04/10/2021

Archipelagos

Tu dessines une esquisse

entre mes cuisses.

C'est beau le temps des narcisses

dans les prés enneigés de fleurs.

C'est beau l'amour d'une femme

donnant naissance

à un enfant né de la science

et de sa liberté féminine.

 

Pourquoi cette crainte de l'homme

pour qu'il ne soit pas le père?

Trop d'abus, de violence et d'oppression;

trop de contrôle, de contrainte et de possession;

trop de manipulation, de diktat et d'emprise;

trop de mauvaises surprises, de mépris subi

dans ta vie de femme.

Alors tu as choisi ton chemin

en solo avec ta fille parchemin,

en solo avec tes rêves audacieux,

en solo avec tes amours capricieux,

ton corps libre dans les cieux,

tes désirs bien à toi sur notre Terre,

sans rendre compte de rien

à un homme trop amoureux,

sans justificatif de sortie

et de rencontres nocturnes,

sans disputes et scènes d'insultes

au retour à la maison.

 

Tu ne seras jamais ma femme

mais la femme de ma vie actuelle,

la femme qui sait me parler

dans la douleur et la récompense,

la femme qui sait me calmer

dans la douceur et l'espérance,

la femme qui sait m'aimer

dans la liberté et l'ouverture,

La femme qui a su enfanter

dans la révolution de ton corps

et sans l'approbation de mon amour.

 

C'est peut-être l'amour bizarre

le plus étrange qui soit.

C'est peut-être l'amour bizarre

le plus étranger à la Loi,

à cette domination ancestrale

des hommes,

C'est peut-être l'amour bizarre

le plus ouvert à l'amour.

 

Peut-être suis-je l'homme

qui comprend ton choix.

Peut-être suis-je l'homme

assez sage ou fou de liberté

pour briser et renoncer

à la loi ancestrale

des hommes et leur dominance

sur les femmes et leur soumission.

 

Peut-être que notre amour est bizarre

avec cet enfant né du hasard

entre prodige de la science

et ta volonté de femme.

Peut-être que notre amour est aussi rare

qu'un edelweiss sauvage

épanoui entre deux failles de roche

en haut de la montagne magique.

Peut-être que j'aurais du laisser tomber

et trouver une femme plus docile

mais alors tout ce qui est trop facile

n'est jamais une course libre aventureuse

vers la perfection amoureuse;

mais alors tout ce qui est trop futile

n'est pas un diamant taillé avec la grâce divine

mais une méchante souillure de Satan déposée

à la va-vite pour assouvir son plaisir fugace

sur le corps de la femme-esclave et soumise;

mais alors tout ce qui est béni

dans notre relation intime

deviendrait cet enfer conjugal banal

à force de domination coutumière

pour que tu restes fidèle et près de moi,

pour que tu te soumettes à ma loi,

que tu regardes les enfants grandir

avec des yeux embrumés

et cette envie horrible de me quitter

et d'en finir avec cette prison d'amour.

 

Pour embellir chaque jour notre amour

cette belle chanson de Gaël Faye.

 

Le coup du sombrero

J'irai cueillir ta fleur

à fleur de peau.

Personne ne me fera la peau

avant l'aube

même si je fais de la daube,

même si personne ne me lit,

même si personne ne me regarde,

même si je ne suis qu'un inconnu

sur la scène publique.

 

Je suis un Peau-Rouge à peau blanche

avec mon arc et mes flèches d'amour

qui virevoltent sur ton dance floor

dans cette sun dance avec toi.

Et si les peaux de buffles et de mufles

m'arrachent les chairs,

c'est le sang des révoltés

qui bout dans ma chair,

le sacrifice des condamnés

qui se sont battus

pour toutes nos libertés

et n'ont récolté que la tempête

et le peloton d'exécution

pour toute récompense.

 

Ton corps que j'ai perdu

depuis si longtemps

frôle mon corps affamé

que je n'ai plus nourri

depuis si longtemps.

 

De tes parfums d'amour,

de tes rires innocents,

de tes gestes indécents,

de ton minou incandescent,

je n'ai jamais oublié

la joie et la félicité,

la liberté et la jouissance.

 

Vois-tu la Terre comme je la vois

et le Ciel comme je le crois?

Voix-tu ma vie, ma croix,

entends-tu ma rébellion, ma voix,

et toutes mes blessures invisibles

sur ma peau blanche et rouge

ou rouge et blanche

comme le drapeau suisse?

 

Vois-tu de là-bas de chez toi

que je t'attends d'ici de chez moi

dans ce pays pas comme les autres

cachant dans un bunker atomique

son incroyable génie de beauté

derrière son voile de pudeur

et ses banques bien trop visibles

camouflant ses valeurs ancestrales immatérielles

dans un bunker bien à l'abri des voleurs

comme les incomparables Tournesols

de Vincent Van Gogh,

exception culturelle sur la Terre,

où les femmes et les hommes votent

sur tout et sur rien,

même sur le droit à l'amour pour tous,

même sur la fin de l'apartheid sanitaire,

même sur les jeux d'argent,

même sur les droits d'un Conseiller fédéral

à rouler en limousine officielle

en compagnie d'une belle allumeuse

de feux d'artifices de première déroute.

Les feux de la passion un 1er août.

Les fruits de la révolte un 28 novembre.

Et Alain qui en ravale son chapeau

après le coup du sombrero.

 

 Je veux te revoir au pays

avec ta fille nouvelle-née

qui illuminera ton regard et le mien.

Je veux te revoir dans mes bras

et dans nos draps

à réinventer notre amour

renaissant chaque fois de ses cendres.

Je veux que demain soit plus beau qu'aujourd'hui

et que la liberté revive dans mon pays.

Je veux gagner avec ce NOUS collectif

qui nous rendra admiratif les uns des autres.

Je veux vivre pour continuer à t'aimer

et à te voir grandir avec ta fille.

 

Je veux ton bonheur et le mien,

notre liberté de nous aimer

sans s'appartenir et se posséder.

Et ça, c'est mon âme qui le couche

sur cette page  blanche

en écoutant cette balade brésilienne.

« Je suis en train de peindre avec l'entrain d'un Marseillais mangeant la bouillabaisse ce qui ne t'étonnera pas lorsqu'il s'agit de peindre des grands Tournesols. »

— Vincent van Gogh, Correspondance Générale : Tome III, Gallimard, Paris, 1990

source wikipédia

 

Les médicaments anti-covid tombent comme des fruits mûrs

 

Cela fait plusieurs mois que des personnes corona-sceptiques concernant la campagne de vaccination globale prédisent une sortie de médicaments efficaces contre la covid à partir du mois d'octobre 2021.

Comme pour satisfaire à leurs prédictions, Pfizer, Roche, et Merck sont sur le point de mettre sur le marché des produits qui permettront d'empêcher les formes graves de la maladie et la plupart des décès concernant la covid. A noter que pour Roche, le médicament existe depuis longtemps et qu'il a été administré au couple Trump lors de son admission à l'hôpital militaire. Cela avec une réussite totale puisque autant Donald que Mélanie sont revenu-e-s aux affaires quasi en pleine forme quelques jours plus tard après avoir suivi le traitement...

Si les pharma ont tellement "traînés" pour la mise en application à grande échelle c'est sans doute pour une question de prudence et de protocoles légaux à suivre dans toute mise sur le marché d'un nouveau médicament. Mais aussi pour une affaire de gros sous. Ces médicaments coûtent excessivement chers, sans doute un facteur multiplicateur de 10 à 50 en rapport au coût d'un vaccin. Les entreprises n'étant pas désireuses de céder sur leurs droits et leurs brevets et le variant delta super infectieux, la politique des Etats a (trop) vite donné la préférence au tout vaccinal entraînant les difficultés sociales et éthiques que l'on connaît désormais avec le pass covid obligatoire donnant seul accès aux "libertés non-essentielles" selon la dénomination décrétée d'on ne sait où par nos Etats. Quand on sait que même le droit à l'instruction a été touché par l'interdit des étudiants et des étudiantes non-vacciné-e-s à assister en présentiel aux cours, cela fait froid dans le dos et fait un peu penser à la politique des talibans envers les filles en Afghanistan. C'est grave, très grave, docteur.

Avec les nouveaux médicaments et des populations hautement voir totalement vaccinées, le pass covid devrait tomber au plus tard le printemps prochain si les Etats respectent leurs engagements en faveur de la liberté et de la démocratie. Cela pour autant que les vaccins restent efficaces à long terme et que des doses de rappel ne soient pas obligatoires pour avoir accès à un pass sanitaire valable.

Pour la Suisse, la votation pour ou contre le maintien du pass sanitaire revêt une importance capitale afin de tester la capacité de résistance des citoyens et citoyennes à autoriser des politiques d'apartheid durables dans le temps sous le prétexte que la covid et ses conséquences néfastes sur la société ne seraient pas maîtrisable autrement qu'en passant par la case vaccination et des rappels rapprochés nous rendant entièrement dépendants des diktats médicaux et pharmaceutiques.

Nous pouvons ressortir plus forts et unis de cette votation capitale et de cette crise sanitaire hors du commun grâce à des citoyens et des citoyennes qui s'opposent à une politique d'Etat extrêmement intrusive dans la vie quotidienne des personnes. Mais nous pouvons aussi ne jamais en sortir et aller vers une société durablement séparée entre deux catégories de citoyens et de citoyennes se regardant en chiens de faïence et ne réussissant plus à dialoguer.

Grâce à l'arrivée sur le marché de médicaments qui agiront efficacement contre toute forme grave de la covid, nous devrions réussir à relâcher la pression et accepter que les personnes non-vacciné-e-s conservent leurs droits inaliénables de continuer leur vie normalement sans avoir cette sorte de reproche honteux tatoué sur leur visage et cet acte de froide et basse vengeance des personnes vaccinées qui pensent que si moi je l'ai fait (la vaccination) alors tout le monde doit y passer sans exception pour avoir droit à un sésame de citoyens et citoyennes prioritaires séparant les bonnes des mauvaises personnes susceptibles de contaminer leur entourage par leur attitude "irresponsable".

C'est notre liberté, notre égalité, notre fraternité commune, notre paix sociale et notre harmonie collective, notre constitution démocratique, nos valeurs, et nos principes qui seront en jeu le 28 novembre prochain. Et ce n'est pas rien.

Nous pouvons terrasser la covid entre la vaccination et les médicaments. Mais nous pouvons tout aussi bien terrasser nos lois démocratiques si nous donnons tant de pouvoir à celles et ceux qui ont pris le droit et auront le droit de séparer les gens entre personnes vaccinées et non-vaccinées, de contrôler nos faits et gestes, nos déplacements internationaux en avions, en trains, ou en cars, voir en voitures privées, ainsi que de toutes nos entrées dans les lieux publics et privés ouverts aux gens.

La discrimination et la mise à l'isolement des personnes pour des raisons sanitaires n'a pas lieu d'être tant que la survie de l'Humanité n'est pas en jeu. Le SARS-COV2 n'est pas un virus qui tue systématiquement la personne qui l'a contracté. Il est une menace comparable à un cyclone de force moyenne qui peut tuer et dévaster des villes et des villages. Mais il n'est pas non plus la bombe atomique inarrêtable qui tue tout le monde sur son passage. Maintenant que l'Humanité a plusieurs flèches à son arc pour l'empêcher de provoquer des ravages encore plus grands, et pour autant que ces armes ne soient pas plus néfastes à moyen terme que le virus lui-même, il est temps de panser nos souffrances collectives intimes et de revenir dans le jeu d'une démocratie qui se respecte et respecte sa population.

Un NON contre le pass sanitaire glissé dans l'urne le 28 novembre prochain serait un acte solidaire retentissant non seulement pour les habitants et habitantes de notre pays mais aussi de portée internationale pour les pays qui nous entourent et, de plus, un acte hautement symbolique et salutaire pour l'hygiène sanitaire mentale des citoyennes et citoyens encore désireux-ses de vivre en démocratie et non sous la coupe et la dictature de personnes qui se sont octroyées tous les droits de jouer avec nos principes élémentaires de liberté, d'apprentissage et d'études, de convivialité et de droit à la culture. De retrouver et faire, au final, une société une et indivisible, comme dirait le professeur Didier Pittet, plutôt qu'un enfer volontaire de surveillance, de haine, et de division entre nous.