26/02/2021

15 degrés à 1.300 mètres

Comme, à l'instar de beaucoup d'autres, je suis empêché de travailler dans mon métier, ma liberté contrainte (sic) me permet de m'adonner de la tête et des pieds à mes passions.

Le beau temps me faisant enfin sortir de ma tanière, j'en ai profité pour monter à l'alpage et y faire de l'exercice physique. A force d'hibernation, mon corps avait besoin de tester ses capacités. Mauvaises nouvelles pour celles et ceux qui me détestent où sont indifférent-e-s à ma personne, il semble que la musculature et les poumons tiennent le coup plus que prévu. Pour le moment, pas d'annonce nécrologique en vue, sauf imprévu.

J'en ai profité pour faire quelques tableaux de nature vivante plutôt que de nature morte. Oui. La nature est l'artiste, mon appareil photo et mon ordinateur font le reste du boulot. Donc je n'ai aucun mérite...d'ailleurs l'art gratuit ce n'est pas de l'art. Il faut de la valeur marchande, une signature, pour être artiste d'après tellement de gens qui ne s'arrêtent même pas et ne savent pas reconnaître un génie donnant un concert gratuit dans la rue. A ces gens, il leur faut la preuve par la reconnaissance des pairs, le succès, l'argent, les salles de concert, et la signature du musicien pour admettre le talent de l'artiste. Dans la rue, ils passent leur chemin sans même mettre une piécette dans le chapeau... Drôle de monde.

Mais revenons à la nature et sa créativité. et laissez-vous emporter par la rêverie d'un promeneur solitaire.

 

 

 

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L'étourdi de la forêt

 

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Iris au bord du lac

 

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Le vol d'Icare

 

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Fish, Sex, and Cut

 

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Le serpent de mer

 

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La belette

 

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La Tête d'oiseau

 

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Voyage en orbite autour de la Terre

 

 

25/02/2021

Les sacrifices des petits; les bénéfices des élites

En tant de guerre, les premiers sur la ligne de front sont les soldats, les infirmières, les femmes chargées de fournir l'effort dans les usines pour produire les armes de guerre qui vont tuer leurs maris, leurs amants, leurs frères....

Les grands qui dirigent la guerre, les présidents, les généraux, les capitaines d'entreprises, construisent les plans d'attaque et de défense et savent très bien qu'ils sacrifient le peuple tandis que les industriels engrangent d'énormes bénéfices. Voir Bührle-Oerlikon, et pire encore Saurer (durant la Shoah, des camions de Saurer Autriche (détaché de Saurer Suisse depuis 1937) de type BT 4500 et 5 BHw ont servi à gazer des victimes de Nazis, des modèles spécialement transformés à cette fin (Gaswagen) ayant été livrés à l'armée allemande par la Firme Gaubschat à Berlin, source wikipédia).

Aujourd'hui, nos gouvernements s'en remettent aux Pharma pour nous fabriquer le vaccin sensé vaincre la Covid-19. Durant toute la pandémie, celles et ceux qui ont d'abord fait les frais de la crise, ce sont celles et ceux qui travaillent au front des hôpitaux, ensuite les gens travaillant dans la Culture et les restaurants-hôtels, enfin les petits commerces de détail et boutiques d'artisans. Celles et ceux qui s'exposent le plus aux risques d'attraper la maladie sont à chercher parmi toutes ces professions exposées directement à la clientèle. Par la même occasion, ce sont aussi les métiers les moins biens rétribués dans nos sociétés modernes de type capitalistes qui avantagent plus que très largement les diplômes universitaires aux diplômes d'apprentissage.

A de multiples égards, nous représentons la chair à canon dans la lutte contre la pandémie. Alors que pendant ce temps, les riches s'octroient les aides gouvernementales à raison de milliards de dollars ce qui profitent bien entendu à la Bourse et ses actionnaires... Prochaines étapes du sacrifice: frein à l'endettement (donc budgets culture et prestations sociales réduit-e-s), inflation sur les biens de première nécessité qui touchera d'abord les bas salaires mais qui ne sera que peanuts pour les hauts revenus, et charges fiscales inchangées voir augmentées.

Vous ne trouvez pas que cela fait un peu beaucoup pour l'équilibre d'une société et le maintien d'une démocratie saine? Les déconcernés (terme que je viens d'inventer suite à une phrase grotesque et des mots osés de deux journalistes) ne trouvent rien à redire. Au contraire ils et elles s'interrogent.

"Mais l'Etat a comme ça de l'argent à dépenser pour ces gens qui font appel à vous?" en forme d'interrogation au directeur de l'Hospice de Genève qui demande aux gens dans la détresse de venir le plus rapidement possible frapper à la porte au lieu d'attendre une situation tellement catastrophique que le retour à la normale prendra des années et des années supplémentaires voir qu'il n'y aura plus jamais de retour à la normale si les gens attendent trop longtemps avant de demander de l'aide.

Où encore ce matin, un journaliste qui écrit dans un éditorial que "les décisions fédérales sont justes pour les personnes concernées". En quoi cela est juste de priver les gens de leur travail et de réduire leur revenu à 80% pour sauver la nation par leur solidarité tandis que d'autres empochent l'entier de leur salaire, vont avec leur jolie petite famille s'éclater sur les pistes de ski tout en continuant, bon gré mal gré, leur vie sans plus souffrir ni se soucier de celles et ceux qui "sauvent" la nation et son économie par le sacrifice demandé par Berne?

Fantassins, il est temps de dire au pays que vous existez et que votre vie compte tout autant que celles des élites.

Je dis ça. J'dis rien.

Bon bain de soleil sur les pistes, les élites. On attend votre médaille pour bons et loyaux services rendus à la Patrie.

 

Rouletabosse

Tu peux me dire

ce que je foutimasse

à ne rien faire d'autre

qu'à t'écrire Godasse,

Godasse boit la tasse,

Godasse mange-rapace,

Godasse perd sa place?

 

Regarde cette vie

qui s'arrête à mon palier de porte,

ces visages absents

réduits aux expressions virtuelles,

ce silence de cathédrale dans mon lit

et ses nuits mortes sans amour.

 

J'ai pris les traits de la fée Carabosse

mais je suis Rouletabosse

le marin resté sur le quai

 jeté loin des spots TV,

loin de la vague populaire.

 

Les jours sans toi

sont des jours perdus.

Les jours sans nuit

sont des jours pendus.

 

Reste à savoir

pourquoi je trace la route

avec ces vents de déroute.

Reste à savoir

pourquoi ce livre maudit

sur les pages d'à côté,

ses phrases sans réponse

noyées par ce bruitisme infernal,

ce public sans expression

au bord de l'abîme,

ces dizaines d'année

à voyager dans ma montgolfière

comme un chasseur d'atmosphère,

un révolté de la vie,

un détraqueur de système et de théorème,

terroriste affamé d'amour nostalgie

plutôt que tueur bourré d'idéologie.

 

La bande passante

me rappelle à toi.

Le passé me hante

et l'avenir ne me sourit plus.

C'est comme si la vie

m'avait guidé sur les routes

vers ces déserts de solitude.

 

Les chanteurs s'en vont au paradis

et mon adolescence revit sa vie

dans la chambre de la Cité universitaire.

 

Qu'est-ce que j'ai raté dans mon jeudi,

dis-moi Lili?

Qu'est que j'ai oublié dans mon jeudi,

dis-moi Cricri?

 

Ma vie n'a pu être dévoilée que par un fou

 

Edvard Munch dédicace

 

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L'Amour au temps de Covid

d'après l'oeuvre tragique d'un artiste lausannois de la Rue de Maupas

 

24/02/2021

Nous ne sommes plus bien loin du niveau de l'amer

Les mesures fédérales restent. La culture et la restauration trépassent.

"Nous sommes au fond de la vallée et nous y restons" a dit cet après-midi notre Ministre de la Santé. Mais si l'on veut user de métaphores géographiques, alors nous pourrions dire que nous naviguons plutôt au sommet du col de la Vue-des-Alpes et que le niveau 0 de la mer est encore bien loin de notre horizon.

D'ailleurs c'est le 1er mars qu'est prévu le chant de la révolte des estaminets et que les marcheurs et marcheuses partiront de la Chaux-de-Fonds pour marcher sur le Château et dégager du Prussien fédéral en faisant de la Cour du Château et de la Collégiale un bistrot géant à ciel ouvert qui servira la soupe aux pois populaire avec le jambon à l'os et la choucroute au prix de fr.30.--par personne, mesures sanitaires respectée (les murs de la Collégiale sont très accueillants) recette reversée aux familles de restaurateurs et d'employé-e-s les plus gravement touchées par les décisions fédérales...

Fritz Courvoisier sort de ce corps. C'est hélas une fake news. Rien n'est vraiment prévu dans ce sens et à ma connaissance ce genre de solidarité n'est pas vraiment d'actualité entre patrons et employés dans le milieu de la gastronomie. Allez savoir pourquoi...

Soit. Nous sommes donc dans la situation où les bistrotiers et gens de culture vont devoir patienter encore. Mais jusqu'à quand? Car si l'épidémie reprend de l'activité à cause des nouvelles mesures prises de réouverture pour les jeunes et les commerces autres que ceux de la restauration, cela peut repousser le droit au travail et de gagner notre croûte au mieux en mai prochain, au pire en juin ou juillet, une fois la campagne de vaccination largement engagée.

Ce n'est pas possible de laisser des travailleuses et des travailleurs avec moins de 80% de leur salaire durant de longs mois alors même qu'ils et qu'elles gagnent déjà très peu dans cette branche.

Ce n'est pas possible de laisser beaucoup de petits restaurateurs et restauratrices crever et finir en faillite. Les plus gros s'en sortiront grâce aux aides importantes octroyées à ce type de commerce et ils boufferont encore des parts de marché à la réouverture des bistrots. Merci Berne et les cantons de donner beaucoup aux plus riches et quasi rien à celles et ceux qui dansent quotidiennement sur la corde raide mais adorent leur métier d'indépendant-e-s et le contact avec leur clientèle.

Faudra-t-il s'expatrier pour espérer retravailler un jour dans des conditions normales et des salaires à 100%? Parce que oui. La galère du personnel ne s'arrêtera pas à la reprise de l'activité. Les patrons feront tout pour garder leur droit désormais acquis au recours des RHT. Donc après 9 mois en 2020 et peut-être 9 mois en 2021, les employées et employés de la branche auront subi au bas mot une année et demi de restriction salariale!

Est-ce que le reste de la population qui garde son droit au travail grâce à la solidarité de celles et ceux qui n'ont plus le droit de travailler n'est pas gêné d'une telle situation injuste? Parce qu'à ce jour, je ne vois pas le reste de la population se soucier sérieusement de ces centaines de milliers de gens qui vont continuer de s'appauvrir et de s'endetter. Personne ne cherche de solution satisfaisante. Berne refuse de donner le 100% des salaires dans un soucis de ne pas creuser un endettement abyssal. Mais pour les pharmas, ce sont des milliards qui ont été engagés par la Confédération, et les salaires, dans ce milieu de formation supérieure, sont plutôt avantageux et très loin de nos salaires de misère.

Alors on fait quoi, les gens? On descend de la Chaux-de-Fonds en passant par la Vue et on va préparer une bonne soupe aux pois et une choucroute devant le Château de Neuchâtel? Chiche?

J'attends vos propositions... Profiteurs et profiteuses de la situation, s'abstenir. Merci.

P.S. En consultant ma page personnelle, je constate que ce billet est exactement le 6.000ème de ce blog.C'est savoureux. Encore un effort, camarade, le sommet de l'Everest est en point de mire pour 2027-2028 ? Après, je vous foutrai à tous et à toute la paix éternelle.

 

 

Le vaccin, ce poison social

Israël est en train de montrer le pire exemple de ce que la campagne de vaccination totalitaire peut produire sur les populations.

Le ou la non-vacciné-e y est sommé-e une dernière fois de se faire vacciner sinon il et elle porteront l'étoile jaune symbolique de la sous-personne n'ayant pas suivi les "recommandations" de l'Etat, recommandations qui s'avèrent de la pire des hypocrisies puisque, de fait, le vaccin est rendu obligatoire si les gens veulent continuer à vivre normalement, circuler et participer à la vie sociale, garder tout simplement leur droit au travail.

Ne pas être vacciné contre la Covid n'est pas plus dangereux pour autrui que de ne pas se vacciner en hiver contre la grippe saisonnière qui provoque elle aussi des morts chaque année parmi la population. Est-ce que nous allons tous et toutes culpabilisé-e-s et désormais nous faire vacciner obligatoirement pour éviter les décès dus aux grippes saisonnières? Est-ce que les patrons pourront désormais jouer avec notre santé et nous imposer tous les vaccins qu'ils désirent pour qu'on ait le droit de continuer à travailler dans leurs entreprises? Et qui en plus payera à l'avenir tous les rappels de vaccin? L'Etat où l'assuré-e qui devra chaque année déboursé de sa poche  le prix de la vaccination à cause de la franchise obligatoire et se verra de plus confronté à une nouvelle hausse des primes puisque, pour les caisses-maladies, le coût du vaccin, bien qu'assumé financièrement par les personnes, condamnera toute franchise à une moins-value de l'ordre de fr.70.-- à fr.100.- à cause du coût de la vaccination assumée par la citoyenne et le citoyen.

Il faut arrêter de nous mentir sur les conséquences de la vaccination obligatoire et de son coût monstrueux sur la société. Il faut arrêter de nous mentir sur l'efficacité soi-disant prodigieuse du vaccin sur toutes les souches de ce virus. Il faut arrêter de nous mentir sur les possibles dégâts de santé du vaccin sur une partie de la population alors même que nous n'avons aucun recul à moyen et longs termes sur les effets secondaires de ces nouveaux vaccins.

Il est inadmissible que le vaccin anti-covid envahisse à tel point l'univers de nos existences. Un vaccin obligatoire est fait pour protéger contre une maladie qui provoque la mort ou au minimum des complications très graves sur toutes les couches de la population. La tuberculose, par exemple, est une maladie contagieuse et dangereuse pour tout le monde. Et le vaccin BCG se justifie d'autant que nous avons aujourd'hui le recul nécessaire sur sa dangerosité. Hors même ce vaccin ne fait pas l'objet d'une contrainte sociale aussi forte et il n'est pas obligatoire.  On ne traite pas comme des parias et des exclus de la société les gens non-vaccinés ou immunisés contre la tuberculose. Et on ne les traite pas de danger public non plus. Nous vivons actuellement une psychose collective à l'échelle mondiale absolument délétère et très toxique pour nos consciences.

Nous sommes tous et toutes potentiellement un danger pour nos familles, nos voisins et voisines, parce que les virus circulent sur la Terre depuis la nuit des temps et qu'ils font partie intégrante de notre défense immunitaire. Jamais nous n'avons connu pareille dictature sanitaire qui veut s'imposer sur nos vies au dépend de notre droit à refuser un traitement préventif qui inquiète certains et certaines plus qu'il ne les rassure.

Israël est le mauvais exemple à suivre. Il a l'habitude de l'apartheid social et ce n'est pas du tout à son honneur après la catastrophe que les Juifs ont vécu lors du dernier conflit d'ampleur mondial. Nous pas. L'apartheid n'est pas dans nos gènes et il serait bien qu'il ne le devienne jamais. Donc, il faut essayer de garder la raison avant de créer une catastrophe sociale de plus dans notre pays.