa maturité avec la création de médailles dont les modèles étaient souvent ses propres enfants au nombre de quatre. Fasciné par la figure humaine, la grâce féminine fît aussi partie de sa créativité.

Ci-dessous, une rare plaquette dont les modèles furent sans doute son épouse et un de ses enfants. Puis dans le lien affiché ci-dessous, la médaille "bébé après le repas". Voilà ce que dit de l'artiste le Musée d'Art et d'Histoire de Genève qui détient cette médaille depuis 1918:

 
Description
Monopole d’Etat, la médaille a longtemps été réservée aux princes et aux personnes célèbres. Les seuls enfants qu’on y voyait alors étaient les héritiers d’un trône. A la toute fin du XIXe siècle, elle devient aussi un support pour des créations libres et des sujets anonymes apparaissent entre les mains des modeleurs. Fasciné par la figure humaine, Henri Huguenin donne toute la mesure de son art dans ses portraits d’enfants. Il sait cueillir leur sincérité naturelle et cherche l’attitude et le détail vrais, le mouvement malhabile, qui traduisent l’émotion et la tendresse que nous pouvons éprouver face aux bébés. Et pour nous les restituer, il dépasse les contraintes de la technique : alors que la frappe impose normalement une netteté des reliefs, lui joue sur les flous et les fondus. Nés de l’observation de ses propres enfants mais tendant à l’universel, les modèles qu’il a créés dans son travail personnel auront un immense succès auprès des clients de l’entreprise familiale et seront réédités encore longtemps après son décès.
 
 
Et voici cette merveilleuse et rare plaquette d'Henri Huguenin avec le portrait unique de son épouse et de l'un de ses enfants. Admirable et touchant!
 

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Amour maternelle

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Le double H imbriqué caractéristique de la signature d'Henri Huguenin

 

 

27/11/2020

Le dernier voeu de Diego

 

 

 

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DIEGO

 

(d'après une photo de Natacha Pisarenko AP Photo, tous droits réservés,

d'avance merci de laisser ces artefacts vivre sur cette page)

https://fr.sputniknews.com/sports/202011271044839679-le-d...

La Vème République à bout de souffle

La Vème République survivra-t-elle à la Covid-19?

La dérive autoritaire du Président Macron et de son gouvernement ressemble à l'agonie de la Vème République qui tient pourtant la route depuis le Général de Gaulle en 1958. Soit la République la plus solide dans la durée depuis la IIIème République qui a duré 70 ans ( 1870-1940).

Cette Vème République a été faite pour de Gaulle et à travers la personnalité du Général. Une verticalité du pouvoir, un centralisme autoritaire, l'élection de l'homme providentiel protégeant la France de l'ennemi intérieur comme extérieur. L'Assemblée nationale et le Sénat n'étant que les deux caisses de résonance du ton présidentiel. Même le Premier Ministre a peu de contre-pouvoir à sa disposition pour corriger ou annoter une directive présidentielle sauf en cas de cohabitation au pouvoir entre Gauche et Droite.

La Vème République ne correspond plus aux attentes d'un peuple qui penche dangereusement vers ses extrêmes. La verticalité du pouvoir génère des ravages, de la frustration, de l'esprit revanchard, voir de la haine. Un manque flagrant d'horizontalité prive le pays de souplesse et de dynamisme régional. Ce manque d'horizontalité infantilise le peuple au lieu de lui offrir des responsabilités et de la compétence, comme en Suisse par exemple.

La Covid-19 vient encore amplifier les symptômes d'une Vème République qui est en fin de vie avec un Président Macron qui deviendra de moins en moins légitime, alors qu'il l'était déjà très peu, au fur et à mesure que les élections présidentielles arriveront.

Il est possible que la France soit confrontée à des troubles civiles d'une importance insoupçonnée encore jamais connue sous la Vème République. Pas de femme ou d'homme politique semble actuellement avoir l'envergure d'obtenir une réelle légitimité dans le cadre de ce régime.

Il faut déconfiner le carcan intellectuel actuel et se diriger vers des aspirations et des respirations qui puissent venir à bout du fascisme étroit des esprits parlant pour leur paroisse à l'exclusion de toutes les autres. Il faut réinventer la République et passer la VIème vitesse institutionnelle pour éviter qu'une guerre civile se propage dans le pays des Lumières. Il n'y a pas que l'Amérique qui risquait gros avec une éventuelle réélection de Donald Trump. La France aussi risque des troubles plus que conséquents, bien davantage que la crise des Gilets jaunes dans son ampleur et sa portée, dans le cas où la France ne trouve pas les moyens de se trouver des femmes et des hommes capables de s'élever au-dessus des chapelles idéologiques afin d'inventer les bases solide d'une VIème République.

Aux femmes, peut-être, d'oser proposer une ou plusieurs candidates à la Présidence qui proposeront de nouvelles pistes institutionnelles.

Mélenchon, pour la France Insoumise, pas plus que Marine le Pen, pour le Rassemblement National, ne semblent plus être en mesure de briguer la Présidence et de réinventer la France sur un ton plus léger et audacieux qu'un discours menaçant, tonitruant, excluant, et insultant pour l'autre partie du peuple, une présidence incluant les différences et surtout renonçant à la verticalité et à l'homme providentielle. La France n'a pas besoin d'un dictateur mais d'un collège de compétences nationales qui saura remettre le pays dans le bon sens.