17/06/2021

Une équipe nationale pataude plutôt que costaude

La Nati ne fait plus rêver le pays.

C'est le constat tranchant et peu optimiste au lendemain d'une défaite mortifiante face à l'Italie. Une seule réelle action de but, le sentiment durable d'une Suisse dans ses petits souliers, un Shak qui n'est plus un requin des 16 mètres mais un footballeur anonyme tout ce qu'il y a de plus emprunté, sans éclair de génie, un Granit Xhaka qui fait sa blonde mais qui ne dirige plus rien sur le terrain, des joueurs qui restent sans voix ni pied d'or après avoir joué les Samson chez le coiffeur italien, et une soirée mortifère qui finit par tuer cette équipe nationale sans nom ni caractère et ne sachant ni se faire violence ni se redonner une fierté pour remonter un score défavorable.

L'Italie était-elle si dominatrice techniquement et physiquement ou est-ce l'expression d'une Nati sans âme, peureuse, sans conviction, qui, depuis le match amical contre les Etats-Unis, ne sait plus vraiment quoi faire avec le ballon dès que l'équipe est pressée par l'adversaire dans le camp helvétique?

Nous n'avons pas vu une équipe. Nous avons assisté à la déroute de joueurs qui n'ont pas la rage de vaincre et de se battre contre l'adversité. Pourtant, le premier but annulé pour l'Italie aurait dû annoncer un déclic dans les têtes. A ce moment là, mentalement, la chance semblait être avec la Suisse. Mais non. Notre équipe nationale n'y a vu aucun signe prémonitoire. Elle a continué à déjouer son propre jeu. Sans inspiration, la défense s'est faite trouer de toutes parts par les attaquants italiens. Entre la défense et l'attaque, il n'y avait pas de milieu de terrain mais une tranchée béante, et devant, Embolo, comme Seferovic et Shaquiri n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes. Quant au dernier rempart helvétique, il avait comme de la colle sous ses chaussures...peut-être déjà envolé quelque part pour aller rejoindre son épouse.

Il y a du soucis à se faire avant Bakou et le match contre la Turquie. Si les Turcs se réveillent et que la Suisse reste dans sa torpeur et son insignifiance, on peut craindre la plus grande des humiliations depuis ces trente dernières années pour notre Nati.

Vladimir Petkovic est désormais sur un siège éjectable. Une belle victoire à Bakou et une qualification in extremis pour les huitième de finale lui permettra de redorer son blason. Tout autre résultat devrait signifier la fin de son mandat au sein de l'équipe nationale.

A notre équipe de se révolter et de nous prouver qu'elle en a encore sous le capot. Il nous faut le miracle de Bakou et non une débâcle de plus. Yann Sommer, sur le chemin de devenir papa, doit absolument, sur le terrain, où auprès de son épouse et de leur enfant nouveau-né, être à la renaissance de notre équipe nationale méconnaissable.

La Suisse ne peut pas quitter l'Euro sur une défaite et un non-match de plus. Ce serait vraiment trop.

Hop Suisse! Que la force de Dieu et de Samson soit avec nous dimanche prochain.