29/01/2022

15 février

Combien de fois

t'ai-je entendu dire

que c'était la fin de nous

et que pourtant tu es revenue

comme la femme providentielle

à mon existence solo.

 

Combien de fois

t'ai-je avoué que sans toi

il n'y en aurait plus d'autre

et que je prendrais

mes distances avec l'amour

et même avec la vie

si ton souffle n'effleurait

plus jamais mon coeur et ma bouche.

 

Pourquoi toi seule et personne d'autre

alors que le monde est peuplé

de milliards de femmes?

Pourquoi toi seule et pas une autre

es-tu capable de m'aimer

en toute liberté

et que je me sens capable

de renoncer à toute autre

juste par plaisir

de réserver mon corps

à celle qui me redonne

jeunesse et joie

à celle qui m'offre le ciel et le miel

à chaque fois qu'elle ouvre ses bras?

 

Tu reviens pour un jour

mais un jour passé avec toi

c'est mille ans de bonheur.

 

A ton retour,

à nos amours,

à tous nos jours

où seul l'amour a existé

dans nos coeurs.

 

Un jour avant ma mort

je te dirai encore

que la vieillesse n'existe pas

pour un homme amoureux

comme je le suis de toi.

Un jour avant ma mort

je te dirai encore

que ta tendresse et ton sourire

sauvent le monde

et que les amoureux

ont bien le droit d'exister

avant de disparaître

dans la forêt des songes.

 

15 février,

je t'attends pour nos retrouvailles

au milieu des bronzes et des muses

de nos artistes du passé, du présent, du futur.

 

15 février,

parce ce que notre jour

est unique et que nous avons survécu

à toutes les Saint-Valentin commerciales

et aux amours au tarif.

 

 

25/01/2022

Auto-portraits d'un jeune homme en feu

 

20220125_2020500000.jpg

 

 

20220125_201857.jpg

 

 

20220125_2018577.jpg

 

 

20220125_201857(11).jpg

 

 

20220125_201857(111).jpg

Station NOrd

20220117_165258888888888.jpg

Station NOrd, Neuchâtel, janvier 2022

 

24/01/2022

Les zèles de l'armée suisse

Dire que les avions de combat ne sont pas en odeur de sainteté dans notre pays est un euphémisme.

Très coûteux, très bruyants, très pollueurs, et sans doute peu efficace, voir pas du tout efficace, face aux armes technologiques modernes, le choix de notre pays en matière d'avions de combat tourne à la grande farce grotesque.

C'est beau de vouloir défendre notre pays contre une attaque terroriste venu du ciel ou de la terre alors que les terroristes agissent en catimini et dévoilent leur dangerosité qu'à l'ultime minute juste avant le carnage (voir tous les attentats récents en Europe et en Amérique (oh l'ironie céleste tragique du 11 septembre qui a vu que même dans la guerre du ciel, les avions de combat à la pointe du progrès n'ont rien pu faire contre la destruction des tours jumelles).

La bonne question à se poser serait de remonter dans le temps et de trouver quand un avion de combat a été utile à un pays et a déjoué un plan machiavélique grâce à sa technologie depuis la dernière guerre mondiale.

L'armée rétorquera que nous n'avons jamais été confronté à un état de guerre militaire. Certes. Mais alors à quand, pour la dernière fois, la Suisse a-t-elle été confrontée à la "vraie" guerre? En réalité, on peut donner une date de non-intervention militaire de la Suisse depuis l'accord sur la neutralité du pays en 1815, accord préparé le 20 mars 1815 à Vienne et reconnu par le traité de Paris le 20 novembre 1815.

Bien avant le premier vol aérien effectué par les frères Wright le 17 décembre 1903, la Suisse ne participe déjà plus aux combats internationaux. Mais l'armée y survit comme un des biens les plus précieux des Helvètes. Et la Suisse rêve des plus belles armes technologiques parce qu'elle a les moyens de se les offrir. La Suisse cajole son armée et le mythe du guerrier glorieux, ce Guillaume Tell légendaire se battant pour la liberté contre la tyrannie étrangère est à son apogée.

Pas touche à l'armée suisse. C'est un tabou sacré. Donc la Suisse s'offre ses jouets et est ébahie par les prouesses de la Patrouille Suisse, l'une des plus performantes au monde. La vitrine est glorieuse, nos pilotes fantastiques, le mythe se perpétue.

Mais le mythe se fracasse à l'épreuve de la réalité. Les avions coûtent désormais trop chers, ils polluent trop, et surtout ils sont de plus en plus inefficaces et obsolètes devant les guerres modernes qui se jouent sur les réseaux informatiques. Un pays peut se retrouver paralysé du jour au lendemain par un black-out électronique et toutes les escadrilles du monde ne peuvent rien faire face à une cyberattaque. De même sur le champ de la bataille faite au terrorisme international. L'avion ne sert à rien ou du moins il n'a pas eu la chance de le démontrer. Sa plus lourde et handicapante désillusion est sans doute les attentats du 11 septembre 2001. L'aviation militaire la mieux équipée au monde est restée impuissante.

Ironie du sort. La Suisse a choisi un joujou américain truffé de haute technologie pour remplacer ses vieux coucous bons à la retraite. Politiquement, c'était déjà une erreur alors même que nous n'avons toujours pas d'accord-cadre avec l'Europe. Financièrement, on apprend aujourd'hui par Ueli Maurer que la France allait rétrocéder quelques milliards d'impôts en cas d'accord pour son avion de combat. Encore une erreur. Stratégiquement, ce sera une erreur sur toute la ligne si le peuple suisse en vient à rejeter l'avion américain lors d'une consultation populaire explosive.

Notre Conseil fédéral, mais plus encore les cadres militaires qui ont fait le choix de l'avion américain, risquent fort de s'en mordre les doigts. Viola Amherd, cheffe du Département militaire fédéral et qui a défendu le choix du F-35 sera sur un siège éjectable en cas de crash lors de la future votation qui pointe son museau.

Pourquoi notre armée de l'air se plante-t-elle autant dans ses choix stratégiques? Même un simple citoyen, une simple citoyenne, voyait poindre la catastrophe politique. C'est grave alors même que l'on est chargé de défendre le pays et que la vision stratégique est hyper importante pour remporter une bataille.

https://www.lematin.ch/story/quand-ueli-maurer-tacle-le-c...

 

Aide financière aux médias

Tout (bon) travail mérite salaire.

Cette formule magique n'existe plus dans le monde actuel où le travail de sape des institutions démocratiques organisées par des médias parallèles financés par des milliardaires nourrit des bouches avides de fabriquer des fake news saturée d'effets pyrotechniques et de sensationnalisme contre argent comptant et trébuchant.

On a le droit de s'opposer aux médias dits officiels en apportant une contre-information qui tente l'objectivité en puisant à diverses sources ses informations. Mais pour cela, l'argent ne doit pas en être la principale motivation. Le désir d'informer les gens et de forger sa propre opinion n'est ni soumise à la nécessité d'être "rentable" sur le plan commercial ni soumise à une forme de prise en otage de son lectorat qui cherche à y voir un miroir à sa propre opinion plutôt qu'une contradiction soft ou radicale.

C'est ainsi que des blogueurs et des blogueuses travaillent depuis des années et collaborent à une forme d'information gratuite pour la beauté du geste démocratique et le refus de se soumettre corps et âmes à une information grand public formatée et diluée pour la masse populaire.

Les professionnels du journalisme gagnent leur vie tandis que les amateurs à la plume baladeuse passent des heures à s'informer chez eux avant de donner leur propre vision sur ce qu'ils lisent ou entendent à droite, au centre, et à gauche.

Les journaux ne peuvent et ne doivent surtout pas mourir mais en négligeant de plus en plus les espaces non-payants, sur la Toile, de leurs bonnes feuilles, ils empêchent les blogueurs et blogueuses d'avoir un vaste champ d'investigation. Ce qui donne parfois, aux faiseurs de fake news, de vastes territoires médiatiques délaissés qui nourrissent mal les amateurs et amatrices recherchant la vérité et la complexité de l'information.

Aucun blogueur ni aucune blogueuse non rétribué-e et non soutenu-e dans son travail ne peut se permettre de payer l'abonnement annuel à une multitude de médias nationaux et internationaux. Hors, par les temps qui courent et un accès "open" gratuit à Internet devenu de plus en plus rachitique et payant presque toujours au cours des dernières années, il devient impossible d'obtenir de nombreuses informations par les médias dits officiels et les amateurs passionnés doivent se rabattre sur les sites alternatifs qui exposent et relaient parfois des opinions saugrenues et loin de donner une information vraiment fiable et vérifiable grâce aux nombreuses ramifications internationales de journaux divers.

Est-ce que l'aide aux médias permettrait une plus grande accessibilité gratuite aux sites électroniques de nos journaux officiels? Si oui, je serais assez d'accord pour soutenir le vote en faveur de l'aide aux médias. Mais dans le cas contraire, je dis non. Un journal ne peut compenser ses pertes publicitaires par un financement citoyen sans ouvrir davantage ses pages à la gratuité aux personnes non-abonnées qui viennent pêchées ici et là leur soif d'information afin de redonner, sous une autre forme démocratique un contenu original qui revient, dans certains cas et par effet boomerang, remplir les colonnes des blogs des mêmes médias.

La société démocratique est fondée sur l'échange de l'information. Gratuite ou payante, cette information doit pouvoir circuler plus librement et l'aide aux médias devrait être couplée à un retour plus grand à l'accessibilité électronique des journaux dit de qualité et de fiabilité.

Dans le temps, j'allais au bistrot pour lire les journaux "gratuitement". Avec la covid, tout est devenu plus difficile et l'âge n'aidant pas, il me faut désormais des lunettes de lecture pour lire ces bons vieux journaux qui passaient jadis de table en table dans les bistrots.

Un petit effort en faveur de la liberté d'accès journalistique est demandé en contrepartie de l'aide à la presse.