12/05/2010

Chronique imaginaire Zahia – Croisette, Cannes 2010 (1)

Tim Burton, Président du Jury du Festival de Cannes 2010 a remis les ciseaux d'argent, qui servent traditionnellement à couper le ruban du Festival inaugurant son ouverture, en mains propres du célèbre footballeur français, Franck Ribéry. Ce dernier s'est empressé de créer un ange de glace au joli nom de Zahia Dehar, prouvant qu'il était aussi habile de ses mains qu'avec ses pieds. Hélas pour lui, il a été surpris par un flic de la mondaine lors de l'ultime geste amoureux qu'il pratiquait sur sa sculpture. Redescendant du ciel suspendu à son échelle, il a paniqué et blessé au passage sa charmante épouse Wahiba qui ne pensait pas connaître un mari pratiquant la haute voltige et aussi  très volage dans son style.

Tim Burton nous a ramené la preuve cinématographique de l'existence de cet ange bucolique qui a récemment pris chair sur papier glacé dans les colonnes de Paris-Match.

Si l'ange Zahia n'annonce pas la venue d'un messie à la manière de l'archange Gabriel, elle pourrait néanmoins, selon l'astrologue de Domenech, vouloir prévenir les Bleus d'une déculottée magistrale devant l'équipe d'Argentine si son gold player Lionel Messi né à Rosario rentre sur le terrain. L'ange Zahia aurait tout simplement demandé à Franck Ribéry et les siens de pratiquer sur son rosaire et d'égrener le chapelet sur tous ses grains de beauté plutôt que de chercher des copines de réconfort qui n'ont rien de céleste et qui ne les aideraient pas à gagner la Coupe du monde.

Car Jésus lui non plus, en pleine Ascencion céleste ces temps-ci, n'aurait pas la possibilité de réaliser de miracle pour cette équipe de France en pleine décomposition jouant plus souvent des mains que des pieds. Désormais, les Bleus doivent compter sur l'Ange Zahia et son Annonciateur préféré, le spécialiste en milieu de terrain miné Franck Ribéry qui serait prêt  à utiliser ses ciseaux d'argent pour couper les cheveux des Argentins et autres nations qui affronteront la France.

Cannes 2010 a donc ouvert ses feux sur un Festival Zahia Dehar, joli papillon-nénuphar qui aura pour rôle principal de jouer à l'Ange accroupi sur la Bête durant toute la durée des mondanités. Un ange n'étant pas une femme, il n'y aurait donc pas de quoi en faire un scandale pour ce Festival à vocation érotique et à haute réputation artistique.

Ci-dessous, notre Vidéo exclusive issue d'un délit d'émotion prouvant que Franck possède bien des ciseaux d'argent pour multiplier les euros tout en les divisant par quatre; que Zahia est un ange que l'on comprend davantage quand elle dit que Franck a été pingre avec elle,;et que Wahiba est une épouse désormais très sûre de ses charmes:

17:41 Publié dans Zahia Dahar | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/05/2010

Zahia Dahar: Action Discrète invente Putix

Ah la vache! L'humour vachard d'Action Discrète (voir leur vidéo) finit de détruire l'image féminine de Zahia pour la transformer définitivement en poupée gonflable ridicule, hommasse et pétasse en même temps. C'est d'un goût global magistralement dégueu puisé à la source du machisme triomphant.

C'est Francis Lalanne qui chantait « Si tu le fais pour pas un rond, t'es marron. Si tu le fais pour l'argent, on t'appelle tu sais comment »

Mais Lalanne c'est si vieux et moi je rajouterais ceci en 2010 pour Zahia:

« Si tu le fais pour pas un rond, à leurs yeux cochons t'es une pute de toute façon. Alors reste une fille glaçon devant ses pauvres et pingres garçons ».

Les paumés du soir, les alcolos du samedi soir, les beaufs ridicules qui ne pensent qu'à profiter des nanas, fermez vos gueules pour une fois, et écoutez Francis Lalanne, un homme qui a un peu mieux écouté et compris que vous, tous les machos de la Terre, les travailleuses du sexe.

Les vagabonds et les militaires sont devenus des vedettes du ballon rond et des hommes d'affaires. Mais tout reste toujours tout d'actualité...

 

23:21 Publié dans Zahia Dahar | Lien permanent | Commentaires (4) |

Heuuu... La crise économique, c'est la faute aux voyous?

On ne va pas prêcher ici le vandalisme. Non. Ça, jamais! On ne va jamais dire que les flics sont nerveux et qu'ils tirent un peu léger, un peu manière tir aux pigeons. Ah non. Ça, jamais!

Nous vivons sereinement, avec des citoyens honnêtes, tous prêts à se sacrifier pour l'Etat si cela était nécessaire, la fleur au fusil en prime. La racaille, c'est la plaie universelle de notre monde. La racaille, elle lance des pierres comme les Palestiniens, elle crie sa révolte dans la rue, volent des caisses à savon qui les font se crasher sur des corps de police beaucoup trop mous avec eux. Ce sont les grands criminels de notre monde, nos enfants.

Passons l'éponge sur les dettes boursières. Passons la serpillère sur la faillite économique de la Grèce. Passons la lingette adoucissante sur tous ces Etats qui s'endettent comme des pays du tiers monde pour enrichir les grands financiers, heuuu....peut-on dire « escrocs » où on se fait éjecter des radios, des télévisions, et des journaux?

Et attendons le bouquet final. Nous, Européens, fiers de nos révoltes ouvrières, de nos conventions collectives qui nous permettaient d'entrevoir un coin de ciel bleu du côté des plages du sud, nous offrons, enfin nos politiciens et nos banquiers offrent sans nous consulter,  nos forces vives à la débandade économique la plus fatale de l'Histoire humaine. D'états modernes, sociales, et libérales, nous allons passer au modèle sud-américain, puis africain, avec nos ghettos, nos gangs, nos grands criminels, nos enfants qui se battront pour garder le pouvoir sur un quartier.

Mais en attendant, tapons sec sur la racaille. Ce sont eux les grands criminels de ce monde en mèche avec des Etats qui donnent tout à la Bourse et plus rien à l'économie réelle, productrice de biens et de confort pour le plus grand nombre.

Quand on vous dit que Victor Hugo aurait reconnu son monde parmi nous, c'est la vérité pure et simple. La barbarie n'est plus prévue pour l'an 2000. Nous sommes en plein dedans et en 2010.

 

17:54 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |

Los Angeles Songs, trois artistes pour un coup fin

Jojo Pélégry, écrivain; Stéphane Montavon, peintre; Flo Brancucci, chanteur-musicien, se sont unis pour créés une oeuvre poétique bien de notre temps.

Georges Pélégry est un poète jurassien qui travaille dans la veine de la Beat Generation. Il explore les failles de notre époque, ses ambiguïtés, ses délires, ses amours. Un poète discret et pourtant si prolixe et si précis dans son oeuvre qui s'ouvre sur un imaginaire puisé au quotidien de nos expériences de vie à toutes et à tous. Un visionnaire autant qu'un artiste qui vit parmi la population jurassienne et non dans des palaces au bord de la Riviera. Un grand poète suisse dont le pays gardera la trace et la mémoire.

Pour ce nouveau bouquin d'une très belle facture, comme toujours avec Jojo, l'artiste s'est entouré de Stéphane Montavon, peintre jurassien, pour les illustrations qui jouent admirablement bien avec les textes proposés. Enfin, pour couronner la « Jojo Connexion », Florent Brancucci, le pâtre musicien-chanteur de la vieille ville de Delémont, a composé de très belles harmonies sur les textes de Pélégry. Les textes prennent alors le large et on se retrouve parfois en haute mer ou dans les ports des villes fréquentées par les marins et les filles de joie...discothèques, boîtes de nuits, bateau ivre des Temps Pornos. Bernard Lavilliers semble soudain apparaître en filigrane dans les harmonies somptueuses de Flo.

Pour vos commandes, s'adresser à « la Boîte à Musique », Florent Brancucci, Delémont ou à l'adresse e-mail suivante: jojopel@bluewin.ch

Nous terminons avec ce poème et deux des illustrations proposées dans ce livre que nous vous recommandons chaudement. Une autre façon d'envisager la "croupe du monde"...

 

Les mouettes

 

Un homme, une femme, deux anges blues et sales,

mélangent à l'ivoire l'ébène noir de noir,

du spleen plein la bouche,

les doigts pris aux touches

d'un piano sans espoir,

dans un bordel louche.

 

Et leurs deux corps s'encordent

- voie lactée vers la drogue -

jusqu'au noeud de la discorde...

 

Un homme, une femme, dans le hall d'une gare

s'appellent du regard, se meurent d'au revoir.

Et la voix qui s'éraille,

l'oeil pisseux du vitrail,

et l'esprit qui déraille jusqu'au cri des entrailles!

 

Un homme, une femme, deux oiseaux de passage

s'inventent plage à plage, des ciels sans nuages,

et migrent vers les pages

du grand livre d'histoire

qu'ils sillonnent avec rage

pour s'extraire de leur cage!

 

Mais leurs routes dérapent,

l'aiguille de leurs sonates

creuse plaies et stigmates...

 

Un homme, une femme, rongent un trou à leur trappe

paradis démoniaques pour les rats du spectacle!

Et leurs deux coeurs s'empalent,

réveillant des orages

qui leur brûlent le visage, sous leur peau cendre pâle.

 

Un homme, une femme, s'égarent dans le noir

s'embrassent sans y croire, se donnent pleurs et drames!

Et puis se condamnent

à se livrer bataille,

jouer de leurs charmes,

dans un même râle.

 

Et s'envolent dans le soir,

jusqu'aux rives d'un miroir

qui leur rend le pourboire...

 

Un homme, une femme, pendus aux étoiles,

perdus sous leurs masques, plongent dans le vague,

comme des mouettes de hasard,

prises aux mots du journal

que raconte ma mémoire

à mon coeur...

 

Crève-coeur...

 

Désespoir!

Photos-0059_22.jpg

 

Photos-0058_33.jpg

 

 

16:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) |

09/05/2010

Zahia qui rit, Zahia qui pleure.

Des personnes lui reprochent déjà d'avoir parlé et balancé des noms alors qu'on ne lui a pas donné le choix. Elle était sur écoutes policières. Des personnes l'accusent de surfer sur la vague du pognon alors qu'on la traite de tous les noms, qu'on la pique du venin de la mort sur son physique qui serait artificiel, pornographique, et pas vraiment attirant (mon oeil! Mais enfin, croyons ces âmes dégoûtées par les armes fatales de Zahia).

Des personnes la soupçonnent de n'avoir donné que le nom des footballeurs alors qu'elle a sans doute reçu l'interdiction de parler (par la police mondaine et par ses ex-clients) de tous les autres personnes qui ont couché avec elle alors qu'elle était mineure sous peine de risques de menace de mort sur sa personne...

Il ne faut pas être naïf dans cette histoire. Si Zahia se cache, Si Zahia ne donne que les noms de certains joueurs de l'équipe française, c'est qu'elle est sous la menace de représailles au cas où elle se mettrait à tout déballer à la presse.

Alors pourquoi en vouloir à cette gamine que l'Etat a mis sous écoute. Qui tirent les ficelles de ce jeu malsain dans cette affaire de moeurs? Sûrement pas Zahia. Elle n'a que le courage et la volonté de ses 18 printemps pour résister à la vague meurtrière de ses assassins journalistes ou blogueurs. En attendant, elle paie très chère son effronterie d'avoir osé se prostituer avant 18ans et d'avoir visé des grands noms du foot. Que ceux qui refusent de voir en Zahia une victime du système qui a juste osé parler grâce au dysfonctionnement et à une grosse bourde de l'Etat qui se retrouve lui-même accusé d'avoir trop attendu, trop laissé faire, trop autorisé les douanes et les hôtels à laisser circuler cette fille en compagnie de personnalités majeures qui se payaient une adolescente pour une nuit...

Alors Zahia rit car cette histoire va sans doute lui permettre d'envisager une nouvelle vie. Et Zahia pleure parce qu'on essaye de la détruire. On crache sur elle, on la jalouse, on la tue avec des mots puisque certains n'ont que les mots assassins pour se faire une mauvaise réputation. Autant alors avoir entretenue des relations tarifées plutôt que dire du mal de quelqu'un sans savoir à qui on a réellement à faire. Les Bleus ne se la seraient sans doute pas « refilée » si elle était un si mauvais coup et une si mauvaise fille.

Mais qui pense à jouer au ballon sportivement quand les ballons sont fessiers et poitrinaires? Les vrais princes du terrain de ce jeu de dames écoutent les jeunes femmes danser pour quelques billets de mille euros. Les garçons de la zone apprennent le foot ou le rap pour sortir du milieu de la pauvreté... Les filles apprennent à toucher les ballons des garçons pour sortir du milieu de la pauvreté. Mais qui donc domine ce monde si ce n'est les hommes, leurs pouvoirs et leurs queues?...

 

17:56 Publié dans Zahia Dahar | Lien permanent | Commentaires (8) |