07/02/2021

Restauration: minimum vital jusqu'à l'été pour le personnel?

La Suisse est riche. Mais la branche gastronomique et touristique du pays prend un tsunami en pleine figure depuis mars 2020.

Est-ce bien normal de payer la casse pour tout le pays afin que l'immense majorité de la population continue à vaquer à ses occupations et à (bien) gagner sa vie de façon ponctuelle?

Est-ce bien normal que la culture et l'hôtellerie-restauration paient le prix fort, elles qui emploient pourtant les citoyens et citoyennes parmi les plus mal rétribué-e-s du pays?

Et il faudra bien payer la casse d'une façon ou d'une autre après la fin de la pandémie. Est-ce que tous les gens qui ont déjà payé le prix maximum  de solidarité pour le pays devront-ils aussi participer à l'effort financier de la reconstruction? D'autre part, est-ce que les patrons de la branche hôtellerie-restauration tenteront-ils de rattraper les pertes sur le dos des salaires des employés et employées?

Stop! ça suffit! A Berne, il vous faut trouver les moyens de protéger efficacement la culture et la gastronomie contre la paupérisation de centaines de milliers de gens à qui on demandera encore des efforts redoublés pour sauver les bistrots, les hôtels, les spectacles.

Sinon, le mécontentement descendra dans la rue. Si les patrons ont déjà fait entendre leur voix, personne n'a entendu jusqu'ici les employées et employés. Un comble! La seule branche qui ne bouge pas quand elle perd près d'une dizaine de milliers de francs par travailleur ou travailleuse pour une année civil de travail, c'est la gastronomie. Syndicats, pourriez-vous préparer et organiser la riposte autrement que par des effets d'annonce dans les médias? Il est vrai que nous ne nous syndiquons pas facilement dans ce milieu. Mais bon sang, si vous voulez de nouveaux  adhérents et adhérentes en masse, il est temps de préparer la révolte dans la rue et pour de bon. 

Non? En attendant, je propose à nos sept sages de se payer au minimum vital et de redistribuer le reste de leur salaire à un fond de solidarité pour les familles les plus mal loties qui oeuvrent dans la restauration.

 

Une nuit sur son épaule

Une nuit sur mon épaule

tu l'as recouverte de ta grand voile.

Tu avais l'âge d'une enfant

dont je n'aurais pas été le père,

le grand large de notre aventure

sublimant nos différences d'âge.

 

Une nuit sur ton épaule,

j'ai parcouru des miles d'amour.

Vieux loup de mer à quai,

Vestale de l'amour en solitaire,

nous avons pris la Route de l'Utopie.

 

Depuis, à deux, en solitaire, nous réalisons

le tour du monde des songes.

 

à la garçonne qui m'attend dans sa tanière

comme une polissonne, une marinière.

 

 

 

 

 

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d'après une oeuvre magistrale d'Henri Huguenin, 1879-1920