13/04/2021

Le 10ct suisse dans le Livre Guiness

La plus vieille monnaie du monde encore en circulation est helvétique.

Pour celles et ceux qui ne le savaient pas encore, le Livre des records du monde, le Guiness Book, a homologué la pièce de 10 centimes suisse dans sa dernière édition comme la plus vieille monnaie du monde encore en circulation.

C'est donc depuis 1879 que la tête d'Helvétia trône avec la frappe monnaie que vous connaissez toutes et tous. Depuis, elle est indéboulonnable et elle fait un peu, il faut le dire, le désespoir de certains numismates helvètes et étrangers qui ne font que rajouter, année après année, la même pièce dans leur collection, exception de l'indication de l'année de frappe.

Même au point de vue de la valeur pécuniaire des anciennes monnaies, cela ne fait pas vraiment l'affaire des amateurs de numismatique. Les monnaies suisses de tout le 20ème siècle, sauf les grosses thunes des années 20, se collectionnent généralement à des prix plus bas que les monnaies françaises, par exemple, pour la même période. La France a bien plus souvent modifier sa monnaie alors que la Suisse ne l'a jamais fait depuis maintenant bien plus d'un siècle pour la majorité d'entre elle comme le 10ct, le 20 centimes, le 50 centimes, le 1 francs, et le 2 francs. Sauf qu'en 1968, la Suisse a abandonné l'argent comme métal de frappe, à partir du 50 centimes, pour préférer le cupronickel, alliage sans valeur précieuse.

Je vous ai parlé, il y a quelques temps de ça, d'un 10 centimes suisse très curieux que j'ai rebaptisé le "Bourbaki". En effet, ce 10 centimes représente une tête de soldat de la fin du XIXème siècle et non la tête d'Helvétia. La pièce est datée de 1883, soit quatre ans après la création de la frappe de 10 centimes qu'on connaît encore aujourd'hui. Le plus étrange c'est qu'aucun faux-monnayeur ne pouvait avoir l'intérêt de créer un tel 10 centimes pour l'écouler sur le marché. En regardant de très près la pièce, le travail est extrêmement minutieux et ressemble comme deux gouttes d'eau à la vraie pièce hormis son effigie différente. Le poids, le diamètre, l'épaisseur sont rigoureusement respectés. Comme sont respectés la police d'imprimerie des lettres et des chiffres ainsi que l'espace entre les lettres. En tous points, cette monnaie reprend les canons et l'esthétique de la pièce originale, sauf le visage et peut-être l'alliage de métaux utilisés qui, à l'analyse, pourrait se révéler un peu différent de la vraie monnaie fédérale.

Alors par qui et en quelle occasion ce dix centimes venu de nulle part, de facture très professionnelle, presque conforme à l'original, a-t-il été frappé? Et pourquoi, apparemment, un seul exemplaire connu (nulle part je n'ai retrouvé un autre exemplaire similaire jusqu'à ce jour)? 

Je lance un appel de recherche. Si quelqu'un ou quelqu'une peut m'aider, ce serait sympa...dans l'optique de la connaissance historique de cette monnaie vraiment extraordinaire.

 

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Le "Bourbaki", cette pièce de 10 centimes suisse très étonnante et apparemment unique.

https://www.20min.ch/fr/story/deux-records-du-monde-pour-...

 

 

Les terrasses et les terrassé-e-s

Demain, le Conseil fédéral va probablement céder de manière partielle aux exigences de l'économie.

Nous allons très prochainement ouvrir les terrasses de restaurants. Pour le bénéfice de toutes celles et tous ceux qui piaffent d'impatience de prendre l'apéro et manger entre potes ainsi que pour quelques établissements privilégiés qui seront débordés de travail du fait de la distorsion de concurrence.

Parce que oui, si certains pourront ouvrir leurs portes, d'autres continueront de souffrir et à crevoter avec les aides minimales de l'Etat. Je parle ici des employé-es et non des patron-nes dont personne ne sait l'aide réelle accordée entre la Confédération, les aides cantonales, et les bailleurs ainsi que les assurances contractées. Certains patrons, j'en suis absolument certain, s'en tirent fort bien par temps de pandémie alors que d'autres font et feront encore faillite. C'est comme ça. Personne, et surtout pas les employé-e-s, ne peut savoir le montant global de l'aide apporter aux patrons tant cela varie pour chaque cas personnel. Il y a comme qui dirait ceux qui tiennent à rouvrir coûte que coûte leur bistrot pour une question de survie et ceux qui ont reporté leur temps libre, largement indemnisé, sur d'autres activités commerciales. A un indépendant, on ne demande pas de soustraire aux aides reçues ce qu'il va gagner ailleurs grâce à son ou ses restaurants fermés. A un employé recevant le minimum vital, on demandera des comptes si par hasard il réussit à dénicher une autre activité partielle dans un autre domaine. C'est le prix légal demandé aux travailleurs et travailleuses sous le régime des RHT... et les avantages d'un indépendant qui a su diversifier ses sources de revenus tout en touchant de la bonne thune étatique pour l'activité à l'arrêt...

Nous allons donc vers des mois assez difficiles où certains pourront à nouveau travailler et d'autres devront rester à la maison en attendant l'été et un retour au boulot, cela pour autant que la Confédération décide de nouvelles mesures d'assouplissement comme ils disent.

En attendant, on espère que nos patrons pleurnicheurs sauront rester décents à notre retour et qu'ils ne chercheront pas à profiter davantage de la situation pour mettre la pression sur les salaires, le droit aux vacances, et les horaires de travail. Parce que le bal des RHT continuera encore quelques mois au moins si la loi Covid passe, ce qui est souhaitable à certaines conditions, et que nos chers patrons s'en serviront pour jouer la flexibilité à outrance avec nous qui avons déjà vu nos revenus fondre depuis plus d'une année vers le minimum existentiel. Franchement, on n'a pas besoin de cela. Sinon autant se retrouver au vrai chômage pour échapper à ça, cette toute-puissance d'exploitation patronale qui ne dit pas son nom par temps de covid...