31/12/2021

Happy 2022 !?

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Un grand merci à Chappatte de m'autoriser ce détournement d'auteur.

Un peu d'humour dans ce monde de virus.

 

 

30/12/2021

Requiem pour les employé-e-s de la restauration

Comment dire? Il y a comme un sale goût d'amertume qui revient sans cesse depuis le début de la pandémie pour le personnel de la restauration-hôtellerie.

Des patrons, tout d'abord, qui passent dans les médias pour plaider leur cause afin d'obtenir une aide optimale mais qui n'ont jamais de mots pour les conditions misérables de leurs employé-e-s soumis à des pertes de salaire de 20% pendant près de la moitié de l'année 2021 et à des baisses moins importantes sur les autres mois de l'année 2020 et 2021 en fonction d'heures chômées (parfois imaginaires mais déclarées comme telles). De cela, tout le monde, et j'insiste sur tout le monde, s'en fout en long et en large.

Des syndicats, ensuite, qui ont fait leur minimum syndical en réussissant à faire protéger les salaires les plus bas de la branche afin que les plongeurs et autres filles ou garçons de buffet conservent leur 100% de salaire durant les fermetures pour éviter qu'ils et elles ne tombent dans la spirale infernale des dettes. Des syndicats qui n'ont jamais appelé à descendre dans la rue pour protester contre la perte colossale de 20% pour tous les autres salaires des personnes qualifiées, ce qui revient à dire que tout le monde ou presque, dans un des secteurs les plus mal rétribués du pays, a du se contenter de survivre avec des salaires de plongeurs et de garçons de buffet durant les longs mois de fermeture due à la pandémie.

Des politiciens et politiciennes, enfin, qui tentent de faire au mieux pour que la Suisse reste ouverte et festive, que le personnel de la restauration et de la nuit s'active à fond pour faire plaisir à la population qui en a franchement bien besoin, et qui n'auront encore une fois aucune volonté d'indemniser correctement tout ce personnel qui trime pendant que les autres s'amusent et, accessoirement, transmettent le virus et provoquent, in fine, ces fermetures à répétition.

Des médias très compatissants avec le monde patronal et offrant des heures et des heures de couverture à ces pauvres patrons qui ont peur de perdre leur Ferrari et leur beau logement de luxe si les indemnités fédérales ne suivent pas. Je parle bien entendu ici des patrons qui vivent très bien de leur métier mais où leurs employé-e-s marchent et crèvent la fleur au coup de feu, et non des petits patrons qui triment autant si ce n'est plus que leurs employé-e-s. J'en connais également un rayon au sujet des petits patrons de bistrot, spécialement ceux qui n'ont jamais créé de SARL ou de SA pour sauver leurs billes d'une déconfiture commerciale.

Je pourrais encore ajouter la catégorie des antivax qui ne savent pas mettre une sourdine à leur fibre complotiste, préfèrent jusqu'au bout, envers et contre toute logique fraternelle et solidaire, rester sur leur Vérité, possible mais invérifiable nulle part, et ne pas se faire vacciner, malgré l'évidence d'une certaine protection efficace des vaccins, provoquant ainsi la surcharge hospitalière et de nouvelles fermetures, sans doute très prochaines et pour des mois, des bars et restaurants afin d'éviter un tri des patient-e-s à l'hôpital et un désastre sanitaire pour tout le pays. 

Tout cela, ce ne sont que de pâles mots qui ne font pas mouche sur la conscience de nos populations. Ce n'est pas grave si nous, cuisiniers-nières, serveuses et serveurs, responsables de la qualité de service et de cuisine aux revenus largement sous-côtés et mal défendus, devons toujours subir tandis que d'autres profitent des joies de la vie et du travail accompli par les gens de ma profession, que d'autres ne connaissent pas ce chômage brutal qui survient, en quelques jours, sans que l'on puisse prendre les devants et trouver d'autres ressources financières pour limiter nos pertes.

Ce qui est sûr, c'est qu'à la veille de ma retraite hôtelière, j'ai envie de chanter pour toutes mes concitoyennes et citoyens, le "requiem pour un fou" de Johnny, Car oui, pour ne pas finir terroriste et poseur de bombes ou personne définitivement cabossée par la vie finissant nourrie et logée au frais de la princesse cantonale, il faut avoir une sacrée dose d'amour pour l'humanité et une soif de liberté inextinguible.

Cher concitoyen, chère concitoyenne, ...

 

27/12/2021

Les pays toujours prêts à l'ultra-consommation

La covid n'a pas calmé les populations concernant la fièvre matérialiste.

Noël vient cette année encore de prouver qu'on n'arrête pas une machine monstrueuse avaleuse des ressources planétaires qui finira par dévorer ses propres enfants plus vite encore que le sale virus qui nous contraint et nous étreint pour le pire.

Pourquoi ce manque évident de sagesse et cette folie consommatrice? Sur la Terre, il y a déjà des milliards d'objets et de vieux jouets qui demandent à être remis en circulation, des brocantes qui regorgent d'oeuvres charmantes créées par nos artisans et artistes d'antan. Peut-on encore affirmer qu'on n'arrête pas le progrès et qu'il faut vivre avec son temps, offrir des cadeaux somptueux à nos enfants qui engendrent pollution et consommation d'énergie à haute dose? Plastiques, batteries électriques, pièces non- biodégradables font partie des jouets hautement prisés par les parents et familles pour leurs enfants. Adultes, nous devons polluer avec nos voitures et nos transports en commun. Enfants, nous commençons déjà à adopter une conscience non écologique. Le quad, la petite moto, le tracteur et la voiture adapté-e à l'âge de nos gosses avec un raffinement dans les détails stupéfiants qui donne l'illusion de la joie sur le moment mais qui finiront très vite à l'abandon dans un débarras d'objets devenus inutiles à l'enfant.

Et nous, adultes, qui nous attendons à recevoir souvent des milliards de bons-cadeaux pour éviter la ruée sur les sites de revente de cadeaux non-appréciés, des bons-cadeaux qui, de toute façon, se transformeront ensuite en nouvelles ruées sur des produits neufs en magasin. Il faut bien faire marcher l'économie, sauvegarder les emplois, faire tourner la roue de la fortune des grands entrepreneurs, doper la Bourse et nourrir leurs actionnaires qui s'empiffrent de nouveaux millions acquis le cul assis derrière leur ordinateur...

Désolant Noël. Et en plus, les enfants ne sont même plus satisfaits et reconnaissants tellement gavés de joujoux par milliers. Et en plus, les adultes, les familles, se font des vilaines cachoteries et revendent en douce les objets mal-aimés qui finiront leur existence en mains étrangères auxquelles ils n'étaient, à priori, pas destinés.

Alors que Noël, c'est la fête du partage et des liens resserrés, le moment de partager avec nos coeurs certaines valeurs spirituelles et éthiques. Il y a de merveilleux objets antiques ou plus récents, voir neufs, pour cela. Des jouets en bois pour les enfants, des jeux familiaux plus sympa que la dernière console de jeu qui isole nos enfants dans leur monde virtuel, des sorties en familles ou entre amis à la montagne pour se manger une bonne fondue ou une raclette et se promener en pleine nature. Des bons-cadeaux pour visiter un musée avec bon-voyage ou bon-hôtel, car le train circulera de toute façon et l'hôtel comme le musée fonctionneront de toute façon. Ou alors un bon-cadeau chez un antiquaire ou un brocanteur qui ne sont pas forcément des voleurs mais très souvent des passeurs d'art et d'histoire, des passionnés qui font ce métier parce que simplement ils vouent une admiration au travail méticuleux et de grande qualité exercé par nos anciens.

Je ne vois que trop rarement des gens prenant ce genre d'initiative dans la perspective d'un cadeau de fin d'année. La plupart des personnes se ruent sur des produits d'intérêts moindre qui finiront rapidement à la casse ou laissé à l'abandon, genre de fast-food triste de la consommation frénétique.

Pour ce Noël, j'offre simplement ce petit cadeau virtuel à mes lecteurs et lectrices d'une oeuvre que j'ai créée à partir d'asphalte sur la route menant de mon domicile à la gare de mon village. On peut tout faire à partir de notre inventivité de d'objets que nous possédons déjà où qui ont été créés par d'autres personnes dans le passé. La ruée sur l'antique et les valeurs sûres de nos grands-parents devraient nous inspirer pour faire de bons choix de Noël.

 

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Miss Asphalte et ses chats sauvages

 

24/12/2021

Aseptisé, garanti sans virus

Un monde sans bactérie ni virus est un monde inerte, mort, où la vie n'a pas son mot à dire.

Un monde sans virus, c'est un peu la lune où l'enfer de feu de notre soleil indispensable pourtant à la vie grâce à sa chaleur et sa bienveillance énergétique apportant la température essentielle idéale à l'existence du monde animal et végétal.

J'aimerais, en ce Noël, être cet amicron qui transmet son virus de l'amour à mes soeurs et mes frères. Jouer en complicité avec l'enfant Sara née des entrailles de sa mère qui a préféré faire un bébé toute seule à l'aide de la procréation assistée plutôt qu'à deux avec un compagnon amoureux et responsable. Un choix difficile mais tellement courageux pour une femme indépendante de corps et d'esprit. Un choix qui n'aurait pu avoir lieu du temps de la Vierge Marie. La science a rendu l'exploit possible seul capitaine à bord après Dieu...

Mais la science a besoin, comme nous, de croire en ses pouvoirs de guérison. Des centaines de milliers de femmes et d'hommes cherchent sur la planète le moyen d'éradiquer le SARS-COV2 qui nous attaque depuis deux ans et nous met dans nos petits souliers. La peur s'est installée avec son lot de comportements bizarres et la haine des uns envers les autres. La suspicion a supplanté notre confiance les uns envers les autres et tout le monde est suspecté de transmettre un virus mortel. Nous ne nous serrons plus la main. Nous ne nous embrassons plus. Nous gardons nos distances. Nous nous désinfectons les mains. Nous portons le masque. Ce nous est un nous collectif craintif, affolé, effrayé, qui rend notre quotidien dépressif et sans perspective joyeuse.

La science nous avait promis un retour à la normale grâce à la vaccination. La politique nous renvoie à la maison en exigeant un pass vaccinal, des réunions limitées et discriminatoires, des frontières qui se referment encore une fois, des voyages interdits ou tellement conditionnels que plus personne ne tente l'aventure. La durée garantie des doses de vaccin et rappels diminue comme peau de chagrin jusqu'à nous faire douter du bien fondé de s'injecter dans le corps des produits qui ne nous protègent que si peu de temps et qui en plus ne permettent pas de bloquer la transmission de la maladie entre les personnes. Certes. Le seul vrai succès, pour l'instant, de toute campagne vaccinale, c'est que nous irons moins à l'hôpital et que la mort ne nous y attend pratiquement plus en cas de contamination par ce virus. Si ce dernier aspect positif de la vaccination venait à être remis en question ces prochaines semaines et en 2022, tous les efforts scientifiques pour nous redonner confiance grâce aux vaccins tomberaient à l'eau et nous repartirions dans des semaines  de confinements stricts ou partiels.

Mais il faut aussi se poser la bonne question en ce jour de Noël. Qu'est-ce qui fait de nous des êtres humains capables d'amour? C'est notre capacité a dépassé nos fragilités, notre peur de mourir, nos frilosités, nos griefs envers la société et les gens qui la compose pour aller vers l'autre et l'accueillir quelque soit son statut vaccinal, ses résistances sociales et intimes, ses cris de réprobation ou de révolte. L'accueillir et lui dire simplement et avec le sourire que Noël c'est la lumière qui renaît, l'espérance qui revient, le droit à l'amour et l'amitié qui est inconditionnel.

Alors nous sauverons nos vies et nos peurs s'envoleront. L'Autre deviendra ce prochain à qui nous réservons notre table, avec qui nous ferons la fête même si au bout de la nuit il nous aura transmis le virus ou que je lui aurai transmis le virus. Vivre et mourir font partie du cycle de l'existence. Nous devons nous occuper de l'hôpital de la charité pour que nos adolescent-e-s, nos enfants, nos anciens et nos anciennes se sentent appartenir au même monde solidarité et de liens fraternels.

Aseptisé, garanti sans virus, je ne peux pas te l'affirmer car je serais une terre morte. Mais je suis en bonne santé apparente si je me permets de t'approcher et de danser avec toi sous le sapin de Noël ou en boîte de nuit. C'est en accordant sa confiance à l'autre que nous vaincrons cette pandémie infernale et nos peurs et que notre pays se portera bien dans les coeurs, les esprits, et les corps. Ce sera tout bénéfice aussi pour les emplois et l'économie.

Joyeux Noël!

 

 

22/12/2021

12 mois, 9 mois, 7 mois, 6 mois, 4 mois, 3 mois

Pour la confiance envers les vaccins, peu faire mieux. C'est un euphémisme!

Il a suffi qu'Omicron débarque comme une nouvelle menace et arme de destruction massive des services hospitaliers en semant sa zizanie pour que le monde entier de la science ne retrouve plus ses petits concernant la durée de validité et d'efficacité du vaccin contre la covid.

Seule la Suisse semble rester sereine face à la vague omicron. La période des fêtes restera cette année presque normale, en tout les cas pour les personnes vaccinées. On ne vous prédit pas le scénario helvétique pour janvier. Car les surprises XXL de la covid ont déjà étonné plus d'un et plus d'une du côté des médecins.

Par contre, pour saper massivement la confiance envers la vaccination, il n'y a pas mieux que tous les changements de validité, ceci dans le plus grand désordre à travers le monde entier. Israël introduit déjà la 4ème dose pour les personnes de plus de 65 ans même pas un an après la 1ère dose. Cela donne tellement de grain à moudre du côté des antivax. Ailleurs, on tergiverse sur la durée de validité et d'efficacité de la double vaccination. On y impose également, en guise de cerise sur le gâteau, les tests obligatoires pour les voyages ou, comme en Suisse, pour aller en boîte de nuit ou consommer debout dans un bar à partir de 4 mois après avoir été entièrement vacciné. Merci. C'est cool de se savoir contaminateur et contaminatrice sujet à exclusion après avoir fait son devoir citoyen comme dirait nos dirigeants et dirigeantes. Pour la confiance envers les autorités, on fera repasser Petit Papa Noël par la cheminée pour lui demander un pass 2G+ sans passer par la case Nez Fouillé. Nous sommes toutes et tous suspect-e-s d'aggraver la situation sanitaire. Attention les petits enfants du bon dieu, il ne faut pas prendre les canards sauvages pour des connards d'agent-e-s de la suspicion généralisée.

A propos d'enfant, si on lui dit que son pass de Noël reçu par tata Rose pour s'éclater sur un jeu vidéo reste valable durant toute une année mais qu'ensuite, en quelques semaines, tata Rose lui indique qu'il faudra renouveler l'abonnement après un délai raccourci à 9 mois, puis 7 mois, puis 6 mois, puis 4 mois, puis 3 mois, le gosse trouvera qu'il y a triche et que tata Rose peut aller se faire f.... avec ses paroles en l'air qui ressemblent à des mots doux empoisonnés comme dans la chanson de Dalida.

On demande cependant encore aux citoyennes et citoyens de croire sur parole à l'efficacité durable de la vaccination. Mais à Bethléem, le petit Jésus de notre temps a inscrit la 4ème dose vaccinale sur son calendrier de l'Avent pour garder la possibilité de vivre "normalement" sans perdre tous ses droits de circulation dans les lieux publics. Merci cher gourou commercial de la secte Moderna & Pfizer. On savait bien que ce n'est qu'en misant à la Bourse sur vous qu'on avait une chance de gagner le gros lot de TTC et de s'envoler vers les Bahamas.

Voilà. Je finis volontiers avec une des plus grandes dames de la chanson française qui a fini son existence de façon tragique. Elle avait un coeur gros comme ça mais sans doute que les hommes ont repéré sa faille et abusé outrageusement d'elle pour qu'elle en arrive à cette extrémité dramatique. Le romantisme est la pire des maladies mortelles en ce monde. Et il n'existe que le cynisme comme vaccin efficace et durable pour certains et certaines refusant le monde des bisounours trop sucrés pour être honnête, sincère, et authentique.