15/10/2021

Sondage: 65% de OUI pour le pass sanitaire

Le premier coup de sonde en vue des votations du 28 novembre ne surprendra personne.

Ce serait clairement un OUI dans les urnes pour la continuation et l'affirmation du pass sanitaire. Le nombre de OUI au pass sanitaire correspondrait peu ou proue aux nombres de personnes vaccinées dans notre pays. Ce qui donne clairement l'idée que la vaccination entraîne également la peur d'être dans le voisinage immédiat de personnes non-vacciné-e-s alors même que le vaccin est sensé nous protéger... Aller expliquer la rationalité des mesures quand tout devient irrationnel et que la majorité du peuple est prête à faire subir un degré d'apartheid assez conséquent, et peut-être pour longtemps, aux personnes qui refusent le vaccin sous prétexte qu'elles seraient les seules responsables de la propagation et du maintien en vie du virus.  On peut toujours leur montrer des faits réels comme les cas d'infections graves au Portugal encore sensiblement égaux au taux d'infection que l'on connaît actuellement en Suisse et ce malgré une population de l'ordre de 98% à 100% vaccinée pour les plus de 12 ans, rien y fait. C'est la vaccination pour tous et toutes mais... prétendument non obligatoire. Punkt schluss.

Est-ce l'esprit de vengeance qui anime les personnes vacciné-e-s? Est-ce la volonté de soumettre les rebelles à leur point de vue par une sorte de sadisme de mauvais aloi?

Tout là-haut dans les hautes sphères de l'économie mondiale, les milliardaires rigolent de notre servitude volontaire à leurs plans globaux diaboliques de contrôle absolu des populations. Ils admirent leur propre machiavélisme et ces peuples qui marchent droit dans leur bottes et, bien sûr, de leur liberté retrouvée mais en devant présenter sans cesse leur Ausweis sanitaire et leur Ausweis identitaire à chaque pas qu'ils font pour voir un spectacle, voyager à l'étranger, manger un repas au restaurant, boire son petit noir avec son nuage de crème blanche qui adoucit les moeurs... Avec la conscience pas trop tranquille pour certains et certaines de rejeter 35% de la population dans la rue à moins qu'elle ne se fasse tester et retester tous les 48 heures au prix modique de fr.50.-- minimum.

Pour certains, c'est une peanut qu'ils paieront sans même s'en apercevoir. Pour beaucoup d'autres, c'est des billets de cinquante balles qui s'envoleront comme feuilles mortes aux gelées d'automne. Fr.50.-- balles, c'est le quart d'une journée de travail d'un salarié moyen avant déduction des impôts X 15 pour garder toutes ses libertés jour après jour = le prix d'un logement à fr.750.-- francs mensuels. Et on ne parle ni du temps perdu dans les officines pharmaceutiques ni de son nez martyrisé par un écouvillon alors que la personne n'est ni malade ni soupçonnable d'être malade sauf paranoïa.

C'est à ce prix que les Suissesses et Suisses voteront en conscience le 28 novembre. A chacun et chacune de prendre ses responsabilités qui feront date dans l'Histoire de notre pays et sa démocratie.

 

La médaille de Félix Pyat est dans la poubelle

Il y a des médailles qui prennent toute leur valeur historique à partir d'un fait anodin, d'une découverte par hasard sur un site numismatique, de la curiosité d'un homme ou d'une femme pour son histoire, de la passion née pour découvrir son origine énigmatique, usurpée sans doute à la tyrannie d'un pouvoir en place qui méprise les faibles, les pauvres, les sans-dents, et qui place sur un piédestal les milliardaires détenant toutes les forces médiatiques officielles afin d'asseoir et de pérenniser leur pouvoir. La fin de la IIIème République française a bien des similitudes avec la fin de la Vème République française. C'est pourquoi nous devons nous passionner pour notre passé qui est source d'enseignement et d'enrichissement.

Cette médaille si passionnante, c'est celle dédiée à un certain Naulot, difficile à identifier dans les archives, ainsi qu'aux mineurs de Decazeville et aux chiffonniers de Paris, le Père Jean, par Félix Pyat, drame théâtral écrit par le journaliste, polémiste, homme de théâtre, anarchiste, politicien de haut vol préférant l'exil à la soumission, la Commune aux perversités et aux corruptions du pouvoir. Médaille scélérate, mystérieuse comme le sont les médailles et monnaies hors-norme, médaille née de la mitraille du peuple, gigantesque pied-de-nez aux moeurs de la IIIème République, sa vanité, ses achats d'honneurs par des hommes puissants payant fortune des médailles républicaines pour s'octroyer des mérites qu'ils n'ont jamais eu à travers un trafic de distinctions officielles passant par les salons d'une mère maquerelle et les mains de prostituées, courtisanes compromises ou rebelles.

Scandales républicains à répétition comme le sont aujourd'hui les affaires Bygmalion ou Kadafi, entre autres, sous l'ère du "petit Napoléon" Nicolas Sarkozy qui a précédé l'arrivée et l'intronisation du roi des Rothschild, Emmanuel Macron, qui voit dans le peuple des gares parisiennes, les gens qui ne sont rien et n'ont rien, après avoir connu les faiblesses du roi de la couette, François Hollande, le prétendu socialiste qui méprisait les sans-dents...

Cette médaille de Félix Pyat, qui réapparaît pour sortir de l'anonymat d'une boutique numismatique plus de 130 ans après sa frappe, mérite toute notre attention, nous les historiens, nous les journalistes, nous les numismates professionnels ou amateurs. Car cette médaille a une odeur, le poids de toute une vie de révolutionnaire romantique, un goût d'interdit, de bravoure, de souffre et de faux-monnayeur, une aura hors-la-loi de cette loi coutumière d'une IIIème République brisant son peuple et sentant le moisi avec ses fondations vermoulues qui vacillent, se corrompent, s'écroulent moralement dans le vice et le parjure, la conspiration et les attentats, et n'est pas à la hauteur de sa tâche démocratique comme aujourd'hui, ne l'est plus la Vème République et ses prétendant-e-s au pouvoir.

C'est le temps qui précède juste l'affaire Dreyfus. C'est le temps d'Emile Zola, de Victor Hugo, des mises à l'exil de personnalités hors du commun faisant la fierté de la France et de la démocratie. C'est le temps de Louise Michel, cette formidable institutrice condamnée au bagne pour insurrection et participation à la Commune de Paris. C'est le temps des anars, des conspirations, des attentats manqués contre Napoléon III, un temps dangereux, incertain, trouble, peuplé de gens, d'artistes, de prolétaires qui ont compris qu'il faut s'engager d'une façon ou d'une autre pour abattre la tyrannie, l'hypocrisie, les façades rutilantes de personnages publics cachant les pires forfaitures et turpitudes sous les apparats du pouvoir.

Cette médaille mérite qu'on en parle, que la presse se saisisse de son histoire, que l'on reparle à travers elle d'une période qui ressemble un peu à la nôtre avec ses réseaux sociaux souterrains, ses règlements de compte, sa haine, son inquiétude face à l'avenir. Tandis que "La fille au ballon" de Banksy, rebaptisée "L'amour est dans la poubelle" après l'autodestruction partielle volontaire de l'oeuvre par l'artiste lors d'une mise aux enchères et que sa nouvelle mise aux enchères a trouvé preneur pour 23 millions de francs, il est grand temps de parler d'art, de sa valeur immatérielle, de sa symbolique historique, de sa nécessité pour donner à nos vies du sens, de l'amour, de l'espérance dans un monde qui respire de moins en moins bien et qui s'enfonce dans la division et les haines, la surveillance et l'apartheid social. 

Félix Pyat nous a fait un leg caché à travers sa médaille. Il est temps de la faire parler pour le grand public.

Voici ce que vient de m'écrire, à propos de cette médaille, Monsieur Michel Cordillot, historien, numismate, membre de l'Association des amis du Maitron, dictionnaires biographiques du mouvement ouvrier dirigé par Monsieur Claude Pennetier. Il vaut la peine de retenir son message.

"Je fais suite au courrier que vous avez adressé au site Maitron à propos de la médaille Pyat. J'ai lu le récit de votre enquête, prodigieusement intéressante et fouillée avec d'autant plus d'intérêt que je suis moi-même un peu collectionneur et que je possède un grand nombre de médailles ayant rapport à la Commune et aux communards. Cette médaille est vraisemblablement un unica, car j'ai déjà d'autres médailles de ce genre dont le revers était laissé vierge afin de la graver à l'intention du dédicataire à qui elle était offerte. Par ailleurs, j'ai souvent l'occasion de croiser Pyat dans mon travail d'historien, mais je connais moins bien la période allant de son retour d'exil à sa mort. En tout cas je ne crois pas avoir jamais croisé et vu mentionné le nom de Naulot.

Une partie des papiers de Félix Pyat ont été vendus aux enchères il y a quelques temps (il en reste à vendre: ) et sont maintenant vraisemblablement dispersés chez divers collectionneurs et donc hors d'atteinte… du moins pour le moment. Je ne peux que vous promettre de garder l'œil ouvert, ma curiosité étant désormais aiguisée.

Bien cordialement à vous et bonne chance dans vos recherches,"

Michel Cordillot

Ci-dessous le lien vers mon billet consacré à cette médaille, ainsi que d'autres liens intéressants. Celles ou ceux qui auraient des renseignements précieux à apporter sur la relation entre Félix Pyat et ce fameux Naulot, inconnu de tout le monde, ou sur l'origine de la médaille, peuvent m'adresser un courriel sur ma boîte email mentionnée sur ce blog. Merci d'avance.
 
 
 
 
 
 
 

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La médaille testamentaire de Félix Pyat 

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