07/04/2021

Les délits qui font mal: 6943 à 396

Qui a dit que la femme n'était pas meilleure que l'homme?

Pourtant, dans la réalité bien froide du monde carcéral, en 2019 et en Suisse, qui n'est pas particulièrement reconnu comme un pays dirigé par des autocrates, c'est une femme pour plus de dix-sept hommes qui finit en prison pour violence ou faits graves dirigés envers des personnes.

Même si l'on veut croire que des mouvements sociaux, nés grâce aux réseaux sociaux, pourraient changer sensiblement la donne, il n'en est rien actuellement. Des courants musicaux comme le rap, connu comme particulièrement sexiste et diffusant trop souvent des paroles violentes et insultantes, ont le vent en poupe parmi la jeunesse qui écoute exclusivement ces genres musicaux aggravant ainsi la propension à la survirilité et aux actes de violence dans la société.

Ce chiffre montre qu'il serait nécessaire de féminiser le pouvoir de toute urgence et que des hommes, assez lucides et alarmés par cette statistique affligeante, devraient avoir la volonté de porter au sommet des exemples féminins de bonne gouvernance. Il en va de la santé de la démocratie et de sa survie surtout par tant de pandémie mondiale. Le potentiel développement criminogène de l'homme ne peut qu'aller en s'aggravant si nos sociétés se dotent de pouvoirs autoritaires et totalitaires décidés à ne laisser qu'une variante de la vérité s'exprimer et à s'imposer pour toute la société. 

Les femmes ont un rôle très important à jouer pour ramener la confiance et rassurer une société déboussolée et soumise à de terribles interdits et de nouveaux diktats décrétés par des lois d'urgence et d'exception. Les hommes n'ont sans doute pas les mêmes compétences en matière d'apaisement et de paix. Ils sont plutôt les catalyseurs des divisions et à la naissance des mouvements radicaux et extrémistes. Il est vrai que certaines femmes aussi peuvent jouer aux hommes et, par ce mimétisme au masculin, devenir des personnes peu sensibles aux différences et aux droits des minorités pensantes et agissantes à exister même par temps de pandémie et de ce tout à l'hygiénisme et aux impositions vaccinales exercées par la majorité de citoyennes et citoyens apeuré-e-s et conditionné-e-s par un virus dont on nous matraque 24 heures sur 24 et 365 jours par année de sa terrible dangerosité alors qu'il fait bien moins de morts, surtout parmi les gens de moins de 80 ans, que les cancers, les accidents de la circulation, ou les maladies cardio-vasculaires.

Les décisions injustes prises par nos gouvernements se paieront un jour ou l'autre. L'appauvrissement forcé des uns et des unes déjà soumis-es à des salaires largement inférieurs à la moyenne du pays et cela au bénéfice exclusif du reste de l'économie de notre société couplé au manque de relais solidaires parmi les syndicats et les milieux patronaux pour combattre cette mesure absolument détestable et injustifiable sur une longue période (seul 80% des salaires versés à travers les RHT à travers cette minorité de travailleurs et travailleuses) n'est qu'une bombe à retardement dans l'aggravation de la criminalité et des tensions sociales pour notre pays.

Il est possible qu'une gouvernance majoritairement féminine aurait été plus à même de redonner de la dignité et de la valeur à ses métiers méprisés dans leurs droits fondamentaux à vivre de leur salaire même par temps de pandémie. Au lieu de cela, on a surtout vu une société soutenir, à travers les médias et les politiques, patrons et patronnes de la restauration dont tout le monde s'est ému pour leur situation en ignorant quasi totalement les travailleuses et travailleurs de la branche se retrouvant à des revenus planchers proche du minimum vital, soit des revenus de personnes déjà exclues du marché du travail et se retrouvant aux services sociaux.

Avoir permis cela, et surtout, n'avoir pas eu de syndicats ni de patrons se mettant vent debout pour soutenir la branche de la restauration, et les employé-e-s travaillant dans ce secteur, montre à quel point le monde actuel permet cyniquement d'abandonner des gens à leur détresse humaine tout en leur demandant de fort gestes de solidarité avec la majorité de la population. Hors des gens se sentant ni défendus dans leurs droits ni soutenus par la population, sont des personnes ayant un potentiel d'agressivité élevé pouvant déboucher sur des différents irréconciliables et des actes d'agression.

Ne pas avoir compris cela et avoir fermé les yeux sur les conséquences de cette politique un peu trop facile d'exclusion massive d'un secteur d'activité pourrait mener certains hommes à des actes d'agression et de violence supplémentaire.

Une société gravement malade de ses injustices ne peut que créer plus de violence parmi les hommes qui sont avant tout le sexe encore prédestiné, formaté en cela par les schémas de l'éducation et de l'instruction, à ramener la nourriture au domicile et à protéger les siens de la pauvreté.   

Un homme à qui l'on retire son droit élémentaire à exercer son travail et à vivre des revenus de son travail risque d'être plus violent qu'une femme à qui l'on impose le même traitement inégalitaire.

6943 hommes condamnés pour actes violents contre 396 femmes. Cela donne à réfléchir sur la façon dont l'homme serait toujours celui qui doit montrer qu'il a les capacités à se faire respecter à travers la violence et non à travers des équilibres civils et démocratiques bien huilés lui permettant d'être au minimum considéré et respecté par la société...

Il est temps que les femmes montrent que pour une vraie égalité homme-femme, elles doivent aussi se montrer des femmes de pouvoir éprises de plus de justice et d'égalité parmi toutes les couches de la population.

https://www.letemps.ch/opinions/virilite-coute-cher-socie...