23/03/2011

Libye: se dirige-t-on vers une situation à la Palestinienne?

 

Les fronts sont figés malgré l'intervention des avions de la coalitions internationale. Les révolutionnaires se heurtent à Ajdabiya aux tanks camouflés parmi la population civile. Impossible d'intervenir du ciel. Impossible, au risque de se faire massacrer, d'intervenir par terre. Et par mer non plus. Les insurgés ont besoin, pour s'en sortir, de lunettes infra-rouge leur permettant de rouler sans phare et d'attaquer la nuit, à égalité de vision voir à l'avantage de vision, les positions de l'armée loyales. Les lunettes infra-rouge ne sont pas des armes de guerre, donc...pas besoin de respecter l'embargo sur les armes.

A noter, si nous osons ironiser de cette situation hyper tragique, que la coalition internationale, dont l'Occident dans son immense majorité, se trouvent avec les lanceurs de pierres face à la "superpuissance" Kadhafi. Kadhafi voulait un Israël-Palestine réunis. C'est sa façon à lui de faire de son pays une stratégie à l'Israélienne renversée ou le sensé faible se retrouve avec une force lourde, et le sensé fort se retrouve à devoir compter sur l'Armée des Pick'Up équipée de simples fusils et mitrailleuses pour renverser le pouvoir. Quelle situation rocambolesque!

A part cette idée de lunettes à infra-rouge, dont je ne sais si elle est foireuse ou d'un réel potentiel offensif pour les insurgés, je viens de lire ceci sur le site de Marianne, pour nous autres Suisses et Français qui nous inquiétons tellement de l'immigration massive libyenne, tunisienne, algérienne, égyptienne, marocaine, etc.

Merci à la Rédaction de Marianne de ne pas me demander de retirer cette interview très importante pour le soutien aux démocraties naissantes du monde arabe.

Interrogé par notre reporter Guy Sitbon, le premier ministre tunisien récemment nommé, Béji Caïd Essebsi, analyse la situation dans la région avec une grande sérénité, malgré ce constat incroyable : 160 000 immigrés libyens en Tunisie, ça représente l'équivalent de un millions d'immigrants en France.

Béji Caïd Essebsi (capture d'écran Dailymotion - BFMTV - cc)

 

Premier Ministre de la Tunisie libre:

Béji Caïd Essebsi

 

Le bouillonnement arabe a fait émerger beaucoup de visages mais peu de figures emblématiques. L’histoire retiendra le nom du jeune diplômé, Mohammed Bouazizi, qui en se donnant la mort a donné vie aux révolutions et celui de Béji Caïd Essebsi, premier ministre de la Tunisie depuis trois semaines. Il s’est mis en tête de façonner de toutes pièces une démocratie dans un pays arabe et musulman. Du jamais vu de mémoire d’éternité. A peine établi au pouvoir, une guerre d’envergure éclate à ses frontières. Si el Béji, comme on l’appelle respectueusement, est un ami de vieille date, il ne me raconte pas d’histoires.

Marianne : Vous commencez mal votre mandat, Si el Béji, une guerre civile à tes frontières.
Béji Caïd Essebsi (BCE) :Il faut voir les choses dans la durée, et non pas au jour le jour.  L’important est d’éviter une partition de la Libye en deux pays ou plus.

Etes-vous pour ou contre l’intervention militaire des puissances occidentales ?
BCE: Nous soutenons la légalité internationale. La Ligue Arabe en a fait autant.

Oui mais la Ligue Arabe a l’air de se rétracter.
BCE: L’actuel secrétaire de la Ligue Arabe est candidat aux prochaines élections présidentielles en Égypte, ils ne faut pas l’oublier. Si le monde était bien fait, ces opérations en Libye auraient dû être conduites par la Ligue Arabe. Regardez, aucun État arabe n’a bougé.

Vous non plus, la Tunisie non plus.
BCE
: Attention, pour nous la Libye ce n’est pas l’étranger, c’est une affaire intérieure. Les mêmes familles vivent des deux côtés de la frontière. Presque chaque ville de Tunisie possède son quartier tripolitain. Nous avons reçu plus de 160.000 réfugiés en quelques semaines. Nous n’avons pas crié à l’invasion. Nous leur avons porté secours dans la limite de nos moyens. Les habitants des régions frontalières les ont reçus chez eux. On ne nous a pas signalé de mécontentement local.

Vous, en France, quand dans un moment de crise, 5.000 Tunisiens débarquent à Lampedusa, très, très loin de votre territoire, vous y voyez un cataclysme. Marine le Pen  court à Lampedusa. Il vaut mieux rester calme. Ce sont des drames humains accidentels qui ne tirent pas à conséquence irrémédiable. On fait avec. Vous réalisez : 160.000 immigrés survenant soudainement chez nous, toute proportion gardée, c’est l’équivalent d’un million d’immigrés en France en quelques jours. Je n’ose même pas imaginer la panique. Je ne donne de leçon à personne mais je crois que la démocratie consiste justement à régler sans heurt les problèmes qui surgissent naturellement dans une société. A propos de cette vague d’immigration, j’ai entendu des voix nous féliciter, « Vous êtes des héros », m’a-t-on dit. J’ai répondu, merci mais les héros sont fatigués, tout cela coûte cher et nous sommes un petit pays en difficulté économique. Aidez nous un peu en attendant que la Libye entre dans une ère de stabilité.

Comment tu vois les choses évoluer en Libye ? Pourquoi n’interviens-tu pas ?
BCE:
Je suis un disciple de Bourguiba. Il disait souvent : « il ne faut pas insulter l’avenir ». Ce que je retiens de la crise libyenne et ce qui m’accable, ce sont les massacres. Un gouvernement, une armée tire sur son peuple comme on ne le ferait pas contre un peuple ennemi. Nul n’a plus le droit de tuer son peuple. Cela doit cesser. Il faut une solution claire et nette. Un État, un gouvernement, l’ordre public.

En démocratie ?
BCE:
L’histoire obéit à des cycles. Le temps des colonisations, les vagues de décolonisation, la phase des dictatures. Cette page des dictatures est tournée. En Tunisie comme partout ailleurs, nous sommes heureusement entrés dans l’ère de la liberté, l’ère de la démocratie. Nous avons donné le départ, d’autres ont suivi. D’autres encore sont pour l’instant sur le bord de la route. Tous seront touchés, d’une manière ou d’une autre. Une époque historique est révolue. Ceux qui ne le voient pas le paieront très cher.

Mais ni toi, ni moi, ni qui que ce soit d’autre n’avait prévu ce bouleversement.
BCE:
Je ne l’avais pas prévu parce que je connais l’histoire. Or, il n’existe aucun précédent à ce phénomène. Ni les révolutions de 1848 en Europe, ni la chute du communisme. Je ne l’avais pas prévu mais j’étais depuis longtemps persuadé que la marmite bouillait et que le couvercle sauterait. Comment ? Quand ? Seuls les événements pouvaient le dire. Ils l’ont dit.

La fuite de Ben Ali t’a surpris ?
BCE:
Oh, non ! Je connaissais un peu le bonhomme. Inculte et lâche. Trop corrompu pour s’intéresser à autre chose qu’à sa fortune. Les hommes d’argent n’ont souvent pas d’autre cause que l’argent.

Avec toutes ces secousses, l’ordre public en Tunisie fait parfois défaut, non ? Vous contrôlez insuffisamment votre police, non ?
BCE:
Vous savez, la sécurité je sais un peu de quoi il en retourne. Longtemps ministre de l’intérieur, j’y ai passé dix ans de ma carrière. L’autorité en régime de liberté n’est plus ce qu’elle était en dictature. Tout ce que tu dis est vrai mais tout entre dans l’ordre lentement. N’est ce pas Valéry qui disait « L’ordre pèse toujours sur l’individu, le désordre lui fait désirer la police ou la mort » ? Les Tunisiens me font confiance. Dès que j’ai pris mes fonctions, les manifestants ont évacué paisiblement la place du gouvernement. Les actes de délinquance se font plus rares, vous l’avez vous-même observé. Mais la confiance est chose fragile. On la perd aussi vite qu’on l’a gagné. Nous donnons aujourd’hui la priorité aux zones sud-est, la Dorsale d’où est partie la révolution et qui ont été amplement délaissées jusque là. N’est-il pas dit « les derniers seront les premiers » ? Nous préparons les premières élections libres. L’assemblée constituante désignera un président et un nouveau gouvernement s’en suivra.

Tu ne crains pas que les élections révèlent un pays plus proche de l’islamisme qu’on ne le croit ? Que la démocratie ne ressemble pas aux démocrates ?
BCE:
On n’autorisera pas ceux qui veulent se prévaloir de la liberté pour écraser la liberté. Je dois recevoir quelqu’un, j’ai été content de te voir, revenez me voir quand vous voulez.

Peut-être une piste intéressante à lire pour les chefs politiques du monde afin d'améliorer la prise de connaissance des failles intimes du Colonel Kadhafi...

Bourguiba-Kaddafi : le choc des ego

Bourguiba-Kaddafi : le choc des ego Dans ses Mémoires, Béji Caïd Essebsi, figure du régime bourguibien, raconte comment les relations tumultueuses entre la Libye et la Tunisie ont failli, au lendemain de l'Union avortée entre les deux pays, tourner au pire.Un livre de plus de 500 pages, avec beaucoup d'annexes utiles, assez bien écrit (par l'auteur lui-même) et très bien édité par l'une des meilleures maisons tunisiennes (Sud Éditions).

 

08:40 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/03/2011

Appel à la mobilisation générale pour Zentan et Misurata

 

Si les gouvernements des nations désunies semblent vouloir paralyser la poursuite des frappes sur les unités blindées de Kadhafi, les peuples libres du monde ont le devoir de soutenir la population libyenne. Entre autre aujourd'hui, les villes de Zentan et de Misrata.

Que chacune et chacun portent sur elle et sur lui le poids de sa propre responsabilité, en amenant sa propre contribution civile, sa propre imagination non-violente au secours du peuple libyen. D'autres pays sont en ébullition dans le monde arabe. Les pays du Golfe se soulèvent tout autant. Le pétrole ne doit pas être la cible occidentale. La cible occidentale, dans la temps et dans la solidarité, c'est la victoire de la démocratie sur les pouvoirs despotiques et ceci pour produire de la liberté dans sa meilleure forme d'expression, celle généreuse, désintéressée, ouverte, solidaire, et tournée vers l'optimisme d'un autre monde à la fois plus humain et plus durable dans le temps.

Pour toutes et tous, tam-tam et tambours afin de signifier aux gouvernements du monde que nous voulons tous la chute du régime Kadhafi pour que les Libyens puissent trouver le chemin de la victoire démocratique. La fin des frappes sur les chars qui attaquent et agressent les villes de Libye signifierait la fin de l'espoir démocratique et le début du chaos dans ce pays qu'est la Libye.

Nous ne pouvons pas arrêter au milieu de gué notre intervention humanitaire car cela signifierait que l'on entraîne la colonne vertébrale démocratique dans les remous d'un fleuve de sang qui ira en s'éternisant sur des mois et des mois au lieu de se résoudre en quelques jours, avec le risque évident que notre colonne vertébrale se démantibule sous les tiraillements gouvernementaux du monde. Nous avons décidé de sauver Benghazi. Nous nous devons de sauver les habitants des autres villes comme Misrata et Zendan aaujourd'hui sous le feu des chars et lance-missiles de Kadhafi ainsi que de toute autre ville qui sera agressée à l'arme lourde par les mercenaires de Kadhafi.

Tunisie, Egypte, Libye, même combat: la démocratie. Merci pour eux.

Djihad et croisade unis dans le même combat pour la démocratie.

 

15:51 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (7) |

L'Armée des Pick'Up de la liberté

 

Une bonne partie du monde, du moins les gouvernements et certains médias, dénonce « une agression coloniale de croisés sur la Libye ». Dans les journaux, cela fait des tonne et des tonnes de bruit, comme des bombes médiatiques qui tombent depuis trois jours sur les population civiles du monde.

Hors, les premiers intéressés, les civils qui ont subi le siège des troupes loyales de Kadhafi à Benghazi et dans les plupart des villes du pays remercient chaleureusement les soutiens de la première heure, donc toutes les personnes et pays qui ont oeuvré à une intervention internationale en Libye contre les agressions de Kadhafi.

A Tripoli même, aucune manifestation de grande envergure ne s'est déroulée dans la ville pour crier contre « l'agression des colons » qui veulent leur « voler le pétrole ». Dans le reste du monde, personne ne manifeste, sauf quelques dizaines d'affidés à Kadhafi, contre cette intervention sous l'égide de l'ONU..

Même si beaucoup de gens sont sceptiques quant aux effets positifs de cette intervention, personne n'ose engager son soutien à une manifestation massive pour sauver le régime Kadhafi.

Nous pouvons en conclure que les gouvernements de certains pays ne représentent qu'eux-mêmes (en particulier les représentants des dictatures et des groupes extrémistes) et non les peuples du monde libre qui ont dans le sang l'aversion de la guerre mais qui comprennent bien que face à Kadhafi, seules les armes pouvaient parler pour éviter un massacre du peuple et l'étouffement de la parole.

Les Libyens vont se libérer au sol sans aide de fantassins étrangers. Cela ne fait aucun doute. Pas besoin de soldats européens sur le sol libyen. Kadhafi n'a plus aucune légitimité populaire. Quelques milliers de personnes le soutiennent encore, son armée, mis à part sa troupe d'élite, n'est qu'une armée de mercenaires qui va s'effondrer. Tripoli est bientôt libérée. Il faudrait simplement que les gouvernements de certains pays acceptent pour une fois la volonté populaire d'un peuple qui souffre depuis 42 ans de la toute-puissance d'un roi Ubu, un peuple dont le désir d'en finir avec ce dictateur est infaillible, lui.

Merci à tout le peuple libyen qui ne faiblit pas et ose user de son intelligence pour retourner un personnage et ses fidèles dignes d'une assemblée de Lucifériens.

Pour l'Armée des Pick'Up de la Libération, voici Sade, notre Sade en hommage aux soldats de l'amour.

 

Yellow Thunder Camp

1982

Benghazi

2011

Des Sioux et des Libyens

unis sous la même image.

ils ne sont armés que de leurs pick-up

pour défendre leur cause et leur terre.

 

Je m'en souviens très bien.

il y avait un grand chef,

Russel Means,

qui haissait l'Amérique

mais qui n'usait pas des armes

pour défendre son peuple.

J'étais "The Swiss"

ou "Pretty Eyes"

 

Depuis ce temps,

j'ai compris l'importance de la liberté

pour tous les peuples de la Terre.

Depuis ce jour,

je me suis sentis coupable

de les laisser là-bas

alors que le chaman me disait

"by by John. Come back to us"

 

Jamais revenu à Rapid City.

Mais suis allé à Benghazi avec mon ordi,

mon arme de combat et mon coeur

mi-Indien, mi-Civilisé

 

Je suis avec vous tous à Benghazi

pour dire "basta la dictature"

"BASTA! BASTA! BASTA!

 

Ma façon de revenir enfin à Yellow Thunder Camp

en communauté avec mes amis Sioux.

 

 

08:43 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/03/2011

A partir de quand un civil devient complice du militaire?

 

La guerre moderne, en tout cas du côté des démocraties, devient de plus en plus difficile à mener de peur de toucher des civils.

Force est de constater, qu'aujourd'hui, il devient nécessaire de tenir compte du comportement des civils à se mettre à l'abri et en sécurité où à soutenir un camp ou un autre. Kadhafi a fait, sans aucun doutes, des dizaines de milliers de morts civils en quarante ans de régime tortionnaire. Hors, malgré ses crimes horribles, un pan entier de la population libyenne a soutenu et soutient encore ce régime d'une cruauté terrifiante quitte à mourir pour lui (preuve d'idolâtrie caractérisée).

Du côté de la démocratie, toutes les précautions sont prises pour ne pas attenter à la vie des civils acquis ou non à la cause d'un régime tortionnaire. Hors nous le savons, dans le conflit serbo-kosovar, il avait fallu se résoudre à détruire la propagande de la télévision officielle serbe pour réussir à faire craquer Milosevic. Des civils, des journalistes, sont morts en tenant leur poste, des journalistes et du personnel technique qui, soit par lâcheté, soit par peur de mourir d'une balle dans la tête, soit clairement en faveur du régime Milosevic, ont payé de leur vie ce soutien fasciste à un régime fasciste.

Qu'en était-il de l'Allemagne et de la France au moment des frappes alliés? Des centaines de milliers de civils, gens fidèles à Hitler ou opposants, sont décédés, pêle-mêle, dans la reconquête des terres occupées par un régime honni des démocraties.

Aujourd'hui, on déclare de façon présomptueuse: « Touche pas aux civils » Hors les civils, mis à part les enfants, pris d'ailleurs dans un jeu scandaleux au service de la propagande, ne sont pas tous neutres ou ennemis d'un régime dictatorial. Ils le soutiennent et le crient à la face du monde. Même s'ils sont de pauvres gens manipulés par le magnétisme de ce monstre qu'est devenu Kadhafi, ils sont responsables devant eux-mêmes de ce qu'ils sont devenus et de ce qui pourraient leur arriver. Défendre les civils, c'est magnifique, c'est respectueux de l'être humain. Mais il y a des limites objectives à cette défense, une ligne rouge à franchir en cas d'absolu nécessité.

Et franchement dit, je n'imagine pas aujourd'hui un opposant à Kadhafi, non armé, se promener dans cette foule de fanatiques, habillés en vert du livre, sans être sûr de se voir torturer et lyncher sur place pour outrage à la parole du Guide... De l'autre côté, j'espère qu'à Benghazi les autorités arrêteront quiconque attenterait à la vie d'un civil fasciste qui défend avec son unique parole les crimes de sang du tortionnaire. Arrêter cet homme scandaleux, oui, pour violation à la loi (qui n'existe pas encore là-bas) sur le racisme et appel au meurtre déclaré ouvertement sur la place public. Le tuer, cet homme solitaire éructant des paroles scandaleuses? Non. Le juger et le punir d'une peine symbolique est largement suffisant. Car il se punit déjà lui-même devant toute la société démocratique. On l'a très bien vu, dernièrement, avec le cas du couturier John Galliano.

A Tripoli, pendant ce temps, certains civils ne font pas que parler. Ils mettent leur vie en danger, et même celles de leurs propres enfants, pour défendre un régime inacceptable en se proposant en bouclier humain face à l'armée de libération du peuple. A eux d'en accepter les éventuels conséquences funestes suite à leur volonté définitive de défendre un régime fini. La différence est claire entre un régime démocratique et un régime fasciste: le premier acceptera toujours toutes les opinions dans les limites du respect d'autrui alors que le régime fasciste n'accepte qu'une seule opinion jusqu'à la mort: celle de la dictature en place.

Bien choisir les représentants de la liberté et nos ambassadeurs du monde libre est un signe de démocratie. Bamby, un être à part, peut-être un genre d'extra-terrestre qui a rejoint le ciel...

 

P.S. en cas de frappes militaires sur le bunker des Kadhafi, les militaires auront cependant l'obligation de prévenir les civils de tripoli de déguerpir de là s'ils veulent rester en vie. C'est la loi de notre transparence démocratique qui l'impose même si cela permet aux Kadhafi de s'enfuir du bunker. Autre chose: je viens de lire des choses insensées: ne guerre militaire propre est-elle une guerre qui donne zéro militaire mort et des milliers de civiles massacrés par des blindés et des avions bombardant Benghazi, par exemple? A lire le récit de certains reporters, on aurait à faire à un massacre horrible de l'armée française sur les occupants des chars et de la logistique militaire libyenne. Bref, nous nageons en plein délire et les journalistes devraient parfois savoir se taire avant de dire des énormités qui ne font que rajouter au trouble actuel.

 

Question du jour: qui obtiendra cette année le "Prix Kadhafi" pour les droits de l'Homme? Ce n'est pas un gag. Kadhafi décerne chaque année son prix à une personne méritante: une fois, c'était Mandela, une fois, c'était Chavez et une auttre fois Castro. dommage pour notre cher Nelson Mandela. Comme quoi, le manipulateur a bien su se faire passer pour un grand libérateur. Heuuu... Celui qui aurait l'idée d'avancer votre serviteur pour ce prix sanguinaire en 2011...qu'il aille voir ailleurs si j'y suis. Merci.

 

14:29 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1) |

Anticapitalistes de Genève dans l'erreur

 

38 ans de retard. Soit presque autant qu'à durer le règne despotique de Kadhafi. Nous sommes en 1973. Le Président chilien Salvator Allende se suicide, ou est assassiné, dans son bureau après son dernier discours flamboyant pour la défense de son peuple, des ouvriers, de l'égalité des êtres humains devant la loi. Défense magistrale du socialisme par un Président démocrate. Défait par les troupes de Pinochet grâce à l'aide illégitime des Etats-Unis, Allende est trahi par des Chiliens payés grassement pour l'éliminer. Après la mort du Che, la mort d'Allende venait jeter le plus grand doute sur les intentions démocratiques des Américains pour le reste de la planète. Sous pression de la menace nucléaire soviétique, l'Amérique ne voulait pas voir le socialisme, voir le communisme s'installer de plus en plus dans le monde.

Aujourd'hui, l'Union Soviétique n'existe plus. Par contre, toutes les dictatures n'ont pas été éradiquées de la planète Terre. Loin s'en faut. La Chine, en passe de devenir la première puissance économique mondiale du monde, nous est témoin de la dureté actuel du monde. En prenant la défense des gens de Benghazi, de simples citoyens luttant pour leurs droits et un monde libre, les démocrates de la planète, ont entamé leur propre processus de survie face à ceux qui voudraient imposer une Terre où les dictatures rendent les peuples de plus en plus serviles, abandonnés à leur sort, sous-alimentés et précairement équipés, peuples des ghettos et des conditions de vie misérable, acceptant des conditions de travail de plus en plus indécentes. En s'alliant entre elles, les démocraties sont entrées dans un processus d'intérêts des défenses des droits humains partout dans le monde. Nous aurions pu laisser le peuple de Benghazi mourir sous les canons de Kadhafi. Mais alors, Kadhafi serait de fait devenu le leader super-puissant de toutes les dictatures du monde. Le printemps arabe aurait signé son acte de décès, la Révolution de Jasmin serait passée de vie à trépas en deux mois. La seule manière de maintenir l'espoir de liberté dans les coeurs des peuples arabes était un engagement ferme, décidé, résolu.

« Et puis, nous sortirons pour revoir les étoiles » (Dante). Non pas les étoiles qui recouvrent le drapeau américain. Les étoiles du ciel qui nous unissent au cosmos, à la vie, à la soif de liberté et de partage qui animent les coeurs conscients, honnêtes, lumineux.

Que celles et ceux qui condamnent l'intervention des armées libres du monde en Libye, n'oublient jamais qu'ils condamnent leur propre liberté de penser et de conscience.

Dieu aidera, c'est une certitude, les êtres humains qui agissent conformément aux lois morales et contre l'inhumanité des hommes. Les institutions démocratiques sont les piliers du partage du pouvoir entre les communautés humaines. Les dictatures sont le reflet des despotes qui ont pris le rôle d'idoles du peuple, idoles corrompues, profitant de leur trône pour s'enrichir outrageusement, écraser les humbles, les faibles, les rebelles à l'ordre despotique. Nous devrions réfléchir aux rôles que nous accordons aux idoles dans notre société moderne car ce sont bien les idoles qui profitent de l'écrasement des peuples, de la pauvreté, des crises magistrales dans lesquelles nous plongeons à répétition. Pas d'autres idoles que Dieu. Le soumis à Dieu a compris le message et demande à tout être humain de s'enrichir honnêtement, en travaillant dur, en redistribuant ses moyens quand, par le privilège de son travail donné et ses dons, il gagne plus que la moyenne. L'être humain est un être de bonheur et de partage quand il acquiert la certitude d'entreprendre de bonnes actions autour de lui et non en imposant sa loi, la loi du plus fort et du plus pervers.

 

08:38 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |